Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La DB et la SNCF unies sur Marseille – Francfort

    Ce vendredi 23 mars sera lancée la relation à grande vitesse Marseille – Francfort via la LGV Rhin-Rhône. L’exploitation des trains est assurée par la société commune, Alleo (50 % SNCF, 50 % DB), déjà responsable des trafics transfrontaliers sur la LGV Est. Siemens n’ayant pu fournir à temps du matériel à grande vitesse homologué, c’est pour commencer avec des TGV seulement que doit être assurée la desserte. Sur la route du Nord franco-allemande, passant par Bruxelles, la DB se demande si elle va rester dans Thalys, dont elle n’a que 10 % des parts, ce qui ne lui donne guère voix au chapitre. Selon Rüdiger Grube, qui s’exprimait le 21 mars devant des journalistes français, « la décision de sortir de la société n’est pas prise ». Mais, c’est clairement l’option privilégiée. Ce qui se traduirait logiquement par une concurrence SNCF-DB sur Paris – Bruxelles – Cologne.
     

  • En rachetant Rochette, CarPostal conforte son implantation en France

    CarPostal rachète le groupe familial stéphanois de transport routier Rochette (161 salariés, 147 véhicules, et un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros en 2011). « Les acquisitions faisaient partie de notre feuille de route de développement en France, Rochette sera un très bon complément à nos activités dans cette région », a indiqué Nathalie Courant, directrice générale de CarPostal France. Le montant de la transaction n’est pas dévoilé, mais l’acquisition réalisée par CarPostal France est financée par sa maison mère, la poste Suisse. Les équipes des transports Rochette qui sont actives dans le domaine du transport interurbain dans la Loire, le Rhône et la Sâone-et-Loire intègrent CarPostal France avec leur directeur, Pierre-Jean Rochette. Après être arrivé en France en 2004, d’abord dans des réseaux urbains de taille moyenne, CarPostal s’est progressivement déployé dans le secteur interurbain. Le groupe attend, dans ce domaine, une décision sur l’attribution en plusieurs lots de la plupart des lignes régulières de transport du département de l’Isère.
     

  • Thalys veut se renforcer sur l’intermodalité

    « La croissance se poursuit, liée au modèle Thalys, fondé sur la fréquence et la régularité », indique Thalys qui a vu son activité augmenter de 8,4 % à 470 millions d’euros en 2011. La croissance est particulièrement vigoureuse (+9 %) sur l’axe Paris – Pays-Bas. Depuis août dernier, sur la liaison Paris – Cologne, un TGV poursuit sa route une fois par jour au-delà de Cologne, vers Dusseldorf, Duisbourg et Essen. Thalys souhaiterait lancer deux fréquences de plus.
    Pour l’avenir, la stratégie de Thalys est plutôt de « renforcer l’existant ». La société veut développer la coopération air-fer. Elle a signé à la fin de l’année dernière un accord avec deux transporteurs aériens, Jet Airways et Brussels Airlines, qui devrait s’étendre à une autre compagnie prochainement, pour acheminer les passagers aériens de Paris jusqu’à l’aéroport belge de Zeventem. La coopération fer-fer est aussi à l’ordre du jour. Thalys travaille avec Eurostar pour mieux coordonner leurs services et « éviter que le trajet Londres – Amsterdam ne soit fait en avion ».

  • La télévision en test dans un bus Toulousain

    Le groupe Actia Sodielec, expert en systèmes embarqués sur véhicules commerciaux, teste actuellement la télévision en direct dans un bus du réseau Tisséo à Toulouse. La navette desservant l’aéroport de Toulouse-Blagnac a été équipée d’un récepteur composé de trois antennes différentes permettant de « suivre un programme TNT en direct sans interruption de service ». Selon le groupe Actia, cette nouvelle technologie permet d’envisager des innovations dans les secteurs de l’information passagers et de l’information véhicules. L’entreprise envisage déjà de proposer ce type de services sur différentes lignes comme les bus interurbains ou les cars de tourisme.
     

  • Bernard Sancé et Françoise Imbert veulent leur halte ferroviaire

    Bernard Sancé et Françoise Imbert veulent leur halte ferroviaire

    Après le combat pour le tracé de la LGV SEA, c’est pour une halte ferroviaire à Lespinasse, au nord de Toulouse, que les élus se mobilisent. « Lespinasse a le soutien de nombreux élus de la région et il n’est pas exclu que la mobilisation s’intensifie », précise le maire (PS) de Lespinasse dans La Dépêche du Midi. Car la récente décision ministérielle validant le tracé du doublement de la voie TER Toulouse – Saint-Jory en écartant la possibilité d’une gare TER à Lespinasse suscite de vives réactions. Bernard Sancé a demandé à être reçu par le président de la région, Martin Malvy, et par Christian Dubost, directeur régional de RFF. La députée Françoise Imbert (divers gauche) doit l’accompagner à ces rendez-vous. « C’est grâce à cette entente quasi unanime des élus que ce projet pourra évoluer dans un sens favorable aux populations locales, affirme-t-elle. Nous irons, s’il le faut, porter les revendications de la commune au ministère des Transports, comme nous l’avons fait pour le tracé D de la LGV. »    

  • Appli mobile : par ici la sortie du RER

    Disponible depuis deux ans pour s’asseoir dans la bonne voiture du métro et ainsi éviter d’avoir à remonter un quai bondé de voyageurs pour prendre sa correspondance ou la sortie, l’application Paris-ci la sortie (sur iPhone et sous Androïd) est désormais fonctionnelle également pour les trams T2 et T3 et les RER A, B et E. Spéciale Parisiens pressés, cette version 3.1 coûte 79 centimes d’euros et fonctionne même quand la connexion Internet est interrompue.
     

  • Urbanisme : Jean-Marie Duthilleul crée sa propre agence au service de la mobilité

    Après 25 années passées au sein du groupe SNCF à concevoir des espaces destinés « à accompagner l’homme en mouvement dans la ville », Jean-Marie Duthilleul crée sa propre structure – Agence Duthilleul. Au 1er janvier 2012, il a quitté ses fonctions de directeur adjoint de Gares & Connexions. Pour la conception des grands projets de réaménagement de gares en cours, il continue cependant d’assister la SNCF. Par ailleurs, Arep, la fililale d’urbanisme de la SNCF (100 %) fondée par Jean-Marie Duthilleul et Etienne Tricaud est entièrement réorganisée. Elle devient une holding à conseil de surveillance et directoire. Jean-Marie Duthilleul est président du conseil de surveillance et Etienne Tricaud président du directoire. La société holding, Arep Groupe, chapeaute trois filiales : Arep (assistance à maîtrise d’œuvre en France pour le compte de la SNCF) ; Parvis (assistance à maîtrise d’ouvrage en France pour le compte de la SNCF), Arep Ville (études urbaines et architecturales pour des commanditaires autres que la SNCF, en France et à l’étranger).
     

  • A force de ménager la chèvre et le chou… par Pierre-Louis Rochet, ancien PDG de Systra et de SNCF International

    A force de ménager la chèvre et le chou… par Pierre-Louis Rochet, ancien PDG de Systra et de SNCF International

    Le plaidoyer de Thierry Mignauw publié récemment dans nos colonnes en faveur d’un chemin de fer intégré a trouvé un lecteur attentif en la personne de Pierre-Louis Rochet. Un homme de l’art attentif, et critique. Car l’ancien président de Systra et de SNCF International juge inéluctable l’évolution européenne vers la séparation du gestionnaire d’infrastructure et de l’opérateur historique, selon le modèle mis en pratique aujourd’hui par les Suédois ou les Espagnols. L’ancien dirigeant y voit un gage d’efficacité, permettant notamment au réseau hexagonal de redevenir pleinement une vitrine du savoir-faire ferroviaire français à l’international. J’ai lu avec grand intérêt au sujet de la réforme ferroviaire le long plaidoyer de Thierry Mignauw dans le numéro du 21 février, remarquablement complet et étayé. Ayant eu une expérience internationale étendue et professionnellement variée, je me permets de faire un certain nombre de remarques sur le texte de mon ancien collègue.
    Tout d’abord, je suis aussi enclin que lui à regretter cette évolution européenne qui a détruit cette approche homogène nécessaire pour le fonctionnement du chemin de fer, système de transport à un seul degré de liberté, et je comprends parfaitement qu’il souhaite cette solution avec regroupement sous holding ! Ayant été autrefois chef d’établissement Infrastructure, puis Exploitation/commercial, je suis également sensible à l’aspect cohérence et système global, mais je pense que malheureusement l’évolution est inéluctable maintenant, et qu’en voulant en France « ménager la chèvre et le chou », nous nous sommes mis avec notre curieux montage GI/GID dans une situation ne pouvant pas permettre d’aboutir à des bons résultats.
    Tout le monde en convient, et je renforcerai seulement les points d’inquiétude mentionnés par Thierry Mignauw sur la situation actuelle, en rajoutant qu’il est clair, vu du côté des industriels de la voie, que beaucoup de progrès dans l’infrastructure n’ont pas été mis en œuvre en France ces dernières années en raison des querelles d’experts GI et GID face aux innovations proposées par les industriels, dont certaines n’ont donc pu à ce jour bénéficier au réseau. Le résultat est aussi que le réseau français n’est plus suffisamment une vitrine pour aider, comme auparavant, les industriels français à l’export, car ces derniers doivent aller d’abord vendre leurs produits innovants ailleurs, dans des pays où le GI unique a une capacité de décision rapide.
    En ce qui concerne le chapitre II au sujet des solutions autres qu’intégrées : bien entendu, toute solution intermédiaire est à proscrire, surtout si, comme j’ai cru comprendre, même avec le GI sous holding SNCF, un « new RFF » subsistant garderait un minimum de fonctions et peut-être même gérerait les demandes, ou au moins les recevrait, ainsi que les attributions de sillons ! Mais je pense de mon côté que la solution d’unification, « à la suédoise ou à l’espagnole », poussée jusqu’au bout, ne peut être maintenant que la voie efficace pour sortir de la situation actuelle très « péjorante » pour l’ensemble du système avec son gaspillage d’énergies, d’intelligences et de surcoûts.
    Et je ne partage pas certaines des objections soulevées : en particulier, je crois que le nouvel établissement serait bien entendu placé sous la pression du client, et non pas isolé, car c’est lui qui gérerait les demandes de sillons, c’est lui qui serait en contact avec les régions pour l’organisation des transports régionaux et l’attribution de leurs sillons, c’est lui qui aurait à gérer les gares pour le compte des différents opérateurs.
    Mais je suis bien d’accord avec Thierry Mignauw sur le fait que la concurrence intramodale comme, et également, celle avec les autres modes de transport doivent être bien régulées pour pouvoir s’exercer au mieux des intérêts de la collectivité ! Or ce n’est pas le cas aujourd’hui sur certains points aussi bien fiscaux que de support des coûts externes.
    Je regrette aussi qu’il dise que la concurrence dans le fret n’a pas permis de relancer la dynamique ! Je crois au contraire que sans elle la part ferroviaire du fret serait encore plus faible aujourd’hui, et que l’ouverture est même sans doute arrivée trop tard. A ma connaissance, en 2011, quasiment la moitié du nouveau trafic fret des opérateurs privés a été reprise au mode routier.
    Ne pouvant être schizophrène car ayant été chargé à une certaine époque de chercher à emmener la SNCF à l’international dans des exploitations privées, sur la base d’une excellente idée initiale du président Loïc Le Floch-Prigent, je ne peux qu’être favorable à la concurrence privée, et je suis persuadé que cela apporte des évolutions positives, mais bien entendu pas dans n’importe quelles conditions et sans régulation forte et claire, et effectivement Thierry Mignauw a raison dans sa liste des sujets qui seraient conditions de réussite.
    En tout cas, je ne pense pas que la SNCF et les cheminots, de l’Infra ou non, seraient perdants dans l’hypothèse de la séparation totale, si le cadre est bien clair, car il y aura moins de frustrations, moins de pertes de temps pour tous, y compris industriels, les rôles seront bien plus évidents qu’aujourd’hui, que cela soit pour l’Etat, une Araf forte, l’EPSF, le GI et les opérateurs dont la SNCF, les ingénieries et les industriels également, et cela devrait se faire dans une perspective dynamique du monde ferroviaire, où chacun pourra trouver de nouveau sa motivation dans le développement global de l’activité.
    En ce qui concerne les grands projets à l’international, nous avons gagné au début des années 90 en Corée du Sud la fourniture d’un système TGV, grâce à une SNCF forte, intégrée, et une approche bien coordonnée, mais récemment la partie espagnole a montré en Arabie saoudite qu’elle pouvait gagner la fourniture d’un tel système, avec en plus exploitation et maintenance sur douze ans, tout en étant clairement séparée en Espagne entre GI et opérateur historique, ce qui prouve bien que ce montage n’interdit pas d’être intelligent et de savoir travailler ensemble pour un succès à l’export !
    Enfin, à propos du « rêve » sur DB/SNCF, oui, nous avons rêvé à une époque d’une Europe où l’ensemble DB/SNCF aurait pu dominer, celle-ci gérant le trafic voyageurs, celle-là le trafic fret, et à peu près au même moment, je crois, un autre rêve existait : Siemens/Alstom avec basiquement tous les trains à grande vitesse fabriqués en France et les locomotives en Allemagne ! Nous sommes réveillés maintenant, la réalité est là, surtout financière, ne laissons pas couler ce bel outil qu’est le système ferroviaire, et espérons que notre montage en France évoluera vite dans des conditions surtout claires !

  • Les Bordelais globalement satisfaits de leur réseau de transports

    Les Bordelais globalement satisfaits de leur réseau de transports

    La communauté urbaine de Bordeaux (Cub) a rendu compte des premiers résultats issus de l’enquête annuelle de satisfaction client réalisée au sein de son réseau de transports (tram, bus et vélos en libre service). La communauté urbaine de Bordeaux (Cub) a rendu compte des premiers résultats issus de l’enquête annuelle de satisfaction client réalisée au sein de son réseau de transports (tram, bus et vélos en libre service). Réalisée entre fin 2011 et début 2012, cette série d’enquêtes permet à la Cub de confirmer les résultats de l’année passée. Alors que la fréquentation a augmenté de 6 % par rapport à 2010 et que les recettes commerciales ont connu une augmentation de 10,6 % sur la même période, il semblerait qu’une très large majorité des usagers (91 %) soient satisfaits du réseau tram et bus de la Cub (Tbc). Il faut noter que « la satisfaction est […] plus forte chez les voyageurs qui utilisent le bus et le tram (92,6 %) » que chez ceux qui empruntent l’un indépendamment de l’autre. Non seulement la gamme tarifaire est jugée adaptée par la population, mais en plus on constate une diminution de 24 % de la fraude et une augmentation de 17 % des validations. La Cub y voit le résultat d’un renforcement des contrôles et de la mise en place de nouvelles techniques. Les questions de saturation, d’accessibilité et d’information dynamique pour les voyageurs seront au centre des efforts pour l’année 2012. Quant au vélo en libre service, VCub, présenté comme « le troisième maillon de la chaîne de la mobilité », il satisfait 91 % des personnes interrogées et comptabilise 2 030 000 emprunts en 2011 pour une flotte de 1 545 vélos. Néanmoins, l’enquête révèle une carence dans le rééquilibrage des stations, puisque 25 % seulement des interrogés se déclarent satisfaits de la disponibilité des vélos et révèle la volonté d’une majorité des usagers de voir se développer plus de systèmes de locaux sécurisés.
        

    T. D.
     

  • RFF : hausse des investissements sur le réseau

    L’année dernière, l’activité de Réseau ferré de France a été portée par la croissance du trafic voyageurs et par la hausse moyenne des tarifs de péages de 4,8 %. Mais dans le même temps, les subventions d’exploitation ont baissé de 17 %, rappelle le gestionnaire des infrastructures qui affiche des recettes en hausse de 3 % en 2011. Le bénéfice net atteint 223 millions d’euros, en hausse de 13 % par rapport à 2010. Les charges liées à l’entretien et l’exploitation de l’infrastructure ferroviaire ont également progressé de 4,6 % par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, conformément à ses engagements, RFF a accru de 17 % ses investissements de modernisation du réseau. Mais les « cash-flows opérationnels » de RFF n’ont pas suffi à « financer en totalité la rénovation du réseau ». Conséquence, la dette s’est s’accrue l’an dernier d’un peu plus d’un milliard d’euros, à 28,6 milliards d’euros.