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Auteur/autrice : admin_lvdr
Danemark : contrat de conception et d’essais ERTMS niveau 2 embarqué pour Alstom
Banedanmark, gestionnaire d’infrastructure du réseau ferré danois, a attribué à Alstom un contrat « de 25 millions d’euros environ », portant sur la conception et les essais d’Atlas, sa solution ERTMS/ETCS embarquée de niveau 2. La conception durera environ deux ans. Le développement et le déploiement de la solution sur 789 trains appelés à circuler sur le réseau grandes lignes danois (2 000 km et 300 gares) « devraient prendre environ six années supplémentaires ». Pendant la phase de conception, les équipes Alstom et Banedanmark travailleront ensemble, à Copenhague, en collaboration avec le site Alstom de Charleroi, qui a déjà livré du matériel similaire en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas. Un centre de compétences en entretien et un service de gestion des données basé à Copenhague devraient contribuer à l’industrialisation totale du processus de déploiement des nouveaux systèmes de signalisation embarqués. Ce contrat ERTMS relève d’un programme de 2,4 milliards d’euros pour le renouvellement de la signalisation du réseau ferré danois avant 2021.
Résultats : Keolis récolte les fruits d’une stratégie offensive ciblée
En 2011, Keolis a su tirer parti de l’augmentation globale des résultats de fréquentation des transports publics. La filiale de la SNCF (à 56,5 %) a vu son résultat net progresser de 6,9 %, à 37,1 millions d’euros, et son chiffre d’affaires augmenter de 8 %, à 4,4 milliards d’euros. En dix ans, le groupe a triplé son volume d’affaires et ses effectifs ont passé pour la première fois la barre des 50 000 salariés (50 150 collaborateurs dont 33 400 conducteurs). L’année 2011 a été marquée par la conquête de plusieurs contrats de transports en France « en offensif » (pour l’urbain, Orléans, Aix-en-Provence, Metz, Epinal ; pour l’interurbain, les transports scolaires de la Vienne, le TAD de Rouen et la DSP d’Ille-et-Vilaine). Evidemment, le contexte de réorganisation du principal concurrent, Veolia-Transdev, a joué en faveur de Keolis, alors que la montée en puissance de RATP Dev se fait progressivement et que les autres opérateurs présents en France n’ont pas des ambitions d’acteur global. Le président du directoire de Keolis, Michel Bleitrach, a cependant pointé la faiblesse des marges réalisées dans le secteur urbain en France et rappelé la dégradation du R/D, « qui a baissé de 20 points en vingt ans ».
A l’international – ou Keolis s’est félicité en 2011 de la prise du réseau Gold Coast en Australie, du tramway de Nottingham en Grande-Bretagne et de l’acquisition de Tectrans (1 525 véhicules, 1 400 salariés) aux Etats-Unis –, la rentabilité de Keolis semble bien meilleure. Pour seulement 48 % du chiffre d’affaires, l’international apporte 58 % du résultat. La Grande-Bretagne à elle seule en apporte 27 %, avec de très bons résultats enregistrés sur les franchises Transpenine et Southeastern. « On a des marges élevées sur certains contrats anglais, ils sont la contrepartie de risques importants sur les trafics que nous avons accepté de prendre », souligne Michel Bleitrach.
En ces temps de crise, Keolis se félicite d’avoir fait le choix d’une présence internationale ciblée sur une douzaine de pays pour « ne pas se disperser ». Keolis s’est positionné en priorité en Europe du Nord (Allemagne, Suède, Hollande et Grande-Bretagne), « une zone dont l’excèdent commercial est comparable à celui de la Chine », indique Michel Bleitrach. Les perspectives y sont excellentes, notamment en Grande-Bretagne, où 60 % des franchises (4 milliards de CA annuel) seront remises en jeu d’ici à 2014, en particulier la West Coast Main Line pour laquelle Keolis et la SNCF déposeront leur offre finale d’ici au 1er mai.
Le groupe, qui cherche à équilibrer d’ici à 2014 le poids de l’activité France et à l’international, indique également regarder attentivement ce qui se passe dans les pays du Sud de l’Europe, où plusieurs privatisations de régies sont à l’étude.
Guillaume LEBORGNE
L’Etat espagnol reporte la LGV Perpignan – Barcelone de six mois
Ce sera au printemps 2013, pas avant. La LGV entre Perpignan et Barcelone, – autrefois annoncée pour 1992 ! – vient de prendre un nouveau retard dans sa réalisation, à cause d’un manquement administratif de la société publique Adif, associée à l’Etat espagnol. L’Adif avoue un retard de publication de deux appels d’offres nécessaires à deux réalisations majeures (le montage des rails et des dispositifs annexes sur un tronçon de 12,8 km, et la finalisation de la jonction TGV dans la gare de Gérone). La seule portion de ligne opérationnelle, Perpignan – Figueras, fonctionne depuis décembre 2010.
RATP-Stif : la ponctualité au cœur du nouveau contrat
Ce 16 mars, les présidents du Stif et de la RATP devraient signer le contrat qui va les lier pour les quatre années à venir. Fruit de longues négociations, il vise à fixer des objectifs « le plus proche possible des attentes liées au vécu des voyageurs. » Ils doivent donc être placés au cœur du dispositif de mesure de la performance. Or leur préoccupation majeure, c’est la régularité. Conséquence directe : le poids de la ponctualité dans le système global d’incitation financière augmente de plus de 50 % par rapport au contrat précédent. Autres nouveautés : sur le RER comme sur le métro, la distinction est faite entre heures de pointe et heures creuses. Parallèlement, un suivi des trains supprimés sur les branches y est introduit. Côté métro, les indicateurs sont revus, avec une incitation à la performance de production en heures de pointe, un suivi du temps d’attente en heures creuses. Globalement, toujours pour une meilleure prise en compte des avis des voyageurs, le poids de l’enquête de perception passe de 1 % à 10 % de l’enveloppe d’incitation financière. Sans compter « un programme d’investissements sans précédent », le nouveau contrat est pour la première année de 1,9 milliard d’euros.
Grand Paris : sixième accord-cadre pour un CDT
Le 15 mars, a été signé à la mairie d’Aulnay-sous-Bois le sixième accord-cadre pour un contrat de développement territorial. Le CDT Est-Seine-Saint-Denis porte sur le thème du renouveau urbain et du projet culturel de « Villa Médicis » à Clichy-Montfermeil.
Pologne : un aiguilleur mis en cause pour la collision du 3 mars
Une erreur d’aiguillage est vraisemblablement à l’origine de la collision qui a fait 16 morts et 58 blessés le 3 mars dans le sud de la Pologne. C’est ce qu’a déclaré le parquet, qui compte inculper un aiguilleur. En état de choc, ce dernier risque jusqu’à huit ans de prison.
Jean-Yves Le Bouillonnec président du comité stratégique de la Société du Grand Paris
La Société du Grand Paris a installé le vendredi 9 mars son comité stratégique, troisième instance de gouvernance, à côté du conseil de surveillance, présidé par André Santini (député Nouveau Centre et maire d’Issy-les-Moulineaux), et du directoire, présidé par Etienne Guyot. Jean Yves Le Bouillonnec, député PS et maire de Cachan, en a été élu président. Le comité stratégique a pour mission d’émettre des avis et des propositions. « Le comité stratégique a vocation à être le lieu de débats et de réflexion de la Société du Grand Paris, une instance de concertation et de propositions », précise André Santini. Ce comité stratégique est notamment constitué de représentants des collectivités territoriales situées sur le tracé du métro du Grand Paris et de communes signataires d’un contrat de développement territorial. Il va compter environ 150 membres. Jean-Yves Le Bouillonnec a été le premier président du syndicat d’études Paris-Métropole, aujourd’hui présidé par Patrick Braouezec (député, président de la communauté d’agglomération Plaine-Commune).?
Argentine : démission du ministre des Transports après l’accident d’un train de banlieue
L’accident du 22 février à Buenos Aires, qui a fait 51 morts lorsqu’un train de banlieue est rentré dans les heurtoirs de la gare d’Once, a inspiré au ministre des Transports, Juan Pablo Schiavi, un commentaire selon lequel le bilan élevé était dû au fait que les deux voitures de tête, les plus endommagées, étaient bondées. Des mots qui ont entraîné son remplacement deux semaines plus tard par Alejandro Ramos, maire de Granadero Baigorria (province de Santa Fe).
Bruxelles : la Stib passera à l’énergie verte le 1er janvier 2013
La Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) s’engage à alimenter ses dépôts et son siège social, ainsi qu’à faire rouler la totalité de sa flotte de trams et de métros à « l’électricité verte » à partir de 2013. L’entreprise de transports publics a signé un contrat avec la compagnie Electrabel GDF Suez pour deux ans. D’après la Stib, la négociation de ce nouveau contrat va lui permettre de réaliser une économie substantielle sur le coût unitaire de l’énergie de l’ordre de 11 à 16 % par rapport aux prix de 2011/2012.

Le gouvernement installe son gendarme de la qualité dans les transports
Un site a été lancé le 20 février pour donner aux voyageurs de multiples informations relatives aux trajets en train, en avion ou en car. Une autorité chargée de suivre l’évolution de la qualité de service dans les transports doit aussi contribuer à faire pression sur les opérateurs. Réagissant après plusieurs retards médiatisés d’avions et de trains, Nicolas Sarkozy l’avait réclamée lors de l’inauguration du TGV Rhin-Rhône en septembre. C’est chose faite. Nathalie Kosciusko-Morizet a installé le 16 février l’Autorité de la qualité de service dans les transports au sein du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) du ministère de l’Ecologie. Présidée par Eric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et maire (UMP) du Raincy, elle comprend 37 membres, parlementaires et représentants des collectivités publiques, opérateurs de transport, associations de consommateurs et personnalités qualifiées. Sa mission est d’inciter les opérateurs à améliorer leurs services en publiant des indicateurs fiables, notamment sur leur ponctualité. Des indicateurs recensés en partie depuis le 20 février dans un nouveau site, qualitetransports.gouv.fr.
Côté ferroviaire, c’est la SNCF qui devrait fournir les chiffres sur la ponctualité des trains après concertation avec RFF. En cas de désaccord (car leurs statistiques ne sont pas toujours concordantes), la Direction des circulations ferroviaires devrait avoir le dernier mot.
Ce site fournira aussi des explications sur les droits des voyageurs et les démarches à accomplir pour les faire valoir. Des réponses aux questions qui se posent le plus fréquemment sont en ligne, et des formulaires de réclamation ou d’inscription à des services accessibles. Par exemple, une personne handicapée pourra directement s’inscrire, via ce site, au service Accès plus de la SNCF. Des liens permettront d’être réorienté vers les sites des opérateurs ou d’administrations de l’Etat. Il sera enfin possible aux internautes de faire part de leurs avis. Ceux-ci seront transmis à la nouvelle autorité, qui sera aussi une force de propositions.
Dans un premier temps, seuls 120 liaisons aériennes et 100 trajets grandes lignes sont concernés. D’ici la fin de l’année, seront ajoutés les TER, les transports urbains des agglomérations de plus de 500 000 habitants et les cars interurbains. « Jamais un tel exercice dédié au service des passagers n’avait atteint une telle dimension en Europe », s’est félicité NKM. Et la ministre de l’Ecologie d’ajouter : « C’est également pour les pouvoirs publics un moyen d’exercer une pression amicale sur les opérateurs de transport pour qu’ils améliorent la fiabilité de leur service. Eux-mêmes sont demandeurs pour montrer que beaucoup de trains et d’avions arrivent aussi à l’heure. »
Pour l’association d’usagers Avuc, qui affirme avoir reçu près de 1 200 doléances à la suite des changements horaires des trains en décembre, dont « seules quelques dizaines ont été réglées », l’annonce de cette autorité « relève de la démagogie ». Dans un communiqué publié jeudi 16 février, elle assure que « la situation n’a cessé de se dégrader » et que « ni la SNCF ni RFF ni le gouvernement ni les régions n’ont été capables de régler les problèmes ». Selon des statistiques du ministère des Transports, 25 millions de bagages ont été égarés dans les aéroports en 2010, les TGV ont cumulé en décembre dernier 1 108 heures de retard et de leur côté les avions, 1 245 heures. Chaque année, en France, plus de 1 100 millions de voyageurs prennent le train et plus de 120 millions l’avion.Marie-Hélène POINGT