Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Kazakhstan : première pierre du tramway d’Astana

    Le 4 juillet, Noursultan Nazarbaïev, président du Kazakhstan, a posé la première pierre du tramway d’Astana, sur le site de l’université Nazarbaïev. Alstom, dont le PDG Patrick Kron assistait à la cérémonie, livrera clé en main avec ses partenaires une ligne de 27 stations sur 40 km (dont plus de 10 km en viaduc) entre l’aéroport et la gare centrale de la capitale kazakhe. Pour ce projet, qui sera réalisé en trois phases, la part d’Alstom se chiffre à « plus de 300 millions d’euros » et comprend la pose des voies, la construction d’un dépôt et centre de maintenance, l’alimentation électrique, la signalisation, l’information-voyageurs, les points de vente des billets et le matériel roulant (« winterizé » pour circuler de -40 °C à +40 °C). L’entreprise de travaux publics kazakhe AIS sera chargée des ouvrages de génie civil. La première tranche du tramway d’Astana doit entrer en service en 2014.
     

  • Stuttgart 21 : la DB aurait réussi son « test de résistance »

    La DB se frotte les mains : la future grande gare de Stuttgart aurait passé son « stress test ». L’annonce, qui devrait être officialisée le 14 juillet, marque une étape cruciale dans la bataille engagée depuis plus d’un an face aux nombreux opposants à ce projet pharaonique, chiffré à plus de 4,5 milliards d’euros.
    Pour mettre fin à la polémique, les deux parties avaient accepté de suspendre le chantier aux résultats d’un test de résistance conduit par un cabinet d’experts indépendants. L’enjeu : estimer si le nouvel édifice est en mesure d’accroître de 30 % les capacités ferroviaires de la capitale souabe. En cas de réponse négative, le projet aurait dû être sérieusement retoqué. Cela ne devrait donc pas être le cas, et la DB appelle désormais au respect du verdict de cet examen. Sans succès : la controverse continue et des heurts ont même opposé « pro » et « anti » Stuttgart 21 fin juin. Alors que les travaux ont repris, les adversaires de la gare réclament toujours la tenue d’un référendum.

  • Déficit record pour le Sbahn de Berlin

    Autrefois vache à lait du groupe, le Sbahn berlinois n’en finit plus de plomber les comptes de la Deutsche Bahn. Victime depuis deux ans de déboires techniques à répétition, l’activité a perdu 222,2 millions d’euros en 2010 : un record.  La compagnie est d’abord sanctionnée par le Land de Berlin, qui a revu ses subventions à la baisse pour non-respect du contrat d’exploitation : 60 millions d’euros ont ainsi été retenus. Mais la société de train urbain doit aussi faire face à d’importantes dépenses de maintenance : au plus fort de la crise, les deux tiers de sa flotte ne répondaient plus aux normes de sécurité et ont dû repasser par l’atelier. Montant de la facture : 128,6 millions d’euros.  Plus que jamais, se pose la question d’une privatisation partielle du réseau de Sbahn, après 2017, date à laquelle prend fin le contrat liant la DB au Land de Berlin.  Malgré les perturbations, les associations d’usagers s’y opposent : une pétition circule qui pourrait déboucher sur une action collective et un référendum, pour faire échec à ce scénario.

  • Italie : FSI annonce un plan stratégique ambitieux pour 2015

    Le groupe public ferroviaire italien Ferrovie dello Stato Italiane (FSI) a annoncé le 22 juin qu’il allait investir 27 milliards d’euros sur la période 2011-2015, dont plus de 6 milliards pour moderniser la flotte des trains nationaux et régionaux. FSI prévoit d’introduire notamment 50 nouveaux trains dont la vitesse de pointe atteindra 400 km/h et la vitesse commerciale 360 km/h, ce qui permettra de réduire en 5 ans le trajet entre Rome et Milan à 2 h 20 contre 3 h actuellement.
    Autre objectif, la compagnie compte poursuivre son expansion internationale. Rappelons que FSI, qui veut devenir l’un des grands acteurs du rail européen, s’est allié avec le français Veolia Transport pour faire circuler des trains entre la France et l’Italie. L’entreprise compte participer à des appels d’offres en Europe et a racheté les actifs allemands du Britannique Arriva.
     

  • Bombardier supprime 1 400 emplois à Derby après son échec sur Thameslink

    La désignation de Siemens comme preferred bidder sur le marché du renouvellement des rames Thameslink (1 200 caisses, 1,4 milliard de livres soit 1,6 milliard d’euros) est un coup dur pour l’usine Bombardier de Derby, la dernière à assembler du matériel roulant en Grande-Bretagne. Les médias y annonçaient déjà la disparition de 2 000 emplois sur 3 000, mais ce devrait être « 446 emplois et 983 contrats à durée déterminée » que Bombardier supprimerait en réponse à la baisse d’activité prévisible après septembre, lorsque deux des trois grands contrats en cours auront été honorés. L’opposition et les syndicats dénoncent la décision gouvernementale et considèrent que le jeu est faussé : « Il n’y a pas en France ou en Allemagne de livraisons qui soient effectuées par d’autres constructeurs que ceux du pays. » Mais, « sauf à annuler le projet Thameslink, qui a déjà 16 ans de retard », le gouvernement juge « impossible » de réviser son choix, qui « présente le meilleur rapport qualité/prix ». Ce choix ne sera pas indolore, car si Siemens annonce la création de « 2 000 emplois » en Grande-Bretagne, seuls 300 seront liés à la construction des trains, celle-ci devant être essentiellement effectuée en Allemagne.

     

  • Notation : l’agence Moody’s abaisse la note de la SNCF

    L’agence de notation financière Moody’s a retiré le 1er juillet à SNCF la meilleure note possible, « AAA », l’abaissant d’un cran. La note de la dette long terme de la SNCF est à présent de « Aa1 », assortie d’une perspective stable, selon un communiqué de Moody’s. L’agence de notation avait averti il y a un an qu’elle pourrait abaisser la note de la SNCF, ce qu’avait alors déjà fait Standard and Poor’s. Moody’s estime toutefois que dans un avenir proche il est quasiment certain que la SNCF continuera à bénéficier du soutien de l’Etat en cas de besoin. Mais dans un contexte de plus en plus concurrentiel, la Commission européenne pourrait trouver à redire sur le statut de la compagnie ferroviaire, qui est celui d’un d’établissement public industriel et commercial. Bruxelles pourrait estimer qu’il l’avantage par rapport à ses concurrents car il permet d’emprunter de l’argent à des taux très intéressants.
     

  • LGV Nîmes – Montpellier : les offres finales attendues mi-octobre

    Réseau ferré de France (RFF) vient de demander aux trois groupements candidats à la réalisation et à l’exploitation de la ligne à grande vitesse du contournement de Nîmes et de Montpellier de lui transmettre une offre finale pour la mi-octobre. Ces trois groupes, Bouygues TP, Eiffage et Vinci Concessions, avaient remis leurs offres initiales en mai 2010. L’objectif de RFF est de choisir d’ici à la fin de l’année le titulaire du contrat de partenariat public-privé concernant cette ligne nouvelle de 80 km entre Nîmes et Montpellier, qui sera la troisième LGV réalisée en PPP. Elle sera aussi la première ligne à grande vitesse mixte de France, conçue à la fois pour accueillir les circulations de trains de voyageurs et de marchandises.
     

  • Inde : des Chinois pour certifier le monorail de Mumbai ?

    Le projet de monorail de Mumbai, qui devrait, une fois complètement achevé, en 2021, comporter 7 lignes d’une longueur totale de 135 km, rencontre une difficulté inattendue : pressenti par le promoteur du projet, la Mumbai Metropolitan Region Development Authority (MMRDA) pour certifier la sécurité du premier tronçon de 8,26 km de la première ligne, en voie d’achèvement, le Commissioner indien pour la sécurité ferroviaire a décliné la tâche, arguant d’un manque d’expérience et de compétence en matière de monorail, celui de Mumbai étant le premier du pays ! Aussi, la MMRDA s’est-elle tournée vers la Shanghai Metro Corporation, qui pourrait s’en charger. Quoi qu’il en soit, la péripétie rend peu probable l’inauguration dudit tronçon fin 2011, comme initialement prévu. Pour information, c’est le consortium indo-malaisien Larsen and Toubro-Scomi qui s’est vu confier, en 2008, pour un budget total de 4,53 milliards de dollars, la réalisation du projet, dont il a par ailleurs obtenu la concession d’exploitation jusqu’en 2029.  
     

  • Knorr Bremse fournira le freinage de 512 voitures du métro de Pékin

    Knorr Bremse a annoncé avoir remporté « sa plus grosse commande pour un métro en Asie » : 64 rames de 8 voitures construites par son partenaire CNR Changchun Railway Vehicles (CRC) pour la ligne 6 du métro de Pékin. Chiffrée à 25 millions d’euros, cette commande qui sera produite en Chine dans l’usine du freiniste allemand à Suzhou comprend la commande (EP2000), les compresseurs (VV120) et la timonerie de frein pour les 512 voitures en question. La ligne 6 de Pékin, qui comptera à terme 27 stations sur un tracé de près de 43 km, doit ouvrir en deux étapes entre 2012 et 2015. Au total, Knorr Bremse a remporté quatre contrats pour le freinage des rames de sept lignes du métro de Pékin.
     

  • Première étape pour la création du nouveau Systra

    La première étape de refondation de Systra s’est achevée le 30 juin, avec l’absorption de la holding financière Systra par Systra SA, le transfert du contrôle de Xelis et d’Inexia et le passage de Systra en société anonyme à Conseil de surveillance et directoire. Pierre Mongin en assurera la présidence et Guillaume Pepy la vice-présidence. La RATP sera également représentée par Alain Le Duc et Jean-Marc Janaillac et la SNCF par Pierre Izard et Dominique Thillaud. Henri d’Ambrières (Crédit Agricole) et Alain Grandel (BNP) représenteront les banques actionnaires de Systra, également associées avec deux censeurs, Alain Frybourg (Natixis) et Jean de la Raudière (Société Générale). Deux administrateurs indépendants, Pascal Poirot et Micheline Bossaert rejoignent le conseil, et trois administrateurs ont été élus par les salariés. Systra, Xelis et Inexia doivent maintenant élaborer un plan d’intégration. Durant cette phase, les trois entités conservent leur autonomie commerciale.