Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Etats-Unis : un projet de loi vise la SNCF pour son rôle dans l’Holocauste

    Des élus du Congrès américain ont déposé un projet de loi pour autoriser des poursuites contre la SNCF pour son rôle dans le transport de juifs vers les camps de la mort pendant la Seconde Guerre mondiale. Le texte vise à contrer l’argument de la SNCF selon lequel la compagnie ne peut être poursuivie en justice aux Etats-Unis, en raison d’une loi américaine qui lui garantit l’immunité en tant que compagnie contrôlée par un Etat étranger. Le projet de loi a été déposé devant les deux chambres du Congrès, qui doivent approuver un texte similaire avant de le soumettre au Président Obama pour promulgation.
    Dans le cadre du vaste projet de l’administration Obama pour améliorer les liaisons ferroviaires dans le pays, la SNCF est sur les rangs pour un contrat de 2,6 milliards de dollars pour relier les villes d’Orlando et Tampa, en Floride, et s’intéresse à un autre projet en Californie.

  • Dunkerque étudie le métro-câble pour désenclaver Grande-Synthe

    Le téléphérique urbain a décidément la cote. Après Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne il y a quelques semaines, c’est au tour de Dunkerque d’étudier cette solution alternative. La communauté urbaine de Dunkerque (CUD) va entamer la révision de son plan de déplacements urbains (PDU) et démarre la réflexion sur le chantier du transport à haut niveau de service. 12,8 km entre Grande-Synthe et Leffrinckoucke, un projet subventionné à hauteur de 9 millions d’euros par l’État.
    Damien Carême, maire de Grande-Synthe et vice-président de la CUD, qui plaide depuis plusieurs mois pour l’intégration des modes doux dans la réflexion, milite pour un téléphérique urbain, ou métro-câble.
    Sous sa pression, Michel Delebarre, président de la CUD, a accepté fin 2010 la création d’un groupe de travail sur les modes de transport alternatif. Damien Carême a alors saisi cette opportunité pour préparer un dossier argumenté sur le téléphérique, qui ne présente pour lui que des avantages. « Le coût, tout d’abord, qui est à minima six fois inférieur à celui d’un tramway : 5 millions d’euros du kilomètre pour un téléphérique contre 30 à 70 millions d’euros du kilomètre pour un tramway, mais aussi les charges de fonctionnement, qui ne représentent que 1,5 % du coût d’investissement. La rapidité et la simplicité de mise en œuvre, ensuite : un chantier peut être conduit en un an seulement, sans avoir recours à des procédures d’expropriation souvent nécessaires pour les lignes de bus, qui occupent une large part de la chaussée. Et surtout la rapidité et la fréquence de ce mode de transport : avec un passage toutes les 8 secondes, c’est incomparable. La fréquence ne sera jamais la même avec un bus ou un tramway. » Et pour finir Damien Carême assène l’argument du développement durable : « Il s’agit d’un mode de transport peu polluant, qui consomme peu d’énergie et est silencieux. »
    Le tracé d’un métro-câble ne peut être courbe ? Peu importe pour l’élu synthois qui loue ce mode de transport particulièrement adapté à la forme de son agglomération tout en longueur.
    Ce qui compte, c’est la rapidité de la liaison entre Grande-Synthe et Dunkerque, et de désenclaver ainsi la cité construite pour loger les familles d’Usinor.
    « Aujourd’hui, trente minutes sont nécessaires pour relier les deux communes. C’est le seul moyen de se libérer de la voiture. On peut imaginer un système complémentaire avec plusieurs lignes de métro-câble qui pourraient aller jusqu’à Leffrinckoucke, avec des stations intermédiaires qui seraient reliées aux lignes de bus et de tramway. Avec un tel réseau, les gens seraient incités à prendre les transports en commun », souligne Damien Carême.

    Marie Raimbault

  • Une joint-venture japonaise candidate sur la ligne à grande vitesse californienne

    Une joint-venture regroupant East Japan Railway (JR East), Kawasaki Heavy Industries, Mitsubishi Heavy Industries et Sumitomo prévoit de déposer une offre pour le projet de ligne à grande vitesse en Californie. Les trains proposés seraient dérivés des Shinkansen exploités par JR East sur son réseau.

  • Enquête publique pour le prolongement d’Eole en 2012

    L’enquête d’utilité publique pour le prolongement vers l’ouest de la ligne du RER E aura lieu en 2012, pour une mise en service en 2020. Le débat public, mené entre le 1er octobre et le 16 décembre 2010, a en effet confirmé le bien-fondé du projet et de ses principaux objectifs et fonctionnalités. Au regard de ces conclusions, le conseil d’administration de Réseau ferré de France du 17 mars 2011 a décidé de poursuivre les études et la concertation. Les études de schéma de principe et d’impact seront donc lancées ces jours-ci. Ce projet de prolongement d’Eole à l’ouest consiste à aménager la ligne existante entre Mantes-la-Jolie et La Défense, et à percer un nouveau tunnel entre La Défense et Haussmann-Saint-Lazare, terminus actuel du RER E.

  • Pierre Verzat prend la tête de Systra

    Pierre Verzat a pris ses fonctions de directeur général de Systra le 15 mars, conformément à la décision du conseil d’administration du 25 janvier dernier. Agé de 49 ans, ce diplômé de l’Ecole polytechnique, ingénieur de l’armement, a débuté sa carrière en 1986 chez DCNS, avant de rejoindre en 1992 Dalkia (groupe Veolia Environnement) au poste de directeur général de la filiale BEA. Il intègre ensuite le groupe Areva en 1996 en tant que directeur des achats pour Technicatome puis, de 1997 à 2003, comme PDG de sa filiale Elta. En 2003, il devient directeur du pôle transport environnement industrie de Technicatome et sera de 2005 à 2009 directeur industriel d’Astrium Space Transportation (groupe EADS), avant d’être nommé en 2009 Chief Operating Officer d’Astrium Services, poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination chez Systra. il succède à Philippe Citroën qui exerçait ces fonctions depuis septembre 2002.

  • Les Ceske Drahy commandent 31 trains au polonais Pesa

    La compagnie tchèque des chemins de fer Ceske Drahy a commandé 31 trains de voyageurs, le jeudi 17 mars, au constructeur ferroviaire polonais Pesa Bydgoszcz SA, pour un montant de 82 millions d’euros, a indiqué à l’AFP le porte-parole de Pesa, Michal Zurowski. Il a également précisé qu’« il s’agit d’autorails diesel de deux voitures et à 120 places assises pour des lignes régionales ». Les véhicules devraient être livrés par Pesa d’ici fin 2013. En dehors du marché local des tramways et des trains, Pesa livre également du matériel roulant en Italie, en Hongrie, en Ukraine et en Lituanie.

  • Siemens remporte l’électrification de la 2e ligne de métro de Calcutta

    Siemens Mobility a annoncé le 17 mars avoir remporté le marché pour l’électrification de la nouvelle ligne de métro de Calcutta. Elle se fera en 750 V continu par 3e rail et comprendra notamment 9 sous-stations. Kolkata metro rail corporation (KMRC), l’exploitant de la ligne, lui a confié la gestion du projet, la conception, le montage, la mise en service, la formation du personnel et la maintenance sur une durée de trois ans. Cette ligne, de 14,7 km et 12 stations, traversera d’est en ouest la capitale du Bengale-Occidental et a la particularité de prévoir le premier tunnel de métro indien à passer sous une rivière, en l’occurrence la Hoogly. Une première phase, comprenant les 5,8 premiers kilomètres devrait être achevée d’ici fin 2013, le reste de la ligne, entièrement souterraine, devrait quant à elle être mise en service fin 2014. KMRC y attend 480 000 voyageurs par jour.
     

  • Six Regina de plus pour Västtrafik en Suède

    Parallèlement à sa levée d’option sur onze Coradia Nordic (Alstom), Västtrafik, l’autorité organisatrice de transports publics de la région ouest du Götaland, a également commandé à Bombardier 6 automotrices régionales tricaisses Regina (X53) supplémentaires, pour environ 72 millions d’euros. Attendues pour 2013, ces automotrices sont autorisées à 200 km/h, ce qui en fait le matériel non pendulaire le plus rapide de Suède. Au total, 109 rames Regina ont été commandées dans ce pays, dont 26 par Västtrafik. Pour ce dernier, la nouvelle tranche se justifie doublement : d’une part, elle renforce l’homogénéité du parc affecté aux liaisons à moyenne distance dans l’ouest de la Suède ; d’autre part, les Regina ont mieux passé les deux derniers hivers que les autres types de matériel roulant en service dans ce pays.

  • Hausse de fréquentation record pour Amtrak

    Amtrak a annoncé une croissance record en février 2011, avec 2 099 010 voyageurs transportés, soit 7,6 % de plus que le même mois en 2010. Depuis novembre 2009, la société nationale américaine de transport de voyageurs sur rail a enregistré 16 mois consécutifs de fréquentation en hausse, avec une moyenne de 6 %. Ces bons résultats sont attribués par Amtrak à la reprise économique, qui a entraîné une hausse des voyages d’affaires sur le Corridor Nord-Est, au prix élevé de l’essence, à des campagnes de marketing « efficaces » et à la mise en service du WiFi dans les trains Acela Express. Pour autant, ce dernier risque de rester longtemps le train le plus rapide des Etats-Unis, les projets de corridors à grande vitesse n’ayant pas le vent en poupe…

  • Le bénéfice de CAF en progression de 4 % en 2010

    En progression de 4,3 % sur 2009, le constructeur ferroviaire CAF a clos son exercice 2010 sur un bénéfice de 129,6 millions d’euros. Les ventes se sont élevées à 1,576 milliard d’euros (+ 25 % en un an). 55 % du chiffre d’affaires a été réalisé par des exportations ou des fabrications à l’étranger (Brésil, USA, France avec CFD) et le carnet de commandes début janvier s’élevait à 4,519 milliards d’euros (4,2 % de plus qu’en janvier 2010). Faits marquants de l’année 2010 : la mise au point du TGV Oaris, des contrats avec Amtrak, des trains pour Sao Paulo, des tramways pour Stockholm, Besançon, Nantes ainsi qu’en Espagne mais aussi un échec avec le métro de Houston ou celui de Montréal (« en raison du protectionnisme ambiant »). En 2011, la firme nourrit des espoirs pour la grande vitesse, notamment au Brésil, mais également dans la Péninsule même.