Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La ligne Rhin-Rhône inachevée

    En soudant le dernier rail du premier tronçon de la ligne nouvelle, près d’Auxonne en Bourgogne,  François Fillon a lancé à sa façon l’année du TGV Rhin Rhône qui sera mis en service le 11 décembre prochain. Cette ligne à grande vitesse va, pour la première fois, relier plusieurs régions françaises sans passer par Paris. Toutefois, conçue comme une étoile à trois branches, la LGV Rhin-Rhône garde tout son mystère quant à l’avenir de deux de ses branches, vers l’ouest et le sud, et des incertitudes quant à l’achèvement de sa première branche. Ce qui va être mis en service en décembre, ce sont « seulement » 140 km de cette branche Est qui vont permettre de relier l’est de Dijon au territoire de Belfort. Manquent pour l’achever une cinquantaine de km. Et la seule certitude, c’est que le chantier ne pourra pas être mené dans la continuité du précédent, ce qui était envisagé logiquement à l’origine.

  • Keolis tenté par les TERGV en Chine

    Le groupe Keolis, est tenté par l'exploitation de TER GV en Chine. Plusieurs projets de dessertes régionales à grande vitesse sont en projet, notamment entre Wuhan et plusieurs de ses villes satellites. «Nous avons eu a des sollicitations sur ce sujet venant des opérateurs chinois » a indiqué le PDG du groupe français Michel Bleitrach. « Nous sommes le seul opérateur à opérer une ligne à grande vitesse régionale entre Ashford et Londres. Les contraintes d'insertion dans les sillons d'Eurostar, de cadencement et d'arrivée à St Pancrass demandent une expertise extraordinaire et cela intéresse d'autres opérateurs ». Keolis qui dispose d'une représentation à Pékin envisage démarrer en Chine par de l'« assistance technique ou du partenariat ».

  • Bernard Tabary nommé directeur général international de Keolis

    Bernard Tabary a été nommé directeur général international de Keolis. Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Rouen, Bernard Tabary a occupé différents postes de direction chez Bolloré : dans la branche Transport et Logistique en Europe et aux Etats-Unis, directeur général Australie/Nouvelle Zélande et enfin directeur Ligne Afrique. En 2000, il est nommé directeur général de la division Environnement de Plastic Omnium (équipementier automobile). Arrivé en 2005 chez Keolis, il y a occupé les fonctions de directeur général de Keolis Lyon et de directeur général délégué France.

  • Patrick Jeantet, nommé directeur général France de Keolis

    Patrick Jeantet a pris début février ses fonctions de directeur général France de Keolis. Diplômé de l’Ecole Polytechnique et des Ponts, Patrick Jeantet fait ses débuts au sein du groupe Bouygues, puis rejoint Vinci. En 1997, il intègre la société International Water, filiale commune des groupes Bechtel et Edison (EDF). Il est directeur de la Société des eaux de Manille (Philippines) de 1997 à 2000. Puis de 2000 à 2005, il occupe les fonctions de directeur général opérations à Londres. Il rejoint en 2005 Keolis comme directeur général adjoint puis de directeur général délégué en charge de l'international, poste qu'il a occupé pendant 6 ans.

  • Tramway des Maréchaux : c’est soudé Porte de la Villette

    Petit clin d’œil “historique“ : le 27 janvier 2005, la première soudure du tramway des Maréchaux Sud était faite au Pont du Garigliano. Le 24 janvier 2011, c’est au tour du prolongement du T3 de la Porte d’Ivry à la porte de la Chapelle de poser son premier rail. Malgré la pluie et le blizzard, Bertrand Delanoë, Jean-Paul Huchon et Pierre Mongin étaient présents pour accompagner ce geste toujours symbolique sur un chantier de cette importance. Une première soudure aluminothermique, qui en précède 3499 autres sur ces 14,5 km et 26 stations dont la mise en service est prévue pour décembre 2012. « Le chantier avance conformément aux prévisions de planning », se sont réjouis les maîtres d’ouvrage. Le prolongement, en correspondance avec 11 lignes de métro et deux RER devrait transporter quotidiennement 170 000 personnes, portant à 280 000 le trafic total de la ligne qui part du Pont du Garigliano et devrait ensuite être encore prolongée jusqu’à la porte d’Asnières en 2016.

  • Le Grand Poitiers, une des premières collectivités à s’équiper d’un bus hybride

    Déjà pionnière avec ses bus au GNV en 1998, la communauté d'agglomération de Poitiers réitère en faisant rouler un bus hybride depuis le 1er février sur la ligne 1. Présenté au salon de la mobilité en juin 2010, le véhicule d’Heuliez Bus a suivi tests et homologation de septembre à décembre 2010. Le constructeur assurera néanmoins un suivi de l’expérience durant plusieurs mois. La technologie hybride, fondée sur la transformation de l'énergie thermique en électricité, la récupération au freinage, et une meilleure utilisation d’énergie en phase de démarrage grâce au « Stop and Start », permet d'envisager des baisses de consommation de l'ordre de 25 à 30 %. Le bus roulera sur l’axe structurant et le plus fréquenté (22,7 km et 56 stations), afin de faciliter les tests de puissance et de consommation en pleine charge. Il effectuera environ 300 km par jour sur une topographie variée, certains secteurs autorisant les 70 km/h, d’autres la récupération d’énergie à la décélération et la traversée du centre-ville favorisant l’utilisation du « Stop and Start ».

  • Nouvelle version du schéma national des infrastructures de transport

    Le ministère de l’Ecologie a présenté le 27 janvier une nouvelle version de l’avant-projet du schéma national des infrastructures de transport (Snit). Ce document, qui concerne tous les modes de transports, programme les investissements à lancer dans les 20 à 30 à venir pour un montant de 166 milliards d’euros. Les transports ferroviaires se taillent la part du lion avec 62,2 % du total. Il s’agit notamment de réaliser 2000 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse d’ici à 20 ans. Le gouvernement espère adopter le Snit avant l’été.

  • Louis Nègre remet son rapport sur les véhicules décarbonés au ministère

    Objectif du gouvernement : voir circuler 2 millions de véhicules propres en 2020. Les transports représentent en effet plus du quart des émissions de gaz à effet de serre et une bonne partie des émissions de polluants atmosphériques. Le véhicule décarboné représente donc un enjeu écologique majeur, « emblématique du Grenelle de l’Environnement », a dit Nathalie Kosciusko-Morizet, en remerciant Louis Nègre pour « ses propositions constructives ». Le sénateur UMP a en effet remis le 28 janvier son rapport par le sénateur qui dresse un état des lieux de la filière, dont les perspectives de marché sont estimées entre 20 et 50 Milliards d’euros en 2020 en Europe, dont 7,5 en France. Première recommandation : les acteurs étant nombreux et dans des secteurs peu habitués à travailler ensemble, il faut « un renforcement de l’Etat-stratège pour porter ce projet industriel ambitieux, structurer la filière et assurer la pérennité de l’action publique ». Autre nécessité, celle de renforcer les instances de représentation au sein d’une structure qui serait l’interface du secteur, auprès de l’État, des institutions et du public. Et « une AVERE-France2 rénovée pourrait constituer cette structure ».

  • La RATP commande des Citadis pour les lignes T7 et T8

    Le 28 janvier, le conseil d’administration de la RATP a autorisé la commande de tramways Alstom Citadis pour les futures lignes T7 (Villejuif – Athis Mons, puis Juvisy-sur-Orge) et T8 (« Tram Y » Saint-Denis – Epinay et Villetaneuse, à prolonger vers Evangile). Chiffrée à 48 millions d'euros et financée par le Stif, suite à l’accord RATP/Stif sur le financement par crédit-bail des rames du tramway, la première commande porte sur 19 rames pour la première phase du T7 (11,2 km et 18 stations jusqu’à Athis-Mons fin 2013). Afin de réduire les coûts et les délais, cette commande a été « globalisée » avec les parcs de la deuxième phase du T7 et celui du T8 (8,5 km, 17 stations en 2014), soit 51 trams en option. Enfin, la commande couvre le parc de rechange et les outillages de maintenance. La première livraison de ces Citadis 302 à plancher bas intégral, longs de 32,4 m, larges de 2,4 m et transportant 200 voyageurs dont 54 assis, est prévue pour mi-2012. Alstom souligne que ce marché fait passer au Citadis la barre des 1 500 commandes et que la RATP, avec 145 rames à terme, en possédera le plus grand parc.

  • Large accord sur le Grand Paris

    C’est sous le nom de Grand Paris Express que Maurice Leroy, ministre de la Ville, et Jean-Paul Huchon, président de région, ont présenté, le 26 janvier, leur contribution commune aux deux débats publics sur les projets de rocade ferroviaire en Ile-de-France qui s’achèvent le 31 janvier. La « vision partagée » se traduit par une seule et même carte : grosso modo, on reprend la rocade Arc Express, doublée, à l’est, par une branche du métro du Grand Paris. La desserte des aéroports est fondée sur le métro automatique avec, pour commencer, un prolongement de la ligne 14 jusqu’à Orly. Priorité est accordée aux urgences, à commencer par les RER. L’enveloppe pour les infrastructures s’élève à 32,4 milliards d’euros. La desserte de Saclay demeure le seul point de désaccord. Un couac dans le concert : les Verts (Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé) dénoncent un projet « déconnecté des urgences et des préoccupations des Franciliens, avec un faible nombre de gares par rapport à la proposition faite par la région. »