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Auteur/autrice : admin_lvdr

L’Allemagne va tester les trains de marchandises XL
Pour faire face à l’explosion attendue du trafic de fret, le gouvernement va autoriser les convois de 834 mètres de long. Une décision accueillie avec scepticisme par le secteur ferroviaire qui dénonce un projet « gadget ». Comment absorber l’explosion du trafic de fret en Allemagne ? Voici, LA grande question qui agite Peter Ramsauer. Le ministre des Transports est confronté à des prévisions spectaculaires : d’ici 2025, le transport de marchandises doit progresser de 70 %.
Problème : dans le contexte actuel de rigueur budgétaire, l’heure n’est pas aux grands travaux. Alors que les infrastructures sont déjà passablement engorgées, il faut trouver d’autres solutions pour éviter l’asphyxie.
Pour le ministre, la parade tient dans cette formule : « faire mieux, avec les mêmes moyens ». Par exemple, en autorisant la circulation de trains de fret plus longs : 834 mètres, contre les 740 maximum acceptés aujourd’hui. L’idée est simple : chaque convoi pourra transporter davantage de biens, limitant ainsi la circulation et l’encombrement des voies.
Dès l’année prochaine, ces trains XL devraient circuler régulièrement entre Padborg au Danemark et Maschen, près de Hambourg. Une première « très importante » pour la DB qui opérera sur cette ligne : « cette solution nous permet d’augmenter rapidement nos capacités », commente un porte-parole.
Pour autant, il faudra attendre encore longtemps, avant que se généralisent ces convois sur l’ensemble du réseau. Au-delà des questions de sécurité, il convient d’adapter les infrastructures. « Il faut notamment prévoir des voies d’évitement, car sur la plupart des lignes, les trains de voyageurs ont la priorité », rappelle Heidi Tischmann du Verkehrsclub Deutschland, l’un des principaux lobbies du rail. Autrement dit, d’importants investissements sont nécessaires pour transformer l’essai à grande échelle.
De fait, beaucoup considèrent que le petit feu vert donné aux trains « grand format » n’est qu’une maladroite compensation à une autre initiative de Peter Ramsauer, plus ambitieuse celle-là : l’arrivée sur les routes du pays de camions géants, de 25 mètres de long. Pas moins de 500 entreprises de transport devraient participer à un projet pilote dès l’an prochain.
Une décision très contestée par le secteur ferroviaire qui redoute de voir sa part de marché s’effriter encore davantage, après le net recul subi en 2009 sous l’effet de la crise. De quoi aussi douter de la sincérité des objectifs affichés par le gouvernement d’Angela Merkel qui entend faire passer à 25 % la part modale du rail, contre 16 % aujourd’hui.

Appel à projets européen pour développer l’électromobilité
Treize pays et régions européens se sont engagés, avec les financements de 21 programmes de recherche, à contribuer au lancement de l’appel à projets transnational « Electromobility+ » pour l’avenir de la filière du véhicule électrique. Treize pays et régions européens – France, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Norvège, Suède, Danemark, Pologne, Finlande, Turquie, Belgique (région Flandres), Italie (région Piémont) et Espagne (région Andalousie) – se sont engagés, avec les financements de 21 programmes de recherche, à contribuer au lancement de l’appel à projets transnational « Electromobility+ » pour l’avenir de la filière du véhicule électrique. « La prise de conscience croissante des enjeux du changement climatique, de l’ampleur du défi correspondant et de la nécessité de préparer l’après-pétrole conduit la plupart des pays développés à intensifier la recherche, l’expérimentation et le déploiement de systèmes de transport utilisant des véhicules plus économes en énergie et moins dépendants des carburants d’origine fossile », justifie-t-on au Programme de recherche et d’innovation dans les transports (Predit), qui est partie prenante.
Dans cette perspective, l’énergie électrique constitue une « solution potentielle de rupture », mais cela suppose des conditions réglementaires, économiques et techniques. D’où la nécessité d’une coopération entre programmes incitatifs nationaux. Dans le cadre européen d’ERA.Net Plus (appels à projets transnationaux cofinancés par le budget de recherche européen), ce programme abordera toutes les dimensions du système technico-économique de l’électromobilité : approche énergétique et environnementale ; usage, modèles économiques, acteurs ; aspects techniques des systèmes de recharge des batteries ; essais, standards et normes (sécurité routière et sécurité des usagers) ; recherche technologique appliquée (gestion de l’énergie, chaîne de traction, etc.). Budget prévisionnel du programme : 30 millions d’euros. Le processus de sélection est prévu en deux étapes : le choix des programmes nationaux sera suivi d’une seconde sélection par un jury international. Le démarrage des projets est prévu début 2012.

Rouen veut « donner de l’air » au réseau Métrobus
Mis en service en 1994, le métro léger de l’agglomération rouennaise, tramway sur rail pour partie souterrain, est victime de son succès et frise de plus en plus la saturation aux heures de pointe. Mis en service en 1994, le métro léger de l’agglomération rouennaise, tramway sur rail pour partie souterrain, est victime de son succès et frise de plus en plus la saturation aux heures de pointe (67 000 voyageurs/jour). Tout devrait aller mieux en 2013. Dès sa naissance, il y a un an, la Crea (Communauté de l’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe), regroupement de quatre collectivités comptant désormais 494 000 habitants, est devenue la nouvelle AOT.
Se fondant sur une étude confiée à Setec TPI en 2008, elle a passé commande auprès d’Alstom Transport de 27 nouvelles rames Citadis. Elles remplaceront les 28 rames actuelles, qui seront revendues. Montant du marché : 75 millions d’euros. La région Haute-Normandie vient de s’associer à cette acquisition à hauteur de 14,4 millions. Ces rames plus légères et moins gourmandes en énergie, pouvant transporter plus de 300 passagers, devraient apporter un surcroît de capacité de l’ordre de 60 %. Les premières sont espérées pour fin 2012. Par ailleurs, la Crea a lancé l’été dernier une vaste opération de rénovation de la plateforme et de la voie. Elle devrait durer trois ans et porter sur 8 km d’un réseau qui en compte 15,4. Coût du chantier : 14 millions d’euros. Parallèlement, la station Rouen-Saint-Sever, l’une des plus fréquentées (15 000 voyageurs/jour), va être complètement restructurée. Le chantier, d’une durée de dix-huit mois et d’un montant de 5,1 millions d’euros, commencera début 2011, date également de la mise en place d’une nouvelle gamme tarifaire unifiée sur tout le réseau de la Crea.Mobilis, un seul ticket pour les vaudois
Depuis le 12 décembre, un ticket unique permet aux usagers d’utiliser les transports publics du canton de Vaud, en Suisse. 11 compagnies de transports urbains, régionaux et ferroviaires se sont réunies dans une communauté tarifaire qui regroupe 355 communes, dont Lausanne, la capitale vaudoise. Désormais, vaudois et touristes peuvent voyager sur 1 800 km de lignes de trains, bus et métro avec le même ticket. Progressivement étendu à la majeure partie du territoire cantonal, ce système offre souplesse et facilité d’utilisation pour tous les voyageurs. Le réseau est découpé en 120 zones dont dépend le tarif du ticket. Des cartes journalières et des abonnements sont aussi disponibles. Du Nord vaudois au Littoral lémanique et à la Riviera, près de 93 % de la population vaudoise peut se déplacer avec un seul titre de transport.
Eurostar encore pris dans le froid
Du 18 au 21 décembre, soit tout juste un an après les pannes qui avaient immobilisé plusieurs rames Eurostar dans le tunnel sous la Manche et qui avaient conduit Nicolas Sarkozy à tancer ses responsables, la compagnie ferroviaire a de nouveau vécu des jours difficiles dus aux conditions météorologiques. Des milliers de voyageurs ont été bloqués des heures avant de pouvoir monter dans les rames qui relient la capitale britannique à Paris d’une part, et Bruxelles d’autre part. Les Eurostar devaient en effet rouler à vitesse réduite pour éviter les projections de glace susceptibles d’endommager le matériel, ce qui doublait les temps de trajet. Ces ralentissements se sont aussi traduits par la suppression de 20 % environ des circulations pour éviter « les accumulations de retard ». La situation a commencé à s’améliorer le 21 décembre au soir. Le lendemain, le trafic était « quasi-normal avec 90 % des trains en circulation », selon Eurostar.
Trenitalia et Veolia scellent leur alliance
Le groupe français Veolia Transport et la compagnie italienne Trenitalia ont signé le 21 décembre l’accord de coopération créant notamment la coentreprise qui exploitera des trains entre la France et l’Italie à partir de l’an prochain, a indiqué Veolia, confirmant une information du Parisien. « On a encore un peu de temps pour discuter du nom de la société et du nom de la marque commerciale, qui pourraient être différents », a précisé un responsable de Veolia Transport, notant que la constitution de la coentreprise devait encore être approuvée par les autorités de la concurrence, « ce qui devrait être une formalité », selon lui.
Le budget SNCF 2011 prévoit quatre milliards d’économies d’ici 2015
Pour 2011, la SNCF prévoit une dette de 9,629 milliards pour 2011. Elle devrait approcher les 9,5 milliards en 2010. Elle se situait fin 2009 à 7,2 milliards. Pour réduire cette dette, et d’abord stopper sa hausse, un plan d’économies est affiché. Son objectif : « revenir à une situation financière soutenable en 2015 ». Avec à la clé 4 milliards d’économies. Dès 2011, 554 millions d’économies sont programmés. Elles portent sur la maîtrise des achats (110 millions), celle des charges de structure (90 millions), la « dynamique d’amélioration de la MOP », avec une amélioration de la productivité (188 millions), et enfin une maîtrise des investissements encore très limitée pour 2011 (166 millions), liée au report de certaines opérations, telles des rénovations de TGV. En 2015, la maîtrise de ces investissements devrait représenter la moitié des 4 milliards d’économies, devant la maîtrise des achats (1 milliard), celle des charges de structure et l’amélioration de la MOP (500 millions chacune).
Budget SNCF 2011 : un chiffre d’affaires à la hausse
Examiné par le conseil d’administration de la SNCF ce 22 décembre, le projet de budget prévoit pour le groupe en 2011 un chiffre d’affaires de 33,613 milliards, soit une forte hausse, de 9,4 %, dont 6,2 % à périmètre et à taux de change constants. Cette progression s’explique avant tout par des « opérations de développement », souvent à l‘international, essentiellement portées par ses filiales, Geodis et Keolis. Côté syndical, on déplore que le chiffre d’affaires soit réalisé à 44,5 % par les filiales, contre 28 % en 2009, ce qui « confirme la politique du business et la prédominance du groupe sur l’Epic au détriment des usagers, des chargeurs et des cheminots ».
De 1 400 à 1 875 cheminots en moins dans le budget SNCF 2011
Lorsque l’on parle emploi dans les projets de budget de la SNCF, difficile de s’y retrouver, si ce n’est sur les grandes tendances. 2011 sera ainsi une nouvelle fois marquée par une réduction du nombre d’emplois dans la maison mère, estimée à 1 404 si l’on prend les effectifs moyens sur l’année. Cela correspondrait à une réduction de 0,9 % des effectifs, plus limitée que les années précédentes : 2,6 % en 2010, 1,2 % en 2009, 2 % en 2008… Si l’on privilégie, comme le font les syndicats, la comparaison entre effectifs en fin d’année, la baisse atteint les 1 870 postes (6 350 départs, 4 500 embauches) contre 3 996 (pour 3 600 prévus) en 2010. Et les emplois passeraient fin 2011 sous la barre des 150 000 cheminots. Enfin, sur l’ensemble du groupe SNCF, la direction évoque pour 2011 de 8 000 à 8 500 embauches. Les effectifs pourraient y dépasser la barre des 240 000 salariés.
Premier contrat pour les locomotives Vectron de Siemens
Le 22 décembre, Siemens a annoncé avoir signé son premier contrat pour la fourniture de locomotives de sa nouvelle gamme Vectron. C’est l’entreprise de leasing Railpool, basé à Munich, qui a passé cette première commande de six engins pour un montant non communiqué. Ces Vectron version AC de grande puissance (bifréquence, 6 400 kW, 87 t) sont destinées aux trains de voyageurs et de fret circulant jusqu’à 200 km/h entre l’Allemagne et l’Autriche. La livraison de ces locomotives, assemblées à Munich-Allach (Allemagne) et dotées de bogies à deux essieux produits à Graz (Autriche), doit débuter à la mi-2012. Cette première livraison à Railpool devrait être suivie par d’autres destinées à cette entreprise de leasing.