Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Smoove-Zoov prend le nom de Fifteen et lève 40 millions d’euros

    Smoove-Zoov prend le nom de Fifteen et lève 40 millions d’euros

    Presque un an après l’annonce de leur rapprochement, les entreprises Smoove et Zoov dévoilent aujourd’hui leur nouveau nom : Fifteen. « Cela veut bien sûr dire quinze en anglais, et cela fait aussi référence au concept de la ville du quart d’heure, où tous les services essentiels, habitat, travail, commerces et loisirs sont à un quart d’heure. Notre ambition est de participer à un projet de déplacements plus vertueux, dans une ville plus apaisée », explique Benoît Yameundjeu, le PDG de Fifteen.

    Fournisseur de vélos électriques en libre-service, Fifteen veut désormais proposer aux collectivités des « Réseaux vélos augmentés », un concept qui rassemble les différents services liés aux vélos (vélos en libre-service, vélos en location longue durée, vélos en gare, vélos touristiques…) dans le cadre d’un réseau cohérent et interconnecté avec les transports publics. La technologie embarquée, qui analyse les données d’utilisation, permet de transformer n’importe quel vélo en libre-service en vélo « personnel » de location longue durée afin de s’adapter aux besoins et aux préférences des utilisateurs. Les données récoltées lors des déplacements aident aussi les autorités organisatrices de transports à comprendre les flux de trafic sur le territoire. « On peut ainsi modifier l’affectation d’une partie de la flotte de vélos vers le libre-service en période estivale pour une utilisation touristique, et le reste de l’année vers la location longue durée pour les étudiants ou les salariés », poursuit Benoît Yameundjeu. L’analyse des usages permet aussi d’adapter le réseau, et d’engager des projets d’infrastructure en fonction des comportements. « L’important c’est de convaincre de pratiquer le vélo. Après, peu importe qu’il se décline en vélos en libre-service, en free floating (plus adaptés aux centres-villes) ou en location longue durée (plus pertinent dans un habitat plus dispersé) ».

    Présent dans des villes moyennes comme Epinal, Landerneau, Saint-Brieuc et Carcassonne, et de plus grande tailles comme Nice, Strasbourg, Montpellier et même Paris – notamment via les Vélib’ fournis à Smovengo – Fifteen s’est également implanté à l’étranger (Helsinki, Lima, Vancouver et Moscou). Au total, l’entreprise exploite 50 000 vélos dans 30 villes.

    Pour continuer à se développer, Fifteen vient de lever 40 millions d’euros, auprès d’Eiffel Essentiel, un fonds de capital-investissement spécialisé dans la transition énergétique, et auprès d’Evergreen 2050, un fonds d’investissement créé par Marie Ekeland et tourné vers les investissements autour de l’environnement avec trois critères : le report modal, la santé en luttant contre sédentarité, et l’inclusivité des zones périurbaines. Trois objectifs partagés par Fifteen, selon son PDG.

    Yann Goubin

  • Damien Pallant devient directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau

    Damien Pallant devient directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau

    Jusqu’alors directeur Sécurité de SNCF Voyageurs, Damien Pallant est devenu le 3 mars directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau. Il succède à Jean-Claude Larrieu, qui a pris au début de l’année la direction des Risques et de la Sûreté du groupe SNCF.

    Diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation civile et d’un master exécutif de Sciences Po et de l’Université de St Andrews, Damien Pallant a effectué l’essentiel de sa carrière au sein d’Air France, passant en 22 ans de copilote à directeur en charge de la Performance opérationnelle, et par différents postes de management opérationnel et de transformation, rappelle un communiqué de SNCF Réseau.

     

  • Le réseau de transport poitevin Vitalis renforce la sécurité pour ses agents

    Le réseau de transport poitevin Vitalis renforce la sécurité pour ses agents

    Bien que le nombre annuel d’incidents soit en baisse, le réseau poitevin Vitalis connaît une forte hausse des agressions ; 11 ont été totalisées en 2021 dont sept entre septembre et décembre. La direction de l’entreprise vient d’annoncer la mise en place d’un plan visant à renforcer la sécurité de ses agents.

    Doté d’un budget global de 334 000 euros, il liste 18 actions parmi lesquelles l’installation de vitres anti-agressions dans les postes de conduite des bus. Parallèlement, la collaboration entre les forces de l’ordre et l’entreprise a été renforcée via un protocole sur l’échange d’information et le suivi des procédures judiciaires.

    J.-S. T.

  • La RATP revient dans le vert

    La RATP revient dans le vert

    Avec un chiffre d’affaires en hausse de 6 % (plus de 5,8 milliards d’euros), l’année 2021 a plutôt été satisfaisante pour le groupe RATP malgré la crise sanitaire qui a entraîné une baisse de la fréquentation des transports (- 29 % par rapport au niveau d’avant-crise).

    Avec l’amélioration de la situation sanitaire, la RATP a déjà constaté une reprise progressive du trafic voyageurs en Ile-de-France de + 24 % par rapport à 2020. Cette reprise est de + 12 % dans les bus, le mode qui a le mieux résisté pendant la crise, de + 18 % dans les trams, et de + 35 % pour le réseau ferré. « C’est logique, puisque c’est le mode qui avait le plus baissé pendant la crise sanitaire », explique Catherine Guillouard, la PDG du groupe RATP.

    Le groupe affiche un résultat net de 207 millions en 2021, en hausse de +341 millions par rapport à 2020 (année marquée par un résultat négatif de 134 millions).

    Le chiffre d’affaires du groupe en 2021 est porté par ses filiales. Ensemble, elles représentent 23,5 % du total (contre 21,9 % en 2020). Parmi elles, RATP Dev affiche une hausse de son chiffre d’affaires de + 12,9 %, à plus d’1,3 milliard d’euros, principalement grâce au démarrage de l’exploitation du réseau de Toscane, en novembre 2021. « Un contrat à 400 millions par an sur onze ans », précise Catherine Guillouard. « L’Italie va passer devant le Royaume-Uni parmi les marchés étrangers de RATP Dev. » S’y ajoutent la montée en puissance des opérations sur les métros de Riyad (ligne 1 et 2), du Caire (reprise de l’exploitation de la ligne 3 du métro en juin 2021) et le développement aux Etats-Unis (Indianapolis).

    En France, RATP Dev a remporté des victoires dans les Alpes, notamment en Haute-Savoie avec un contrat à Thonon, et dans la Somme avec du transport à la demande. Ses contrats ont aussi été renouvelés à Boulogne et dans la Vienne.

    En Ile-de-France, une autre filiale du groupe, RATP Cap Ile-de-France répond aux appels d’offres lancés par IDFM et porte les nouveaux contrats remportés en 2021. Ce qui représente pour le moment un volume d’affaires total de 90 millions par an avec l’exploitation des réseaux du Mantois, du plateau de Saclay et le tram T10 ainsi que les lignes de bus qui y sont attachées. C’est aussi cette société.

    Une nouvelle filiale, créée en 2021, RATP Solutions Ville réunit plusieurs filiales existantes : RATP Connect (service 3G/4G), RATP Real Estate, RATP Habitat et RATP Capital innovation. Elle a remporté la concession du réseau de fibre du Grand Paris Express (500 millions sur 25 ans, avec participation de la CDC à 25 % ) et la gestion du réseau frigorifique de la Ville de Paris, contrat de 2,4 milliards sur 20 ans, dans un partenariat à hauteur de 15 % avec Engie/Climespace).

    Malgré la crise, le groupe n’a pas réduit ses efforts d’investissement. En 2021, les investissements ont fait un bond de 18 % par rapport à 2020, à 2 708 millions d’investissements bruts consolidés. Parmi eux figurent 618 millions destinés au prolongement des lignes de métro et de tramway, dont 575 millions aux seules lignes 14 Nord, 11, 12, et 4.

    Les investissements sont restés soutenus : plus de 2,3 milliards, soit + 8 % par rapport à 2020. Près de la moitié de cette somme a servi à moderniser le réseau et entretenir les infrastructures (projet MF19, automatisation L4 et modernisation L6, rénovation des rames MI2N et MI84, finalisation du RVB du RER A, conversion des centres bus à l’électrique et au biogaz et achat de bus électriques) et au prolongement de la ligne 14 au sud vers Orly, réalisés en tant que maître d’ouvrage délégué pour le compte de la SGP (409 millions).

    Y. G.

  • Bientôt deux nouveaux opérateurs de scooters électriques en libre-service à Toulouse

    Bientôt deux nouveaux opérateurs de scooters électriques en libre-service à Toulouse

    Alors qu’Indigo Weel a quitté Toulouse après trois ans de présence et l’incendie de son entrepôt logistique mi-décembre, deux autres acteurs du scooter électrique en libre-service devraient prendre le relais, a annoncé la mairie : Yego, déjà implanté à Bordeaux et à Paris, et Felyx, présent en Allemagne, Belgique et Hollande. Le choix de ces opérateurs, qui fait suite à l’appel à manifestation d’intérêt de juin 2021, leur permettra de proposer au public 300 scooters chacun, moyennant une redevance annuelle de 50 € par véhicule et pour une durée de cinq ans. L’arrivée est annoncée pour fin avril-début mai.

    C. S.

  • Le financement de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur est signé

    Le financement de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur est signé

    Le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari a signé, le 28 février, le protocole de financement des phases 1 et 2 de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur, avec la SNCF et les collectivités territoriales concernées.
    D’un montant de 3,5 milliards d’euros, dont 560 millions venant de la région Sud d’ici 2035, les phases 1 et 2 consisteront notamment à créer une gare TER/TGV à Nice-Aéroport, un réseau express métropolitain autour de Toulon, une gare souterraine traversante à Marseille-Saint-Charles (pour faire gagner près de 15 minutes aux trajets vers Toulon et Nice). Elles permettront aussi de réaménager les voies de surface de cette gare.
    Le projet de ligne nouvelle inclut des dessertes cadencées dans le cadre de la création d’une navette azuréenne entre Cannes, Nice et Menton. Les premiers travaux sont programmés dès 2024.
  • Florence Aretz prend la direction générale France de TIER Mobility

    Florence Aretz prend la direction générale France de TIER Mobility

    Agée de 34 ans et diplômée de l’EDHEC, Florence Aretz a été nommée directrice générale France de TIER Mobility. Elle avait rejoint l’opérateur de mobilité partagée l’année dernière, en tant que directrice financière pour la région Europe du Sud-Ouest et Moyen-Orient, après douze ans d’expérience internationale en finance d’entreprise, stratégie et développement.

    Elle mettra en oeuvre la stratégie de TIER Mobilty qui cherche à élargir son domaine d’action en France « au-delà de la trottinette, notamment via l’intégration de Nextbike« . Rappelons que la société allemande TIER, l’un des trois opérateurs de trottinettes électriques en libre service à Paris et qui se présente comme le leader européen de la micro-mobilité,  a racheté en fin d’année dernière l’opérateur de vélo partage Nextbike, également allemand.

    « Avec l’acquisition de Nextbike, TIER Mobility est désormais présent sur toute la chaîne de valeur des micro-mobilités urbaines: vélos, trottinettes électriques et scooters électriques. Notre objectif en 2022 va être de continuer ce développement multimodal pour donner corps aux ambitions des collectivités sur les mobilités douces », souligne Florence Aretz, qui est également impliquée dans les sujets de diversité et d’égalité professionnelle, via son engagement au sein de Female Founders, un accélérateur européen dédié aux entrepreneures, et via son soutien au développement de CodeOp, une école de code  fournissant aux femmes les bases nécessaires pour lancer leurs carrières dans le secteur de la tech.

  • Un nouveau système d’information voyageurs sur les quais du RER B sud et du métro parisien

    Un nouveau système d’information voyageurs sur les quais du RER B sud et du métro parisien

    Ile-de-France Mobilités (IDFM) a décidé, lors de son conseil d’administration du 17 février, de changer tous les panneaux d’information voyageurs, dans un premier temps, sur les quais du RER B sur la partie RATP au sud en prenant modèle sur les dispositifs mis en place sur le RER A.  Le coût est de 15 millions d’euros. La partie nord du RER B, gérée par la SNCF, plus récente, pourrait être équipée à partir de 2025.

    Les quais de métro sont aussi concernés. Un nouvel équipement sera déployé entre 2023 et 2024, représentant un investissement de 15 millions d’euros. « En place depuis 20 ans, ces panneaux arrivent en fin de vie. Ils seront remplacés par le même système que celui mis en place sur la ligne 14, avec un écran indiquant les temps d’attente pour les deux prochains trains et offrant de la place pour faire de l’information voyageurs« , résume un porte-parole.

    Enfin, côté SNCF, IDFM, Gares et Connexion et Transilien poursuivent la mise à jour et l’homogénéisation de la signalétique du réseau ferré. Déjà en place dans plus d’une vingtaine de gares franciliennes (le réseau compte 430 gares de trains et RER), le déploiement doit se poursuivre jusqu’en 2024.

     

     

  • Pierre Labarthe, nouveau directeur des gares d’Ile-de-France

    Pierre Labarthe, nouveau directeur des gares d’Ile-de-France

    Pierre Labarthe, membre du comité exécutif de Gares & Connexions, a été nommé le 15 février directeur des gares d’Ile-de-France. Agé de 40 ans, ce diplômé de l’Université Paris Dauphine avait rejoint en 2013 le groupe SNCF, d’abord au sein de SNCF Consulting, le cabinet de conseil filiale à 100 % de la SNCF, puis deux ans plus tard Gares & Connexions. Il était alors chargé de la stratégie, et plus particulièrement de la transformation en SA à partir du 1er janvier 2020.

    Depuis février 2020, il était directeur de cabinet de Marlène Dolveck, la directrice générale de Gares & Connexions, et s’était vu aussi confier les relations institutionnelles de l’entreprise.

  • SNCF Connect : encore une centaine de corrections à faire

    SNCF Connect : encore une centaine de corrections à faire

    Interrogé le 24 février lors de la présentation des résultats de la SNCF, Jean-Pierre Farandou a reconnu que l’entreprise n’avait « peut-être pas assez informé et accompagné » ses clients, malgré les 9000 testeurs interrogés par les 200 salariés de l’agence digitale interne. « Nous avons sous-estimé le fait que certaines fonctionnalités manqueraient aux clients et que cela perturberait autant de monde », a-t-il souligné en précisant que suite aux remarques des clients, 50 demandes de corrections avaient déjà été traitées. Il en reste une centaine à réaliser d’ici la fin mars selon échéance fixée.