Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Un conflit salarial agite la Deutsche Bahn

    Un conflit salarial agite la Deutsche Bahn

    Après une première grève lancée par le syndicat de conducteurs GDL il y a une douzaine de jours, un nouveau mouvement social perturbe depuis ce matin la circulation des trains de la Deutsche Bahn (DB), entraînant la suppression de 75% des liaisons longue-distance. La mobilisation, qui cherche à peser sur les négociations salariales en cours, a commencé à 17H00 locales samedi dans le transport de marchandises. Elle a été étendue lundi pour 48 heures à l’ensemble du réseau.

    GDL demande une hausse de salaire de 1,4% et un bonus de 600 euros cette année, suivis d’une augmentation de 1,8% en 2022. Le syndicat dénonce également une baisse de 50 euros par mois des pensions de retraite complémentaire. La DB a proposé une hausse de 1,5% en 2022 et 1,7% en 2023, demandant un délai supplémentaire « pour affronter les dommages » liés à l’épidémie de Covid-19. La direction a indiqué dimanche être prête à négocier un bonus pour cette année, mais sans en préciser le montant – une avancée insuffisante pour GDL, qui a maintenu sa grève.

    Les perturbations, qui pourraient se répéter dans les prochains mois, selon GDL, interviennent alors que DB prévoit des pertes considérables pour cette année.

  • Nouvelle étape pour la modernisation de la LGV Paris-Lyon

    Nouvelle étape pour la modernisation de la LGV Paris-Lyon

    SNCF Réseau va investir cette année 63 M€ pour moderniser la voie sur la LGV Paris-Lyon, entre Pasilly (89) et Lacour d’Arcenay (21). Ce qui représente 55 kilomètres de voie à renouveler sur cette zone (avec 88 000 traverses et 50 000 tonnes de ballast remplacées). Les travaux, qui ont débuté en juillet, s’achèveront à la fin de l’année.
    Sur la LGV Paris-Lyon, un premier chantier avait déjà eu lieu, en 2020, entre Vergigny et Tonnerre, permettant de renouveler 40 kilomètres de voie.
    Une nécessité pour cette LGV, la plus circulée d’Europe avec un tiers du trafic TGV national, et qui compte, en période de forte affluence, jusqu’à 300 TGV par jour. « La modernisation de la voie sur la LGV Paris-Lyon, qui a débuté en 2020 et s’achèvera en 2023, représente un investissement de plus de 300 M€ financés par SNCF Réseau sur environ 160 km de voie», précise le gestionnaire des infrastructures.
  • Eurostar revoit à la hausse ses circulations

    Eurostar revoit à la hausse ses circulations

    Le début de la reprise? Après des mois de désaffection, Eurostar voit enfin les voyageurs revenir à bord de ses trains. L’assouplissement, décidé en août, des mesures de quarantaine pour les passagers entièrement vaccinés revenant de France a immédiatement eu un effet positif puisque la compagnie ferroviaire transmanche a vu la demande augmenter : ce mois-ci, les réservations ont doublé comparé à la même période de l’année dernière, la conduisant à ajouter 39 trains pour les voyages entre le Royaume-Uni et le continent, indique-t-elle.

    Eurostar s’apprête à revoir à la hausse son plan de transport : du 6 septembre au 1er novembre, huit allers-retours quotidiens sont prévus, dont 5 sur la ligne Paris-Londres. Trois allers-retours seront assurés sur la liaison Londres-Bruxelles, dont un sera prolongé vers Rotterdam et Amsterdam. Mais on est encore loin d’une situation normale quand Eurostar proposait, avant la crise, une quinzaine d’allers-retours entre Paris et Londres et une dizaine vers la Belgique, ou au-delà vers les Pays-Bas.

     

  • Mort de l’ancien président de la SNCF Jacques Fournier

    Mort de l’ancien président de la SNCF Jacques Fournier

    Jacques Fournier est mort ce samedi 14 août à l’âge de 92 ans. Il était né le 5 mai 1929 à Epinal. Président de la SNCF du 24 août 1988 au 5 mai 1994, il avait auparavant été secrétaire général adjoint de l’Elysée, puis secrétaire général du gouvernement de 1982 à 1986. Homme de gauche, membre du parti socialiste et du Ceres, il était énarque et avait été membre du Commissariat général au plan. Il joue un rôle important dans l’installation de la présidence de François Mitterrand à un moment où la gauche n’a pas beaucoup de personnages capables de faire tourner les rouages de l’Etat. Son orientation politique lui vaut de devoir quitter le secrétariat général du gouvernement lorsque Jacques Chirac redevient premier ministre, en 1986. Jacques Fournier est alors nommé président de Gaz de France, de 1986 à 1988, avant de prendre la tête de la SNCF pendant six ans.

    Il y est appelé dans des circonstances tragiques. Le 27 juin 1988, un train Melun-Paris percute un train à l’arrêt dans la partie souterraine de la gare de Lyon. L’accident cause la mort de 56 personnes et en blesse 57. Six semaines plus tard, le 6 août, gare de l’Est, un train de banlieue venant de Château-Thierry dont les freins ont lâché percute le butoir. L’accident se solde par un un mort et neuf blessés graves. Le président de la SNCF, Philippe Rouvillois, doit partir.

    Jacques Fournier doit redonner confiance à une entreprise désarçonnée. Daniel Cukierman, qui succède à Guillaume Pepy comme directeur de cabinet entre 1991 et 1993, se souvient d’une période de rupture : « l’entreprise à dominante technicienne touchait peut-être ses limites, d’autre part les syndicats étaient en perte d’hégémonie ». On commençait à parler de concurrence mais, comme dit Cukierman, « on jouait un peu à se faire peur ». Fournier se veut l’homme du dialogue social, et tente d’instaurer un management qui ne soit plus uniquement technicien. En ce temps-là le président de la SNCF est un peu un ministre des chemins de fer. Sur le bureau de Jacques Fournier est posé le téléphone interministériel, réservé aux membres du gouvernement.

    A la SNCF, Jacques Fournier est aussi l’homme du développement du réseau TGV, préparé par les équipes de Jean-Marie Metzler. C’est alors qu’est inaugurée la LGV Atlantique, en 1989, la LGV Nord, en 1993. C’est alors aussi, le 18 mai 1990, qu’est établi le nouveau record du monde de vitesse ferroviaire, lorsqu’une rame atteint la vitesse de 515,3 km/h sur la toute nouvelle LGV Atlantique. Et c’est sous sa présidence que le schéma directeur des lignes à grande vitesse est adopté par le Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIAT) du 14 mai 1991. Le schéma prévoit de doter la France de 16 lignes à grande vitesse, formant un réseau, compte tenu de ce qui est déjà réalisé de 4700 km. Certes tout ne sera pas fait (pas de TGV Normand, par exemple), mais le visage de la France à grande vitesse d’aujourd’hui est déjà dessiné. Le TGV semble alors l’avenir, ce qui passe aussi par un nouveau système de tarification, première version du yield management à la mode ferroviaire. Appelé Socrate, le système connaît cependant une mise en service calamiteuse, en 1993, en même temps que s’élancent avec succès les premières rames du TGV Nord.

    Le TGV est au premier plan, redonne vie aux grandes lignes, activité phare, mais Fournier comprend que le reste est important. Il commence à donner du poids à l’Ile-de-France qui n’en avait pas. Il obtient qu’on réalise Eole, projet de RER est-ouest, concurrencé par le projet de métro automatique de la RATP Méteor, jusqu’à ce qu’on décide de faire les deux. Enfin, alors que les trains régionaux sont les parents pauvres du ferroviaire, il donne à leur responsable, alors Jacques Chauvineau, une importance semblable à celle des autres directeurs d’activité.
    Jacques Fournier, qui avait présidé le Centre européen de l’entreprise publique, prit la présidence après son mandat du Ciriec (Centre international de recherches et d’information sur l’économie publique), pour lequel il continuera de travailler toutes ces dernières années). Il laisse à ses anciens collaborateurs le souvenir comme on dit simplement, d’un « homme bien », attentif aux autres et chaleureux. Et c’est le souvenir que nous gardons de lui.

    F. D.

     

  • La RATP poursuit sa réorganisation

    La RATP poursuit sa réorganisation

    La RATP continue de se préparer à l’ouverture à la concurrence. Dans ce cadre et dans une perspective de développement, elle a créé un nouveau Pôle Technique et Industriel ayant la mission de piloter toute la politique industrielle du groupe. Constitué des départements MOP (Maîtrise d’ouvrage des projets) et MRF (Matériel roulant ferroviaire), il est dirigé part Sylvie Buglioni, qui était jusqu’alors directrice du département MRF, et qui intègre de ce fait le Comex.

  • Alstom va livrer jusqu’à 150 trains régionaux à Trenitalia

    Alstom va livrer jusqu’à 150 trains régionaux à Trenitalia

    Nouveau succès pour Alstom qui a annoncé à la fin de la semaine dernière avoir signé un contrat-cadre d’environ 910 millions d’euros pour fournir à Trenitalia jusqu’à 150 trains régionaux Coradia Stream. Ces trains, qui peuvent rouler jusqu’à 160 km/h, seront construits en Italie sur les sites d’Alstom à Savigliano, Sesto San Giovanni et Bologne.

  • Votre « pass sanitaire » s’il vous plaît

    Votre « pass sanitaire » s’il vous plaît

    Depuis ce matin 9 août, il faut disposer d’un pass sanitaire pour embarquer à bord d’un train longue distance (TGV, Intercités et trains internationaux). Ce document est obligatoire sur 750 trains chaque jour.

    Seules les personnes majeures sont concernées et doivent soit avoir reçu deux doses de vaccin contre le Covid (la deuxième dose devant avoir été injectée au moins 7 jours avant), soit avoir subi un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures, soit avoir un certificat de rétablissement du Covid de plus de 11 jours et de moins de 6 mois.

    Les contrôles seront essentiellement effectués avant l’embarquement, de manière aléatoire, comme c’était le cas lors des contrôles des attestations de déplacements. Ils seront assurés par des agents de la SNCF (agents d’escale, Suge…), qui pourront eux-mêmes être accompagnés des forces de l’ordre. Amende en cas de non-présentation : 135 euros.

    Les agents de la SNCF qui travaillent à bord de ces trains (agents commerciaux, de la Suge et personnels prestataires du bar et du nettoyage) devront aussi disposer d’un pass sanitaire valide à compter du 30 août. La situation de ceux qui ne pourront alors pas présenter ce document fera l’objet « d’un traitement défini au sein de chacune des sociétés SNCF (affectation à d’autres missions, prise de congés…)« , explique le groupe ferroviaire dans sa lettre interne Les Infos.

  • Le corps de l’ingénieur enseveli lors d’un chantier ferroviaire à Massy retrouvé

    Le corps de l’ingénieur enseveli lors d’un chantier ferroviaire à Massy retrouvé

    Le corps de l’ingénieur SNCF, mort enseveli lors d’un éboulement sur un chantier à Massy (Essonne) le 25 juillet dernier, a été retrouvé cinq jours plus tard, a indiqué hier à l’AFP la procureure d’Evry, Caroline Nisand.

    La recherche du corps a été compliquée par l’environnement difficile et dangereux du lieu de l’accident, selon les sapeurs-pompiers de l’Essonne et le parquet.

    Une instruction a été ouverte pour « recherche des causes de la disparition » de cet ingénieur de SNCF Réseau, enseveli dimanche par l’éboulement d’un chantier de forage à proximité des voies, sur le chantier SNCF d’un pont au niveau de la gare de Massy-Palaiseau.

    Cet accident mortel avait entraîné l’interruption du trafic des TGV dimanche en fin d’après-midi entre la gare de Paris-Montparnasse et le Sud-Ouest. Le trafic avait repris dimanche soir avant de revenir à la normale dès lundi matin.

  • Pertes de 780 millions d’euros pour la SNCF au premier semestre

    Pertes de 780 millions d’euros pour la SNCF au premier semestre

    Les effets de la crise pandémique se font toujours fortement sentir sur la SNCF qui affiche une perte de 780 millions d’euros au premier semestre. En cause tout particulièrement la fréquentation des TGV, à la peine avec les restrictions et les incertitudes de ces derniers mois. Toutefois, note la compagnie ferroviaire, le trafic ferroviaire de voyageurs longue distance a progressé de 2 % à fin mai comparé à 2020, une année également perturbée par la crise.

    Les activités conventionnées connaissent un plus fort rebond : le chiffre d’affaires de Transilien a augmenté de 21% et celui de TER de 16%. L’activité logistique de Geodis progresse de 21 % et le transport ferroviaire de marchandises de 13 % comparé à 2020.

    Le plan d’économies mis en oeuvre, qui a atteint 830 millions d’euros au milieu de l’année sur un objectif d’1,3 milliard, a permis de limiter les effets de la crise sanitaire, commente le groupe.

  • Keolis continuera à exploiter les transports publics de Châteauroux

    Keolis continuera à exploiter les transports publics de Châteauroux

    Le conseil communautaire de l’agglomération de Châteauroux a décidé de renouveler, à partir de janvier prochain et pour six nouvelles années, le contrat de Keolis pour exploiter le réseau de transports publics Horizon. Le contrat représente un chiffre d’affaires cumulé de 36 millions d’euros.

    Keolis, qui aura pour objectif de faire croître la fréquentation de 18 % de ce réseau structuré autour de 12 lignes urbaines et 3 lignes de transport à la demande, devra notamment mettre en service six bus à hydrogène d’ici 2024.