Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Un comité de suivi de dessertes pour la LGV Océane

    Un comité de suivi de dessertes pour la LGV Océane

    Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, François Bonneau, président de la Charente, Jean-François Dauré, président du Grand Angoulême, Xavier Bonnefont, maire d’Angoulême, Daniel Braud, président de la CCI Charente, Philippe Sutre, président de l’Union patronale de la Charente ont indiqué le 21 décembre avoir rencontré Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF et Gwendoline Cazenave, directrice du TGV Atlantique, pour évoquer la qualité des dessertes TGV d’Angoulême.

    « Les représentants des territoires et des acteurs économiques réunis à l’initiative de la région Nouvelle-Aquitaine, ont réaffirmé leur insatisfaction quant à l’évolution de la qualité de la desserte TGV d’Angoulême depuis le 11 décembre 2017 », indiquent-ils dans un communiqué. D’où la décision de tenir vers la mi-février 2018 le comité de suivi des dessertes pour « partager collectivement les résultats de trafics et proposer toutes les mesures pour permettre le succès de la LGV ».

  • 270 villes françaises desservies par les cars Macron

    270 villes françaises desservies par les cars Macron

    Plus de 2 millions de personnes (2,16 millions plus exactement) ont utilisé les cars Macron au troisième trimestre 2017, a indiqué mi-décembre l’observatoire mis en place par l’Arafer. Ce qui représente une croissance de 29 % par rapport au trimestre précédent mais de 9 % seulement si on la compare avec la même période de l’année précédente. « Cette faible progression d’une saison estivale sur l’autre peut s’expliquer par le recul des trajets entre Paris et les villes de province : -10 % par rapport au 3e trimestre 2017, et en particulier -15 % sur les trajets en concurrence avec les TGV », souligne l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières. Le taux de remplissage progresse et atteint 56,2 %.

    Autre constat intéressant : pour la première fois depuis l’ouverture du marché, la fréquentation est plus forte sur les axes transversaux que sur les liaisons radiales. « Ceci s’explique à la fois par le développement des liaisons ralliant les villes de province entre elles, y compris les trajets vers les aéroports, et par l’intensification de la concurrence intermodale sur les liaisons Paris – province », note encore l’Arafer. Désormais, 270 villes françaises sont desservies par autocar.

  • Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis Downer a mis en service le 17 décembre l’extension de 7,3 km du réseau de tramway G : Link à Gold Coast en Australie, ce qui fait passer cette ligne de 13 à 20,3 km.

    Keolis Downer, filiale de Keolis à hauteur de 51 % (49 % à Downer), exploite cette ligne depuis juillet 2014 et pour 15 ans. « Ce contrat est le premier projet « green field » du pays à avoir été délégué à un partenariat public privé (PPP). Keolis Downer fait en effet partie du PPP GoldLinQ qui avait été choisi en 2011 par l’Etat du Queensland pour le tracé, la construction et l’exploitation de ce réseau », explique le groupe Keolis dans un communiqué. Le réseau, qui assure 22 000 voyages quotidiens, transporte 660 000 voyageurs chaque mois. Depuis son lancement, le réseau G:link a connu une augmentation d’environ +32 % de fréquentation annuelle, précise encore l’opérateur de transport public français, qui estime que la nouvelle extension permettra de mieux absorber les flux supplémentaires de voyageurs qui seront accueillis lors des Jeux du Commonwealth prévus en avril 2018.

  • Le fret ferroviaire boosté au port de Lyon

    Le fret ferroviaire boosté au port de Lyon

    C’est un nouvel élan pour le fret ferroviaire au Port de Lyon, le plus important sur le Rhône : SNCF Réseau a réalisé l’électrification de l’accès ferroviaire au port et la création d’un nouvel itinéraire direct facilitant l’entrée au site industriel qui compte 23 km de voies, 90 aiguillages et un faisceau de triage de 12 voies fréquenté par quelque 1700 trains. Avec un effet important : « l’amélioration de cette desserte va contribuer à la décongestion du Nœud Ferroviaire Lyonnais », s’est réjoui Thomas Allary, directeur régional SNCF Réseau. Autre avantage : l’absence de manœuvres et la facilité d’accès entraînent une baisse de 30% des coûts de prestation.

    C. F.

  • Une nouvelle « maison digitale » à Lyon

    Une nouvelle « maison digitale » à Lyon

    La SNCF a ouvert à Lyon son quatrième Espace 574 (un nom inspiré par le record du monde de vitesse sur rail par la SNCF en 2007) inauguré le 12 décembre  par Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, et Benoît Thiers, directeur général de e.SNCF. Comme ceux de Saint-Denis, Nantes et Toulouse, et avant Lille en 2018, ce nouvel espace 574 se présente comme un écosystème numérique regroupant les équipes digitales de la SNCF collaborant avec de grandes entreprises, des start up du secteur et des centres de recherche.

    L’objectif est d’accélérer la transformation numérique des projets innovants vers l’industrialisation de nouvelles offres (900 millions d’euros prévus en trois ans), soit actuellement à Lyon une dizaine de projets dans la cyber-sécurité, la maintenance prédictive, etc. Cette « maison digitale » située dans la tour Oxygène à la Part Dieu compte une cinquantaine de résidents permanents sur 500 m2, et en accueillera plusieurs centaines chaque mois lors d’activités ponctuelles.

    C. Ferrero

  • Lille confirme le choix de Keolis

    Lille confirme le choix de Keolis

    Comme nous l’avions annoncé, la Métropole européenne de Lille (MEL) a choisi le 15 décembre de renouveler le contrat de Keolis pour l’exploitation de son réseau de transport public (bus, métro, tramway mais aussi vélos en libre service). La nouvelle concession de service public, qui démarrera le 1er janvier pour 7 ans, représente un chiffre d’affaires cumulé de 2 milliards d’euros. L’objectif est d’assurer, au terme du contrat, 223,7 millions de voyages.

  • Aura. La région veut un plan à 100 millions d’euros pour sécuriser les passages à niveau.

    Aura. La région veut un plan à 100 millions d’euros pour sécuriser les passages à niveau.

    « Un euro de la région pour un euro de l’Etat ». La région Auvergne-Rhônalpes est prête à investir 50 millions d’euros sur cinq ans dans la sécurisation des passages à niveau, à condition que l’Etat en mette autant, a annoncé le 18 décembre son président Laurent Wauquiez. « On propose au Gouvernement un Pacte Etat-Région de sécurisation pour inciter l’Etat à s’engager grâce à l’effet de levier de la région. Nous avons les marges de manœuvre suffisantes pour accélérer le rythme des travaux sur les passages à niveau » a indiqué Laurent Wauquiez.
    Selon un diagnostic de SNCF Réseau demandé par la région et présenté il y a trois mois, Auvergne-Rhône-Alpes compte 109 passages à niveau (PN) « sensibles ou potentiellement dangereux » sur les 1590 PN du réseau exploité. Avec son Pacte et son plan de sécurisation, Laurent Wauquiez se fait fort « d’engager tout de suite » les travaux de 53 PN (suppression ou aménagement sécurisé) dans une région touchée en 2008 par le drame du PN d’Allinges (7 adolescents étaient  morts). Il déplore le maigre bilan du Plan de Sécurisation national lancé depuis 2008 dans la région: de 5 à 8 millions d’euros de travaux par an pour 27 PN au total. « Je crains que passée l’émotion, rien ne change, ou pas assez vite » explique l’élu qui précise que les financements seront mis en œuvre par les maîtres d’ouvrage concernés, SNCF Réseau et départements. « J’ouvre une négociation avec l’Etat, la région est prête » dit-il en laissant à son partenaire un délai raisonnable pour évaluer… rapidement sa proposition.

    Claude Ferrero

  • Comment Moovia va inciter les automobilistes à payer leur stationnement

    Comment Moovia va inciter les automobilistes à payer leur stationnement

    Transdev et Egis, alliés dans le contrôle du stationnement s’apprêtent à démarrer leur activité le 1er janvier prochain. La loi Maptam entrera en effet en vigueur, dépénalisant le stationnement. Cette loi donne la possibilité aux collectivités de fixer elle-même le montant des amendes (jusqu’ici fixé à 17 euros) et de confier le contrôle du paiement à des prestataires privés.

    Le 14 décembre, les deux filiales de la Caisse des dépôts et consignations ont présenté la nouvelle marque qu’elles créent pour l’occasion : Moovia, contrôlé à hauteur de 70 % par Transdev et à 30 % par Egis. C’est cette marque que les habitants de Bordeaux, Dax, de Laval, Nice ou de Rambouillet, pour ne citer que ces villes, verront sur la tenue des agents de contrôle du stationnement. Des villes où Moovia a été retenu après appels d’offres. Ce sera aussi le cas dans quelques arrondissements de Paris, puisque Transdev et Egis ont remporté un des trois lots proposés par l’Hôtel de Ville, soit 43 000 places à contrôler dans le cadre d’un contrat de six ans. Jusqu’à présent, sur les 800 collectivités concernées, seules 20 % ont décidé d’externaliser les contrôles. Certaines, après une période d’observation devraient s’y mettre, estime Xavier Heulin, le président de Moovia. « On pense qu’il y aura une centaine d’appels d’offres en 2018 », indique-t-il, en précisant le chiffre d’affaires qui devrait être réalisé par Moovia : 10 à 15 millions d’euros l’année prochaine.

    A Paris, le prestataire sera payé au forfait mais aussi au nombre de recours qu’il aura à gérer puisque cette mission lui incombera également. Les contrôles seront essentiellement humains car aujourd’hui la Cnil n’autorise pas un traitement automatisé complet. « Toutefois, les données qui seront récoltées permettront d’optimiser les tournées de nos agents », poursuit Xavier Heulin. L’objectif fixé par la ville est un contrôle quotidien d’une place sur deux. Dès à présent, une centaine d’agents sont sur le terrain pour tester le dispositif « à blanc ».

    Avec ce nouveau dispositif, les villes s’attendent à voir croître leurs recettes de stationnement. Il faut dire qu’elles partent de très bas : à Paris, seuls 10 % des automobilistes paient correctement leur place de visiteurs. La capitale, qui prévoit 110 millions de recettes en 2017, estime que ce montant devrait passer l’année prochaine à 330 millions d’euros.

    En recourant à un prestataire extérieur, les collectivités comptent aussi sur une meilleure rotation des places de stationnement et plus de fluidité, puisque actuellement 25 % des voitures qui circulent dans les villes sont en fait à la recherche d’une place pour se garer.

    Marie-Hélène Poingt

  • Le long cheminement des Assises de la mobilité

    Le long cheminement des Assises de la mobilité

    Pour les décisions, il faudra encore attendre. En clôturant le 13 décembre les Assises de la mobilité qu’elle avait lancées trois mois plus tôt, Elisabeth Borne a expliqué qu’était venu le temps de « peser chacune des propositions, chacune des idées avant de présenter début février une stratégie globale pour une nouvelle politique des mobilités dont le socle législatif sera la loi d’orientation des mobilités ». 400 réunions de groupes de travail ont été organisées et plus de 2 500 propositions ont été présentées au cours de ces trois mois de consultation, a précisé la ministre qui attend maintenant d’ici à la fin janvier la contribution de Jean-Cyril Spinetta sur le système ferroviaire et les conclusions du conseil d’orientation des infrastructures.

    Philippe Duron, qui préside ce conseil, a rappelé que la mission du groupe de travail consistait à hiérarchiser les projets de développement et de modernisation selon une double temporalité : une vision sur le long terme (15 ou 20 ans) et une loi de programmation sur cinq ans. « Ce qui nous rapprochera de deux pays, la Suisse et l’Allemagne, qui disposent de ce type d’outil permettant d’avoir de la visibilité », a souligné l’ancien député socialiste du Calvados.

    Pour financer les projets, Elisabeth Borne a promis de nouvelles ressources, en s’inspirant des propositions de l’atelier sur les mobilités plus soutenables. Noël de Saint-Pulgent, son président, plaide notamment pour l’instauration de péages urbains à l’instar de Stockholm, Londres ou Milan, pour la mise en place d’une taxe foncière (quand un TGV arrive dans une ville et fait bondir le coût de l’immobilier par exemple), ainsi que pour la possibilité d’instaurer des péages sans recourir à la concession pour tout type de voirie.

    Interrogée sur le péage urbain, la ministre a estimé que la disposition législative permettant d’instaurer le péage urbain en France est assez dissuasive, puisqu’il ne peut être mis en œuvre que dans le cas d’une expérimentation de trois ans. Quelle collectivité voudrait investir dans un dispositif pour seulement trois ans ? se demande Elisabeth Borne qui indique que les conditions de mise en œuvre seront modifiées.

    Le gouvernement va aussi porter un plan de désenclavement complet du territoire en dix ans. La ministre juge en effet inadmissible que 80 % du territoire ne soit pas couvert par une autorité organisatrice des mobilités. « Nous allons réfléchir, sans doute au niveau des régions, pour voir comment les communautés de communes peuvent s’unir. L’idée, c’est d’aller vers des contrats de différents niveaux entre collectivités », précise-t-elle. L’enjeu est crucial : « Si on continue à avoir des petites villes mal desservies, les entreprises partiront et on créera de la détresse », poursuit-elle.

    Enfin, faciliter la mobilité passera aussi par le vélo qui n’est « pas juste pour les bobos ». Un plan pour le développer sera lancé et bénéficiera d’une partie de l’enveloppe de 100 millions d’euros prévus chaque année pendant cinq ans pour soutenir les projets innovants sur les territoires. La ministre a rappelé que la prime à l’achat d’un vélo à assistance électrique avait été rétablie et qu’un travail sur la prime kilométrique vélo allait être mené. Une sensibilisation à la pratique du vélo est aussi envisagée en lien avec l’Education nationale.

    Pour réguler le stationnement sur la voie publique des vélos, en plein développement avec l’apparition en France des vélos en libre service et sans station (free floating), des textes devraient être adoptés, pour permettre aux collectivités qui le souhaitent d’octroyer des licences aux nouveaux opérateurs de VLS en free floating.

    Voilà pour les grands principes qui ont été rappelés, on attendra février pour entrer dans le vif du sujet.

    M.-H. P.

  • Ouibus lance une alliance internationale

    Ouibus lance une alliance internationale

    Ouibus a annoncé ce matin un partenariat avec trois opérateurs européens d’autocars ; le britannique National Express, l’Espagnol Alsa (qui appartient au groupe National Express) et la société privée italienne Marino Bus. Cette alliance leur permet de créer un réseau sur l’Europe de l’Ouest, couvrant dix pays et 300 destinations.

    De son côté Ouibus, qui est à l’origine de ce partenariat, va pouvoir multiplier par trois le nombre de trajets proposés. « Nous avons fait le choix stratégique de nous appuyer sur des leaders. National Express par exemple est présent dans le monde entier. Nous partageons un socle commun d’expérience clients. Et il faut que chacun garde sa force », commente Roland de Barbentane, le patron de Ouibus.

    Depuis début novembre, Ouibus propose sur son site l’offre d’Alsa. L’offre sera également partagée avec National Express en janvier, puis mi-janvier avec Marino Bus.