Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • CMA CGM remporte l’exploitation des terminaux à conteneurs du port de Lyon 

    CMA CGM remporte l’exploitation des terminaux à conteneurs du port de Lyon 

    Le groupement porté par CMA CGM, qui inclut la Banque des Territoires, la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne et la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, a été retenu mi-décembre par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) pour la sous-concession des deux terminaux à conteneurs du port Edouard Herriot à Lyon. Attribué pour une durée de 30 ans, le contrat vise à dynamiser le trafic de conteneurs sur l’axe Méditerranée-Rhône-Saône. D’ici à 2030, l’objectif est de doubler l’activité pour atteindre 100 000 conteneurs fluviaux et 80 000 conteneurs ferroviaires par an. Pour cela, près de 40 millions d’euros seront investis dans la modernisation des infrastructures et la création d’une extension de 2,9 hectares au Terminal 2, desservie par deux voies ferrées.
  • Le groupe allemand Rethmann devrait devenir l’actionnaire majoritaire de Transdev

    Le groupe allemand Rethmann devrait devenir l’actionnaire majoritaire de Transdev

    Après plusieurs mois de discussions sur l’entrée d’un nouvel actionnaire dans le capital de Transdev, la Caisse des Dépôts a tranché : elle a annoncé le 16 décembre avoir retenu Rethmann pour engager des négociations exclusives lui permettant de prendre 32 % de parts additionnelles dans le capital de Transdev. Ce qui ferait du groupe allemand l’actionnaire majoritaire avec 66 % des parts, la Caisse des Dépôts en conservant 34 %. Et ce qui aboutira à la privatisation de l’opérateur de transport public français.

    La Caisse des Dépôts explique son choix par la nécessité de soutenir le développement stratégique prévu en France et à l’international (qui représente désormais les deux tiers du chiffre d’affaires), mais aussi par la « stabilité managériale » qui en découlera, « l’équipe en charge du groupe restant aux commandes« . Le siège social sera maintenu en France.

    L’opération pourrait devenir effective dans le courant de l’année 2025, une fois consultées les instances représentatives du personnel et sous réserve de l’approbation des autorités administratives et réglementaires compétentes.

  • Coup d’arrêt pour l’extension du tramway à Strasbourg

    Coup d’arrêt pour l’extension du tramway à Strasbourg

    La commission d’enquête publique a rendu le 9 décembre un avis défavorable au projet d’extension du tramway dans l’Eurométropole de Strasbourg. Ce chantier à 268 millions d’euros prévoyait la cinq kilomètres de voies nouvelles en direction de Schiltigheim (34.000 habitants) et Bischheim (18.000 habitants), accompagnées par les opérations massives d’urbanisme et des changements significatifs des plans de circulation automobile.

    Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg, a déploré ce « coup dur » qui empêchera probablement la municipalité écologiste de lancer les travaux du « Tramway Nord » en 2025. Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole, a promis de « retravailler » le projet.

    L’enquête publique qui s’est déroulée entre le 9 septembre et le 18 octobre a abouti à plus de 7000 contributions. Le rapport de la commission d’enquête (150 pages) a été remis à la préfecture du Bas-Rhin, mais son contenu n’a pas été révélé. La concertation autour du projet d’extension a été marquée par les oppositions virulentes et structurées des riverains et opposants, qui ont reproché à la municipalité sa volonté de « passer en force ». L’opposition s’est cristallisée autour du choix de tracé et la requalification de l’avenue des Vosges, axe structurant dans l’organisation des mobilités de l’agglomération.

    L’opposition politique a fustigé l’équipe municipale en place. « L’avis défavorable de la commission d’enquête constitue une grande première dans l’histoire du projet tramway à Strasbourg. Si j’en crois les commentaires et les indiscrétions, il s’agirait davantage d’une contestation de la méthode de conduite du projet que sur le fond de celui-ci », observe Roland Ries, maire de Strasbourg jusqu’en 2020, initiateur de plusieurs phases antérieures du tramway dans l’agglomération.

    « Le Tramway Nord est un élément majeur de notre politique de mobilité promise et engagée en 2020, qui comprend également 100 millions d’investissements en faveur des réseaux cyclables, l’aménagement de pôles d’échanges multimodaux, la transformation du secteur de la gare et la participation au fonctionnement du RER métropolitain », rappelle de son côté Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole en charge des mobilités, lors du lancement du projet. Le « Tramway Nord » devait notamment soulager l’exploitation saturée sur les six lignes existantes au centre de Strasbourg. La mise en service était prévue en 2027.

  • Relance de la ligne Nancy-Lyon

    Relance de la ligne Nancy-Lyon

    C’est la première création d’une ligne de desserte du territoire de jour (TET) depuis que l’État est devenu autorité organisatrice des trains d’équilibre du territoire en 2011 : la liaison Nancy-Lyon a été relancée le 15 décembre. Le train est ainsi parti de la gare de Nancy à 7h46, pour une arrivée à Lyon-Part-Perrache à 12h16, en passant par Toul, Neufchâteau, Culmont-Chalindrey, Dijon-Ville, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Lyon-Part-Dieu. Dans l’autre sens, le train part de Lyon-Part-Dieu à 15h52 et arrive à Nancy à 20h16.

    Cette relance était réclamée par des élus depuis la suspension en 2018 de cette ligne pour travaux. 48,6 millions seront nécessaires pour la financer sur la période 2025 à 2028. Ils seront apportés par l’État (24,6 M€), la Région Grand Est (20,2 M€), le Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle (1,8 M€), le Conseil départemental des Vosges (0,2 M€), et la Métropole du Grand Nancy (1,8 Me), qui ont coopéré pour faire revivre la ligne. Puis, à partir de 2029, le financement sera totalement assuré par l’Etat.

    Dans un premier temps, entre 2025 et 2027, la région Grand Est va mettre à disposition des trains Régiolis. Ils seront remplacés à partir de 2028 par des voitures Corail. Durant toute la période, les abonnés des TER Grand Est pourront utiliser le service entre Nancy et Culmont-Chalindrey avec leur abonnement. « Pour les autres voyageurs et les autres parcours, la tarification Intercités sera appliquée, avec des prix attractifs et la possibilité de choisir sa place selon ses préférences« , indique dans un communiqué le ministère des Transports.

    Désormais, le réseau national des TET comprend neuf lignes de jour et cinq lignes de nuit, précise encore le ministère.

  • Le direct Paris-Berlin s’élance aujourd’hui

    Le direct Paris-Berlin s’élance aujourd’hui

    C’est une première pour les deux capitales : depuis le 16 décembre, Paris et Berlin sont directement reliées à grande vitesse de centre-ville à centre-ville. Cette nouvelle liaison Paris-Berlin reliera aussi pour la première fois à grande vitesse Strasbourg et la capitale fédérale allemande.
    Cette ligne exploitée dans le cadre de l’alliance Alleo (associant SNCF et DB) est effectuée avec un train ICE qui peut rouler à 320 km/h sur la LGV (la SNCF de son côté manquant de TGV). Le train dessert en huit heures, avec un aller-retour quotidien, Paris et Berlin, en passant par Strasbourg, Karlsruhe et Francfort Sud.
    Le nombre de liaisons quotidiennes entre la France et l’Allemagne passe ainsi de 24 à 26. Ce qui représente 320 000 places supplémentaires proposées chaque année.

     

  • Les nouveaux tramways arrivent sur la ligne T1 en Seine-Saint-Denis

    Les nouveaux tramways arrivent sur la ligne T1 en Seine-Saint-Denis

    De nouvelles rames de tramway sont entrées en service le 10 décembre sur la ligne T1 reliant le carrefour des Quatre-Routes à Asnières-sur-Seine à la gare de Noisy-le-Sec. Dénommées TW20 par Île-de-France Mobilités qui les finance (167 millions d’euros investis) et la RATP qui exploite la ligne, ces rames Citadis X05 sont construites par Alstom.
    Elles ont été commandées par IDFM en octobre 2021, en 37 exemplaires, puis une commande de 28 rames supplémentaires a été passée en juillet dernier.
    Les TW20 vont progressivement remplacer les rames actuelles, TFS, en service depuis l’ouverture de la ligne T1, il y a plus de 30 ans. Plus anciennes rames de tramways en service en Île-de-France, elles avaient symbolisé le retour de ce mode de transport dans la région.
    La livraison des nouveaux matériels TW20 a commencé en avril dernier, au dépôt de Villetanneuse. Et les premiers essais en ligne ont débuté en septembre. La livraison va se poursuivre jusqu’à l’été 2025.
    Longs de 33 mètres et large de 2,40 m, ces nouveaux tramways permettent d’accueillir 200 voyageurs de plus (+ 15 %) par rapport au matériel actuel. Ils sont dotés de six portes doubles de 1,30 m par côté, y compris aux extrémités, et sont totalement accessibles aux personnes à mobilité réduite, grâce à un système de pivot permettant de réduire encore un peu plus l’espace entre les portes et le quai.
    Les rames sont climatisées, dotées chacune de 20 écrans d’information voyageurs et de 32 prises USB pour recharger les appareils électroniques.
  • Les chemins de fer italiens veulent investir plus de 100 milliards sur cinq ans en faveur du rail

    Les chemins de fer italiens veulent investir plus de 100 milliards sur cinq ans en faveur du rail

    Plus de 100 milliards d’euros d’investissement en cinq ans en faveur du rail. C’est ce que prévoit le groupe Ferrovie dello Stato Italiane dans son plan stratégique 2025-2029, présenté le 12 décembre.

    Sur les 100 milliards, 14 proviendront du plan de relance européen et les 86 autres à la fois par les FS mais aussi et surtout par l’Etat italien, son actionnaire. La majeure partie sera affectée aux infrastructures, a expliqué l’administrateur délégué et directeur général, Stefano Antonio Donnarumma.

    Les FS visent une hausse de 30 % des voyageurs sur les lignes à grande vitesse italiennes et de 40 % en dehors de ses frontières. Le groupe est présent dans une trentaine de pays, dont la France, l’Allemagne et l’Espagne.

    A l’horizon 2029, il table sur un chiffre d’affaires de plus de 20 milliards d’euros et un bénéfice net de plus de 500 millions. Le groupe veut « renforcer la résilience du réseau ferroviaire et routier, améliorer la qualité de service, soutenir l’achèvement de l’infrastructure et promouvoir une mobilité de plus en plus durable », souligne-t-il dans un communiqué.

     

  • Le métro de Thessalonique enfin en service

    Le métro de Thessalonique enfin en service

    Thessalonique a dû attendre près de 20 ans avant que son métro puisse accueillir ses premiers voyageurs : la première ligne de son métro automatique flambant neuf relie en effet désormais en 18 minutes, depuis le 30 novembre dernier, l’est et l’ouest de la deuxième ville de Grèce, qui compte plus d’un million d’habitants. Un chantier long car il a permis de mettre au jour plus de 300 000 trésors archéologiques.

    La ligne a été construite sur l’ancienne avenue romaine qui traversait autrefois la ville et le long de laquelle ont été découverts des vestiges archéologiques. L’entreprise publique Elliniko Metro a attribué le contrat pour l’exploitation et la maintenance de cette première ligne de 9,6 km, desservant 13 stations, à la société Thema, partenariat entre le français Egis et ATM, la société publique des transports publics de Milan en Italie.

    Le métro de Thessalonique présente des similitudes avec celui de Copenhague, notamment l’utilisation de rames automatiques de type AnsaldoBreda Driveless Metro fournies par Hitachi Rail Italy. Une extension de la ligne vers l’est est en cours.

  • A Berlin, des trains à grande vitesse ICE sont obligés de circuler à vide la nuit… faute de voies de garage

    A Berlin, des trains à grande vitesse ICE sont obligés de circuler à vide la nuit… faute de voies de garage

    On les surnomme les « trains fantômes ». Selon une enquête du quotidien berlinois « Der Tagesspiegel », cinq à six ICE circulent chaque nuit à vide autour de Berlin faute de voies de garage suffisantes. Les conséquences sont des coûts supplémentaires pour la compagnie ferroviaire allemande, Deutsche Bahn (DB) mais aussi un manque de personnel en journée qui provoquerait des annulations de trains.

    Selon les indiscrétions d’employés de la DB, les trains resteraient même parfois à l’arrêt pour prolonger le temps de trajet, ce que la DB dément. Selon un porte-parole, le processus des transferts d’ICE d’un point à un autre est « tout à fait normal dans l’exploitation ferroviaire ».

    La BD confirme néanmoins la pénurie de voies de garages. La compagnie a prévu la construction, à partir de 2026, sur l’ancienne gare de marchandises de Schönholz, au nord de Berlin, de huit voies de garages de 400 mètres de long pour « plusieurs dizaines de millions d’euros ». Mais elle ne seront disponibles qu’à partir de 2028.

  • IDFM commande 35 RER NG supplémentaires pour le RER E

    IDFM commande 35 RER NG supplémentaires pour le RER E

    Alstom a annoncé la commande de 35 rames RER NG supplémentaires destinées au RER E. D’un montant de près de 520 millions d’euros, cette nouvelle commande a été notifiée à Alstom par SNCF Voyageurs, le 9 décembre. Ces rames sont financées par l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités dont l’assemblée a voté les crédits en avril dernier.

    Cette nouvelle commande de RER NG s’inscrit dans le contrat-cadre signé en 2017 entre SNCF Voyageurs et Alstom. Une première tranche ferme comprenait la livraison de 71 rames. Une commande supplémentaire a été passée en 2023 pour 60 rames. Enfin, cette dernière commande porte le total de rames RER NG à 166. Parmi elles, 130 sont destinées au RER E et 36 au RER D.

    Les rames du RER E, de 112 m de longueur, comporteront six voitures et offriront un total de 1 563 places, dont 501 assises. Elles sont dotées de huit bogies moteurs par rame et peuvent atteindre une vitesse maximale de 140 km/h.

    Elles seront conçues et assemblées dans les sites Alstom de Valenciennes-Petite Forêt et de Crespin. Neuf autres sites français fourniront des composants dont ceux d’Ornans, Tarbes, Le Creusot, Petit-Quevilly, Villeurbanne, La Rochelle et Saint-Ouen.