Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Des vêtements de travail en lin français pour les agents SNCF

    Des vêtements de travail en lin français pour les agents SNCF

    Remplacer le coton venu d’Asie par du lin français, c’est le défi relevé par Cepovett, PME familiale implantée à Villefranche-sur-Saône (Rhône), qui fournit le groupe SNCF en équipements de protection individuelle (EPI) destinés aux agents travaillant dans les ateliers et sur les voies : vestes, parkas, polos, chasubles…

    Le lin utilisé pour fabriquer ces vêtements de travail est cultivé en Normandie par la coopérative Terre de Lin. Le tissage est effectué par l’entreprise familiale Tenthorey, installée dans les Vosges. « Près de cinq ans de recherche et développement ont été nécessaires pour mener à bien ce projet, une première mondiale car jamais le lin n’avait été utilisé dans des tenues professionnelles devant résister à un arc électrique, à la flamme ou à la soudure », souligne Daniele Lacchini, responsable département grands comptes & services de Cepovett.

    Ces nouveaux vêtements, qui offrent une forte visibilité aux agents qui les portent, ont été présentée le 20 novembre à l’occasion du Salon des maires et des collectivités locales.  « Ce projet innovant est conforme aux objectifs du groupe SNCF et aux défis de notre époque : répondre à nos besoins tout en préservant les ressources naturelles, en décarbonant, en contribuant à relocaliser des activités dans les territoires », explique Céline Tevissen, directrice des achats Groupe et de l’économie circulaire SNCF, citée dans un communiqué de presse.

    Contrairement au coton, très gourmand en eau et en produits phytosanitaires, la culture du lin ne requiert que de l’eau de pluie et utilise moins d’intrants, contribuant ainsi à la préservation des ressources naturelles et à la diminution de la pollution des sols. La SNCF a commandé 280 000 pièces à Cepovett.

     

     

     

  • Wabtec va fournir 300 locomotives aux Chemins de fer du Kazakhstan

    Wabtec va fournir 300 locomotives aux Chemins de fer du Kazakhstan

    Wabtec a annoncé cet automne un contrat passé avec les chemins de fer nationaux du Kazakhstan KTZ (National Company Kazakhstan Temir Zholy), pour livrer 300 locomotives de la série Evolution. Le contrat, évalué à 4,2 milliards de dollars, s’accompagne d’un volet pour la maintenance du nouveau matériel et de celui déjà en service.

    Les locomotives Evolution ont été développées par GE Transportation, un constructeur de matériels moteurs racheté par Wabtec en 2019. GE Transportation travaille depuis plus de vingt ans au Kazakhstan. Le constructeur a déjà modernisé des centaines de locomotives diesel de fret et assuré un transfert de technologies dans le pays.

    Les Evolution sont conçues pour fonctionner dans les conditions météorologiques exigeantes et les terrains montagneux du Kazakhstan. Cette nouvelle génération de locomotives permettra d’améliorer l’efficacité énergétique avec – 5 % de consommation de carburant et – 40 % d’émissions que les locomotives de générations précédentes.

  • Alstom va livrer 55 locomotives de fret aux chemins de fer ukrainiens

    Alstom va livrer 55 locomotives de fret aux chemins de fer ukrainiens

    Alstom a annoncé le 17 novembre, la commande de 55 locomotives électriques de fret Traxx Hauler par les chemins de fer ukrainiens (UZ). Le montant, évalué à environ 470 millions d’euros, sera financé principalement par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (300 millions d’euros) et la Banque mondiale (190 millions de dollars). L’accord comprend également la formation de conducteurs et de personnel de maintenance ainsi que la livraison de certaines pièces.
    Ce nouveau contrat fait suite à un précédent accord bilatéral, signé le 13 mai 2021 entre le ministre français de l’Économie, Bruno Lemaire et l’État ukrainien, mais qui n’avait finalement pas été transformé en contrat ferme, en raison de l’invasion en 2022 de l’Ukraine par la Russie. Il prévoyait la livraison de 130 locomotives Prima (et non des Traxx Hauler comme aujourd’hui), dont 20 exemplaires auraient été fabriqués par l’usine de Belfort mais également en Ukraine pour l’équivalent de 35 % de la commande. Le montant de 880 millions devait faire l’objet d’un prêt garanti par le Trésor français à hauteur de 350 millions d’euros et des crédits bancaires garantis par Bpifrance Assurance Export, pour 400 millions d’euros.
    Les locomotives de cette nouvelle commande doivent permettre de renouveler la flotte de fret ukrainienne, dont l’âge moyen est de 46 ans. Les Traxx Hauler, conçues dans les bureaux d’études d’Alstom Belfort, pourront atteindre 120 km/h et seront bicourant, capables de fonctionner sous des tensions de 3 kV CC et de 25 kV CA. Dotées d’une puissance allant de 7,2 à 9,4 MW, elles pourront tracter des trains lourds jusqu’à 10 000 tonnes.
    Les 55 Traxx Hauler seront construites à Belfort, soit 110 unités, tandis que les 220 bogies à double essieux viendront du site Alstom du Creusot, et les 440 moteurs (un par essieu), du site d’Ornans dans le Doubs. Les systèmes de sécurité et les outils de transmission radio seront de fabrication ukrainienne. Les premières livraisons sont prévues en 2027.
  • Transdev s’engage auprès de l’APF « pour une mobilité plus inclusive »

    Transdev s’engage auprès de l’APF « pour une mobilité plus inclusive »

    Transdev a annoncé le 18 novembre, dans le cadre du Salon des maires qui se tient à Paris jusqu’au 20 novembre, une convention de partenariat signée avec APF France Handicap pour améliorer les conditions de déplacements des personnes à mobilité réduite. L’objectif est plus précisément d’améliorer l’accessibilité des services de transport gérés par Transdev, de renforcer l’expertise des deux partenaires, de développer des solutions innovantes favorisant l’inclusion ou encore de renforcer les politiques de l’emploi des personnes en situation de handicap dans les différentes filiales du groupe.

    Un premier projet a déjà été déployé en Normandie, notamment à Rouen, où les équipes de l’opérateur de transport et d’APF France handicap ont formé des salariés, et tout particulièrement des conducteurs, à la prise en charge du handicap.

  • Amandine Thomas-Commin prendra l’an prochain les commandes de Ouigo Espagne

    Amandine Thomas-Commin prendra l’an prochain les commandes de Ouigo Espagne

    Une page se tourne pour Hélène Valenzuela qui a lancé, en mai 2021, le TGV Ouigo en Espagne, créant la première compagnie ferroviaire concurrente du pays. Elle sera remplacée à partir de janvier par Amandine Thomas-Commin au poste de directrice générale de Ouigo Espagne. Jusqu’alors directrice d’Intercités, la nouvelle dirigeante avait rejoint la SNCF il y a 15 ans. Elle arrive à la tête d’une filiale « en phase de maturité avec la totalité de son plan de transport désormais déployé et un service couvrant déjà 15 destinations ».

  • Pologne : une ligne ferroviaire menant en Ukraine endommagée après une explosion

    Pologne : une ligne ferroviaire menant en Ukraine endommagée après une explosion

    Le gouvernement polonais a dénoncé le 17 novembre « un acte de sabotage sans précédent », sur une ligne ferroviaire située à 100 kilomètres au sud-est de Varsovie. Une portion de voie, qui mène à l’Ukraine, a été détruite à l’explosif visant « probablement à faire dérailler un train ». La vigilance d’un conducteur qui a repéré les dommages et sonné l’alarme a permis d’éviter l’accident et personne n’a été blessé.

    Le parquet national polonais, qui a qualifié ces actes de « sabotage à caractère terroriste (…) commis pour le compte d’une organisation étrangère », a annoncé qu’une enquête allait être ouverte.

    Le ministre de l’intérieur a également évoqué deux autres incidents sur cette même ligne. Une caténaire aurait ainsi été endommagée sur quelques dizaines de mètres, non loin de la ville de Pulawy et quelques centaines de mètres plus loin, « un collier » a été posé sur un des rails, heureusement sans conséquence.

  • Keolis renouvelé à Rennes et à Tours

    Keolis renouvelé à Rennes et à Tours

    Keolis continuera à exploiter le réseau Star à Rennes pour sept nouvelles années à partir du 1er janvier. Le nouveau contrat, d’un montant cumulé de plus de 1,3 milliard d’euros, couvre l’ensemble des modes de transport – métro, bus, BHNS (futur Trambus), Handistar, vélo et covoiturage –  sur plus de 2000 km de lignes. Soit 43 communes et près de 475 000 habitants à desservir. L’objectif fixé avec Rennes Métropole est d’atteindre une fréquentation de plus de 130 millions de voyages par an d’ici 2032, soit une hausse de plus de 27% par rapport à 2024.

    De même, la filiale du groupe SNCF a vu son contrat être renouvelé à Tours pour six années supplémentaires à partir de janvier. Le réseau de transport public Fil Bleu et Fil Blanc (TPMR) s’étend sur 25 communes (305 000 habitants), avec environ 700 arrêts, dont 28 stations de tramway. Le contrat signé avec le Syndicat des Mobilités de Touraine représente un chiffre d’affaires cumulé de 497 millions d’euros. La flotte comprendra 200 bus, 21 rames de tramway en 2026 et 40 en 2028, 5 minibus électriques et 27 véhicules TAD/TPMR, permettant de parcourir près de 12 millions de km chaque année, note l’opérateur dans un communiqué.

  • Alstom assurera la maintenance de trains de banlieue à Stockholm

    Alstom assurera la maintenance de trains de banlieue à Stockholm

    Alstom a annoncé le 23 octobre, avoir remporté le contrat de maintenance des 62 trains de banlieue de la région de Mälartåg en Suède. Il s’agit de cinq lignes qui relient Stockholm aux principales destinations situées dans un rayon de 200 km et qui sont exploitées par Transdev depuis février 2024. Leur fréquentation, en croissance, avait atteint 12,5 millions de voyageurs en 2023.

    Le contrat remporté par Alstom couvre la maintenance de l’ensemble de la flotte Mälartåg, composée de 53 rames Stadler ER1 à deux niveaux et de 9 rames à caisse “large“ Regina, construites par Adtranz, puis Bombardier.

    D’une durée maximale de dix ans, il prendra effet à partir de décembre 2026. « Cependant, les préparatifs commenceront prochainement afin d’assurer un démarrage en douceur », indique Alstom dans un communiqué.

    La maintenance sera effectuée dans les ateliers récents de Mälartåg à Eskilstuna, Tillberga et Stockholm, ainsi que dans l’installation d’Alstom à Västerås, récemment agrandie.

    Alstom précise s’appuyer « sur son Centre de performance de maintenance (MPC), qui développe une expertise spécialisée et des compétences avancées en maintenance, déployées dans les pays nordiques pour desservir plusieurs flottes ».

     

  • Strasbourg étend son tram à l’ouest

    Strasbourg étend son tram à l’ouest

    Après deux ans de travaux, la ligne de tramway F, à Strasbourg, a été prolongée de quatre kilomètres. A partir de demain, elle reliera la Place d’Islande à Koenigshoffen. L’extension a été réalisée en site banalisée sur 30% du parcours, et propose huit nouvelles stations, permettant la desserte de zones d’activités et d’équipements sportifs et de loisirs tels que le Zénith.

    « Près de 20 000 habitants et 7 000 salariés pourront profiter de cette extension à moins de 500 m autour de leur lieu de vie ou de travail », indiquent dans un communiqué commun l’Eurométropole de Strasbourg et la ville. Les deux collectivités estiment que cette extension vers l’ouest devrait conduire à une augmentation de la fréquentation de la ligne F de 35% avec près de 39 500 voyageurs par jour (contre 29 000 en 2021) avec des temps de parcours réduits de -5 à -12 minutes selon les parcours et les correspondances.

    Le chantier a duré deux ans. pour un budget global de 122 M€, dont 79 M€ de travaux, rappelle également le communiqué.

  • Ouverture à la concurrence : la question de la maintenance loin d’être réglée

    Ouverture à la concurrence : la question de la maintenance loin d’être réglée

    La question de l’accès à des ateliers de maintenance est un impensé de l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire selon de nombreux acteurs du secteur qui se sont exprimés au cours des RNTP organisées début novembre à Orléans. «Il ne suffit pas de dire que c’est une facilité essentielle accordée aux nouveaux entrants. Car rien n’est réglé. Il faut aussi que les ateliers aient la capacité d’accueillir plus de trains et il faut s’assurer que cela se fasse dans des conditions adéquates», souligne un des acteurs en regrettant aussi la longueur des procédures qui créent beaucoup d’incertitudes car rien n’est jamais acquis.

    Trenitalia qui s’apprête à augmenter, en décembre, la fréquence de ses circulations entre Paris et Lyon, souhaiterait avoir son propre atelier de maintenance, tant la question est essentielle pour maîtriser la production et les roulements des trains, a indiqué à Orléans Marco Caposciutti, le PDG France de la compagnie.

    Le futur opérateur Le Train s’apprête aussi à prendre la même voie. « Nous sommes condamnés à réaliser notre propre atelier de maintenance », a indiqué Alain Getraud, son président, lors d’une table ronde consacrée à la concurrence.

    Lisea, la filiale de Vinci, concessionnaire de la LGV Tours-Bordeaux, a en effet choisi la compagnie Velvet et va lui ouvrir les portes de son futur site de maintenance actuellement en construction à Marcheprime, non loin de Bordeaux. Ce ne sera pas le cas pour Le Train qui pourra certes demander à faire de la petite maintenance sur ce site (facilité essentielle oblige) mais pas de maintenance lourde, affirme Alain Getraud. « Nous étions prêts à partager un atelier mais n’avons pas été retenus par Lisea» , explique le fondateur du Train, qui avait toutefois envisagé cette hypothèse et prospecte depuis deux ans et demi pour trouver un site raccordé au réseau ferré ou potentiellement raccordable. Le dirigeant affirme avoir déjà trouvé un site pour la maintenance de ses trains et avoir signé des accords avec des associés sérieux.De son côté, Lisea n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Dans le même temps, Le Train qui veut relier des villes du grand ouest et a choisi la rame Avril de Talgo, est en train de la faire homologuer. 70 % de l’homologation seraient déjà réalisés, affirme Alain Getraud qui espère un lancement commercial en 2028.