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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Les caméras peuvent embarquer dans les tramways
Après les contrôleurs, le matériel roulant, de type tramway et tram-train, peut lui aussi être équipé de caméras. Un décret publié le 26 décembre 2025 autorise, à titre de test, l’usage de caméras frontales embarquées, jusqu’au 28 juin 2028. L’expérimentation donnera lieu à un bilan détaillé et à un rapport remis aux députés qui décideront de la suite législative à lui donner.
La loi du 28 avril 2025 relative au renforcement de la sûreté dans les transports prévoyait l’installation de ce type de matériel mais attendait la publication de son décret. Il autorise les opérateurs de transports guidés urbains à capter, transmettre et enregistrer des images de la voie publique.
Destruction des images au bout de 30 jours
Dans un avis d’octobre 2025, la CNIL a rappelé que la captation en continu d’images suppose la mise en œuvre de garanties techniques et de conservation appropriées, notamment en matière de chiffrement et de cloisonnement des données. Cela doit permettre de limiter les risques d’atteinte aux droits des personnes. La nature des images captées peut en effet présenter un caractère personnel et les opérateurs qui déploient ces dispositifs sont responsables au titre du règlement général sur la protection des données (RGPD). Les images ne peuvent être utilisées que pour la prévention ou l’analyse d’accidents et d’incidents survenus sur le réseau. Leur utilisation à des fins de surveillance de la voie publique ou de contrôle du comportement des usagers est bannie.
Les seules données susceptibles d’être traitées sont les images captées par les caméras frontales et des informations « contextuelles » : jour, plages horaires, lieu de captation. Elles font l’objet d’une « pseudonymisation » et ne peuvent pas être conservées plus de 30 jours. Une dérogation est toutefois prévue pour les enregistrements susceptibles d’être utilisés dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative ou disciplinaire.
Des caméras focalisées sur la circulation
Toute captation de l’intérieur ou de l’entrée d’habitations est interdite. Si des images sont enregistrées, elles doivent être supprimées dans un délai maximal de 48 heures. Pour prévenir ce risque, les caméras doivent être positionnées dans l’axe de la rame et leur angle d’ouverture limité pour se focaliser sur la circulation. Le décret fixe de strictes conditions de stockage des images. Il doit être réalisé sur des supports sécurisés et par des agents habilités ayant bénéficié d’une formation spécifique.
Enfin, le public doit être informé du dispositif sur les sites internet du ministère chargé des Transports et des opérateurs concernés, dans les gares et stations desservies, ainsi que directement sur les matériels roulants. Enfin, les opérateurs doivent communiquer les coordonnées du responsable de traitement.

Le tunnel entre gares du Nord et de l’Est progresse
Entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est, à Paris, un tunnel de 50 mètres évitera bientôt aux passagers d’effectuer le kilomètre et demi qu’ils doivent aujourd’hui parcourir en surface. A onze mètres de profondeur, un chantier a été lancé en septembre 2024 pour construire cette voie piétonne express. Le creusement a dépassé fin 2025 les 36% de la surface totale. La fin de cette première phase devrait intervenir au printemps. « Il faudra ensuite couler le béton définitif et réaliser les aménagements de second œuvre, qui se poursuivront jusqu’au premier trimestre 2027″, estime Zakaria Marir, ingénieur travaux principal chez NGE (Nouvelles Générations d’Entrepreneurs).
Le quatrième groupe français de BTP, 26 000 collaborateurs, a été choisi pour réaliser le chantier piloté par SNCF Gares & Connexions. Le tunnel est l’un des projets les plus complexes menés autour de ces deux gares, constituant un pôle multimodal majeur, où se croisent 800 000 voyageurs par jour. Imaginée dans les années 1990, reportée à de multiples reprises, la nouvelle infrastructure doit faciliter les 150 000 correspondances quotidiennes entre RER, Transilien, lignes à grande vitesse, bus, métro et prochainement CDG Express. Le chantier doit d’ailleurs s’achever en février 2027, année de mise en service de la nouvelle liaison aéroportuaire directe avec l’aéroport de Roissy CDG.
Des milliers de tonnes à excaver
« C’est techniquement compliqué : on passe sous plusieurs réseaux comme ceux des égouts ou des eaux de Paris », précise l’ingénieur de NGE. Le chantier doit se contenter d’un seul puits d’excavation débouchant sur la rue La Fayette, zone hyper-urbaine et fortement contrainte. De là seront excavées 6 600 tonnes de terre, pour permettre de couler 2 000 m3 de béton et faire entrer 450 tonnes d’armatures et profilés en acier.
Le forage, mené actuellement, ne constitue pas la principale difficulté. Mais le percement des accès relève de la prouesse technique. Côté Gare de l’Est, l’ouverture atteindra plus de 10 mètres de large dans un mur porteur de 3 mètres d’épaisseur, nécessitant un renforcement structurel exceptionnel. Côté Gare du Nord, l’ouverture sera pratiquée dans un mur en béton armé datant de 1998, épais de 70 cm. Au-delà du tunnel, le projet inclut la création d’aménagements voyageurs depuis le Hall Alsace (Gare de l’Est) et la Gare Magenta.
Le chantier mobilise une trentaine de personnes, organisée en deux équipes, six jours sur sept. Le projet intègre une clause d’insertion de 5 100 heures, destinée à favoriser la montée en compétences et la formation de jeunes professionnels dans les métiers techniques du génie civil souterrain.

Fortes perturbations attendues le 7 janvier
La SNCF et la RATP feront à nouveau circuler des trains, toute la nuit, pour éviter le gel sur les voies mais cela ne devrait pas empêcher de fortes perturbations sur les réseaux. Mardi après-midi, le ministre des Transports Philippe Tabarot a dû reconnaitre que l’épisode neigeux de la veille avait été sous-évalué par Météo France, notamment à Paris et dans sa petite couronne. Différentes mesures de précaution ont donc été annoncées pour prévenir les chutes de neige attendues dans la nuit de mardi à mercredi. 38 départements sont placés sous le coup d’une vigilance orange pour neige et verglas. Philippe Tabarot conseille « fortement » d’éviter tout déplacement par route mercredi en Île-de-France et de « privilégier le télétravail pour ceux qui le peuvent ».
Ile de France Mobilités a aussi « invité les voyageurs qui le peuvent à reporter leurs déplacements et les salariés à privilégier le télétravail quand c’est possible ». Ceux qui ne peuvent éviter de circuler doivent anticiper leurs trajets en s’informant sur les applications de mobilités, qui disposent des toutes dernières précisions pour chaque ligne et mode de transport du réseau francilien. Le fonctionnement des 1 900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, indique IDFM. « Il sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation et pour assurer la sécurité des conducteurs et des voyageurs« . Mardi, si l’ensemble des lignes de métro, RER et tramways fonctionnaient normalement, seule une trentaine de lignes de bus était exploitée. Les bus de remplacement prévus le 7 janvier risquent aussi d’être supprimés.
L’interdiction de circulation pour les poids-lourds et les bus scolaires, ainsi qu’une vitesse réduite à 70 km/h pour les véhicules particuliers sont imposés dans les 38 départements en vigilance orange.

La Deutsche Bahn achètera 3000 véhicules à MAN sur cinq ans
Le constructeur munichois de bus et de cars, MAN, a annoncé le 18 décembre avoir conclu un accord-cadre portant sur la fourniture de plus de 3000 véhicules, et sur la période 2027 – 2032. Ces bus seront exploités par la filiale de transport régional DB Regio AG sur l’ensemble du territoire allemand.
Ce contrat fait suite à un précédent accord, signé en 2010, qui a permis à MAN de livrer 5000 véhicules à la compagnie ferroviaire allemande. Dans le nouveau contrat-cadre, la DB a choisi différent types de bus ou de cars en fonction de l’utilisation. « Une part significative des véhicules livrés sont des autobus durables à motorisation électrique à batteries, en versions 10, 12 ou 18 mètres », annonce MAN.Le groupe ferroviaire achètera aussi des Lion’s Intercity LE (Low Entry, plancher bas) en trois longueurs, confortables et à moteur thermique pour l’interurbain, et des Lion’s City à plancher bas, diesel ou GNV, pour l’urbain.

L’Afit devra faire mieux avec moins
Le rôle de l’Afit France sera « central » dans la loi-cadre sur les transports, comme dans la répartition des financements entre réseaux et territoires. L’agence de financement des infrastructures de transport reste « un instrument essentiel » de l’investissement de l’État dans les infrastructures de transport. Le conseil d’administration qui s’est réuni le 22 décembre autour de son président Franck Leroy s’est vu rassuré, quant à la confiance accordée par Philippe Tabarot. Le budget initial qu’il a approuvé n’est pourtant pas franchement enthousiasmant. Le montant prévisionnel des dépenses d’intervention est à la baisse. « Il tient compte du contexte budgétaire, de l’absence de vote de la loi de finances pour 2026 et s’inscrit dans la perspective de l’adoption d‘une loi spéciale », précise l’Afit France.
Le montant prévisionnel des autorisations d’engagement s’élève ainsi à 3 756 millions d’euros. Par comparaison, il était en 2025 de 4,19 milliards d’euros (dont 2,5 pour le ferroviaire) et avait grimpé en 2024 à 4,8 milliards. Cette année-là, le budget prévisionnel de l’Afit avait même atteint 5,08 milliards, avant d’être amputé de quelques dizaines de millions.
Priorité aux infrastructures existantes
Le conseil d’administration se veut rassurant. « Le budget doit permettre d’honorer les engagements déjà pris et de poursuivre les projets en phase travaux, de maintenir un niveau soutenu mais maîtrisé de mise en œuvre des contrats de plan et de convergence », déclare l’Afit, tout en précisant que le budget pourra être amendé par voie d’un budget rectificatif pour « tirer les conséquences de la loi de finances pour 2026 qui aura été adoptée par le Parlement ».
La priorité va être donnée aux infrastructures existantes, avec des programmes de régénération et de modernisation maintenus ou renforcés. Le lancement des travaux d’aménagement ferroviaires va aussi respecter les calendriers prévus. Au total, le rail va bénéficier d’une enveloppe de 1,5 milliard, destinée au développement, à la modernisation et à la mise aux normes.
Les administrateurs ont, par ailleurs, adopté trois conventions et trois avenants, représentant près de 600 millions d’euros d’engagements pour 2026. Ces décisions portent notamment sur une convention de financement des programmes et opérations de transport tous modes, ainsi que sur un avenant relatif à la réalisation et au financement des travaux définitifs de la nouvelle liaison ferroviaire transalpine Lyon–Turin.

Pourquoi tant de TGV affichent complet selon la Fnaut
La Fnaut, fédération nationale d’usagers, s’est penchée sur les données collectées par l’Autorité de Régulation des Transports, l’ART, sur la grande vitesse ferroviaire en France. Son analyse réserve des surprises sur l’offre comme sur les prix.
Le prix moyen d’un billet TGV Inoui en France a peu augmenté entre 2017 et 2023. En effet, il est passé de 44,7 à 46,6 euros, soit une hausse de 4% en 6 ans.
La Fnaut s’étonne en revanche la forte augmentation du prix du billet moyen de Ouigo qui progresse de 19,8 à 34,2 euros soit + 73%. Cette augmentation n’est pas due à l’allongement des parcours ni à une extension des destinations. Le prix au kilomètre payé par un passager passe de 3,7 à 6,2 centimes soit + 68 % d’augmentation. Par comparaison, le prix au kilomètre du TGV Inoui en France a lui progressé de 10,3 centimes en 2017 à 11,1 en 2023 soit une hausse de 8%.
Un décrochage qui n’est pas compensé
Dernière surprise de cette compilation des données de l’ART : la baisse de l’offre dans la grande vitesse proposée par SNCF Voyageurs. Elle est obtenue à partir du nombre de « sièges.kilomètre » de TGV, Trenitalia et Renfe ne pesant que pour 1 % dans le calcul. De 2017 à 2023, le nombre de sièges.kilomètres proposé sur les TGV Inoui a reculé de 17,5%, malgré l’utilisation de rames plus capacitaires et la montée en puissance de Ouigo (634 places contre 556 pour une rame duplex Océane). Au total SNCF Voyageurs passe en cinq ans de 72,9 à 71,7 milliards de sièges.kilomètre, soit une baisse de 1,6 %. La prise en compte du développement à l’international ne change pas l’équation. On passe de 86,4 à 84,4 milliards de sièges.kilomètre soit une baisse de 2,3 %.
Dans le même temps, la demande explose. Le nombre de passagers de la grande vitesse en France sur Inoui et Ouigo est passé de 110 millions en 2017 à 124 millions en 2023 soit une hausse de 13 %. Avec l’international, le trafic a même augmenté de 138,5 millions de passagers à 151,9 soit + 10 %. Cela explique que de nombreux TGV affichent « complets » même en période normale, conclut la Fnaut.

Nevers Agglomération reconduit Keolis pour un réseau plus intelligent
L’exploitation du réseau de transport public de 14 communes de l’agglomération de Nevers a redémarré le 1ᵉʳ janvier avec Keolis. Ce nouveau contrat, de près de 54 millions d’euros, qui emploie 100 collaborateurs dont 89 conducteurs, s’étend jusqu’au 31 décembre 2031.
Le réseau Taneo va devenir le premier de France à intégrer un laboratoire de l’innovation, le LEDIM, utilisant la data de toutes les mobilités du territoire pour alimenter une intelligence artificielle. Le projet est mené en partenariat avec l’ISAT (Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports) et permettra de prédire et d’optimiser l’offre et la qualité de service.
L’agglomération de Nevers, de près de 70 000 habitants, desservie par 400 arrêts, va bénéficier de nouveaux services et d’une offre renforcée. Keolis va assurer l’exploitation de lignes urbaines, périurbaines et scolaires, d’un transport à la demande (TAD) et d’un service de location longue durée d’une flotte de 50 vélos électriques. L’objectif est d’atteindre sept millions de voyages d’ici 2031, soit une augmentation de 24 % par rapport à 2024. Le nouveau contrat prévoit aussi l’exploitation d’un service d’autopartage. Une nouvelle ligne « structurante » (ligne T3) desservira Fourchambault, Marzy, Nevers ainsi que la zone commerciale et pour la première fois le Technicentre Industriel de Nevers.
Le réseau de Nevers va aussi bénéficier de nouveaux outils numériques. La billettique AEP et Flowbird permettra le paiement directement par carte bancaire, pour l’achat et la validation des titres de transport. Les modules Mobireport assureront une information rapide et ciblée vers les clients, ainsi qu’une identification plus efficace des incidents sur le réseau. Le dispositif sera complété par le déploiement du logiciel Padam pour le transport à la demande.
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Les réserves de la cour régionale des comptes sur le bilan financier d’IDFM
Les cours régionales des comptes ne sont pas souvent tendres avec les autorités organisatrices de transport qu’elles contrôlent. Le dernier rapport d’observation sur la gestion financière d’Ile-de-France Mobilités, réalisé par a Chambre régionale des comptes, n’échappe pas à la règle. Mais IDFM estime avoir des raisons de se satisfaire de ses conclusions. L’AO y voit « une confirmation de la robustesse et de la soutenabilité de sa trajectoire financière, grâce à une prospective financière désormais à l’équilibre ». Elle estime avoir apporté des réponses à la demi-douzaine de recommandations formulées.
Selon IDFM, le rapport considère sa trajectoire financière « particulièrement solide ». « IDFM démontre avec succès la maîtrise de ses missions et de sa trajectoire, malgré un contexte marqué par des défis majeurs », commentent les équipes de la présidente Pécresse. Le rapport souligne aussi un plan d’investissements « ambitieux » et « massif » à la hauteur des besoins nécessités par le réseau et son matériel roulant pour sa régénération.
Le bras armé de la Région en matière de mobilité rappelle au passage que 36 milliards d’euros d’investissements sont prévus sur dix ans par IDFM. Près de la moitié est dédiée au renouvellement et à la régénération des trains (RER, métros, bus et tramways), qui ont souffert d’années de sous-investissements. De plus, 3,7 milliards d’euros sont destinés à l’amélioration de la qualité de service, ce qui inclut l’accessibilité, l’intermodalité, l’information voyageurs, la billettique, la sécurité et la promotion des mobilités douces, notamment le vélo.
Un plan régional marqué par l’ambition
Le rapport de la cour régionale des comptes invite sans surprise à une lecture plus nuancée que la communication d’IDFM, notamment sur la trajectoire. Les ambitions régionales y sont longuement questionnées. Le plan d’investissement ne vise pas moins de 400 km de nouvelles lignes réparties à parts égales entre le futur Grand Paris Express, ce qui conduira à doubler la taille du réseau de métro, et les prolongements et créations de lignes (RER1, métro, tramway, bus). « Le plan de mobilité en Ile-de-France retient le plus optimiste des scénarios en matière de fréquentation des transports en commun, reposant sur un important report modal. Pour permettre un report modal aussi élevé, IDFM a décidé d’un plan d’investissement massif de près de 36 milliards d’euros sur dix ans ce qui ne manque pas d’interroger dans un contexte de tension sur les finances publiques », souligne la chambre régionale des comptes qui reconnaît un pilotage budgétaire certes robuste, « mais qui peut être encore renforcé afin de redonner au conseil les informations utiles à la décision, en particulier au sujet des investissements et de leur financement ».
Dans la liste des recommandations de performance formulées dans le document, l’une porte sur les études d’impact censées intervenir avant toute modification substantielle de la politique tarifaire. Réponse d’IDFM : « des études ont bien été menées avant la mise en place de la révolution tarifaire au 1er janvier 2025. De plus, Île-de-France Mobilités dispose de modèles tarifaires très élaborés pour mener ses évaluations, sans doute parmi les plus développés en France ».
Une contribution des usagers dans la moyenne
La chambre souhaite aussi une évaluation précise du remboursement employeur et de la déduction de la contribution des usagers pour fixer l’évolution des tarifs. IDFM rappelle que ce remboursement a été pris en compte dans le protocole de financement conclu avec l’Etat en 2023, ce qui a abouti à limiter à 52,5% la part des ressources fiscales dans les recettes d’Île-de-France Mobilités. « Contrairement à l’affirmation du rapport, la contribution des usagers dans le coût des transports en commun en Ile-de-France est dans la moyenne des métropoles mondiales : 34 %, contre 20 % à Madrid, New-York ou Singapour », complète IDFM.
En matière de lutte contre la fraude, la chambre régionale demande un renforcement des actions, y compris en lien avec d’autres administrations. IDFM rappelle le lancement, en février 2025, du plus ambitieux plan anti-fraude lancé depuis des décennies sur le réseau de transport avec l’appui de la préfecture de police et des brigades régionales de sûreté transport nouvellement créées.
Enfin, la chambre émet quelques réserves sur « l’analyse faite des facteurs d’évolution des rémunérations versées aux opérateurs et des coûts d’utilisation et de production de l’offre ». Sur le sujet, IDFM s’est engagée à « mieux décomposer les facteurs d’évolution des rémunérations versées aux opérateurs ».

Premières réactions au projet de loi-cadre de Tabarot
La loi-cadre transports promise par Philippe Tabarot n’est pas encore rédigée qu’elle soulève déjà des « incompréhensions« . En réunissant tous les intervenants de la conférence de financement, le 17 novembre, le ministre des Transports avait pourtant tenu à les rassurer sur les mesures intégrées dans le projet de texte gouvernemental. Il devrait être finalisé d’ici la fin de l’année et en janvier, pour être ensuite transmis au Conseil national d’évaluation des normes, au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’État.
Les représentants de l’association d’élus France Urbaine retiennent de la présentation du ministre l’absence de mesures de financement des mobilités du quotidien, pourtant « composante majeure des conclusions d’Ambition France Transports« . Les participants de la conférence de financement avaient été unanimes pour reconnaître les besoins de financement des autorités organisatrices des mobilités (AOM).
Le déplafonnement du versement mobilité en question
Parmi les préconisations figurait ainsi le renforcement de leurs ressources afin de rendre possible un choc d’offre et une amélioration des mobilités du quotidien. Ils devraient permettrait à plus de 40 millions de français, utilisateurs du transport urbain, habitants des cœurs de villes, des quartiers périphériques, des espaces périurbains et ruraux, de bénéficier d’un meilleur service. Or, le déplafonnement du versement mobilité ne figure pas parmi les dispositions inscrites dans le projet de loi-cadre présenté par le ministre.
Les élus de France urbaine appellent donc le gouvernement à intégrer dès à présent la mesure dans le projet de loi. « Nous ne plaidons pas pour une application mécanique et uniforme, mais pour des concertations fines, menées au cas par cas avec les décideurs économiques du territoire« , précisent les membres de l’association qui regroupe métropoles, agglomérations et grandes villes.

Alstom engrange un nouveau contrat en Australie
Comme RATP Dev, Alstom a réussi à accrocher à son tableau de chasse le plus grand projet ferroviaire d’Australie : une boucle de 90 km autour de Melbourne. L’industriel s’est vu attribuer un contrat d’une valeur d’un milliard d’euros (sur un montant total de 4,9 milliards d’euros) pour la section Est du projet porté par la Suburban Rail Loop Authority, rattachée au gouvernement de l’Etat du Victoria. Alstom s’est associé à l’alliance TransitLinX regroupant John Holland, KBR, WSP et RATP Dev. Le périmètre du fabricant comprend le matériel roulant, l’infrastructure numérique, la signalisation et la maintenance, ainsi que l’intégration globale du système.
Après le matériel construit par Alstom à Sydney et mis en service en 2019, c’est la deuxième flotte de trains sans conducteurs de type Metropolis d’Australie.
Une capacité de fabrication locale complète
La production sera assurée par le site d’Alstom de Dandenong qui assemblera et fournira 13 trains métro automatisés de quatre voitures. Ils fonctionneront sous le niveau d’automatisation 4 (GOA4), soutenus par le système de signalisation intégré Urbalis® d’Alstom. Les premiers Metropolis devraient entrer en service en 2035. « Nous sommes le seul fournisseur de technologie ferroviaire opérant en Australie à disposer de capacités de fabrication ferroviaire complètes et à soutenir une vaste chaîne d’approvisionnement locale« , indique le français. Sa solution de maintenance complète pour flotte FlexCare Perform a également été sélectionnée pour une période de quinze ans, ainsi que pour la signalisation et l’infrastructure, afin de garantir une disponibilité et une fiabilité maximales du réseau métro. Un dépôt d’une capacité de 36 rames va être spécialement construit pour le contrat.
Le Suburban Rail Loop, projet ferroviaire, d’infrastructures et de logement, traverse les banlieues intermédiaires de Melbourne. Une première étape s’étend sur 26 km et comprend six stations souterraines situées à proximité de grands pôles d’emploi, d’enseignement et de santé.