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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Bolloré signe une convention pour la construction de la ligne Niamey – Cotonou
Bolloré signe une convention pour la construction de la ligne Niamey – Cotonou
Le groupe français Bolloré, le Niger et le Bénin ont signé le 13 août à Niamey les conventions de concession, de construction et d'exploitation d'un chemin de fer reliant Niamey à Cotonou.
Ces conventions portent sur une liaison ferroviaire de quelque 1 050 km reliant Cotonou et Niamey pour un coût estimé de près d'un milliard d'euros.
Une partie du montant sera consacrée aux travaux de rénovation de lignes déjà existantes depuis l'époque coloniale entre Cotonou et Parakou (nord du Bénin) et la seconde à la construction de 574 km de nouvelles voies entre Parakou et Niamey.
La ligne Niger – Bénin sera gérée par Bénirail, une nouvelle société au capital de 106 millions d'euros, dont 40 % pour le groupe Bolloré et 10 % respectivement pour le Niger et le Bénin. Les 40 % restants du capital sont réservés à des investisseurs privés béninois et nigériens.
Ce tronçon entre dans le cadre de la réalisation de la « Boucle ferroviaire » longue de 2 700 km, devant relier la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo.Moins de vitesse sur les autoroutes traversant les villes
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a indiqué le 19 août que des décisions devraient être prises « très rapidement » pour permettre de réduire la vitesse de circulation sur les portions d'autoroutes traversant les villes, afin de réduire la pollution. Début août, son cabinet avait indiqué que Ségolène Royal était favorable à l'idée d'abaisser à 90 km/h la vitesse sur les autoroutes traversant les villes, comme le demande le maire de Valence, dont la ville est traversée par l'A7, « l'autoroute du soleil », très fréquentée. Actuellement, la vitesse y est déjà réduite de 20 km/h, à 110 km/h. Selon le maire de Valence, une quinzaine de villes en France seraient concernées, avec des autoroutes passant à moins de 300 mètres de leur centre.
Le patron des chemins de fer russes envisage de démissionner
Le directeur général des chemins de fer russes Vladimir Iakounine, considéré comme un influent allié du président Vladimir Poutine, a annoncé son intention de démissionner pour devenir sénateur.
En poste depuis dix ans et âgé de 67 ans, le patron du plus vaste réseau ferré du monde figure désormais parmi les candidats pour représenter l'enclave de Kaliningrad (ouest) au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe).
Ce sera au nouveau gouverneur de la région de Kaliningrad, qui doit être élu lors des élections locales du 13 septembre, de choisir le sénateur pour cette région alors que deux autres candidats sont aussi en lice. « Je prévois de quitter la société une fois les élections passées », a déclaré Vladimir Iakounine le 17 août à l'agence publique Ria-Novosti.
A ce poste, il a notamment lancé les premiers trains à grande vitesse et la modernisation d'un réseau vieillissant bien que réputé pour sa ponctualité. L'entreprise peine cependant à développer du fret plus lucratif. Le nom de son successeur n'a pas été annoncé.
Vladimir Iakounine est considéré comme « l'un des hauts fonctionnaires les plus proches de Poutine », a rappelé mardi le journal libéral Vedomosti dans un éditorial.Eurotunnel : les tentatives d’intrusion de migrants diminuent
Le nombre de tentatives d'intrusion sur le site du tunnel sous la Manche par les migrants de Calais a baissé significativement au cours des dernières nuits, atteignant 100 à 200 en moyenne, selon Eurotunnel.
Ces chiffres viennent confirmer la tendance à la baisse enregistrée depuis la première semaine d'août, après un pic à 1 700 tentatives d'intrusion atteint le 3 août.
Fin juillet, le site avait reçu le renfort de 120 policiers à la demande du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s'ajoutaient aux 200 gardes d'Eurotunnel et à environ 300 membres des forces de l'ordre déjà déployés dans le Calaisis. En outre, de nouvelles clôtures ont été installées au cours de la première quinzaine d'août près des quais d'embarquement des véhicules sur les navettes Eurotunnel, là où les migrants tentaient de passer.
La baisse correspondrait aussi, soulignent notamment plusieurs sources humanitaires, à un retour à la normale après une situation exceptionnelle. Les migrants ont en effet pu passer massivement par le tunnel en juillet à la faveur des différents blocages du port de Calais, depuis début juin, par les actions des marins de MyFerryLink militant pour la sauvegarde de leurs emplois. Les camions, privés de ferries, empruntaient alors massivement le tunnel, rendant les contrôles plus difficiles.
Geodis se renforce aux Etats-Unis avec le rachat d’OHL
Geodis, filiale de SNCF Logistics, a annoncé le 17 août avoir conclu un accord avec le fonds d’investissement Welsh, Carson, Anderson & Stowe (WCAS) pour lui acheter la société américaine OHL (Ozburn-Hessey Logistics), au chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard d’euros.
Fondée en 1951, OHL exploite plus de 120 centres de distribution en Amérique du Nord et une surface d’entreposage de plus de 3,4 millions de mètres carrés aménageables. Le groupe, qui emploie plus de 8 000 personnes, fournit des prestations logistiques intégrées au niveau mondial, comprenant le transport, l’entreposage, le courtage en douane, le fret, et le conseil import/export.Faiveley racheté par l’américain Wabtec
Faiveley, équipementier ferroviaire basé à Gennevilliers, en région parisienne, a annoncé le 27 juillet être entré en négociations exclusives avec l'américain Wabtec Corporation, ce dernier ayant fait une offre ferme portant sur l'acquisition de l'ensemble de son capital, pour environ 1,7 milliard d'euros.
Le groupe issu de ce rapprochement, qui pourrait voir le jour dans moins d'un an, et réaliser quatre milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, suit ainsi le mouvement initié dans l'industrie ferroviaire début 2013, avec le rachat par l'allemand Siemens de la branche signalisation du britannique Invensys pour 2,2 milliards d'euros, qui avait créé le numéro un du secteur (20 % du marché).
En février dernier, le conglomérat industriel japonais Hitachi a repris les activités ferroviaires de l'italien Finmeccanica, Ansaldo STS et AnsaldoBreda, moyennant 809 millions d'euros.
Alstom Transport attend quant à lui le feu vert de Bruxelles pour reprendre les activités ferroviaires de l'américain General Electric (parallèlement au rachat par ce dernier du pôle Energie d'Alstom). Ensuite, le groupe compte procéder à des acquisitions.
Transdev veut faire de CDG VAL sa vitrine pour le Grand Paris… et CDG Express
Célébrée le 23 juillet par leurs PDG respectifs, Augustin de Romanet et Jean-Marc Janaillac, la dévolution par Aéroports de Paris (ADP) du CDG VAL à Transdev a donné l’occasion aux deux dirigeants d’affirmer leurs visions sur deux autres projets et non des moindres : le Grand Paris et CDG Express.
En tant que successeur depuis le 1er juillet de Keolis comme exploitant du métro automatique reliant depuis 2007 les terminaux, les parkings et les gares de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (CDG), le PDG de Transdev veut faire de ce service fonctionnant sept jours sur sept et 21 heures sur 24 « une vitrine de notre savoir-faire ». Même si aux yeux de ses quelque 10 millions d’usagers annuels, CDG VAL continue de porter la marque d’ADP et qu’aucun revenu n’est tiré de ce service gratuit.
Pour Transdev, qui exploite également la liaison aéroportuaire lyonnaise Rhônexpress, la référence francilienne qu’est le CDG VAL en matière de métro automatique est la bienvenue. Comme ne l’a pas caché Jean-Marc Janaillac le 23 juillet, « nous visons le Grand Paris », en particulier les lignes 17 et 18 du Grand Paris Express, appelées à desservir les aéroports de CDG et d’Orly. Et d’ajouter, devant le PDG d’ADP, que « tout ce qui est ferroviaire nous intéresse ». Dont le projet CDG Express.
Un projet sur lequel Augustin de Romanet « veille personnellement, afin qu’aucun caillou n’empêche le démarrage en 2023 des quatre trains par heure entre la Gare de l’Est et l’aéroport, en 22 minutes et aussi bien que le CDG VAL ». Pour ce qui est des candidats à l’exploitation de ce dernier, le PDG d’ADP indique diplomatiquement qu’il y avait « un bon et un très bon » et que l’offre de Transdev, chiffrée à 15 millions d’euros par an (y compris la desserte Lisa du terminal 2E), permettait « une économie raisonnable, substantielle ». Quant à la transition entre exploitants, elle a été « magnifique » selon Augustin de Romanet. Ceci « malgré deux “accidents” relativement rares » et indépendants de la volonté d’ADP ou de l’exploitant de CDG VAL, dont la grève des taxis, qui a entraîné une « sursaturation » entre les terminaux et les gares RER.
Années terribles en vue pour l’industrie ferroviaire
Pour Louis Nègre, « le compte n’y est pas ». Au lendemain de la réunion du comité stratégique de filière ferroviaire… présidé le 20 juillet à Bercy par Emmanuel Macron, le président de la Fédération des industries ferroviaires (FIF) se félicite de la volonté des pouvoirs publics d’« entretenir avec la filière une coopération approfondie ». Pour l’activité infrastructure, il se félicite aussi de la volonté de Jacques Rapoport, président de SNCF Réseau, « d’établir un partenariat élargi et durable » avec les industriels pour la mise en œuvre du Grand plan de modernisation du réseau. Mais, pour le matériel roulant, selon Louis Nègre « les réponses ne sont pas à la hauteur des défis à relever. » Aucune commande n’a d’ailleurs été annoncée à l’issue de cette réunion…
Deux périodes sont très sensibles et dépendent de décisions à prendre au plus vite : si aucune visibilité à moyen terme n’est donnée sur la filière, des bureaux d’étude ou ingénieries des constructeurs, comme des ingénieries indépendantes, pourraient être mises à mal très vite. Pour cette activité, la période délicate est imminente, ce sont les années 2016-2018. Deuxième période difficile et plus lourde socialement : la répercussion sur la production se ferait sentir au cours des trois années suivantes. Voire dès 2018.
En ce qui concerne les TET par exemple, les creux massifs des plans de charge des « sites industriels concernés vont se produire dès 2018 ». Reichshoffen (Alstom) et Crespin (Bombardier) seraient ces sites industriels, concernés, précisons-le, en cas de recours aux contrats-cadres TER passés avec Alstom et Bombardier. Ce recours aux Régiolis et Regio 2N est clairement l’hypothèse privilégiée par Emmanuel Macron, selon des participants à la réunion. C’est aussi pour l’immédiat celle de la FIF. Car, l’urgence absolue est de sauver l’emploi dans les sites existants. Mais le rythme envisagé par l’Etat n’est pas rassurant. Selon des indications données par Alain Vidalies, une livraison de nouveaux TET pourrait intervenir à l’horizon 2025, soit, « de facto un début de production à partir de 2020 ». C’est tard pour les industriels, mais le secrétaire d’Etat aux transports ne s’engage pas trop, précise la FIF, « en raison des incertitudes juridiques liées à une hypothèse de contrats cadres » qui, rappelons-le, n’ont pas été faits pour cela.
Afin d’empêcher « une catastrophe industrielle et humaine », la FIF formule à nouveau ses propositions : écrêter une partie de la charge 2015-2016 en la transférant sur 2016-2017, lever en priorité des options sur les contrats ouverts (Regio 2N, Régiolis et NAT), ce qui soulage Bombardier et Alstom, mais ne fait le bonheur ni de Siemens, ni de CAF et de son usine de Bagnères-de-Bigorre.
La FIF demande que soit accéléré le traitement de l’appel d’offres RER 2N NG, destiné d’abord à Eole. Après bien des déboires, un troisième appel d’offres a été lancé en avril, et l’on attend les réponses pour la fin de l’année. L’accélérer, certes… mais on ne peut pas aller plus vite que la ligne. Or celle-ci est attendue, pour la partie centrale en tunnel en 2020 si tout va bien… Et, aléa classique de ces projets, le démarrage de travaux de déviation de réseaux porte Maillot s’annonce délicat. Bref, pour le matériel, il ne faut pas tarder, mais cela ne sert à rien non plus de se précipiter.
Il faut aussi, selon les industriels, démarrer dès 2017 l’industrialisation du nouveau TGV. Guillaume Pepy, lors de la réunion du comité stratégique de filière, a assuré qu’il n’y aurait pas d’interruption de production. Déclaration appréciée. Mais l’incertitude reste très forte sur le rythme de production des toutes prochaines années.
Reste tout de même le secteur urbain qui, lui, avec les commandes de métro déjà passées par la RATP, comme avec la perspective du métro du Grand Paris Express, n’est pas menacé.
FD
Bruxelles : le quatrième paquet ferroviaire, priorité luxembourgeoise
Les deux grands rendez-vous ministériels dans le secteur des Transports durant la présidence luxembourgeoise de l’UE ont été fixés au 8 octobre…
et au 10 décembre. La session du 8 octobre, qui se déroulera à Luxembourg, pourrait être cruciale pour le rail puisque c’est là que le Luxembourg espère mettre d’accord les Etats sur le volet politique du 4ème paquet ferroviaire européen. François Bausch, le ministre luxembourgeois des Infrastructures, l’a dit aux députés européens début juillet : c’est son objectif premier, sa priorité. Et force est de constater que les actes suivent puisque le pays vient de mettre sur la table de nouveaux compromis sur la libéralisation, la gouvernance des sociétés de chemin de fer et la passation des contrats de service public. La balle est maintenant dans les mains des experts des Etats, qui vont enchaîner les réunions en septembre pour tenter de faire converger les intérêts des uns et des autres.
S’il y a accord le 8 octobre, « on commencera immédiatement les négociations avec le Parlement », a promis le ministre. Le but étant d’arriver à un accord définitif au niveau de l’UE sur l’ensemble du 4ème paquet ferroviaire « à la fin de notre présidence ». Et s’il n’y a pas accord le 8 octobre? Le Conseil des ministres des Transports du 10 décembre, à Bruxelles cette fois, servira de session de rattrapage.
Mais il n’y en a pas que pour le rail. Le 8 octobre, les ministres discuteront aussi d’une adaptation des grands objectifs de la politique européenne des transports. Ce qu’on appelle, dans le jargon, le « Livre blanc Transports ». Et la veille, ils se réuniront en session dite « informelle » pour parler mobilité urbaine, avec un focus particulier sur la place du vélo dans les villes. « L’UE peut être un propulseur », a estimé François Bausch devant certains eurodéputés sceptiques sur l’utilité d’une telle discussion. Le Luxembourg veut mettre aussi l’accent sur le social dans les transports, avec un débat ministériel programmé le 10 décembre. Mais il se concentrera là sur le secteur routier.
Isabelle Smets
A nos lecteurs. Rendez-vous le 24 août
Mince en ce début de vacances, notre Lettre confidentielle suspend sa parution pour reparaître le lundi 24 août. Nous souhaitons d'excellentes vacances à tous nos lecteurs.