Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Bordeaux : de nouveaux itinéraires testés pour favoriser la marche à pied

    A partir du 16 septembre, lors de la semaine européenne de la mobilité, les Bordelais vont pouvoir expérimenter la pratique de la marche comme complément des transports en commun. Pendant un mois, l’opération Marche à suivre développée par le Forum Vies Mobiles, incite à parcourir à pied, sur de petites distances, des itinéraires, en combinaison avec les transports en commun. Forum Vies Mobiles et deux jeunes chercheurs urbanistes- paysagistes, Lucas Delafosse et Stéphane Malek, ont défini deux parcours, en partenariat avec Keolis et l’A’urba. L’un, en centre ville de Bordeaux, permet de se déplacer à pied, entre les stations Hôtel de ville, Mériadeck, et Gambetta, en moins de 10 minutes, donc aussi vite ou plus vite qu’en tramway. Le second parcours proposé, permet, sur la commune d’Eysines, d’abandonner sa voiture au profit de la marche et du bus vers trois destinations : Domaine du Pinsan, Hôpital Pellegrin et Bordeaux centre. 

  • Julien Matabon devient secrétaire général du Stif

    Julien Matabon devient secrétaire général du Stif

    Nouveau venu au Stif en tant que secrétaire général, l’ex-conseiller Services ferroviaires et transports collectifs au cabinet de Frédéric Cuvillier, Julien Matabon, 46 ans, est rattaché à la directrice générale Sophie Mougard et intègre le comité de direction…

    Après une maîtrise de sciences économiques (1993), il intègre l’Institut Régional d’Administration de Metz (1995). Il rejoint l’année suivante la direction du Trésor comme responsable de la cellule communication-budget du bureau "Trésorerie et dette de l'Etat", puis comme adjoint du bureau "Transport et urbanisme“ dans le service qui deviendra l'Agence des participations de l'Etat (1999). En 2002, il devient adjoint au chef de bureau "Territoires et départements d'Outre-mer", passe, en 2005, chef du bureau des RH de la DG du Trésor et de la Politique économique, puis il est nommé, en 2008, administrateur civil. Il retrouve alors son domaine de prédilection, les transports, en rejoignant la DGTIM où il suit plus particulièrement les transports collectifs en Ile-de-France. Il travaille aussi aux projets législatifs gouvernementaux, notamment la loi ORTF et la loi "Grand Paris". En 2012, il est nommé conseiller auprès du Ministre chargé des Transports et planche entre autres sur le projet de loi de réforme ferroviaire et sur le programme du Nouveau Grand Paris.

  • La SNCM devra rembourser 220 millions d’aides de l’Etat

    La justice européenne a confirmé le 4 septembre, l'annulation d'aides d'Etat accordées par la France à la SNCM au moment de sa privatisation en 2006, et dont le montant cumulé s'élève à 220 millions reçus au titre de la délégation de service public pour la période 2007-2013. 

    La cour de Justice de l'Union européenne a confirmé la décision prise en première instance par le tribunal de l'UE en septembre 2012. 

    Les aides jugées illégales sont de trois ordres. La plus importante concerne la cession de la SNCM à un prix négatif de 158 millions d'euros (sous forme de recapitalisation) par la CGMF (Compagnie générale maritime et financière, propriété de l'Etat français), qui la détenait à 80% à l'époque.

    Les deux autres aides sont un apport supplémentaire en capital par la CGMF de 8,75 millions et une avance en compte courant pour 38,5 millions visant à financer un éventuel plan social.

    Le tribunal avait été saisi par le principal concurrent de la SNCM, Corsica Ferries, qui protestait contre une décision de la Commission européenne en 2008 jugeant ces aides compatibles avec les règles européennes de la concurrence.

    L'arrêt de la Cour de justice ne qualifie pas à proprement parler d'illégales les aides reçues par la SNCM en 2006, mais confirme que les arguments de la Commission, lorsqu'elle a jugé les aides légales en 2008, étaient insuffisants.

    La SNCM, en graves difficultés financières, est en sursis depuis de nombreux mois et risque d'être placée en redressement judiciaire si elle ne trouve pas rapidement un repreneur.

    Antoine Frérot, le patron de Veolia présent dans la SNCM à travers sa filiale Transdev, qui la contrôle à 60%, a de nouveau préconisé fin août la mise en redressement judiciaire de la compagnie, insistant sur le fait que « Veolia ne remettra pas un euro dans la SNCM ». 

  • Christian SCHOLLY nommé Directeur Général de l’Automobile Club Association (ACA)

    Christian SCHOLLY nommé Directeur Général de l’Automobile Club Association (ACA)

    Christian SCHOLLY, qui exerçait jusqu’à présent les fonctions de Directeur Général Adjoint et de Directeur Juridique et des Politiques Publiques prend la Direction Générale de l’Automobile Club Association et de ses 80 salariés… 

     

    Sous la direction du Président Didier BOLLECKER,  Christian SCHOLLY a pour principale mission de poursuivre le développement de l’Association de défense des automobilistes qui propose des services de protection juridique et de dépannage,  des centres de formation à la conduite, des programmes éducatifs de sécurité routière, etc., et qui compte aujourd’hui plus de 760 000 adhérents.

     

    Titulaire d’une Maîtrise en Droit Public, Christian SCHOLLY, 54 ans, a effectué l’essentiel de sa carrière au sein de l’Automobile Club Association. D’abord en tant que Directeur Juridique ; il a alors créé et développé un service juridique spécialisé dans le domaine de l’automobile et de la mobilité qui traite aujourd’hui  plus de 3 000 dossiers et 21 000 consultations téléphoniques  par an. 

    Puis, comme Directeur Général Adjoint de l’ACA depuis 2008, en charge des questions de politique publique liées à la sécurité routière, à la mobilité, à l’environnement, etc. 

    Elu Président de la Commission Juridique de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) de 2008 à 2012, il a contribué à faire entendre la voix des automobilistes à l’échelle européenne lors de projets de législation touchant la sécurité routière, la mobilité, la protection du consommateur, etc.*

    Il succède à Roger BRAUN qui a fait valoir ses droits à la retraite en août dernier mais qui continue à siéger au Comité des Experts du Conseil National de la Sécurité Routière.

  • Nomination. Julien Matabon devient secrétaire général du Stif

     

     

    Nouveau venu au Stif en tant que secrétaire général, l’ex-conseiller Services ferroviaires et transports collectifs au cabinet de Frédéric Cuvillier, Julien Matabon, 46 ans, est rattaché à la directrice générale Sophie Mougard et intègre le comité de direction. Après une maîtrise de sciences économiques (1993), il intègre l’Institut Régional d’Administration de Metz (1995). Il rejoint l’année suivante la direction du Trésor comme responsable de la cellule communication-budget du bureau "Trésorerie et dette de l'Etat", puis comme adjoint du bureau "Transport et urbanisme“ dans le service qui deviendra l'Agence des participations de l'Etat (1999). En 2002, il devient adjoint au chef de bureau "Territoires et départements d'Outre-mer", passe, en 2005, chef du bureau des RH de la DG du Trésor et de la Politique économique, puis il est nommé, en 2008, administrateur civil. Il retrouve alors son domaine de prédilection, les transports, en rejoignant la DGTIM où il suit plus particulièrement les transports collectifs en Ile-de-France. Il travaille aussi aux projets législatifs gouvernementaux, notamment la loi ORTF et la loi "Grand Paris". En 2012, il est nommé conseiller auprès du Ministre chargé des Transports et planche entre autres sur le projet de loi de réforme ferroviaire et sur le programme du Nouveau Grand Paris.

  • Muses a levé 1,1 million d’euros cet été 2014

    Le constructeur Muses, spécialisé dans les véhicules de livraisons urbaines à motorisation électrique commercialisés sous la marque Mooville, a augmenté ses fonds propres de 1,1 million d’euros, grâce à l’entrée de nouveaux actionnaires (750 000 euros) et au prêt d’amorçage (350 000 euros) octroyé par BPI France. 

    Ces fonds permettront de poursuivre son développement commercial et son ancrage au sein de la filière de la livraison urbaine propre (le colis de moins de 30 kg qu’il soit à température dirigée ou non) et de renforcer ses actions "qualité" vis-à-vis de ses fournisseurs. 

    Muses a inauguré son site de production dans les Vosges en février 2014, et ouvert un bureau à Bruxelles en mars. L’entreprise a également signé, en avril au SITL un accord commercial avec Chronopost, et noué des partenariats avec des entreprises comme Exapaq, DHL, Fraikin, Manuloc.  

  • Marie-Claude Dupuis, Ingénieur Général des Mines, rejoint la RATP

    Marie-Claude Dupuis, Ingénieur Général des Mines, rejoint la RATP

    Marie-Claude DUPUIS est nommée  chargée de mission auprès de Philippe Martin, Directeur Général Adjoint en charge des Opérations de Transport et de Maintenance, avec vocation à succéder à Laurent MERET, Directeur du département Matériel roulant Bus (MRB), qui fera valoir ses droits à retraite au 1erjanvier prochain…

     

    A cette date, Marie-Claude Dupuis sera donc nommée Directrice du Département

    MRB, membre du Comité de Direction de la RATP.

    Marie-Claude DUPUIS était jusqu’à ce jour Directrice Générale de l’Andra, Agence

    Nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

    Diplômée de l’Ecole Polytechnique, Ingénieur Général des Mines, Marie-Claude

    DUPUIS a été successivement, de 1988 à 1992, Chef de la Division Installations

    Nucléaires au sein de la DRIRE Centre, puis de 1992 à 1994, Chef de bureau

    normalisation et des affaires internationales au sein du Ministère Chargé de

    l’Industrie, Direction Générale des stratégies Industrielles.

    En 1994, elle devient responsable de la Sous-Direction de la qualité pour l’Industrie et

    de la normalisation, au sein de ce même Ministère.

    En 1998, elle est nommée Chef du Service de l’Environnement Industriel au sein du

    Ministère chargé de l’Environnement, Direction de la Prévention des pollutions et des

    risques.

    En août 2005, elle est nommée Directrice générale de l’Andra.

  • Près de 38 000 membres des chemins de fer indiens sanctionnés pour corruption

    Le ministre des Chemins de fer indien, D V Sadananda Gowda, a annoncé le 14 août dernier devant la Lok Sabha, la chambre basse du parlement indien, que près de 38 000 membres des Chemins de fer indiens ont été sanctionnés pour corruption au cours des cinq dernières années. Le ministre a précisé que ces sanctions sont survenues après le traitement de plus de 42 000 plaintes et par des enquêtes menées en interne.  Il a également affirmé que les trois quarts des sommes détournées ont été récupérées par les Indian Railways (IR). La corruption est un mal endémique en Inde, le pays se classant en 2013 à la 94e position du classement établi par Transparency International, une ONG qui édite tous les ans un Indice de perception de la corruption (IPC).

    S.D.

  • Alain Vidalies : un spécialiste du droit du travail aux transports

    Avocat, spécialiste du droit du travail, le nouveau secrétaire d’Etat aux Transports, à  la Mer et à la Pêche, Alain Vidalies a été rapporteur de loi sociales…  

    importantes : loi sur la prévention des accidents du travail, loi limitant le recours à l'intérim et aux CDD, loi portant création du conseiller du salarié, loi sur la lutte contre le travail clandestin. Des sujets qui fleurent bon la gauche plurielle des années 90, pas trop le socialo-vallsisme de 2014. Il a occupé sous Jean-Marc Ayrault le poste parfois sensible de ministre délégué aux Relations avec le parlement. Sous le premier gouvernement de Manuel Valls, il a retrouvé son siège de député (PS) des Landes. Son premier déplacement de secrétaire d’Etat aux Transports le conduit dans sa région, puisqu’il va, ce lundi 1er septembre, célébrer non loin de Bordeaux avec le Premier ministre l’achèvement du viaduc sur la Dordogne de la LGV Sud Europe Atlantique

    Tout le monde l’assure, pas besoin d’être un connaisseur de son portefeuille pour être un bon ministre. En l’occurrence, il fallait surtout accepter ce dont Frédéric Cuvillier ne voulait plus : la tutelle de Ségolène Royal. Alain Vidalies, 63 ans (quasiment 20 de plus que son prédécesseur et sans doute l’essentiel de sa carrière politique derrière lui) a répondu présent.

    Des dossiers délicats l’attendent. La réforme ferroviaire est votée, mais il faut maintenant accompagner dans les faits la réunion de la SNCF et de RFF, entrer dans le vif du sujet de la convention collective du ferroviaire, question sur laquelle Alain Vidalies est sans doute fort compétent. Il va lui falloir aussi gérer le troisième appel à projet pour les transports urbains de province, dont de bons connaisseurs finissaient récemment par douter de l’existence ; poursuivre la gestion du dossier empoisonné de la SNCM. Et, surtout, pérenniser un système de financement des transports que Ségolène Royal a largement amputé en flinguant l’écotaxe. 

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  • Frédéric Cuvillier retrouve enfin Boulogne

    Cette fois, il est vraiment parti. Frédéric Cuvillier (45 ans), secrétaire d'Etat…  aux Transports, s’était fait prier pour rejoindre en avril le premier gouvernement Valls. Mécontent qu’on ne lui propose plus d’être ministre délégué, comme sous Jean-Marc Ayrault, il avait d’abord refusé, préférant regagner Boulogne-sur-Mer, où il est né et dont il était le maire jusqu’à son entrée au gouvernement en 2012. Il  s’était même lâché à la suite des premières déclarations flinguant l’écotaxe de Ségolène Royal en tant que ministre de l’Ecologie, dans un twitt assez narquois qu’il a très vite effacé de son compte Twitter. Ayant  fait contre mauvaise fortune bon cœur, Frédéric Cuvillier avait en effet accepté de rempiler aux Transports, à la Mer, et à la Pêche en tant que simple secrétaire d’Etat. Sous la tutelle de Ségolène Royal.

    Mais, cette fois, il a jugé qu’il avait assez donné et préféré ne pas participer au gouvernement Valls 2, où on lui proposait de poursuivre sa mission toujours en tant que secrétaire d’Etat. Il l’a fait savoir par un communiqué du 26 août qui a eu moins d’impact que la lettre d’Aurélie Filippetti à François Hollande et Manuel Valls. Il y soulève pourtant des questions de fond : « Les infrastructures, les transports et la mer doivent être la clé de voûte du pacte de solidarité décidé par le Président de la République. Ils sont les moteurs essentiels d’une croissance durable et portent les enjeux d’une plus grande équité territoriale et sont au coeur des défis économiques, industriels et sociaux pour notre pays » écrit Frédéric Cuvillier, qui poursuit : « La mise en place d’une véritable politique maritime intégrée, digne de notre Nation, deuxième surface maritime mondiale, les nouvelles politiques de mobilité, la structuration des filières industrielles créatrices d’emplois, l’innovation dans des projets structurants et ambitieux nécessitent une volonté politique forte et une capacité d’action pleine et entière.

    Dans la configuration qui m’a été proposée, j’estime ne pas disposer de cette capacité d’action et de l’autonomie nécessaire à la réussite d’une politique cohérente porteuse d’espoir pour nos territoires et nos concitoyens, confrontés à une crise profonde. »

    Le communiqué témoigne d’une lassitude que le secrétaire d’Etat ne cache pas. A La Rochelle, en marge de  l'université d'été, il a regretté, rapporte Le Nouvel Obs, que ne lui ait pas été proposé un grand ministère des Transports, de l'Aménagement du territoire, de la Ville et du Logement (assez proche dirait-on de l'ancien ministère de l'Equipement). Un journaliste de Marianne, Hervé Nathan, s’est parallèlement  fait l’écho le 28 août de précédentes confidences: « Avant les vacances d’été, Frédéric Cuvillier confiait devant des journalistes à mi-mots son ras-le-bol, après deux ans passés à l’Hôtel de Roquelaure. Ras-le-bol d’abord du peu de considération dont jouissait son secteur (…) Ras-le-bol aussi de la politique spectacle menée, disait-il, par sa ministre de tutelle, Ségolène Royal (…). » Alors qu’il passait ses journées à gérer les catastrophes ferroviaires, aériennes et routières, avec toute la charge émotionnelle que cela suppose, la ministre avait choisi de surveiller le passage du Costa Concordia au large des côtes de la Corse au motif que l’épave contenait encore des produits polluants. « Je suis maire de Boulogne et dans le détroit du Pas-de-Calais, il y a chaque jour bien des bateaux qui passent dont on sait qu’ils sont dangereux. Si elle veut venir les surveiller, elle est la bienvenue », plaisantait-il… Il s’agaçait également que Montebourg lui chipe ses idées sans l’en remercier : « La relance portuaire, elle a été élaborée ici. La relance du transport par car aussi. Je prends les emprunts de Montebourg comme un hommage », persiflait-il…

    Même si la réforme ferroviaire voulue par la SNCF a abouti, on sait d’autre part que les relations avec Guillaume Pepy n’était pas des plus confiantes. A un journaliste qui invoquait sur un sujet ferroviaire l’opinion de Guillaume Pepy il avait rétorqué : «  De quel Guillaume Pepy parlez-vous ? Car il y a autant de Guillaume Pepy que de jours de l’année. »

    Entre des Royal, des Montebourg et des Pepy, Frédéric Cuvillier, très provincial, peu médiatique, a eu du mal à s'imposer. Mais il a été apprécié dans un monde des transports  où l’on  se sent, à son image,  assez mal aimé, peu considéré, voué à affronter les récriminations et à travailler sans en retirer de grands bénéfices. La  noble ingratitude du transport !

    Frédéric Cuvillier, réélu maire de Boulogne aux dernières élections municipales, et qui avait pu garder son siège tout en restant secrétaire d'Etat, va désormais consacrer toute son énergie, conclut-il, « à une ville et à une région objets de mes passions ».

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