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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Brésil : Michelin annonce l’achat de Sascar
Michelin a annoncé le 9 juin son intention d’acquérir Sascar, le leader brésilien de la gestion digitale de flottes. Affichant un chiffre d’affaires de 280 millions de reals brésiliens en 2013 (ou près de 91 millions d’euros), cette société basée à Sao Paulo enregistre une forte croissance sur les trois derniers exercices (+ 16 % en moyenne). « Michelin va bénéficier de la clientèle et des compétences humaines, techniques et commerciales développées par Sascar sur le marché en pleine croissance de la télématique au service des flottes professionnelles de transport. Michelin va accélérer le développement des services à ses clients dans le monde. Nous consolidons ainsi un axe important de croissance pour le Groupe » s’est félicité Jean-Dominique SENARD, Président du groupe Michelin.
Sascar intervient également dans le transport scolaire et le transport à la demande. L’acquisition est actuellement suspendue à la décision de l’autorité brésilienne de la concurrence

Louis Nègre devrait prendre la tête du Gart
La nouvelle donne politique va induire un changement de gouvernance au sein du Groupement des autorités responsables des transports où la droite est désormais majoritaire.
Louis Nègre, vice-président du Gart, devrait donc succéder à Roland Ries, actuel président, qui est aussi maire socialiste de Strasbourg et sénateur du Bas-Rhin. C¹est l¹assemblée générale du 10 septembre prochain
qui tranchera. « La famille de droite souhaite que je sois le candidat pressenti. Et la famille de gauche y semble favorable », précise l'UMP Louis Nègre,maire de Cagnes-sur-Mer et sénateur des Alpes-Maritimes. Une page se tourne pour le Gart qui a toujours été présidé par un élu de gauche depuis sa création en 1980.
Frédéric Cuvillier annonce une nouvelle étape pour le canal Seine-Nord mi-2015
Le secrétaire d'Etat aux Transports a annoncé le 18 juin attendre une nouvelle déclaration d'utilité publique mi-2015 pour le canal Seine-Nord Europe, ce qui marquerait une avancée pour ce projet dont le mode de financement a été entièrement revu.
Le gouvernement a "demandé à l'Inspection générale des finances et au conseil général de l'environnement d'étudier à la fois les différents montages possibles et la conduite de projet", a indiqué Frédéric Cuvillier lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, ce qui "nous permettra de mener à bien cette procédure qui nous amènera à une nouvelle déclaration d'utilité publique à l'objectif de mi-2015". Et d'ajouter : "D'ores et déjà, le dossier doit être prêt pour être éligible aux demandes de subvention à la fin de l'année 2015 auprès de l'Union européenne".
Ce projet de canal fluvial a été revu après l'abandon du principe d'un partenariat public privé (PPP) qui devait initialement en assurer le financement. Au lieu de sept milliards d'euros prévus dans le cadre du PPP, avec un financement de 6% par l'UE, la nouvelle mouture ne coûterait plus que 4,4 à 4,7 milliards d'euros hors taxe, dont 40% couverts par le budget européen. La modification du financement a aussi entraîné une modification de la déclaration d'utilité publique.
AFPSemi-marathon dans le tunnel sous la Manche
Cinquante-deux employés d'Eurotunnel parmi lesquels 35 français et 17 britanniques ont célébré, le 17 juin, les 20 ans du tunnel sous la Manche en courant un semi-marathon dans le tunnel de service réservé à la maintenance.
Les coureurs se sont retrouvés au "point médian" de ce tunnel de 50 kilomètres de long et, à 10h du matin, chaque groupe à pris le départ de la course : les Anglais pour rejoindre Folkestone et les Français Coquelles (Pas-de-Calais), près de Calais.
Arrivés sous les applaudissements d'une trentaine de salariés, les coureurs français ont couru 27,5 kilomètres, dont 25 dans le tunnel.
Toute la journée, les salariés étaient également invités à parcourir un ou plusieurs tours d'un parcours d'un kilomètre spécialement balisé, la "course solidaire", opération symbolique pour récolter de l'argent reversé a la Croix-Rouge.
Une liaison Toulouse – Barcelone en autocar à 1,5 euro fin juin
Megabus, opérateur de transport appartenant au groupe international Stagecoach Group, devrait lancer une liaison par autocars, à partir 1,5 euro, entre Toulouse et Barcelone, à partir de la fin du mois de juin.
Megabus, lancé au Royaume-Uni en 2003, opère une soixante de destinations en autocars, vers le Royaume-Uni et l’Europe, mais également en train, vers une trentaine de destination au Royaume-Uni uniquement, sur les réseaux de South West Trains, East Midlands Trains et Virgin Trains. L’entreprise est également présente aux Etats-Unis.
Le transporteur pratique une politique commerciale, agressive, avec des tarifs à partir de £1 ou 1 €, plus 50 pence ou 50 cents de frais de réservation.
Salon européen de la mobilité. Comme une impression de rétrécissement
Quoique qualifié de « rendez-vous européen » en sous-titre le salon Transports Publics est de plus en plus considéré comme « très français » par ses visiteurs étrangers. Et c’est justement pour rencontrer les acteurs français du secteur, sonder le marché hexagonal, s’instruire de l’expérience du « tram à la française » ou essayer de comprendre le Grand Paris que les exposants et visiteurs sont venus de pays voisins, voire plus lointains.
L’impression générale était, par rapport aux éditions précédentes, que le salon avait rétréci même si les chiffres annoncés par les organisateurs étaient les mêmes que ceux de la dernière édition en 2012 ! Et comparé aux Rencontres nationales du transport public à Bordeaux en novembre dernier, manifestation pourtant plus « franco-française », le salon « européen » de Paris faisait un peu pauvre…
En règle générale, la plupart des « grands » exposants avaient largement réduit la taille de leurs stands, en particulier ceux qui n’avaient pas d’autobus à exposer. Il se dit que le prix au mètre carré de la porte de Versailles est parmi les plus élevés d’Europe pour une exposition consacrée aux transports publics… Et pour la plupart des constructeurs ou carrossiers d’autobus, le nombre de véhicules déplacés à Paris a été réduit par rapport à 2012. Quant au matériel roulant ferroviaire grandeur nature, il brillait cette année par son absence. Avec Innotrans dans trois mois, mieux vaut ménager encore un peu les effets d’annonce…
Les absents ont-ils eu tort ? En tout cas, pas de trace cette année du néerlandais VDL ou du suisse Hess, ni de leurs bus ou trolleybus respectifs qui avaient marqué l’édition précédente. Mais souvent citée comme raison du rétrécissement du salon depuis 2012, « la crise » ambiante n’est peut-être pas la seule coupable. Certains exposants étrangers se sont sérieusement posé la question de leur participation, vu que le marché français n’est pas le plus ouvert aux nouveaux entrants.Conflit social. Une mobilisation multipliée par 10… pour les Gilets rouges
C’est la première fois qu’un conflit social coïncide avec une épreuve du bac. Aussi la SNCF a mis en place un dispositif particulier afin de gérer les flux de voyageurs dans les gares.
Quelque 10 000 Gilets rouges ont été mobilisés, le 16 juin, jour de l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2014. En comparaison, ils ne sont que 1 000 Gilets rouges dans les gares, les jours de grands départs, de juillet et d’août, ou pour les vacances de fin d’année. L’originalité, cette fois, c’est que ces Gilets rouges viennent de toutes les directions de l’entreprise SNCF, pas seulement de celles habituellement en contact avec la clientèle. « Des sièges administratifs ont été fermés afin de permettre aux agents, de tous les niveaux de venir dans les gares pour renseigner et orienter les voyageurs », explique-t-on à la direction de la communication.
A Juvisy par exemple, en Ile-de-France, sur les seize Gilets rouges officiant dans la gare le 16 juin, onze sont des volontaires de « l'information voyageurs » qui porte un gilet estampillé « SNCF Assistance Exams », dans le dos. Ils ont été dotés de fiches horaires et d’autocollants « Priorité Exams », que les élèves pouvaient également télécharger sur le site www.sncf.com/fr/assistance-exams. La SNCF en imprimé 150 000 autocollants.
Au total, 686 907 lycéens passent les épreuves de la session 2014 du bac, parmi lesquels plus de 329 000 candidats au bac général (séries littéraire, scientifique, économique et sociale) ont été convoqués en métropole, dès 8h, pour composer en philosophie. A 9h30, les candidats au bac professionnel ont entamé leur épreuve de français. Dans l'après-midi, c'est au tour des candidats au bac technologique de disserter en philo.
Selon la CGT, seuls 8 % des lycéens passant le bac, prennent le train pour se rendre à l’examen. Mais « même si ça ne devait concerner que quelques centaines de candidats », a commenté Benoît Hamon, ministre de l'Education, « ils devront être à égalité avec les autres ». Il a autorisé les candidats qui se présenteraient avec une heure de retard à plancher une heure de plus.
Yann GOUBINGrève à la SNCF. Valls ne cède pas
Si la question avait été toute la semaine dernière, week-end compris, jusqu’où ira la détermination du gouvernement ? La réponse est venue, claire et nette directement de Matignon. Manuel Valls ayant repris les commandes du dossier. Il l’assurait sur l’antenne de France Info ce matin 16 juin : la grève des cheminots qui dure depuis six jours contre le projet de loi de réforme ferroviaire « n’est pas responsable ». Ni « comprise par les Français ». Le débat devant l’Assemblée nationale constituant deux Epic, SNCF Mobilités et SNCF Réseau sous l’égide d’un Epic de tête SNCF doit donc débuter bien comme prévu selon le calendrier du gouvernement ce mardi 17 juin. Et il l’a écrit en réponse au courrier de Thierry Lepaon, le patron de la CGT, envoyé samedi pour dire que la grève devait « s’arrêter ».
Un certain nombre d’amendements sont prévus pour renforcer notamment le rôle de contrôle de l’Epic de tête et offrir des garanties sociales aux cheminots. Dans quelles proportions ? Cela revient désormais aux seuls députés qui doivent examiner le texte en procédure accélérée ces 17, 18 et 19 juin. Alors que rien n’indique ce matin que la grève soit levée dans ces prochaines heures.
Reste que la SNCF se trouve sur le grill. Elle doit d’abord réussir l’exercice qui consiste à amener à bon port tous les matins de ces mêmes jours, grâce à un dispositif exceptionnel, les centaines de milliers de lycéens comptant sur les trains pour rejoindre les centres d’examen du bac. Mais Frédéric Cuvillier l’a aussi invitée explicitement dès vendredi matin sur à « une meilleure pratique » du dialogue interne. Et à réunir d’urgence des Etats généraux du dialogue social au sein de la SNCF. Des Etats généraux aujourd’hui annoncés pour dès juillet.
Pour la première fois depuis le début du conflit, la direction a reçu ce matin CGT et SUD-Rail. Les deux syndicats sont porteurs "d'un ensemble de revendications portant sur divers aspects de la politique sociale de l'entreprise : augmentations de salaires, temps de travail, embauches…" dont la direction souligne dans un communiqué « l’absence de relation avec le projet de loi" qui motive la grève. Pour l’instant le dialogue de sourds semblent continuer. Mais la direction propose aux quatre syndicats représentatifs "d’élaborer au plus vite un agenda social répondant aux urgences exprimées par le secrétaire d’Etat aux Transports ».
Chantal Blandin
Succession de Marcel Verslype à l’Agence ferroviaire européenne. La liste se resserre
Le Belge Marcel Verslype, patron de l’Agence ferroviaire européenne, est sur le départ après deux mandats passés à la tête l’institution basée à Valenciennes. La procédure pour désigner son successeur est en cours. D’après Olivier Onidi, directeur à la DG Move, le nouveau directeur exécutif de l’Agence sera nommé fin septembre. Par contre, silence absolu de la Commission sur les noms en lice.
La procédure – qui a commencé par une sélection sur dossier en début d’année – est déjà bien avancée et a déjà laissé pas mal de prétendants sur le carreau. De la quarantaine de candidats initiaux, il n’en restait plus que cinq au début de ce mois qui étaient encore conviés pour un « grand oral » devant un comité d’évaluation de la Commission. Selon une source, Ralf Schweinsberg, vice-président de l’autorité de régulation ferroviaire allemande (EBA), l’Autrichien Josef Doppelbauer (Bombardier) et le Franco-Belge François Coart, directeur du développement chez Europorte (groupe Eurotunnel) et ex-président de l’Erfa, l’association européenne représentant les opérateurs de fret européens, en faisaient partie. Les deux autres seraient des candidats de nationalité espagnole et slovène.
Les entretiens oraux doivent permettre de réduire encore cette short list.
Qui tient la corde ? D’après nos sources, les germanophones. Notamment parce qu’il y aurait un équilibre à trouver dans les quotas officieux de nationalité dans les différentes agences européennes. Certains évoquent aussi une règle non écrite, qui voudrait qu’une Agence européenne ne soit pas dirigée par une personne dont la nationalité est celle du pays où l’agence a son siège. Ce qui ne joue sans doute pas en faveur de François Coart.Isabelle SMETS