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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Paris : Panne de quatre heures pour le Vélib
Le service de location de vélos en libre-service de Paris et de sa couronne, Vélib’, a connu une importante panne de près de quatre heures, le 22 mai, entre 8 et 12h. Environ la moitié des stations étaient déconnectés, rendant la location des vélos impossible. La restitution était toutefois encore possible. Cette panne était dû à un problème de transmission de données sur le réseau de l’opérateur SFR, par lequel transite la moitié environ des données. Ce qui explique que les autres stations fonctionnaient encore. Vers 11h30, 97 % des stations étaient à nouveau connectées.

Ana Giros est nommée Directrice générale d’Alstom Transport France
A compter du 1er juin, Ana Giros est nommée Directrice générale d’Alstom Transport France.
Elle est membre du Comité Exécutif d’Alstom Transport. Son prédécesseur, Jérôme Wallut, est quant à lui promu Senior Vice-Président d‘Alstom Transport en Amérique du Nord.
Ana Giros a rejoint Alstom en 1997 en Espagne en tant que Chef de Projet pour le
développement de trains régionaux destinés au marché portugais. Depuis février 2014, elle occupait le poste de Directrice générale adjointe d’Alstom Transport France après cinq années passées à la tête de la division Services.
Née en 1974, Ana Giros est diplômée de l’Ecole Polytechnique de Barcelone et Master en supply-chain et logistique intégrée.Nomination. Mathieu Leroy devient directeur d’opération du prolongement de la ligne 14
Mathieu Leroy, 35 ans, ingénieur des Mines, diplômé de l’Ecole Polytechnique, est nommé directeur d’opération du prolongement de la ligne 14, en remplacement de Michel Daguerregaray, récemment nommé directeur du département Métro à la RATP.
Mathieu Leroy a commencé sa carrière à la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement de la région Picardie, en tant que chef du service régional de l’Environnement industriel. En 2006, il rejoint l’AMF, l’Autorité des Marchés Financiers, puis devient en 2009 conseiller auprès du Président de l’AMF.
Il intègre la RATP en juin 2012 à la direction générale Projets, Ingénierie et Investissements, en tant que chargé de mission auprès du directeur général adjoint.Marseille : la RTM sera équipée de myNavineo, le SAEIV d’Ineo Systrans, en 2017
La Communauté urbaine de Marseille a attribué au groupement mené par Cofely Ineo, via son entité Ineo Systrans, la réalisation du nouveau Système d'aide à l'exploitation (SAE) et radio, myNavineo, permettant de superviser et de réguler ses réseaux de transports urbains dès 2017. Ce contrat, d'une durée de 10 ans, et de plus de 8 millions d'euros, concerne l'étude, la fourniture, l'installation et la mise en service et la maintenance du SAE pour plus de 600 bus, 32 rames de tramway et 150 véhicules affrétés par des compagnies privées.
Grâce à cette application MyNavineo qui inclut la géolocalisation des bus et des tramways, la RTM pourra réguler l'ensemble des véhicules, améliorer la planification des horaires, favoriser leur ponctualité et améliorer la qualité de service des 602 000 voyageurs quotidiens. A bord, les agents accèderont aux informations de leur service avec un pupitre tactile ergonomique.
Le système myNavineo assurera également l'analyse et la diffusion, en temps réel, de l'information des voyageurs. Dans les bus et les rames équipés d'écrans, les passagers visualiseront le tracé de la ligne, le nom du prochain arrêt et les correspondances. Un dispositif d'annonce sonore renforcera cette information pour une meilleure accessibilité des personnes à mobilité réduite.

RATP : Michel Daguerregaray devient directeur du département Métro
Michel Daguerregaray, diplômé de l’Ecole Polytechnique et de Sup’Aéro, actuel Directeur délégué au département maitrise d’ouvrage transport, en charge du projet de prolongement de la ligne 14, va devenir directeur du département Métro, en remplacement de Serge Lagrange. Michel Daguerregaray, 55 ans, a commencé sa carrière en 1985 chez Dassault Aviation puis Matra Marconi Space. Il intègre la RATP en mars 1996 au sein du département des systèmes d’information et de télécommunication. Nommé en octobre 2001 Directeur de la ligne 13 du métro, il rejoint en février 2005 le département des équipements et systèmes du transport dont il est nommé Directeur en décembre 2008.

Serge Reynaud nommé Directeur des Ressources Humaines de la RATP
Serge Reynaud, 49 ans, diplômé de l’Ecole des Mines de Saint-Étienne, actuel Délégué Général au Contrat STIF, devient Directeur des Ressources Humaines du Groupe RATP. Sa nomination en tant que Directeur Général adjoint doit être soumise à l’avis du Conseil d’Administration le 22 mai. "Il succède à Paul Peny, appelé à prendre d’importantes responsabilités au sein d’un autre groupe public", explique la RATP dans un communiqué du 15 mai.
Serge Reynaud est entré à la RATP en 1990. Il a, entre autres, exercé les fonctions de délégué du directeur sur la ligne 14 du métro, de responsable de centre bus et de responsable du pôle social au département métro. De 2008 à 2010, il a été administrateur général délégué de la société GEST, chargée de l’exploitation des trois lignes de tramway de Florence, et dont RATP Dev, filiale du Groupe RATP, est actionnaire majoritaire.
RATP. Xavier Léty nommé délégué général au contrat STIF
C'est Xavier Lety, 38 ans, diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, actuel directeur de cabinet du Président Pierre Mongin, qui va remplacer Serge Reynaud en tant que délégué général au contrat STIF.
Xavier Lety a débuté en tant qu’ingénieur d’étude chez SAFEGE, filiale d’ingénierie du groupe SUEZ Environnement (2002-2004). En 2004, il rejoint l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) comme chargé de mission jusqu’en 2006, puis en tant que coordinateur territorial pour l’Ile-de-France jusqu’en 2008. En 2008, il devient Conseiller technique, notamment en charge des transports publics urbains, au cabinet du Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.
Camille Bonenfant-Jeanneney succède à Xavier Lety au cabinet de Pierre Mongin
Camille Bonenfant-Jeanneney, 33 ans, diplômée de l’Ecole Polytechnique et de l’Institut d’Etudes politiques de Paris, ingénieur en chef des Ponts, des Eaux et des Forêts, actuelle responsable de la mission Grand Paris, succède à Xavier Lety au cabinet de Pierre Mongin, le président de la RATP.
Camille Bonenfant-Jeanneney a été conseillère à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union Européenne à Bruxelles entre 2006 et 2012, chargée des questions de politique industrielle puis d’environnement et de climat. En juillet 2012, elle devient Conseillère au Cabinet du Ministre délégué chargé des Affaires européennes. Elle a rejoint la RATP en septembre 2013 en tant que responsable de la Mission Grand Paris auprès du directeur général adjoint chargé des projets, de l’ingénierie et des investissements.Jean-Marc Ambrosini, un pilote à la SNCF pour le volet social de la réforme
Jean-Marc Ambrosini va devenir le 1er juin l'adjoint de François Nogué, le directeur général délégué Cohésion et Ressources Humaines. Né en 1961, diplômé de Sciences Po Paris, Jean-Marc Ambrosini, qui était jusqu'alors conseiller social du ministre des Transports, a passé la plus grande partie de sa carrière à la RATP.
A la SNCF, il "assurera le suivi des questions relatives au projet de réforme ferroviaire, et notamment des contacts et travaux sociaux liés à la préparation du projet de loi ferroviaire ainsi que des textes règlementaires ou contractuels associés", précise la SNCF dans un communiqué. A partir du 1er septembre, il pilotera les travaux de mise en œuvre du volet social de la réforme ferroviaire. A ce titre, il supervisera et coordonnera l’action de tous les services RH impliqués dans cette mise en œuvre.Alstom Transport : ce que Siemens attend de la fusion
Avant le prochain conseil d’administration d’Alstom le 2 juin, Siemens devrait avoir définitivement décidé s’il fait une offre et en avoir en ce cas précisé les contours. Les experts de Siemens ont accès à la « data room » d’Alstom. Le groupe se félicite, dit un proche du dossier, que « le conseil d’administration d’Alstom n’ait pas suivi les recommandations de Patrick Kron, qu’il ait décidé de ne pas s’en tenir à des négociations exclusives avec GE, et qu’il ait confié l’examen des offres non pas à Patrick Kron mais à un comité indépendant au sein du CA ». Ce sont autant de « garanties fortes » que le groupe allemand avait demandées.
Siemens poursuit parallèlement un travail de concertation avec les pouvoirs publics, mais aussi avec les différentes parties prenantes : la direction générale, les salariés, les syndicats, les principaux clients. Il s’agit, selon la même source, « de se décider de présenter une offre à l’issue d’un tel travail et pas, à l’inverse, de l’emporter à la hussarde ».
L’offre sur laquelle travaille Siemens « depuis plusieurs semaines », et qui s’est trouvée « accélérée » par la fuite du mois d’avril, prévoit la création symétrique de deux champions européens. Un champion de l’énergie piloté par l’Allemagne, un champion du transport piloté par la France. Au bout du compte, il s’agirait d’un « véritable projet industriel équilibré entre la France et l’Allemagne ». Le pilotage de l’énergie par l’Allemagne s’accompagnerait du « transfert en France de centres de décision ».
Dans le transport, conformément à la seconde lettre d’intention du groupe, du 28 avril, 100 % du matériel roulant serait apporté à Alstom Transport. La première lettre, du samedi 26 avril, s’en tenait, elle, aux locomotives et à la grande vitesse qui ne sont généralement pas considérées comme un cadeau, Siemens ayant la réputation de vouloir depuis longtemps se séparer de cette partie. Pour que l’opération finalement proposée, beaucoup plus conséquente et plus lucrative, avec les tramways, les métros, les trains régionaux, ne donne pas lieu à « un retour de cash », Siemens prendrait en retour l’activité de signalisation d’Alstom. Cependant le groupe allemand s’est « d’ores et déjà engagé à établir le siège en France », à Châtillon, où se trouve aujourd’hui le centre de compétence mondial de Siemens pour les métros 100 % automatiques. Siemens recevrait de plus des parts dans Alstom Transport, dans une proportion frôlant les 20 %.
Il s’agirait en définitive, financièrement, d’un « deal blanc », dans le transport. Il en naîtrait un champion européen du matériel roulant, sous contrôle français, ce qui correspond à une volonté forte des pouvoirs publics. A côté serait constitué un champion de la signalisation, dont le capital serait détenu par Siemens, mais dont le pilotage serait assuré par les Français.
La scission de la signalisation et du rolling stock ne cause pas de problème aux yeux de Siemens, qui remarque que ces industries sont déjà scindées dans le domaine de l’aéronautique. Dans le ferroviaire aussi, « Thales fonctionne très bien sans matériel roulant, les chinois CNR et CSR fonctionnent très bien sans signalisation, Caf n’en a pas, Talgo non plus ce qui ne l’a pas empêché de prendre La Mecque – Médine, Stadler n’a pas de signalisation », fait remarquer un expert industriel proche du groupe allemand. Si cette séparation n’est pas retenue, le groupe allemand est prêt à revoir sa copie, mais il sera évidemment plus compliqué de trouver une solution. Difficile en tout cas d’intégrer la signalisation dans le nouvel Alstom Transport. Car la signalisation de Siemens vaut « beaucoup d’argent ». Le groupe, depuis l’acquisition d’Invensys est devenu le leader mondial devant Thales. L’ensemble Alstom-Siemens dans la signalisation pèserait trois milliards d’euros de CA, dans lequel plus des deux tiers viendraient du groupe allemand.
Limité au matériel roulant, Alstom Transport ferait un bond en CA. Le groupe serait enregistré en France, y aurait son siège social, serait coté à la Bourse de Paris et, espère-t-on, au CAC 40. Siemens doute de ce qu’avancent les dirigeants d’Alstom (voir notre entretien avec Henri Poupart-Lafarge publié dans La Lettre confidentielle du 5 mai) : pour eux, le groupe français, devenu un pure player dans le monde du transport, serait de taille suffisante pour affronter sur les marchés mondiaux. Selon Siemens, l’accord franco-allemand ferait naître un géant d’une taille comparable aux chinois CSR et CNR, avec des chiffres d’affaires de 11 à 12 milliards d’euros. Ce qui permettrait de tenir tête à des groupes considérés comme les grands prédateurs de demain.
Problème soulevé par la plupart des observateurs : Alstom et Siemens ont dans le transport des produits comparables, se battent sur les mêmes marchés. Pour les partisans de la solution Siemens, il n’y aura pourtant pas de casse sociale. Certes, reconnaissent-ils, « Siemens fait des tramways, Alstom fait des tramways, Siemens fait des métros, Alstom fait des métros ». Mais, si chaque groupe a des produits qui « adressent » les mêmes marchés, « ce ne sont pas exactement les mêmes produits. Peut-être certains sont-ils mieux positionnés sur certains marchés que sur d’autres ? »
Alstom est par exemple le champion du TGV Duplex. Normal : la SNCF ne jure que par le deux-niveaux, car la France est un marché mature en grande vitesse et le Duplex permet d’utiliser au mieux les infrastructures déjà construites. Mais, dans des pays où la grande vitesse émerge, comme en Russie, en Turquie, ce sont des « TGV simplex » qu’il faut et, là, « Siemens avec sa solution à motorisation répartie a une offre très attractive. Alstom d’ailleurs ne construit plus de rames à un niveau ». Ce serait typiquement un exemple où il y a grand intérêt à rassembler les deux portefeuilles de produits pour avoir une offre extrêmement large, qu’Alstom-Siemens sera le seul à proposer. Au total, « il y a des éléments de redondance, c’est une évidence. Mais ils ne sont pas forcément dramatiques et peuvent constituer un réel atout ». Reste à voir si le raisonnement sur la grande vitesse est aussi pertinent sur les tramways, les métros ou les trains régionaux.
Mais, sur la question des capacités des usines, la réponse de Siemens tient en un mot : croissance. Pour commencer, dit l’un de nos interlocuteurs. « Aujourd’hui il n’y a pas de surcapacité. Les usines ferroviaires européennes sont toutes chargées. Sinon il y aurait des plans sociaux. Or, il n’y en a pas. »
Pour les « cols bleus », le nouvel Alstom Transport aurait donc besoin de toutes les capacités de production. Et, pour les cols blancs, en France comme en Allemagne, le secteur est en surcharge et les besoins en ingénieurs criants. La situation ne risque pas de s’infléchir. « La réalité, c’est qu’en Europe le marché est en croissance. Ce qu’on voit sur le Grand Paris, on le voit sur le Grand Londres, avec un programme colossal pour ThamesLink, pour CrossRail, ou pour le nouveau tube. A Moscou aussi. Quant aux régions, elles ont toutes besoin de densifier le périrurbain. » Pour nos interlocuteurs, les besoins sont tellement criants, notamment en Ile-de-France, qu’ils s’imposeront aux élus et auront raison des difficultés de financement.
Par contre, ce qui pourrait changer, c’est l’articulation du dispositif de production. On pourrait éviter qu’une usine fabrique trois gammes de produits et qu’elle soit « sous-performante sur les trois gammes », même s’il est vrai que cela offre de la flexibilité, une capacité à adapter son plan de charge. « Cette opération ne va pas se traduire par une casse sociale, mais par une spécialisation des sites qui va contribuer à une amélioration de la productivité et de la compétitivité », estime à titre personnel l’un de nos interlocuteurs. Objectif : devenir plus agressif sur le marché mondial.
Quant à la taille des entités nouvelles, elle ne serait pas un obstacle. Dans le matériel roulant, le nouvel ensemble représenterait 20 % du marché mondial, à comparer à CNR et CSR, chacun 26 %, Bombardier, 13 %. Dans la seule Europe, subsistent, face au nouveau « champion », Caf, Talgo, Stadler, Vossloh ou bien sûr Bombardier. Dans la signalisation, le regroupement Siemens-Alstom représenterait 27 % du marché, devant Thales à 16 %, Ansaldo STS à 10 %. Il ne serait pas non plus dominant.
Il reviendra aux autorités de l’Union européenne d’apprécier la situation. Nos interlocuteurs remarquent qu’il y a aujourd’hui un « débat pour savoir quel est le marché pertinent permettant de juger que la concurrence est saine ou pas ». Ce débat sera renouvelé, s’attend-on, avec la nouvelle commission. « C’est un vrai souci, car les règles de concurrence ont plutôt tendance à s’opposer à l’émergence de champions européens. » Des champions que les dirigeants de Siemens ont bien l’intention de bâtir avec Alstom dans l’énergie et le transport. Persuadés que l’occasion tendue par le démantèlement d’Alstom ne se représentera pas : « C’est maintenant ou jamais. »