Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Paris : nouvelle alerte à la pollution demain

    Airparif prévoyant pour demain un épisode de pollution atmosphérique aux particules fines (PM10) entraînant le déclenchement de la procédure d’information du public (concentration moyenne de particules fines prévue au-delà de 50 microgrammes par mètre cube sur 24 heures), la Ville de Paris a décidé de rendre gratuit le stationnement résidentiel dans la capitale. L'Hôtel de Ville précise qu'« en fonction de l’évolution de la situation dans les jours qui viennent et si le seuil d’alerte venait à être dépassé, d’autres mesures complémentaires seraient prises (gratuité d’Autolib’ et de Velib’…) ».

  • Frédéric Croccel, nouveau directeur communication de SNCF Geodis

    Frédéric Croccel a été nommé le 26 mars directeur de la communication de SNCF Geodis, la branche transport et logistique de marchandises de la SNCF.
    Agé de 50 ans, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et licencié en droit, il était jusqu'alors directeur de la communication externe du groupe Renault qu'il avait rejoint en 2013.

  • 60 millions de perte pour RFF en 2013

    Pour l’année 2013, RFF a enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 2 %, à 5,69 milliards d'euros, mais une perte nette de 60 millions d'euros, alors que le gestionnaire du réseau avait affiché, en 2012, un bénéfice net de 2 millions d'euros.

    Le résultat opérationnel courant s'établit à 1,2 milliard d'euros, en léger repli par rapport à 2012 (1,4 milliard).

    Cette perte nette s’explique en partie par une baisse de l'activité voyageurs de (-2 %), et de l'activité fret (près de -3 % par rapport à 2012), malgré la hausse des tarifs des péages 2013 de +4,3 % (contre +2,5 % en 2012), qui passera à 4,8 % en 2014, et 1,5 % en 2015. Les 60 millions de pertes viennent aussi des investissements, notamment en Ile-de-France (800 millions), et des prolongements de LGV, vers Strasbourg, Rennes, Bordeaux ou Montpellier.

    La dette de l'établissement public atteint 33,7 milliards d'euros fin 2013, contre 31,5 milliards fin 2012, « du fait de la forte accélération de ses investissements, sensiblement supérieurs à son autofinancement ».

  • Annulation de la mise en examen de Pierre Mongin, PDG de la RATP

    La cour d'appel de Paris a annulé, le 24 mars, la mise en examen pour détournement de fonds publics de Pierre Mongin, PDG de la RATP, dans l'enquête sur le financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, dite Affaire Karachi, a annoncé Me Olivier Baratelli l'avocat de Pierre Mongin.

    A l’époque des faits, Pierre Mongin était chef de cabinet à Matignon et donc en charge des fonds spéciaux.

    Les juges ont enquêté sur deux sources de financement présumées occultes de cette campagne présidentielle : sur des rétrocommissions sur des contrats d'armement puis sur une utilisation des fonds secrets de Matignon.

    Mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel a estimé que Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire avaient enquêté hors saisine sur ce second volet, et l'ont donc annulé.

    La décision de la cour d'appel est « un camouflet rude et sévère opposé aux élucubrations de l'ex-trésorier, s'est félicité Me Baratelli. Voici l'honneur de Pierre Mongin, patron de la RATP, candidat à sa propre succession à la tête de cette entreprise publique, lavé et rétabli ».

  • Jérôme Wallut quitterait la direction générale d’Alstom Transport France

    Directeur général d’Alstom Transport France depuis janvier 2010, Jérôme Wallut serait en discussion pour changer de poste au sein d'Alstom. Il pourrait s’installer à New York dès septembre prochain. Contacté par VR&T, l’intéressé dément, précisant que « rien n’est encore fait ». Et qu’il faudra sans doute attendre encore quelques semaines pour en savoir plus. 

  • Poutine prendra-t-il les commandes du TGV ?

    Viendra ? Viendra pas ? Vladimir Poutine devait venir en visite en France au printemps. Mais tout est désormais suspendu à l’évolution de la… crise ukrainienne. La SNCF espérait jusqu’à présent profiter de la visite pour placer le président russe aux commandes d’un TGV. L’opération de relation publique serait la bienvenue dans la perspective de Moscou – Kazan. Ce projet de LGV a supplanté Moscou – Saint-Pétersbourg dans l’ordre des priorités russes. C'est en avril, nous dit Sophie Boissard, directrice générale déléguée Stratégie et Développement de la SNCF, que les autorités russes pourraient prendre « l’équivalent de notre DUP pour l’ensemble de la ligne » et décider, peut-être, de la réalisation d’un premier tronçon de 200 km en financement public. Le reste d’une LGV longue de 700 km en tout devrait être découpé en trois tronçons, chacun d’eux étant confié à un concessionnaire.

    L’arbre de la grande vitesse ne doit pas cacher la forêt ferroviaire. Une éventuelle visite officielle ne doit pas occulter non plus un déplacement professionnel prévu de longue date : du 23 au 25 avril, la Fédération des industries ferroviaires (FIF) reçoit le premier vice-président des chemins de fer russes (RZD), Valentin Gapanovich, à la tête d’une délégation de 48 entreprises. Rendez-vous fixé dans la droite ligne d’un protocole de coopération signé à Moscou en septembre 2013 entre la FIF et son homologue russe, OPZhT. « A Moscou avaient été posées les prémisses de la coopération, la deuxième rencontre devient plus sérieuse », confie Jean-Pierre Audoux, délégué général de la FIF.

    Les Russes sont très demandeurs. A la fois pour exporter et pour importer. Ils cherchent à s’initier aux complexités du marché européen et de ses normes. Sont intéressés par la formation. Ou, très inquiets d’éventuelles cyber attaques, par la sécurisation des systèmes de contrôle commande. Ils doivent surtout investir partout : infrastructure, fret, passagers, urbain, périurbain. Une vingtaine de villes ont des besoins importants en transport en commun. Les industriels français pourraient en profiter. A la condition d’investir sur place. C’est ce qu’ont fait Alstom avec TMH (voir encadré ci-dessous) ou Siemens avec Sinara. Mais on ne peut en rester aux seuls grands constructeurs. Le groupement formé par Vossloh-Cogifer et son partenaire russe SP-Technology a remporté en mai 2013 l'appel d'offres pour la privatisation de l'usine d'appareils de voie de Novosibirsk. Avec plus de 10 000 appareils fabriqués chaque année et plus de 80 % de parts de marché, il s'agit du plus gros fabricant russe d'appareils de voie. Reste aux PME et PMI à franchir le pas. La FIF les y pousse du fait de l’inquiétante stagnation du marché français. La crise ukrainienne n’a pour l’instant pas de répercussion sur les relations ferroviaires. Cependant Vladimir Iakounine, président des RZD, et président de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), oligarque très proche de Vladimir Poutine a été black listé par les Etats-Unis en rétorsion de l’annexion de la Crimée. Pour l’instant, les Européens l’ont épargné.
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    Alstom-TMH : une cinquième joint-venture en vue
    Alstom fête à la fin du mois le 5e anniversaire de son partenariat avec TMH, groupe industriel filiale des RZD. Le groupe français a pris 25 % du capital d’une entreprise qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros. Le directeur général adjoint de TMH est un représentant d’Alstom, et les Français ont installé une « équipe de managment support » au siège de TMH.

    Quatre joint-ventures ont été créées. Trois d’entre elles à 50-50. TRTrans, pour le développement des matériels roulants destinés à la « zone 1520 » (voie large). L’usine de TRTrans est située à Novotcherkassk, site historique de TMH, dans la région de Rostov, en Russie.

    Railcomp, autre JV, y est aussi située. L’usine de « composants » ferroviaires, est vouée aux bogies et systèmes de traction

    TRamrus, elle aussi à 50/50 a été créée pour développer des tramways pour la zone 1520.

    Une quatrième JV, EKZ, pour la Kazakhstan, est détenue à 25 % par TMH, 25 % par Alstom, et 50 % par les Chemins de fer kazakhs. Destinées à développer des locomotives fret ou passagers.

    Une cinquième enfin est en cours de constitution, Rustrainservice, chargée d’assurer la maintenance des produits Alstom-TMH.

    Alstom se félicite d’avoir développé la locomotive passagers EP20 à 200 km/h, avec une chaîne de traction inspirée de la Prima. 200 exemplaires ont été commandés. Elle est en cours de livraison et les premières locs ont circulé entre Moscou et Sotchi pour les Jeux olympiques d’hiver. TMH est en train d’homologuer la 2ES5, loc fret dont 200 exemplaires ont été commandés par les RZD, en tests autour de Moscou. Loc la plus puissante d’Europe, elle va entrer en service fin 2014

    Pour le Kazakhstan, deux nouvelles locomotives sont commandées. Une fret KZ8A est en cours de production à Belfort et à Astana. Une passagers, KZ4A, apte à 200 km/h, dont le premier exemplaire est arrivé au Kazakhstan et va subir les tests d’homologation.

    TMH travaille sur un tramway en test actuellement à Moscou.

    En tout 695 locomotives ont été commandées. 200 EP20, 200 2ES5 et 295 unités pour les chemins de fer kazakhs.

  • La SNCF va sécher Innotrans

    La rumeur courait dans les milieux ferroviaires. Sophie Boissard, DGD Stratégie et Développement de la… SNCF, confirme : la SNCF qui avait un stand à tout casser en 2012, va sécher cette année Innotrans. « Pour des raisons budgétaires », précise-t-elle. Patrick Ropert, directeur de la communication, précise : « Nous n'irons pas, pour des raisons économiques. Innotrans est important, mais surtout pour la notoriété, pas pour les affaires. Nous préférons privilégier des investissements qui ont des retombées économiques ou qui, comme le digital, sont des leviers de transformation de l'entreprise. » A combien revenait la présence à Innotrans ? Seule indication de Patrick Ropert : « C'est très, très, très cher… » Jugement que ne contredirait pas Pierre Mongin, même si, en tant que président de Fer de France, le PDG de la RATP fait un choix inverse. De ce fait, les industriels et exploitants ferroviaires français – sans la SNCF – seront cette année présents sous la bannière de Fer de France. Et c’est sous cette enseigne que la RATP, qui jusqu’à présent n’allait pas au salon berlinois y fera son entrée. Pierre Mongin précise : « Jusqu’à présent nous n’allions pas à Innotrans ; cela coûte cher, et nous avions l’impression d’entrer dans un monde très germanique. » Mais Innotrans s’affirme de plus en plus comme le rendez-vous mondial du ferroviaire, et le ferroviaire comme mode de transport urbain ou périurbain.
    F. D.

  • Réforme ferroviaire. Le président de Lisea craint « un mélange des genres »

    Laurent Cavrois, qui a succédé en début d'année à Hervé Tricot à la tête de la société concessionnaire de la ligne à grande vitesse SEA (Sud Europe Atlantique) Tours – Bordeaux se dit satisfait de voir le gouvernement préparer une grande réforme du ferroviaire car, indique-t-il, à Ville, Rail & Transports, « nous avons besoin d’un secteur ferroviaire en forme, qui ne traîne pas des milliards d’euros de dettes ». Selon lui, l'intérêt d'une société comme Lisea (qui regroupe Vinci, CDC Infra et des fonds d'investissement) et celui du secteur ferroviaire sont « liés ». « Nous voyons d’un bon œil le rapprochement de RFF avec les forces opérationnelles, autrement dit SNCF Infra », précise-t-il.

    En revanche, le patron de Lisea fait part de sa préoccupation en ce qui concerne la gouvernance. « Mais nous avons tout de même une inquiétude car la réforme qui rapproche la SNCF et RFF pourrait prêter à un mélange des genres : que notre concédant soit en même temps notre client. Il faut que les règles du jeu soient claires et que notre concédant soit un gestionnaire d’infrastructures bien distinct du transporteur SNCF. » Et de prévenir : « Si le gouvernement change les règles du jeu en cours de route, il faut qu’il le dise et qu’on en discute ! »

  • La France a reculé de la 3e à la 9e place dans les exportations de matériel ferroviaire

    30 %, d'ici 2017, c'est l'objectif fixé par Nicole Bricq pour l’augmentation des exportations… ferroviaires françaises. Il y a urgence car, souligne la ministre du Commerce extérieur, « malgré le dynamisme du marché des transports urbains, et en dépit des exportations mondiales en croissance annuelle moyenne de 10 %, la France a perdu des parts de marché ». Exemple, les exportations de matériel : « la France était le 3e exportateur mondial avec 8,1 % de parts de marchés en 2002. Elle est passée à la 5e place en 2007 avec 6,4 %, puis à la 9e en 2012 avec seulement 3,4 %. »

    Or, poursuit-elle, « mon ministère estime à plus de 11 milliards d'euros d’ici 10 ans le potentiel d’export de la filière française. Il a recensé plus d’une centaine de projets dans le monde sur lesquels les entreprises françaises sont positionnées ».

    La filière ferroviaire va de plus devoir se rapprocher de la démarche Vivapolis, Fer de France étant appelé à devenir l’un des partenaires majeurs pour le volet « mobilité durable » de l’offre française ainsi labellisée dans le domaine de la ville durable. C’est décisif pour une filière qui doit « renforcer cette présence française à l’international dans un contexte de baisse annoncée de la commande publique en France pour maintenir nos emplois ».

    Dans ce contexte, Pierre Mongin, PDG de la RATP et président de Fer de France, faisant part d’inquiétudes fort partagées, demande que le métro du Grand Paris Express « ne prenne aucun retard ». C’est, juge-t-il, vital pour la filière, comme pour les entreprises du BTP qui, une fois finies les LGV en construction, doivent se reporter sur de nouvelles réalisations.

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    Ubifrance-Fer de France. Une convention pour aider la filière ferroviaire
    Sur le grand salon berlinois d’Innotrans comme sur tous les marchés mondiaux, les Français doivent apprendre à jouer groupés. C’est la conviction de Nicole Bricq, qui lors de la précédente édition d’Innotrans, s’était étonnée de voir une présence nationale assez éparse. D’où la signature le 21 mars d’une convention entre Fer de France et Ubifrance, destinée à aider les entreprises françaises de la filière ferroviaire à l’international.

    La convention signée le 21 mars entre Ubifrance, l’Agence française pour le développement international des entreprises, et Fer de France, se concrétise par :

    • l’organisation de pavillons français sur les salons internationaux ;

    • un site commun en anglais www.french-rail-industry.com où sont présentées pour commencer 150 entreprises ;

    • la mise en place d’un plateau technique export pour les entreprises ;

    • la promotion des Volontariats internationaux en entreprise (VIE) ;

    • la création de « clubs Pays » filière ferroviaire pour définir, à l’exemple de ce qui se fait dans la santé, une stratégie commune aux entreprises de la filière dans des pays cibles.

  • Eurotunnel et Eurostar : enfin la lune de miel ?

    Il y a un an, la méfiance était de mise entre Eurotunnel et Eurostar. Le premier avait du mal à croire que la hausse de fréquentation du second n'avait été « que » de 2 % pendant l'année olympique 2012. Cette année, tout le monde semble satisfait. Pour le symbole, le nombre de voyageurs franchissant la Manche sur Eurostar a pour la première fois dépassé les 10 millions. « Enfin », serait-on tenté d'ajouter, car la barre a été franchie avec 16 ans de retard sur les prévisions initiales ! Et en dépit de la crise et d'une année 2013 sans événement marquant, Eurostar affiche une hausse de trafic de 2 %.

    A l'occasion de la présentation des résultats 2013 du Groupe Eurotunnel, Jacques Gounon, son PDG, résume ainsi la situation : « Avec Eurostar, c'est “je t'aime, moi non plus” et actuellement, c'est une phase “je t'aime”. » Le groupe a actuellement plus de soucis avec la Commission de la Concurrence britannique, qui pourrait définitivement retirer aux navires de MyFerryLink, propriétés d'Eurotunnel mais exploités par une Scop indépendante, l'accès aux ports britanniques.