Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Cabotage : l’Araf fixe les règles

    L’Autorité de régulation des activités ferroviaires a fixé le 27 février les règles régissant le cabotage intérieur dans le cadre d’un transport international ferroviaire de voyageurs. Rappelons que le cabotage permet à une entreprise ferroviaire de prendre des voyageurs sur une liaison intérieure dans la continuité de son trajet international mais avec des limites.
    Pour vérifier qu’une liaison a une vocation internationale et n’entre pas en concurrence avec une desserte intérieure, l’Araf a donc décidé qu’elle vérifiera si la part du chiffre d’affaires de la liaison intérieure reste inférieure au tiers du chiffre d’affaires total de la ligne ; que la part du trafic voyageurs-kilomètres de cette liaison domestique est inférieure au quart du trafic total et que la longueur totale de la liaison internationale est supérieure d’un quart à la plus grande desserte nationale. Des critères mis en place dans un souci d’harmonisation européenne. Par ailleurs, pour s’assurer que le cabotage intérieur ne remette pas en cause l’équilibre économique des conventions de service public (par exemple le TER), l’Araf a décidé de s’appuyer sur des prévisions à trois ans, portant notamment sur les grilles horaires mises en place par le caboteur, leur nombre ou encore la tarification.
     

  • Grand Paris : le satisfecit de Maurice Leroy

    Jean-Paul Huchon est satisfait, Bertrand Delanoë se félicite et Valérie Pécresse est à la fois inquiète et déçue. Sans surprise, après les annonces de Jean-Marc Ayrault, chacun joue sa partie. Plus remarquable, la réaction de Maurice Leroy, le ministre chargé du Grand Paris dans le gouvernement Fillon. Le 6 mars, le député (UDI) du Loir-et-Cher, réagissant aux arbitrages de Jean-Marc Ayrault, se réjouit « que le gouvernement préserve le Grand Paris Express dans son intégralité ». Et il salue dans les arbitrages rendus « une juste actualisation des décisions que nous avions prises, avec Jean-Paul Huchon, en signant l’accord historique du 26 janvier 2011 ». Déclaration de poids, Maurice Leroy ayant joué, du côté de l’Etat, un rôle déterminant dans le redémarrage d’un dossier qui semblait inextricablement enlisé.
     

  • Groupe SNCF : 40 000 embauches d’ici à 2016

    Sur le marché de l’emploi, le groupe SNCF reste une valeur sûre. Après avoir procédé à plus de 10 000 embauches l’an dernier, il s’apprête à ouvrir ses portes à 10 000 personnes cette année. Dont 6 000 pour l’établissement public SNCF, le reste pour le groupe, Geodis et Keolis en tête. Jusqu’en 2016, la SNCF évalue à ses besoins à 40 000 embauches. Selon la SNCF, la politique de l’emploi de l’entreprise est marquée par la stabilité depuis deux ans. Il y avait 150 500 employés à la SNCF l’an dernier. Le budget 2013 en prévoit 150 200. La hausse des recrutements s’explique principalement par l’importance des travaux de rénovation des voies, en particulier en Ile-de-France, qui nécessitent beaucoup de main-d’œuvre.

     

  • Kazakhstan : Alstom va renouveler les aiguillages

    Alstom a reçu une commande d’une valeur de 90 millions d’euros pour produire 10 000 moteurs d’aiguillage au Kazakhstan (voir VR&T du 26 décembre 2012) avec son partenaire local, Kamkor. Une joint-venture baptisée KazElectroPrivod sera basée à Almaty, dans le sud du pays, au sein du site d’activité de maintenance ferroviaire de Kamkor. « Les premiers moteurs d’aiguillage seront importés depuis l’usine d’Alstom de Bologne (Italie), pendant que les ateliers d’Almaty seront réaménagés pour répondre aux nouveaux besoins de production », a indiqué Alstom dans un communiqué. Deux moteurs d’aiguillage P80 d’Alstom ont été testés pendant deux ans en gare d’Astana. Conçus pour fonctionner avec maintenance réduite et protégés contre la neige et le verglas, ces produits visent, au-delà de cette commande, tout le marché 1520.
     

  • SNCF : la CGT dénonce la délocalisation de la formation

    La SNCF a présenté en février, lors d’un comité central d’entreprise, son projet de créer avec l’ONCF (Office national des chemins de fer au Maroc) un institut de formation aux métiers ferroviaires (IFF) du Maroc. Ce qui va se traduire, selon la CGT-Cheminots, par la délocalisation de plus de 5 000 heures de formation jusqu’alors assurées en France. Le syndicat dénonce « un dumping social », au moment « où des centres de formation sont fermés en France (Miramas en étant le dernier exemple) ». Pour la SNCF, ce projet lancé en septembre 2011 vient d’être finalisé. « Dans une logique de partenariat entre SNCF et ONCF, il a été décidé d’un programme de formation commun aux cheminots marocains et français. 30 000 jours de formation annuels seront dispensés par l’IFF dont 10 000 jours de formation pour les agents SNCF. Sur ces 10 000 jours de formation, 5 000 seront créés et 5 000 autres transférés au Maroc, soit un peu moins de 0,5 % de la totalité des jours de formation dispensés par SNCF », relativise l’entreprise. L’IFF sera opérationnel en septembre 2014 pour former les futurs exploitants de la LGV marocaine.
     

  • Pour Eric Quiquet, les transports sont des biens de première nécessité

    Pour Eric Quiquet, les transports sont des biens de première nécessité

    « On avait crié au loup sous Fillon quand la TVA est passée de 5,5 à 7 % », rappelle le vice-président (EELV) chargé des Transports de Lille métropole. Maintenant que la décision est prise de passer à 10 %, c’est, pour Eric Quiquet, « un mauvais coup ! ». L’élu lillois est amère : « On n’a pas fait l’alternance pour majorer la TVA dans les transports publics. Je n’avais pas vu cela dans les tracts socialistes… » Moyen d’éviter cette bévue ? « Nous demandons que les transports en commun soient considérés comme des produits de première nécessité, justifiant une taxe à 5 %. » A défaut, il prédit : « La droite a traîné le bouclier fiscal comme un boulet, cette hausse de la TVA risque d’être celui de la gauche. »    

  • Arnaud Montebourg enfonce le clou sur le « made in France »

    Arnaud Montebourg enfonce le clou sur le « made in France »

    « Nous disons à la RATP, à la SNCF, à Areva : occupez-vous du made in France et faites travailler les entreprises françaises, et ne me parlez pas d’appels d’offres », a déclaré, mi-février, Arnaud Montebourg devant la mission d’information parlementaire sur les coûts de production en France. Et le ministre du Redressement productif d’enfoncer le clou, en exhortant les grands groupes à passer directement commande auprès d’entreprises françaises : « Nous ne sommes pas obligés d’être les zélés de la classe bruxelloise. (…) Les Français sont les premiers de la classe bruxelloise, ils feraient mieux d’être les plus mauvais de la classe. » La Cour des comptes, qui vient d’épingler la communication de la SNCF pour absence de mise en concurrence, et la Commission européenne, qui n’a de cesse d’exercer un contrôle pointilleux sur les marchés publics, n’ont qu’à bien se tenir !    

  • Jean-Paul Huchon soutient le sénateur-maire d’Alfortville

    Jean-Paul Huchon soutient le sénateur-maire d’Alfortville

    Le président du conseil régional d’Ile-de-France, partage pleinement les préoccupations évoquées dans la contribution sur le Grand Paris initiée par Luc Carvounas, sénateur-maire (PS) d’Alfortville (Val-de-Marne). « En proposant d’articuler nos politiques publiques à une même échelle, cette contribution d’élus de terrain dessine un cadre d’action cohérent et efficace, qui permet de répondre pleinement aux enjeux du Grand Paris et aux besoins des Franciliens en matière de transport, d’emploi et de logement. Je me félicite de l’initiative courageuse et réaliste de Luc Carvounas qui éclaire utilement les débats actuels sur le prochain projet de loi sur la décentralisation », écrit Jean-Paul Huchon, dans un communiqué. Dans un texte adressé au Premier ministre, Luc Carvounas et une vingtaine d’élus socialistes plaident pour une mise en cohérence des enjeux de transports, de développement économique et de logement à l’échelle de la région.   

  • SNCF : Guillaume Pepy acte II

    En confirmant le 24 février le maintien à la présidence de la SNCF de Guillaume Pepy pour cinq nouvelles années, le ministère des Transports a expliqué qu’il souhaite le voir mener à bien la réforme ferroviaire. Cette réforme prévoit la création d’un gestionnaire d’infrastructures unifié rattaché à la SNCF et qui regroupera RFF, la Direction de la circulation ferroviaire et les cheminots de la SNCF chargés de l’entretien des voies.
    Une organisation conforme à ce que souhaitait Guillaume Pepy. Avec Jacques Rapoport, le nouveau président de RFF, il devait remettre fin février au ministre des Transports leurs propositions sur la mise en œuvre de cette réforme. Pour la suite, Frédéric Cuvillier a indiqué par un tweet le 24 février que « Monsieur Pepy aura une nouvelle feuille de route : réussir la réforme ferroviaire ». Ce qui passe aussi par la réduction de la dette du système de quelque 32 milliards d’euros, qui s’alourdit chaque année de 1,5 milliard. Parmi les autres chantiers majeurs, Guillaume Pepy devra préparer la SNCF à la concurrence à l’horizon 2019, notamment la mise au point d’une convention collective unique pour tous les salariés du rail.
    En attendant la reconduction officielle de son mandat, le ministère des Transports a indiqué que Guillaume Pepy va « assurer automatiquement à partir d'aujourd'hui son propre intérim ».

  • Europe : plus de 1 milliard de voyageurs sur les grandes lignes en 2020

    Selon une étude du cabinet Amadeus, le nombre de voyageurs sur les lignes grandes distances en Europe d’ici à 2020 pourrait atteindre 1,36 milliard. Soit une hausse moyenne de 2,2 % par an.