Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Allemagne : la Holding DB confortée par la justice européenne

    La DB peut jubiler : la Cour européenne de justice a pris la défense du modèle ferroviaire allemand mis en cause par la Commission européenne. Dans un arrêt rendu le 28 février, les juges européens estiment que rien, dans la législation ferroviaire européenne actuelle, n’empêche la DB de fonctionner en holding. Les juges enfoncent même le clou en constatant que la Commission « n’a fourni aucune preuve concrète démontrant que DB Netz n’est pas indépendante de DB AG en ce qui concerne les modalités de prise de décisions ». Ils précisent au passage qu’il « n’est pas contesté que DB Netz dispose, d’une part, d’une personnalité juridique distincte de celle de DB AG et, d’autre part, d’organes et de ressources propres différents de ceux de DB AG ». Du petit-lait pour la DB, au moment où commencent les négociations de la nouvelle réforme européenne du rail, dont l’un des objectifs avoués par la Commission européenne était de mettre fin à la holding DB au nom de l’indépendance des gestionnaires de réseaux. Dans une série d’arrêts rendus le même jour, la Cour européenne a également conforté le modèle d’ÖBB en Autriche. En revanche, elle a été beaucoup plus sévère pour le système d’allocation des sillons en Espagne, qui maintiendrait les avantages acquis des opérateurs historiques, et à l’égard du système de redevance en Hongrie, qui n’inciterait pas le gestionnaire de réseau à réduire ses coûts.
     

  • 50 élus UMP se mobilisent pour la totalité du Grand Paris

    Valérie Pécresse en tête, 50 élus UMP de l’lle-de-France ont écrit le 22 février à Jean-Marc Ayrault. « Nous souhaitons la réalisation de l’intégralité du schéma de transports tel qu’il résulte de l’accord Etat-région signé le 26 janvier 2011, et dans les délais initialement prévus », écrivent-ils dans cette lettre révélée par le JDD. Sans contester le surcoût de plus de 9 milliards établi par Pascal Auzannet, les élus demandent que l’équivalent de la future hausse de la TVA sur les transports franciliens aille au Grand Paris, envisagent la cession de certains actifs de l’Etat, et veulent mobiliser pour le projet l’intégralité des ressources attribuées par l’Etat à la région pour le financement des transports. Ils refusent en revanche le déplafonnement de la taxe sur les bureaux. Jean-Marc Ayrault doit faire part de ces décisions le 6 mars, après l’avis du Conseil d’Etat sur les adaptations envisagées du projet, qui doit être rendu ce jeudi 27 février.
     

  • Le Grand Lyon construit la ville intelligente par l’expérimentation

    « Si la ville est un problème, elle recèle aussi en son sein la solution. » Le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, résume ainsi l’impulsion qu’il souhaite donner à la « ville intelligente » qu’il veut construire grâce aux nouvelles technologies, face au défi énergétique, à la congestion urbaine et aux émissions de gaz à effet de serre notamment. Le Grand Lyon a lancé une série d’initiatives avec des partenaires privés sur l’habitat, la mobilité, la consommation d’énergie, qui ont pour point commun de fonctionner en réseau et de placer l’usager au cœur des dispositifs. Cela se traduit, par exemple, par l’installation de 175 000 compteurs électriques communicants Linky ; par de l’éclairage public intelligent ; par la construction de bâtiments à énergie positive (à Confluence) et la mise en place de 30 véhicules électriques autopartagés. Et surtout par le projet Optimod’, qui consiste à prévoir le trafic automobile à une heure pour mieux gérer la ville et à proposer un GPS multimodal (Smart Moov), espéré en fin d’année.
     

  • Nominations : nouveau Comex pour Veolia Transdev

    Le PDG de Veolia Transdev, Jean-Marc Janaillac, vient d’annoncer deux nominations de directeurs, qui entrent parallèlement au Comex à compter du 1er mars. Polytechnicienne de 44 ans, Laurence Broseta, ancienne de la RATP et de RATP Dev, qui était depuis septembre dernier directrice générale de Fives Stein Europe, rejoint Veolia Transdev en tant que directrice France, en remplacement de Dominique Gauthier. Richard Dujardin, 45 ans, est nommé directeur Asie-Pacifique/Sud-Europe et reste par ailleurs responsable de la Belgique et de Veolia Transport Nederland. Ingénieur de l’Icam, entré à la Générale des eaux en 1992, il est depuis 2008 directeur général de la zone Benelux/Irlande/Royaume-Uni. Autour de Jean-Marc Janaillac, les 7 membres du Comex sont désormais : Charlie Beaumont, directeur performance et commercial ; Laurence Broseta, directrice France ; Richard Dujardin, directeur Asie-Pacifique/Sud-Europe ; Marcos Garcia, directeur financier ; Hubert Guyot, directeur général de Connexion ; Mark Joseph, directeur Amérique du Nord ; Jérôme Nanty, secrétaire général. A noter la sortie de Philippe Payen, directeur de la stratégie.

     

  • Michel Vauzelle défend le phasage de la LGV Paca

    Michel Vauzelle défend le phasage de la LGV Paca

    Lors du comité de pilotage de la LGV Paca qui s’est tenu à Marseille le 9 janvier, le président (PS) de la Région Paca a rejoint la position de Christian Estrosi, président (UMP) de la métropole niçoise, pour tenter de sauver les meubles. Selon les élus, malgré l’annonce gouvernementale de l’arrêt des projets, rien n’est complètement joué. « Ce consensus était indispensable pour que notre projet figure parmi les 3 ou 4 lignes prioritaires qui seront finalement retenues par le gouvernement », indique Michel Vauzelle au quotidien Var-Matin. « Nous avons obtenu la confirmation de la poursuite des études que j’avais demandées au gouvernement précédent, pour la mise au gabarit du tracé Nice-aéroport – Vintimille, pour se raccorder à la LGV italienne », se félicite même l’ancien ministre. Les élus ont défendu l’idée de différents phasages afin de réduire les coûts de construction. « J’ai aussi plaidé, avec le soutien du président du conseil général Eric Ciotti, pour que le tronçon entre Nice-aéroport et Le Muy constitue la première étape de ce nouveau phasage », ajoute-t-il. A l’horizon 2020, ce tronçon permettrait à la fois de gagner quelque 40 minutes entre Marseille et Nice et d’augmenter le cadencement des TER sur la voie littorale existante.   

  • Jacques Auxiette : « Mais qui est donc Nicolas Hulot ? »

    Jacques Auxiette : « Mais qui est donc Nicolas Hulot ? »

    « Mais qui est donc Nicolas Hulot pour parler au nom du Président de la République ? », s’insurge le président (PS) de la région des Pays de la Loire et du syndicat mixte aéroportuaire, suite aux propos de l’ancien animateur télé dans L’Express, évoquant un président « embarrassé » au sujet de l’aéroport du Grand Ouest. Rappelant que François Hollande « a toujours été très clair quant à son soutien au projet », Jacques Auxiette poursuit : « Il n’a pas le droit de continuer à véhiculer des contrevérités. Il est très exagéré et démagogique de réduire le futur aéroport à un sacrifice de terres agricoles ».   

  • Guillaume Balas : les rames du RER A seront bien redéployées

    Guillaume Balas : les rames du RER A seront bien redéployées

    Répliquant à Valérie Pécresse, députée des Yvelines et présidente du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France, qui, dans le Figaro, affirme qu’une cinquantaine d’anciennes rames MI84 du RER A sont laissées à l’abandon dans des hangars, le président du groupe Socialiste et Républicain au conseil régional assure : « Les propos de Valérie Pécresse relèvent à tout le moins d’une méconnaissance profonde des dossiers. Ses attaques dans les médias – plus nombreuses que ses interventions sur les dossiers de fond – sont constamment truffées de chiffres erronés ou falsifiés. » Guillaume Balas explique assur lui qu’ « au cours de l’année 2012, 28 rames MI84 du RER A ont déjà été redéployées sur le RER B ». L’élu ajoute qu’il est « malhonnête de dénoncer l’inertie des élus du Stif sur ce dossier » car « la conseillère régionale UMP n’est pas sans savoir que les opérateurs travaillent au redéploiement de 25 rames MI84 du RER A sur le RER D ». Un travail dont les conclusions seront présentées « prochainement ».    

  • La menace de Christian Bourquin

    La menace de Christian Bourquin

    « Les territoires qui se sont développés dans l’Histoire sont ceux qui ont facilité les déplacements des hommes et des marchandises », assure le président (RDSE) du conseil régional du Languedoc-Roussillon cité par L’Indépendant. La région fait de la LGV Montpellier – Perpignan une grande cause régionale car « il s’agit de relier le réseau TGV le plus fréquenté d’Europe, la France, au réseau le plus long, l’Espagne. L’Europe ne peut pas continuer à nous laisser de côté et l’Etat français doit comprendre l’enjeu », prévient Christian Bourquin. L’élu rappelle que la région s’est engagée à payer 400 millions d’euros pour Nîmes – Montpellier « dans l’objectif que Perpignan – Montpellier suive ». Et il menace : « Si ce n’est pas le cas, il n’y a plus d’intérêt à ce que la région continue à miser sur ce dispositif »…   
     

  • Paul Fellinger déçu de la « Deustche Qualität »

    Paul Fellinger déçu de la « Deustche Qualität »

    Pendant l’épisode neigeux de la mi-janvier, l’ICE pour Paris a été annulé à plusieurs reprises en gare de Forbach. La technologie allemande ne supporte pas le froid, ce qui a le don d’agacer les élus locaux. Ainsi le président de la Communauté d’agglomération de Forbach soupire-t-il dans les colonnes du Républicain Lorrain : « Et dire qu’on nous parle tout le temps de la “Deustche Qualität” ! Les Allemands veulent sortir une nouvelle gamme d’ICE, mais ils ont reporté la livraison en 2016. » Autre souci pour Paul Fellinger (sans étiquette) la DB ne dispose que de cinq ICE3, « un parc trop petit. Dès qu’un pépin se produit, c’est la pagaille et la rotation ne fonctionne plus ». Le président de la Caf assure qu’il veut « tout mettre en œuvre pour avoir des garanties de la SNCF et de la DB sur la ligne Paris – Francfort », car « Les usagers finissent par ne plus avoir confiance en l’ICE, et préfèrent aller prendre le TGV à Metz ».   
     

  • Inde : la SNCF sur quatre fronts

    A l’occasion du voyage présidentiel en Inde mi-février, la SNCF et les chemins de fer indiens (Indian Railways) ont conclu un protocole d’accord de coopération d’une durée de cinq ans et renouvelable. Signé à New Delhi par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, et son homologue indien, Vinay Mittal, il « vise à identifier et lancer des projets de coopération concrets » dans quatre domaines prioritaires : lignes à grande vitesse, rénovation des gares, modernisation du réseau ferré existant et développement des transports urbains, indique la SNCF. « D’ores et déjà, SNCF et les Indian Railways ont décidé de réaliser ensemble une étude de développement de la LGV Bombay – Ahmedabad, projet mené et financé par SNCF avec le soutien du ministère des Finances », précise-t-elle.
    Malgré cet engagement dont la SNCF se félicite et qui concerne une ligne à grande vitesse de près de 450 kilomètres, les autres axes de l’accord pourraient avancer plus rapidement du fait des priorités indiennes qui vont plutôt à la modernisation du réseau existant, à la rénovation des gares et au développement des transports urbains. Selon plusieurs sources en place à New Delhi, le lancement de LGV est envisagé à beaucoup plus long terme.