Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Roland Ries rappelle les dossiers 2013 pour le Gart

    Roland Ries rappelle les dossiers 2013 pour le Gart

    Rappelant les ennuis récents rencontrés par le versement transport institué par les syndicats mixtes, le président du Gart, lors de ses vœux pour 2013, a mis en garde : « Certains ont voulu se saisir de cette fenêtre de tir pour torpiller le versement transport. (…) Je le dis ici avec force, les élus du Gart, toutes tendances politiques confondues, n’accepteront aucune remise en cause du versement transport, ne serait-ce qu’en raison du service rendu aux entreprises en transportant leurs salariés, et donc à la collectivité tout entière. » Plus que jamais, les questions de financement seront au cœur de l’actualité du secteur. Et si le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a annoncé – à ces mêmes vœux – que Marisol Touraine s’était vu confier une mission sur la question du financement des transports publics, et si l’acte III de la décentralisation est perçu comme allant dans la « bonne direction », Roland Ries a enfoncé le clou. « Nous devons dire que les financements des AOT ne sont plus assurés, et tout particulièrement dans les cas des régions, qui sont littéralement étranglées par l’augmentation des coûts du système ferroviaire, a-t-il rappelé. Dans ces conditions, on ne saurait aggraver leur situation par des transferts de charge mal compensés, ne tenant pas compte des évolutions de trafic, ou en baissant leurs dotations globales de fonctionnement. » Dernière récrimination : le projet d’augmenter le taux de TVA de 7 à 10 %. « Considérant, d’une part, les potentialités économiques, sociales et écologiques de notre secteur mais aussi, d’autre part, sa fragilité, une telle hausse n’est pas le meilleur signe envoyé à l’ensemble du secteur », estime le président du Gart, qui promet de « le rappeler tout au long de l’année 2013 aux parlementaires et au gouvernement. »   
     

  • Michel Herbillon déterminé à avoir le « supermétro » au plus tôt

    Michel Herbillon déterminé à avoir le « supermétro » au plus tôt

    « Vous pouvez compter sur ma détermination pour que ce projet majeur pour notre région et notre ville ne soit pas enterré car il est déterminant non seulement pour l’amélioration des conditions de transport des habitants de la banlieue, mais aussi pour le développement économique de nos territoires », a promis le député-maire (UMP) de Maisons-Alfort lors de ses vœux, le 9 janvier. L’arc sud de la ligne Rouge du Grand Paris Express qui, dans le Val-de-Marne, s’appelle aussi « Orbival », tronçon qui est déjà prêt à faire l’objet d’une enquête publique, intéresse en effet la commune, qui sera desservie au sud par une connexion à la gare RER de Vert-de-Maisons. Michel Herbillon a insisté sur ses « inquiétudes, compte tenu des soubresauts et contretemps sur ce dossier », en référence au rapport de Pascal Auzannet et à l’arbitrage attendu de Cécile Duflot. Rappelant l’intérêt des Maisonnais pour le projet – 500 personnes présentes lors de la dernière réunion publique organisée avec la voisine Alfortville –, il a assuré avoir « écrit au Premier ministre pour lui demander de confirmer l’engagement du gouvernement sur cette affaire, car le refus d’inscrire les crédits prévus et les reports à 2040 de certains tronçons ne sont pas de bon augure ».   
     

  • Pierre Camani attend le TGV à Agen en 2016 ou 2017

    Pierre Camani attend le TGV à Agen en 2016 ou 2017

    Perçue comme « un outil de développement, d’attractivité pour le département », la LGV SEA au-delà de Bordeaux a les faveurs du président PS du conseil général et sénateur du Lot-et-Garonne, qui s’est exprimé sur une radio locale, 47FM. Mais, dans le même temps, Pierre Camani reste très réservé quant au mode de financement : « Le Lot-et-Garonne n’a pas la capacité de financer à hauteur de ce que demande l’Etat, même si le conseil général a été un des premiers à dire oui pour le tronçon Tours – Bordeaux. […] A l’horizon 2016 ou 2017, Agen sera à trois heures de Paris », a-t-il assuré. Pas les moyens ? Pourtant, le département verse plus d’un million d’euros au budget de fonctionnement de la ligne aérienne Agen – Paris, pour trois rotations quotidiennes… « Elle coûte cher mais c’est un investissement pour le Lot-et-Garonne tant que nous n’avons pas la LGV », a-t-il justifié.   

  • Grand Paris Express : Roissy voit rouge

    La ligne Rouge interrompue au Bourget ? C’est le risque que fait encourir le rapport Auzannet sur le métro du Grand Paris Express. En fait, Pascal Auzannet laisse la ligne en pointillé, dans l’attente des décisions du gouvernement sur Roissy-CDG. Les élus de la zone de Roissy ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, le métro, qui concerne plus de 500 000 habitants autour de Roissy, est prioritaire. Emmenés par Patrick Renaud, président de la communauté d’agglomération de Roissy, soutenus par les conseils généraux du Val-d’Oise, de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne (où se trouvent la commune du Mesnil-Amelot, terminus de cette branche en suspens de la ligne Rouge, ainsi que la moitié du territoire de Roissy-CDG), ils ont, tous ensemble, à l’Assemblée nationale, le 23 janvier, signé une lettre au Premier ministre et lancé une pétition. Ce qu’ils demandent à Jean-Marc Ayrault ? De réaliser, selon l’accord Etat-Région du 26 janvier 2011, la branche nord-est de la ligne Rouge d’ici 2025. De rééquilibrer réellement le développement de la région vers l’est et le nord.
    Ils ont de solides arguments. Le métro doit desservir, selon eux, le premier bassin d’emplois d’Ile-de-France, avant La Défense. Mais ce bassin souffre d’un taux de chômage important. Selon leurs calculs, 165 000 emplois pourraient être créés dans la zone, dont 100 000 sont suspendus au futur métro. Ils déplorent d’avoir travaillé sur trois contrats de développement territorial (Val-de-France Gonesse, Grand Roissy, Le Bourget), prometteurs de développement, mais qui n’ont pas de sens si la ligne et ses gares ne sont pas au rendez-vous. Parmi les signataires, toutes les sensibilités politiques sont confondues, comme c’est la règle dans ces dossiers. Et Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne, maire de Claye-Souilly, fait part de sa « complicité de vue » avec Jean-Paul Huchon sur le sujet.
    Les élus ne mettent pas en doute l’augmentation de la facture, de 20 à 30 milliards, qui pour eux n’est pas une « dérive » mais le résultat d’adaptations indispensables. Comment s’en sortir ? Pour Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse et député socialiste, il faudra en passer par des adaptations techniques, réaliser la ligne en surface ou en tranchée plutôt qu’en souterrain, afin de réduire les coûts et les délais. Pour Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, il faut emprunter sur le long terme pour le Grand Paris, comme on l’a fait pour le métro parisien, payé en 77 ans. Et puisqu’on parle finances, tous se demandent comment revenir devant les administrés, qui ne sont pas les plus riches d’Ile-de-France, et qui déjà payent pour le Grand Paris pour la deuxième année consécutive… s’ils ne voient rien venir ?

     

  • 20 millions de passagers ont pris le tunnel sous la Manche

    Eurotunnel ne connaît pas la crise ! Son activité a augmenté de 14 % l’année dernière, comparé à 2011, avec un chiffre d’affaires qui s’est élevé à 993,1 millions d’euros. Cette croissance est portée par tous les segments d’activités : le trafic des navettes camions progresse de 16 %, tandis que le trafic véhicules s’est révélé lui aussi extrêmement dynamique et continue sa croissance alors même que le marché transmanche enregistre une contraction (-2,4 %) en 2012, selon le gestionnaire du tunnel sous la Manche. Au total, 20 millions de passagers ont emprunté le tunnel l’an dernier, dont 9,9 millions via Eurostar (trafic en hausse de 2 % pour le TGV transmanche).
    Les filiales de fret ferroviaire française et britannique d’Eurotunnel se portent bien. Europorte, qui affiche un chiffre d’affaires en hausse de 28 %, a remporté tous les appels d’offres des ports français où elle s’est portée candidate.
     

  • Grand Paris : Cécile Duflot confirme un « réordonnancement » de la gouvernance

    Pas de scoop sur le Grand Paris aux vœux de Cécile Duflot, le 21 janvier, même si elle en fait l’une de ses priorités (la quatrième de son action en 2013). En fait, les choix du gouvernement doivent être annoncés en février, échéance que la ministre de l’Egalité des territoires a confirmée. Et le Premier ministre est monté en première ligne sur le dossier… Une indication, toutefois, en marge de son allocution : un « réordonnancement » du dispositif entre SGP et Stif est en vue, et doit prendre place dans le cadre de l’acte III de la décentralisation. Objectif : « une gouvernance plus démocratique et plus efficace ». Pas question pour autant d’une fusion SGP-Stif. L’urgence, pour le gouvernement, c’est de lancer les chantiers.
     

  • SNCF : vote électronique, le grand bond en arrière

    Après avoir été testé en 2007, lors des élections DP-CE sur un établissement, le vote électronique a été expérimenté à grande échelle (23 000 salariés) en 2009, puis, après un nouveau développement en mars 2011, sur quelque 40 000 électeurs. Pour les élections au conseil d’administration, le 5 février 2013, il a donc été envisagé de le généraliser dans l’Epic, ce qui était d’autant plus simple que c’est un scrutin avec les mêmes listes quelle que soit la région ou le collège. Après négociations, un accord a été signé en ce sens entre direction d’une part, Unsa et CFDT de l’autre, représentant plus de 30 % des électeurs (seuil minimal pour signer). Cela n’a toutefois pas suffi, puisque la CGT et SUD-Rail, représentant ensemble plus de 50 % des électeurs (seuil minimal pour s’opposer), ont fait opposition à l’accord. Le vote sera donc 100 % papier. Retour aux sources.
     

  • Conseil d’administration de la SNCF : les syndicalistes en attendant le président

    Le 5 février, quelque 160 000 cheminots de l’Epic SNCF et 32 000 salariés de filiales détenues à plus de 50 % par le groupe SNCF sont invités à élire leurs six représentants au sein du conseil d’administration de l’entreprise. L’élection de ces six représentants des salariés n’est que la première étape avant l’élection des dix-huit membres du nouveau conseil d’administration, avec ses sept représentants de l’Etat et cinq membres choisis en fonction de leurs compétences particulières. Parmi les représentants de l’Etat figurera, en première ligne, celui appelé à diriger la SNCF : Guillaume Pepy, pour succéder à… Guillaume Pepy ? Seule certitude : le mandat de l’actuel conseil d’administration expire le 24 février.
     

  • Grand Paris : Orbival demande le lancement de l’enquête publique sur le sud

    Le conseil d’administration d’Orbival a exprimé le 21 janvier « une très grande inquiétude quant au contenu du rapport Auzannet ». Orbival demande « que l’enquête publique sur la DUP pour la ligne Rouge sud soit engagée sans tarder, dans le prolongement du succès de la concertation renforcée qui vient de réunir 6 500 personnes lors de 21 réunions ». Compte tenu de l’évolution des coûts, Orbival juge « nécessaire qu’une réactualisation des financements soit étudiée, dans le prolongement des préconisations du rapport de Gilles Carrez qui ont débouché sur les financements votés en Loi de Finances 2010 ». Orbival demande « la constitution d’un groupe de travail associant l’Etat, la Région, des parlementaires, les conseils généraux et une représentation de la Chambre régionale de commerce et d’industrie pour faire des propositions sur le sujet ». Et demande « en particulier que soit revue la disposition de la Loi de Finances 2012 visant à écrêter les ressources de la SGP et qu’un financement par emprunt de longue durée soit mis en place ».

  • Jean-Paul Huchon pour un « Stif de tous les déplacements »

    Lors de la cérémonie des vœux du Stif, le 14 janvier, son président, Jean-Paul Huchon s’est d’abord félicité de 2012 : « Je ne connais pas beaucoup de syndicats des transports qui peuvent se vanter d’avoir ouvert trois lignes de tramway, une nouvelle station de métro, un pôle multimodal refait à neuf en deux mois. Je n’en connais pas beaucoup qui peuvent se vanter d’avoir modernisé ou acquis plus de 250 rames de métro, de RER et de trains en à peine un an. »
    Quant à l’avenir, et au métro du Grand Paris, le rapport Auzannet « a dit ce que nous savions déjà, ici, depuis longtemps : le Grand Paris Express coûtera plus cher que ce qu’en disait Nicolas Sarkozy. Pascal Auzannet en a tiré des conséquences sur le phasage et sur les tronçons à réaliser, qui n’engagent que lui ». Jean-Paul Huchon se dit d’autre part « assez partisan d’élargir les prérogatives du Stif à d’autres modes de déplacements, toujours publics, mais qui dépassent les transports en commun […]. Le prochain Stif doit être un Stif de tous les déplacements ». Jean-Paul Huchon s’est encore dit « favorable à ce que les représentants des usagers siègent au conseil du Stif ». De plus, « les élus souhaiteraient voir leur responsabilité renforcée dans les transports. C’est pourquoi nous amplifierons le mouvement sur les autorités organisatrices de proximité. J’y suis prêt, mais je veillerai aussi à ce que le Stif reste le garant de la cohérence des transports en Ile-de-France ».