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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Michel Py plaide la cause de Cuxac auprès de NKM
Le maire de Leucate et conseiller régional a adressé un courrier à la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, afin de lui faire part de l’inquiétude des habitants de Cuxac à l’égard du tracé de la future LGV Sud Europe Méditerranée (de Montpellier à l’Espagne).
Il rappelle que « la commune a payé un lourd tribut » suite aux inondations de 1999, « puisqu’elle a compté cinq décès. Le traumatisme est encore très présent, relate Michel Py. Depuis cette catastrophe, Cuxac s’est lancé dans d’importants travaux de protection, et notamment la réalisation de deux digues. Aujourd’hui, le projet de tracé de la LGV remet en cause toute la protection prévue pour les habitations. » Le secrétaire départemental de l’UMP préconise donc « que cette ligne soit mise en transparence par la réalisation d’un viaduc sur l’ensemble des basses plaines de l’Aude afin de garantir partout le bon écoulement de l’eau ».
Auxonne, un PEM ouvert sur la ville
Un pôle d’échanges multimodal a été ouvert autour de la gare, le 22 février, à Auxonne. Un pôle d’échanges multimodal a été ouvert autour de la gare, le 22 février, à Auxonne.
Débuté en septembre 2007, le pôle de la gare d’Auxonne, avec 14 400 trains et 266 861 voyageurs par an, doit permettre de fluidifier les échanges entre les différents modes de transport, mais aussi d’ouvrir la gare sur la ville après la rénovation du parvis. Il est doté d’une dépose-minute, d’emplacements pour les taxis, d’un abri-vélos fermé et accessible avec un badge, d’un abri couvert pour les deux-roues motorisés et d’un arrêt autocars. Le pôle va permettre d’améliorer le confort et les services proposés aux clients dans la gare. Ainsi, un parking de 166 places a été créé, avec une rampe d’accès à son extrémité et des places dédiées aux véhicules de PMR.
Le projet, d’un budget global de 564 000 €, a été financé par les fonds européen Feder, l’Etat, le conseil régional de la Bourgogne, la communauté de communes d’Auxonne Val-de-Saône, le conseil général de la Côte-d’Or, la commune de Tillenay, RFF, le Syndicat d’électricité et la SNCF.

En bateau sur toute la ligne à Calais
Calais et sa région devraient se doter d’un transport fluvial dans un peu plus d’un an. Le conseil du Syndicat intercommunal des transports urbains de l’agglomération du Calaisis (Sitac) a dévoilé début février les conclusions d’une première étude de faisabilité d’un tel transport. Calais et sa région devraient se doter d’un transport fluvial dans un peu plus d’un an. Le conseil du Syndicat intercommunal des transports urbains de l’agglomération du Calaisis (Sitac) a dévoilé début février les conclusions d’une première étude de faisabilité d’un tel transport. L’idée de cette navette fluviale a été lancée en 2009, lors du renouvellement de la DSP. « Le canal qui traverse la ville de Calais est une colonne vertébrale d’eau. À nous de le valoriser et d’innover », assure Philippe Blet, président de la communauté d’agglomération Cap Calaisis.
Jugé réalisable par la première étude, ce projet de navette fait actuellement l’objet d’une seconde étude, plus poussée, pour définir par exemple les horaires, le nombre de passagers, le type de bateau et son mode de propulsion. Ses conclusions pourraient être rendues mi-avril.
Malgré tout, les grandes lignes du projet sont connues. La navette partira de la citadelle de Calais pour rejoindre le pont de Coulogne, une commune voisine de Calais. Le tout en 30 à 35 minutes. En plus de ces deux terminus, deux autres arrêts sont prévus, quai de la Batellerie et devant la Cité internationale de la dentelle et de la mode.Les incidences de la navette sur la circulation routière sont également à l’étude. Car pour tenir son temps de trajet, la navette pourrait déclencher l’ouverture les deux ponts mobiles sous lesquels elle passe. « Nous avons lancé une étude globale de circulation à Calais », dit Natacha Bouchart, maire de la ville et partenaire de Cap Calaisis dans ce projet. « Les ponts ne créeront pas de bouchons, c’est une chose à voir dans son ensemble, mais qui ne se réalise pas en un mois », assure la maire.
Côté budget, l’investissement s’élève à 2 millions d’euros, dont 500 000 environ pour la construction du bateau-bus. Le coût de fonctionnement tournerait autour de 300 000 euros annuels, avec deux employés de Calais Opale bus à bord.
Deux clientèles visées
En imaginant la future navette fluviale, ses concepteurs ont poursuivi deux objectifs. D’abord, proposer un service aux habitants de l’agglomération, notamment ceux de Coulogne. Ils pourraient bénéficier de deux allers-retours quotidiens, un le matin et un autre le soir.
Mais les élus visent aussi une clientèle touristique, via des tour-opérateurs. « L’idée est de faire venir les touristes en autocar à la citadelle puis de les emmener, en bateau, jusqu’à la Cité de la dentelle », explique Philippe Blet, président de la communauté d’agglomération Cap Calaisis.
Les transports peu communs du Calaisis
Le Syndicat intercommunal des transports urbains de l’agglomération du Calaisis (Sitac) est l’autorité organisatrice des transports de la communauté d’agglomération du Calaisis et de la commune voisine de Guînes. Les deux entités réunissent une population de 103 720 habitants répartis sur six communes, représentant un périmètre de transport urbain de 12 368 ha.
La délégation de service public a été confiée à Calais Opale Bus, une filiale de Veolia, en 2009. La même année, le Sitac et l’opérateur avaient lancé un service de location de vélos en libre-service, le Vel’in, basé sur le concept Veloway développé par une filiale de Veolia spécialisée dans ce type de service.
Mais le syndicat et l’opérateur ont aussi mis en place une navette gratuite en centre-ville, la Balad’in, et un bus à impérial, la Div’in, fonctionnant seulement l’été, pour conduire les touristes au cap Blanc-Nez.

La Croix-Rouge assure le service à Jouy-en-Josas
La municipalité de Jouy-en-Josas a lancé, en février, un transport à la demande sur la commune. Marie-Hélène Aubert, adjointe au maire de Jouy-en-Josas en charge des solidarités, travaillait à ce projet depuis quatre ans avec le centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville. La municipalité de Jouy-en-Josas a lancé, en février, un transport à la demande sur la commune. Marie-Hélène Aubert, adjointe au maire de Jouy-en-Josas en charge des solidarités, travaillait à ce projet depuis quatre ans avec le centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville.
Différents scénarios avaient été étudiés, du prestataire extérieur à la régie directe. Tous se sont révélés trop coûteux pour la commune qui s’est tournée vers une formule originale, un partenariat avec l’antenne locale de la Croix-Rouge. Car parmi toutes ses activités, la célèbre association pratique occasionnellement le transport non médicalisé. Elle le ferait dans une soixantaine de villes en France.
A Jouy-en-Josas, pour effectuer les transports à la demande, l’antenne locale de la Croix-Rouge n’a pas eu à acheter de véhicule. Elle utilise celui qui sert habituellement à la maraude ou à l’assistance lors de rassemblement où un poste de secours est nécessaire. Et pour le conduire, elle fait appel à des conducteurs bénévoles. Mais l’association se défend de toute concurrence. Elle n’intervient que là où les transports urbains sont absents ou mal adapté pour des personnes se déplaçant avec difficulté. Mieux, grâce à ces courses pour le TAD, elle joue pleinement son rôle caritatif. Car, c’est pour la Croix-Rouge l’occasion d’entrer en contact, et de le maintenir, avec des personnes âgées, plutôt isolées, donc potentiellement sujettes à des petits soucis de santé. Les chauffeurs peuvent ainsi témoigner de changements de comportement, de chutes éventuelles, de blessures à surveiller.
Toutes les demandes sont d’abord centralisées au CCAS de Jouy-en-Josas qui les transmet ensuite à la Croix-Rouge. Quant au tarif, les personnes intéressées doivent d’abord s’inscrire et payer une cotisation de 20 euros par an. Ensuite, les trajets sont gratuits.
Les groupes se disputent l’héritage de Transdev
Profitant d’échéances comptables ou organisationnelles, les 4 grandes familles de transports publics – même si l’on n’oublie pas l’offre de Car Postal, de Vectalia ou des petits exploitants privés – ont dévoilé leur stratégie pour 2011. L’intégration de Transdev dans Veolia-Transdev et le départ soudain de Joël Lebreton, qui incarnait l’esprit maison, ont créé un appel d’air pour une offre de service intermédiaire entre la régie et la DSP pure et dure. Les trois groupes et Agir entendent se positionner sur ce créneau. Veolia-Transdev
Jérôme Gallot veut être « une passerelle » entre public et privéJérôme Gallot a été nommé PDG de Transdev le 28 février et directeur général de Veolia Transport le 4 mars. A lui seul, l’ancien président de CDC Entreprises (51 ans) incarne maintenant l’union de Veolia et de Transdev (VTD), dont la clôture de l’opération de rapprochement a été commentée lors d’une conférence de presse début mars. Jérôme Gallot nommé directeur général de VTD reprend donc les fonctions de Joël Lebreton et de Cyrille du Peloux, auxquels il a été proposé de rester administrateurs du groupe unifié (seul le dernier a accepté). « De par mon parcours, je suis en quelque sorte une passerelle entre le public et le privé », nous a confié en aparté le nouveau dirigeant de ce mastodonte de 110 000 salariés, dont la première mission sera de marier deux cultures d’entreprises si différentes. Dans l’immédiat, Jérôme Gallot va évidemment se plonger dans la finalisation de la nouvelle organisation dont les contours devraient être vite connus. Les synergies (notamment sur les achats et la maintenance) doivent permettre d’économiser 70 millions d’euros dès les premières années. Comme le prévoit l’accord de méthodologie signé par les partenaires sociaux, ce rapprochement exclut les départs forcés. Jérôme Gallot veut entrer très vite dans la gestion des affaires en participant « dès le début du mois de mars à des comités d’appel d’offres ». Le groupe qui pèse 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires – et estime avoir une part du marché mondial accessible de 8 % – a pour objectif de passer à 10 milliards de CA en 2015. VTD dispose selon Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC) « d’une capacité d’autofinancement de 500 millions d’euros, pour saisir toutes les opportunités pouvant se présenter sur le marché ». Jérôme Gallot indique que ce développement se fera « avec un souci de rentabilité ». Le nouveau dirigeant entend ne « pas se disperser » et veut « d’abord renforcer les positions du groupe sur ses plus grands marchés : la France, les Pays-Bas, les Etats-Unis et l’Allemagne ». Concernant l’entrée en Bourse que l’on peut attendre au début de 2012, Antoine Frérot, le PDG de Veolia Environnement, a indiqué que les deux partenaires ne céderaient pas « une énorme participation. Les spécialistes conseillent pour ce type d’opération de céder un minimum de 20 %, ce qui nous laisserait 40 % et 40 % à la CDC », a-t-il indiqué.
RATP
Pierre Mongin veut 30 % de son CA hors d’Ile-de-France2009 n’aurait donc été, pour la RATP, qu’une année entre parenthèses ? En 2010, le trafic est reparti à la hausse. La RATP comptabilise quelque 39 millions de voyageurs supplémentaires, soit une progression de 1,3 %, fruit conjugué d’un rebond de la fréquentation touristique, de la croissance du nombre de bénéficiaires de forfaits sociaux. La tendance devrait se confirmer car la hausse du coût de l’essence a une forte incidence sur la fréquentation des transports en commun. Selon Pierre Mongin, PDG de la RATP, « lorsque le baril flirte avec les 120 dollars, cela représente un point de plus sur l’année, soit 30 millions de voyages supplémentaires ». De quoi risquer une certaine saturation en attendant le Grand Paris Express ?
Cela incite le groupe à maintenir ses investissements dans la région Ile-de-France. Soit 1,25 milliard d’euros en 2010 et 1,5 milliard prévus pour 2011. « Le problème, c’est que si la demande dépasse l’offre, le réseau sature. D’où mon obsession pour l’investissement », souligne Pierre Mongin. Si elle y réalise l’essentiel de ses investissements, la RATP ne voit plus son horizon limité aux frontières de l’Ile-de-France et se déploie en province, notamment dans le Centre. En 2020, le groupe estime que 30 % de son chiffre d’affaires sera généré hors de l’Ile-de-France, contre 9,2 % en 2010. Déjà, son PDG note que « ce sont les filiales qui tirent la RATP vers le haut. Cette ouverture vers le monde est une ère nouvelle ». Les filiales du groupe sont en forte progression, avec près de 22 % de chiffre d’affaires supplémentaire.
Significatif à cet égard, depuis le 4 mars dernier – contrepartie de la sortie de la RATP de Transdev –, la RATP exploite 57 lignes avec 820 mythiques bus à impériale rouges de Londres. La société des autobus LUB est devenue une filiale à 100 % de la RATP. Pour être reconduits, il faudra suivre à la lettre une grille comprenant quelque 50 critères précis de qualité, en particulier de ponctualité. De Paris à Londres, avec un espoir affiché : « Nous allons faire des progrès en Ile-de-France par le partage d’expérience que vont nous apporter les bus londoniens. »
Keolis
Michel Bleitrach sous le signe de l’offensiveLe groupe Keolis va pouvoir se consacrer tout entier à son expansion. 2010 était pour la filiale de la SNCF l’année de tous les dangers, notamment en France (55 % de l’activité) où l’exploitant défendait 30 % de son chiffre d’affaires avec deux réseaux à 2 milliards en appel d’offres, Lyon et Lille.
Ces deux affaires dans la poche, fort de l’intégration d’Effia et de résultats financiers 2010 d’un bon cru (un chiffre d’affaires de 4,13 milliards, en hausse de 20,1 %, un résultat net de 34,7 millions, en augmentation de 74,7 %, et une profitabilité (Ebitda) de 246,1 millions d’euros, en hausse de 27,2 %), le groupe souhaite maintenant passer à l’offensive.
A l’international, Keolis entend conforter ses places fortes. En Grande-Bretagne, le groupe estime avoir le recul, la connaissance du marché et les effectifs pour dorénavant viser le gain de franchises en position majoritaire. « Avant, on était partenaire financier, maintenant on se présente en opérateur de transports, en véritable opérateur international », assume Michel Lamboley, directeur général de Keolis. L’exploitant compte répondre à certains appels d’offres sans partenaire local : ce sera le cas pour la West Coast Main Line, où il se présentera en groupement avec la SNCF.
Le groupe compte également améliorer sa position en Allemagne, aux Pays-Bas et en Scandinavie. Il regardera par ailleurs les opportunités d’implantation en Europe du Sud dans un contexte où sa filiation avec la SNCF n’est pas forcément le meilleur sésame.
Côté acquisitions, Keolis est actuellement à la manœuvre au Etats-Unis (dans le secteur des bus) et au Canada pour renforcer les positions sur ces deux marchés plus récents. « Nous souhaitons que notre développement se traduise par une certaine taille dans tous les pays où nous nous implantons », résume le président du directoire, Michel Bleitrach.Sur son marché domestique, Keolis, tout comme RATP Dev, fait des appels du pied aux nostalgiques de l’ancien Transdev. Le groupe dit vouloir se renforcer dans le secteur des sociétés d’économie mixte, tout en reconnaissant que ce sera un travail de longue haleine et que sa montée en puissance sera « progressive ».
Keolis regarde par ailleurs avec gourmandise les opportunités « offensives » qui vont se présenter (Orléans, Metz, Chambéry, Aix-en-Provence, Nice, Nancy, Avignon, Le Havre, Saint-Etienne). Même si une enveloppe est garantie pour chaque participation – au titre du fonds d’animation de la concurrence, suite au rapprochement entre Veolia et Transdev –, Keolis veut établir des priorités dans la réponse à ces appels d’offres. En clair, être plus sélectif dans ses choix et attentif à la future rentabilité de l’exploitation dans un contexte général de baisse des recettes (baisse de fréquentation, hausse du prix du gazole) et d’augmentation de la fraude. Sans attribuer sa non-reconduction à Besançon – le grand et « douloureux » échec de l’an passé – à cette unique raison, Keolis a indiqué n’avoir pas voulu s’engager sur les objectifs très (trop ?) ambitieux de la collectivité en termes d’augmentation de la fréquentation.
Agir
Gilles Bourdouleix joue les séducteursLe message n’est pas totalement nouveau, mais il sera porté de manière plus offensive dans les prochaines années : « Le choix de la gestion indépendante pour un réseau de transports urbains n’est pas fait par dépit, c’est le choix d’un service public de qualité à coûts maîtrisés », martèle Gilles Bourdouleix, le député-maire de Cholet, qui vient tout juste d’être reconduit à la présidence d’Agir. Dans un contexte de concentration des exploitants, l’association souhaite encourager les élus à créer un opérateur interne. « C’est souvent la bonne formule, en régie ou en société publique locale (SPL), qui offre de plus l’opportunité de gérer le stationnement et les parkings, par exemple, si l’AOT créée la SPL avec la mairie, comme c’est le cas à Saumur. »
Que propose Agir face aux puissants groupes qui disposent d’une capacité d’innovation et promettent de réaliser des économies d’échelle ? « Ces arguments tombent face à la réalité des chiffres, estime Gilles Bourdouleix. On constate au contraire qu’une régie est souvent plus économique, avec une efficacité au moins égale à celle du privé, et offre plus de souplesse dans la gestion : pas d’avenant à signer au moindre besoin d’adaptation du réseau notamment. » Le président d’Agir met en avant la capacité des adhérents et des directeurs de réseau à mutualiser les expériences, y compris dans le domaine de l’innovation, « avec par exemple l’achat de tickets par SMS ».
Par ailleurs, Agir est en train de créer une centrale d’achats indépendante pour tous les matériels, y compris les bus, « de quoi réaliser de belles économies ». L’idée, c’est aussi de déployer la fonction de conseil aux AO, en les accueillant alors qu’elles sont encore en DSP ou en réflexion sur leur mode de gestion. C’est ainsi qu’Agir a apporté son aide juridique à l’Ille-et-Vilaine, aux Pyrénées-Orientales et à Forbach, qui viennent tout juste de basculer. Si la gestion directe souffre encore d’une image poussiéreuse et peu dynamique, les choses devraient changer. « Ce n’est pas aussi pépère qu’on l’imagine ! réfute l’élu. Des réseaux comme Troyes, La Rochelle ou Cholet (+ 23 % de fréquentation en cinq ans) sont très dynamiques. D’ailleurs, ce sont les mêmes directeurs qui passent du privé au public, et vice-versa ! »

La Gironde étend ses services
Le conseil général de la Gironde veut faciliter l’intermodalité sur son territoire. Son offre est d’ailleurs organisée en adéquation avec celle de ses principaux partenaires que sont la communauté urbaine de Bordeaux et son réseau TBC, ainsi que la région Aquitaine. Le conseil général de la Gironde veut faciliter l’intermodalité sur son territoire. Son offre est d’ailleurs organisée en adéquation avec celle de ses principaux partenaires que sont la communauté urbaine de Bordeaux et son réseau TBC, ainsi que la région Aquitaine. Après l’interopérabilité des systèmes billettique et la création du titre combiné Modalis, le département a créé il y a un an une centrale de mobilité téléphonique ouverte du lundi au samedi, de 7h30 à 19h30, pour renseigner les Girondins sur tous les transports disponibles sur le territoire. En octobre dernier, la centrale a été complétée par un site Internet (http://transgironde.gironde.fr) proposant un calculateur d’itinéraire et des informations sur l’état du trafic du réseau départemental Transgironde qui dessert 379 communes avec 600 cars circulant chaque jour sur les 64 lignes régulières.
Le réseau assure 15 millions de déplacements annuels et transporte aussi 50 000 élèves quotidiennement. Mais le conseil général ne s’est pas arrêté à sa propre offre puisque le calculateur prend en compte les principaux réseaux du territoire : le TER Aquitaine, les TBC à Bordeaux, Baïa dans le basin d’Arcachon, Libus à Libourne, les bacs maritimes et la navette aéroportuaire Jetbus. Il affiche le parcours avec la durée du trajet et son coût. « La centrale de mobilité reçoit en moyenne 9 000 appels par mois avec un pic à 15 000 à la rentrée scolaire et un record de 1 600 appels un jour de grève, décrit Laurence Pariès, directrice adjointe des transports au conseil général. Le site enregistre en moyenne 42 000 connexions par jour avec un record de 6 000 visites en un jour à cause de la neige. » L’information est aussi disponible sur smartphones (avec en sus la géolocalisation sur l’iPhone et les mobiles Androïd permettant de trouver le point d’arrêt le plus proche). Cette réalisation a coûté 284 000 euros (site et centrale téléphonique) et son budget d’exploitation annuel est de 313 000 euros. La prochaine étape pour le site Web devrait permettre de donner des informations perturbation sur tous les réseaux et en temps réel.
Italie : NTV ne sera pas prête en septembre
NTV a annoncé le 18 mars qu’elle lancerait ses premiers trains « avant la fin de l’année ». La compagnie ferroviaire privée italienne, qui prévoyait initialement un démarrage en septembre, s’explique par un retard dans l’homologation des trains.
« L’entreprise est prête. L’homologation, qui ne dépend pas de nous, avance bien mais prend un peu plus de temps que prévu. Rien de problématique », commente-t-elle sans donner de détails sur les raisons du retard de cette homologation. NTV, fondée par une alliance d’entrepreneurs italiens auxquels s’est associée la SNCF à hauteur de 20 %, utilisera des trains à grande vitesse AGV d’Alstom pour desservir neuf grandes villes dont Turin, Milan, Rome, Naples ou Venise.Les taxis Easy Take perdent une de leurs licences
La société de taxis à bas coût Easy Take a appris lundi la perte « temporaire » de sa licence de voitures de tourisme avec chauffeur, délivrée par Atout France. « Nous avons toujours notre licence de transports routiers de voyageurs », a indiqué à l’AFP Elsa Rotureau, porte-parole de cette entreprise lancée en 2010, précisant que la licence perdue n’était utilisée que pour le transport d’une personne seule. « Les courses avec une seule personne représentent 3 % de notre chiffre d’affaires », a-t-elle précisé. Cette décision d’Atout France intervient une semaine après que le Syndicat des artisans taxis du Vaucluse a demandé à la cour d’appel de Nîmes de prononcer soit « la cessation d’activité » d’Easy Take pour concurrence déloyale, soit l’interdiction d’exercice de son activité, la cour ayant mis sa décision en délibéré au 19 avril.
Etats-Unis : un projet de loi vise la SNCF pour son rôle dans l’Holocauste
Des élus du Congrès américain ont déposé un projet de loi pour autoriser des poursuites contre la SNCF pour son rôle dans le transport de juifs vers les camps de la mort pendant la Seconde Guerre mondiale. Le texte vise à contrer l’argument de la SNCF selon lequel la compagnie ne peut être poursuivie en justice aux Etats-Unis, en raison d’une loi américaine qui lui garantit l’immunité en tant que compagnie contrôlée par un Etat étranger. Le projet de loi a été déposé devant les deux chambres du Congrès, qui doivent approuver un texte similaire avant de le soumettre au Président Obama pour promulgation.
Dans le cadre du vaste projet de l’administration Obama pour améliorer les liaisons ferroviaires dans le pays, la SNCF est sur les rangs pour un contrat de 2,6 milliards de dollars pour relier les villes d’Orlando et Tampa, en Floride, et s’intéresse à un autre projet en Californie.Pierre Verzat prend la tête de Systra
Pierre Verzat a pris ses fonctions de directeur général de Systra le 15 mars, conformément à la décision du conseil d’administration du 25 janvier dernier. Agé de 49 ans, ce diplômé de l’Ecole polytechnique, ingénieur de l’armement, a débuté sa carrière en 1986 chez DCNS, avant de rejoindre en 1992 Dalkia (groupe Veolia Environnement) au poste de directeur général de la filiale BEA. Il intègre ensuite le groupe Areva en 1996 en tant que directeur des achats pour Technicatome puis, de 1997 à 2003, comme PDG de sa filiale Elta. En 2003, il devient directeur du pôle transport environnement industrie de Technicatome et sera de 2005 à 2009 directeur industriel d’Astrium Space Transportation (groupe EADS), avant d’être nommé en 2009 Chief Operating Officer d’Astrium Services, poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination chez Systra. il succède à Philippe Citroën qui exerçait ces fonctions depuis septembre 2002.