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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
RFF attribue la maîtrise d??uvre des tronçons est et ouest de la tangentielle Nord
Deux marchés de maîtrise d’œuvre d’infrastructure pour les études et le suivi de réalisation des tronçons est et ouest de la tangentielle Nord viennent d’être attribués par RFF. Le marché portant sur le tronçon ouest, 12 km entre Epinay-sur-Seine et Sartrouville, a été confié à un groupement composé de Systra (mandataire), de Setec et du cabinet d’architecte Attica. Celui du tronçon est, entre Le Bourget et Noisy-le-Sec (6 km), a été attribué au groupement entre Egis Rail (mandataire) et le cabinet d’architecte Philippe Hamelin. Ces contrats portent sur les études de conception et la direction des travaux pour les lots terrassement, plateforme, soutènement, ouvrages d’art, voie et protections acoustiques. Le projet de tangentielle Nord consiste à créer deux voies en rocade au nord de l’Ile-de-France, sur 28 km, avec 14 gares dont 6 nouvelles entre Sartrouville (78) et Noisy-le-Sec (93). Un premier tronçon central d’Epinay-sur-Seine au Bourget (11 km) est déjà en travaux et sa mise en service est prévue fin 2014.
62% des cadres hostiles au projet d?entreprise à la SNCF
Pour mieux illustrer la détérioration du climat dans l’entreprise, Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT Cheminots, évoque l’évolution des chiffres sortis de plusieurs sondages internes réalisés pour la direction de la SNCF. Dans le dernier, réalisé par l’institut CSA à l’automne 2009, 57 % des cheminots estiment les restructurations incompréhensibles, 59 % les jugent incohérentes, 80 % pensent qu’elles sont difficiles à mettre en œuvre, 71 % craignent que la SNCF finisse éclatée et en filiales. Et 62 % des cadres contestent les orientations du projet « politique » Destination 2012 présenté par Guillaume Pepy lors de son arrivée à la tête de la SNCF.
Bataille des chiffres à la SNCF? sur le calcul du nombre de grévistes
Entre syndicats et direction, la fourchette du nombre de grévistes se creuse régulièrement entre les estimations des uns et celles de l’autre. Le 3 février, la direction estimait ainsi le nombre de grévistes à 28,4 %, la CGT, à 35,65 %. Pour tenter d’effacer les doutes, la direction a donc fait appel à un cabinet privé, Algoé, pour étudier les modalités du comptage du nombre de grévistes. Une enquête menée en fin d’année 2009 dans divers établissements SNCF, pour un rapport qui devrait être rendu ce mois-ci. Selon un responsable de l’entreprise, le cabinet devrait valider le processus actuel de comptage. Pas de quoi convaincre la CGT puisque, contactée par les consultants d’Algoé, elle n’a pas souhaité participer à l’enquête. Motif avancé : « L’entreprise dépense un budget trop important en études ou sondages commandés au privé. »
Une médiatrice pour aplanir les difficultés de la LGV basque
François Fillon vient de nommer une médiatrice dans l’épineux dossier de la LGV au Pays basque. Il a donc donné droit à la demande des présidents des trois communautés de communes basques qui avaient demandé un médiateur après avoir vivement dénoncé le projet actuel de LGV et donné leur préférence à la modernisation des voies existantes. Marie-Line Meaux, inspectrice générale de l’administration du développement durable a trois mois pour remettre son rapport au Premier ministre. Sa mission consiste à faire reprendre le dialogue entre acteurs locaux – élus, associations, population –, divisés sur l’opportunité d’un nouveau tracé pour la LGV jusqu’à la frontière espagnole. La médiatrice est chargée de « rechercher la meilleure intégration possible de la ligne nouvelle » au Pays basque, a indiqué Michel Hiriart, président de la communauté de communes Sud-Pays basque. Le tout en étroite collaboration avec RFF, « afin que des études et concertations complémentaires soient conduites ». Ce travail, qu’elle doit achever en mai, doit permettre qu’un fuseau précis soit présenté au prochain comité de pilotage.
RFF choisit ETF pour la modernisation de l?étoile de Capdenac
Suite à l’appel d’offres lancé fin mai 2009, le marché du renouvellement des voies de l’étoile de Capdenac vient d’être attribué à l’Européenne de travaux ferroviaires (ETF), filiale d’Eurovia Travaux ferroviaires (groupe Vinci). Ces travaux, qui se dérouleront de mars à novembre 2010, comprennent la rénovation des lignes de Tessonnières – Capdenac, Capdenac – Rodez et Brive – Capdenac, pour plus de 170 millions d’euros d’investissement. RFF précise qu’il s’agit du chantier le plus important de France sur des lignes régionales, qui mobilisera 15 % des approvisionnements de matière (rails, ballast, traverses) à l’échelle nationale. Au total, 210 km de voies seront rénovées, nécessitant 384 000 tonnes de ballast, 289 000 traverses bétons et 340 km de rail. C’est aussi le 6e chantier du plan rail Midi-Pyrénées.
Nantes met la Semitan au régime
Au cours de la délégation de service public écoulée, l?opérateur des transports publics nantais, la Semitan, a eu sérieuse tendance à l?embonpoint. Ses coûts de production ont explosé Plus 42% de charges entre 2001 et 2008 pour seulement 18 % de recettes supplémentaires. Au cours de la délégation de service public écoulée, l’opérateur des transports publics nantais, la Semitan, a eu sérieuse tendance à l’embonpoint. Même si le réseau nantais est passé de 85 millions à 115 millions de voyageurs et que l’augmentation des tarifs a été faible, les coûts de production de l’opérateur ont explosé. Nantes métropole a néanmoins choisi de reconduire la société d’économie mixte qui exploite son réseau pour sept ans à compter de 2010, mais en fixant à sa gourmande SEM des objectifs de sobriété. « Au fil de l’eau, nous augmentions de plus de 7 % par an la contribution de Nantes métropole », explique le vice-président de Nantes métropole, Jean-François Retière. « Pour la nouvelle, nous avons mieux cadré cette évolution. Le nouveau contrat prévoit une hausse annuelle limitée à 2,5 % Ce qui nous ferait passer de 85,4 millions d’euros en 2010 à 93,8 en 2016. » La Semitan s’est dans un même temps engagée à améliorer la fréquentation de son réseau de 20 % et de passer ainsi de 115 à 134 millions de voyages annuels entre 2010 et 2016. La Semitan mettra en place une billétique avec post-paiement visant à inciter les clients « occasionnels réguliers » à emprunter plus souvent les transports en commun. L’offre de transport sera par ailleurs renforcée : 1,5 million de kilomètres supplémentaires seront proposés aux usagers nantais. Nantes va réorganiser son réseau : un million de kilomètres vont être supprimés sur des dessertes locales peu fréquentées, tandis que 2,5 millions de kilomètres seront ajoutés sur des nouveaux itinéraires. Dix nouvelles lignes structurantes de Chronobus (avec des systèmes de couloirs et de passage prioritaire aux carrefours) seront ajoutées, qui visent chacune entre 10 000 et 12 000 voyageurs par jour. Par ailleurs, un appel d’offres pour 8 nouvelles rames de tramway (+ 4 en option) va être lancé pour pouvoir passer les fréquences du tram de 5 à 3 minutes en heure de pointe.
Guillaume LEBORGNE
Nouvelle étape pour la ligne Belfort – Delle
Le projet de réouverture aux voyageurs de la ligne Belfort – Delle a franchi une nouvelle étape avec le lancement, le 18 janvier par RFF, de la concertation préalable. Un projet nécessaire pour que les Belfortains puissent rejoindre en train la gare Belfort-Montbéliard du TGV Rhin-Rhône. En 2009, les études d’avant-projet ont permis de définir six haltes TER et un service cadencé aux 30 minutes à la pointe. Le bilan de la concertation est attendu au printemps ; l’enquête publique au second semestre, afin de lancer les travaux en 2011. La mise en service est prévue fin 2012, début 2013, soit un an trop tard, clament les défenseurs du projet qui soulignent que le TGV sera lui arrivé depuis le 11 décembre 2011 et réclament une accélération du projet.
Une charte fédère les anti-LGV en Europe
Les associations anti-LGV et collectifs écologistes réunis à Hendaye ont adopté le 23 janvier un texte commun baptisé « Charte d’Hendaye », destiné à fédérer les mouvements européens opposés à la construction de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse. Signé par des responsables de dizaines de collectifs et mouvements politiques de France, d’Espagne et d’Italie, juste avant le démarrage d’une vaste manifestation anti-LGV, le texte dénonce des projets qui constituent « un désastre écologique, socio-économique et humain » pour les zones traversées. Il estime que les nouvelles lignes « se fondent systématiquement sur des hypothèses de trafic et de rentabilité socio-économiques fausses ainsi que sur une sous-estimation des coûts de réalisation. » Le texte appelle la Commission et le Parlement européens à une « réflexion sur l’absurdité et la non-nécessité de grandes infrastructures ». Et demande aux gouvernements français, espagnol et italien « l’arrêt immédiat des travaux et projets de LGV pour entamer un débat public uniforme au niveau européen ».
Premiers travaux sur la grande halle de Bordeaux-Saint-Jean
Construite en 1898, la grande halle de Bordeaux-Saint-Jean, classée monument historique, va enfin être l?objet d?une réfection avant une restauration de grande ampleur Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, la grande halle de la gare de Bordeaux-Saint-Jean, qui couvre une surface de 300 m sur 56, est en mauvais état, tant en ce qui concerne la partie métallique que la partie vitrée. Sans attendre la restauration de l’ensemble, RFF, qui en est propriétaire, a souhaité entreprendre la réfection des deux masques vitrés, ou tympans, situés aux extrémités. Leur état, il est vrai, présentait un certain danger, chacun d’eux, d’une surface de 700 m2, ayant subi de graves désordres dus au vieillissement de la structure et aux intempéries. Jusqu’à la fin du mois de février, l’entreprise Dumanois travaille sur ses échafaudages au-dessus des voies. Côté Garonne, le verre armé a été conservé et les éléments métalliques repeints après traitement de l’oxydation. Il en est de même actuellement côté sud où, en revanche, les panneaux ont été déposés et ne seront pas remplacés, du moins provisoirement. Une opération financée à 100 % par RFF. Suivra une restauration de grande ampleur de la halle, dont la surface couverte est de 17 310 m2. Celle-ci sera entreprise ultérieurement, des études complémentaires venant d’être demandées en raison du coût des travaux. L’ensemble est en effet constitué de 11 000 m2 de lambris, 12 700 m2 de vitrage, 1 450 tonnes de métaux ferreux, et 10 tonnes de peinture sont nécessaires. Mais, avant même le début du chantier, la date de réception est d’ores et déjà programmée, afin de coïncider avec la mise en service de la LGV entre Tours et Bordeaux, soit à l’horizon 2016 dans le meilleur des cas.
La halle, construite en 1898, n’a pas subi de réfection depuis le milieu des années 1970. Auparavant, elle était repeinte tous les vingt ans, mais elle subissait il est vrai les assauts répétés de la traction vapeur.
François-Xavier POINT
En un an, la carte Liberté adoptée par 20 000 personnes à Tours
Lancée en janvier 2009, la carte Liberté du réseau tourangeau Fil bleu (Keolis) a pour particularité de fonctionner en post-paiement Carte sans contact comme la Navigo francilienne, la carte Liberté permet de payer ses trajets par prélèvement bancaire le 15 du mois suivant. Destinée aux abonnés comme aux voyageurs occasionnels, elle a été distribuée à 20 000 exemplaires. Avantages : plus besoin d’acheter ses titres à l’avance, impossibilité de se retrouver avec une carte sans titres de transport crédités et, de plus, la certitude de bénéficier du tarif le plus avantageux. En effet, le coût d’un trajet unique est de 1,05 euro au lieu de 1,25 euro, et l’abonnement devenant plus économique au-delà de 30 voyages mensuels, le client qui passe ce seuil se voit immédiatement proposer un abonnement. La moitié des détenteurs de la carte Liberté sont ainsi des abonnés. Par ailleurs, Fil bleu estime que 40 % des voyageurs occasionnels qui ont choisi la nouvelle formule billettique ont accru leur mobilité. Ils font en moyenne douze trajets par mois, c’est plus que les utilisateurs de carnets de tickets. A Tours, l’initiative a pu voir le jour grâce au soutien de la mairie (la carte est distribuée gratuitement), et le groupe Keolis envisage de la déployer ailleurs. Il la propose même dans ses réponses aux appels d’offres. Le produit sera proposé à Brest, où Keolis a été reconduit à l’automne dernier, puis peut-être à Lyon. Le post-paiement permet en effet de développer l’usage occasionnel du transport public. A terme, la carte pourrait aussi devenir intermodale et donner accès aux TER.
Cécile NANGERONI