Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Des lignes express sur la rocade de Toulouse en 2010

    Des bus express circulant sur la bande d’arrêt d’urgence de la rocade : cette première en France pourrait voir le jour à Toulouse début 2010. Lancée début 2008 par Stéphane Coppey, l’actuel président de Tisséo-SMTC, l’idée trouve sa première concrétisation par une préétude confiée au Centre d’études techniques de l’équipement (Cete). Un groupe de travail rassemblant les Autoroutes du sud de la France, la Direction départementale de l’équipement, le conseil général, Tisséo et le Grand Toulouse en assure le suivi. Ces lignes express doivent permettre de connecter rapidement des grands pôles d’échange qui ne bénéficient pas de transports en commun lourds. Quatre lignes sont envisagées, dont trois au départ de l’aéroport de Toulouse-Blagnac en direction du centre-ville, du sud-est et du sud (Basso-Cambo et le Cancéropôle). La quatrième ligne pourrait connecter Portet-sur-Garonne au Cancéropôle et à Rangueil. L’objectif est de réserver une bande d’arrêt d’urgence élargie et de réduire les autres voies afin d’offrir aux bus un temps de trajet garanti, avec une vitesse commerciale de 35 km/h. La préétude doit préciser dans quelles conditions cela est possible, la rocade n’étant pas de largeur homogène et comptant des échangeurs tous les 1 500 m. Les résultats de l’étude du Cete dans les prochaines semaines permettront de préciser le calendrier des aménagements et leur coût.

  • Saint-Etienne adopte Oùra !

    La communauté d’agglomération Saint-Etienne Métropole vient de décider d’adopter la carte sans contact Oùra ! La billettique magnétique stéphanoise lancée fin 1993 est obsolète. La communauté d’agglomération Saint-Etienne Métropole (43 communes) vient de décider de la remplacer et d’adopter la carte sans contact Oùra ! qui a été déployée en Rhône-Alpes à partir de 2005. Un investissement de 5,5 millions d’euros. 70 000 exemplaires d’Oùra ! circulent déjà, utilisables dans les TER, les réseaux TAG de Grenoble et TCL de Lyon, ainsi que ceux du Rhône et de Transisère.
    L’autorité organisatrice (AO) ligérienne précise toutefois qu’elle sera la première à respecter la totalité des normes d’interopérabilité formalisées dans une charte régionale il y a quatre ans et signée par une vingtaine d’AO. Ce qui donnera toutes les fonctionnalités au titre stéphanois, qui sera déployé progressivement entre septembre et décembre 2009. En particulier, la possibilité de l’utiliser sur n’importe quel réseau de transport partenaire ou encore de payer des services comme la location de vélos ou l’accès aux parkings.
    Le système étant complexe, sa mise en œuvre, tant dans les véhicules de la Stas qu’au niveau des équipements fixes (81 distributeurs automatiques), ne peut se faire que par étapes. L’ancien et le nouveau système devront cohabiter quelques mois. Ainsi, à la rentrée, bus et trams seront progressivement équipés des nouveaux valideurs, qui continueront de fonctionner avec les tickets magnétiques actuels. Quant aux distributeurs dessinés par le cabinet Avant-Première, ils ne délivreront d’abord que des passes magnétiques, mais de nouvelle technologie, puis, en décembre, des cartes sans contact destinées aux quelque 40 000 abonnés. Ces titres multimodaux supporteront toutes les tarifications, qu’elles soient combinées (TER + Stas par exemple) ou intégrées (fonctionnant sur tous les réseaux à l’intérieur d’un territoire donné). Malheureusement, les voyageurs occasionnels resteront encore au magnétique, l’électronique jetable étant encore trop coûteuse.
     

    Cécile NANGERONI

  • La DB va investir 11,2 milliards en 2009-2010

    La DB a annoncé le 22 mars un investissement de « plus de 11 milliards d’euros » dans ses infrastructures sur 2009 et 2010, apportés en majorité par l’Etat fédéral. Ces investissements serviront en priorité à rénover des gares de petite et moyenne taille, ainsi que des voies ferrées du trafic suburbain, et à développer des lignes et des nœuds de communication.

  • Ansaldo STS fournira l’équipement ERTMS des Velaro D

    Ansaldo STS a remporté un contrat de 16,8 millions d’euros pour fournir l’équipement ERTMS destiné à être monté à bord des 15 nouvelles rames Velaro D commandées par la DB à Siemens pour assurer des relations entre l’Allemagne, la Belgique et la France. Avec ce nouveau contrat, Ansaldo STS « est actuellement la seule entreprise à avoir remporté à la fois des marchés d’équipement ERTMS sol et embarqué en Allemagne ». En effet, la filiale de Finmeccanica a remporté en décembre 2007 le contrat d’équipement ERTMS de la ligne Sarrebruck – Mannheim.

  • RVB sur Nice – Breil-sur-Roya

    Jusqu’au 17 avril, RFF travaillera au renouvellement de 6,395 km de voies entre Nice-Saint-Roch et l’Escarène sur la ligne ferroviaire Nice – Breil-sur-Roya. Une modernisation inscrite au contrat de projets Etat-région 2007-2013 à hauteur de 35 millions d’euros de crédits. L’opération totalement achevée, fin 2010, la ligne pourra supporter la circulation d’environ 26 trains quotidiens, un aller-retour dans la journée en heures creuses et en heures de pointe, deux trains dans le sens de la pointe, un dans le sens de la contrepointe. Une première phase de travaux avait déjà eu lieu fin 2007 sur la section de ligne entre Drap et Peille.

  • Le chantier bat son plein sur Paris – Granville

    Un vaste chantier de 26 millions d’euros à la charge de la région Basse-Normandie est en cours dans la Manche. Objectif : améliorer la liaison Paris – Granville et permettre la création d’une ligne directe Caen – Granville à l’horizon 2011. 18 passages à niveau seront supprimés entre Saint-Lô et Folligny et les voies ferrées, redessinées pour accélérer les trains (110 km/h pour les TER, 160 km/h pour les Corail). Une partie du chantier consiste à refaire une des voies supprimées en 1995 dans le cadre de la modernisation de la ligne Paris – Granville. Le raccordement de ces deux lignes nécessite la suppression d’un PN, qui sera remplacé par un pont-route. Après travaux, la gare de Folligny pourrait voir passer jusqu’à une vingtaine de trains par jour, soit le double d’aujourd’hui. Restera alors à réaliser une bretelle de raccordement pour permettre un direct Paris – Mont-Saint-Michel.

  • Accélération du Corridor X entre Ljubljana et Istanbul

    Conseillés par la DB, les chemins de fer de Slovénie (SZ), de Croatie (HZ), de Serbie (ZS), de Bulgarie (BDZ) et de Turquie (TCDD) effectuent des marches d’essais avec un train de conteneurs « Europe – Asie », dans le but d’accélérer le temps du parcours entre Ljubljana (Slovénie) et Istanbul (Turquie), qui passerait de 60 heures à 37 heures. Cet itinéraire correspond à une variante du Corridor fret X, grand axe de l’Europe du sud-est qui relie l’Autriche à la mer Egée. Les principaux gains de temps sont réalisés grâce à une meilleure coopération entre les cinq réseaux traversés, des procédures douanières simplifiées et la mise en tête du train de deux locomotives du parc MRCE Dispolok en double traction : une électrique (multisystème) et une diesel. Cette solution technique permet de gagner du temps au franchissement de sections non électrifiées, en supprimant les manœuvres de relais traction. En effet, ce parcours de 1 577 km n’est que partiellement électrifié, avec deux alimentations différentes. De plus, certaines sections sont à voie unique : des améliorations à apporter aux infrastructures et à l’exploitation devraient permettre en 2014 de relier la Slovénie et la Turquie en 25 heures. Ce qui rendrait le train plus compétitif face au camion, qui relie les deux pays en 57 heures.

  • Paris – Cambrai et Paris – Maubeuge en sursis ?

    Beaucoup de bruit pour rien ? En tout cas, les élus de la région Nord n’ont pas tardé à réagir quand ils ont entendu, le 17 mars, le bruit évoquant la suppression prochaine des dessertes Paris – Cambrai et Paris – Maubeuge en Corail Intercités. Yves Coupé, membre du conseil régional, a transmis à ses pairs les propos d’un usager régulier de la ligne à qui un agent aurait annoncé la fermeture de la ligne à la fin de 2010. Le directeur régional a, dans un premier temps, confirmé que cette suppression était une « hypothèse de travail ». Mais SNCF Proximités a ensuite démenti la suppression, mais annoncé de lourds déficits sur certaines lignes.

  • Travaux lancés sur Lyon – Grenoble – Chambéry

    Les travaux de voies ont débuté le 15 mars, vers Saint-Priest, sur la ligne Lyon – Grenoble – Chambéry. Il s’agissait de la phase de préparation du chantier, qui a duré jusqu’au 19 mars. Elle concernait notamment la protection du chantier par la pose d’appareils prévenant les agents travaillant sur la voie du passage des convois. Le renouvellement des voies proprement dit a commencé le 20 mars et se prolongera jusqu’au 27 avril. Il s’accompagnera d’une baisse de la vitesse sur la voie contiguë où circuleront encore les trains, entraînant un allongement de parcours de quelques minutes. Le changement de ballast et de rails sera suivi des travaux de finitions, du 28 au 30 avril.

  • Siemens décroche 100 Velaro en Chine

    L’agence Xinhua a annoncé la commande le 17 mars, en affirmant que la technologie serait entièrement chinoise. Les rames seront en fait de type Velaro. Selon un communiqué de Siemens du 20 mars, le groupe allemand et ses partenaires chinois ont signé un contrat pour la fourniture de 100 nouvelles rames CRH3, de type Velaro, qui viennent s’ajouter au 60 déjà commandées. Selon ce communiqué, 70 des nouveaux trains seront construits par Tangshan Railway Vehicles Co. Ltd, et 30 par Changchun Railway Vehicles Co Ltd, les chiffres donnés par les Chinois étant respectivement de 60 et 40. Siemens se félicite de voir Changchun rejoindre son réseau de partenaires en Chine. Changchun était jusqu’à présent partenaire d’Alstom pour la fabrication des automotrices électriques CRH5. Siemens va fournir des équipements électriques et des bogies aux usines chinoises. La part de Siemens dans ce contrat de 4,37 milliards d’euros se monte à environ 750 millions d’euros.