Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Plan européen grande vitesse: les réserves des acteurs du ferroviaire
Si le plan de la Commission suscite globalement l’enthousiasme des acteurs du rail, il soulève déjà quelques interrogations.
La Communauté des entreprises ferroviaires et d’infrastructures européennes, la CER, dont les 70 membres couvrent l’ensemble du secteur (opérateurs, gestionnaires d’infrastructures, fabricants de matériel, loueurs de matériel) a été la première à réagir. Depuis quatre ans, ses membres travaillent activement à l’élaboration d’un plan directeur pour le train à grande vitesse. Les retombées économiques générées à la fois par la construction ou la régénération du réseau et par son exploitation commerciale vont être considérables. Elles vont aussi permettre d’économiser l’équivalent de 11,6 milliards de barils de pétrole et de 5 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2070, soit des bénéfices nets estimés à 750 milliards d’euros. « Maintenant qu’une définition crédible de l’infrastructure ferroviaire à grande vitesse est établie, l’accent doit être mis sur une mise en œuvre rapide », insiste Alberto Mazzola, directeur exécutif de la CER.
Pour que le nouveau réseau soit performant, l’organisation réclame en priorité une accélération de la certification du matériel, ce qui passe par une augmentation des moyens accordés à l’Agence européenne du rail. La CER attend aussi une meilleure harmonisation dans l’affectation des sillons et que la compatibilité du matériel roulant au-delà des frontières nationales soit effective. Autre point crucial, le déploiement à grande échelle du Système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS), prévu à horizon 2026.
Enfin, le rail doit bénéficier « d’une véritable égalité de traitement » par rapport aux autres modes de transport. Une mesure semble incontournable pour la CER : l’exonération de TVA pour les voyages internationaux et la taxation du kérosène. Sans une fiscalité plus attractive, le train ne pourra pas attirer plus de 50% de voyageurs longue distance supplémentaire, comme le plan le vise.
Pour Eurocities, une indispensable connexion aux réseaux existants
L’association Eurocities, qui représente près de 200 villes européennes s’est, elle aussi, félicitée de l’initiative ambitieuse. Dans une déclaration commune avec la CER, elle formule quelques recommandations. Pour qu’il soit viable et cohérent, le réseau LGV européen doit compléter les corridors identifiés dans le Réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Concrètement, Eurocities demande que toutes les villes de plus de 250 000 habitants soient prises en compte dans le plan grande vitesse. L’association réclame aussi que son déploiement soit cohérent avec les services ferroviaires déjà existants et que les nouvelles lignes intègrent les services de mobilité développées par des acteurs régionaux. Pour faire entendre sa voix, Eurocities et la CER ont adressé un courrier officiel à la présidente de la Commission. Les Pdg de SNCF Voyageurs, DB ou Renfe font déjà partis des signataires.
Pour l’Unife, des appels d’offre réservés aux Européens
« L’Europe a déjà une politique commune, une monnaie unique et biens et personnes circulent librement. Le temps est venu qu’elle se dote d’un système de transport moderne. Nous travaillerons sans relâche à la réalisation de la promesse faite par la Commission ». La déclaration de son directeur général Enno Wiebe, laisse peu de doute sur l’enthousiasme de l’association des industriels du ferroviaire, l’Unife quant au plan européen. Elle alerte cependant sur les retombées de ce méga-chantier pour la filière industrielle de l’UE. Pour elle, les règles des appels d’offre doivent être révisées. Les fournisseurs dont les actionnaires ne sont pas européens ou ne font pas partie de pays ayant des accords avec l’UE doivent être exclus « d’un projet aussi stratégique ». Si toute la filière se met en position pour développer de nouvelles technologies et assurer la montée une cadence de la production, elle doit aussi obtenir des garanties en matière d’harmonisation des procédures au niveau européen. L’Unife rappelle enfin, elle aussi, l’importance de la mise en place d’un système de gestion du trafic unique à l’échelle du continent.

Trains transfrontaliers: nouveau calendrier pour la Région Grand-Est
Décidément, rien ne se passe comme prévu autour du projet de liaisons transfrontalières conduit par la Région Grand-Est. Un nouveau grain de sable est venu perturber le lancement commercial du projet.
Le projet Régiolis Transfrontalier France–Allemagne (TFA), mené par la Région et SNCF Voyageurs, en partenariat avec les Länder de Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat et Sarre, vise désormais une mise en service complète en 2027. Des essais complémentaires de freinage ont été nécessaires, côté réseau allemand, pour obtenir l’autorisation de circulation par l’office fédéral allemand en charge de la sécurité ferroviaire (EBA). Cette phase devrait être finalisée d’ici fin 2025.
Certaines sections et points-frontières nécessitent aussi des équipements spécifiques au sol (eurobalises) pour permettre au système de sécurité embarqué de gérer la signalisation automatiquement. « L’installation de ces dispositifs est prévue entre fin 2025 et début 2026, pour garantir la sécurité et la fluidité des circulations », précise la Région Grand Est. Les nouvelles exigences allemandes sur le freinage remontent à 2024, suite à plusieurs déraillements, dont celui d’un train régional avec 200 personnes à son bord.
30 rames commandées en 2019
Les premières rames devraient ainsi circuler dès la fin du premier trimestre 2026 sur les lignes : Strasbourg–Offenburg et Mulhouse–Müllheim. Les 30 rames commandées en 2019, pour un montant de 388 millions d’euros, en remplacement des autorails ATER, ne sont utilisées pour l’instant que sur le réseau Fluo Grand Est. « Elles permettent aussi d’assurer la formation des conducteurs et le suivi technique des rames », explique la Région.
Côté industriel, la crise sanitaire avait provoqué de premiers retards de livraison du matériel attendu en 2023. La SNCF n’en sera intégralement livrée qu’en 2025, l’usine de production de Reichshoffen d’Alstom étant vendue, en 2021, à l’espagnol CAF.

Le projet de TGV direct entre Lyon et Bordeaux avance
D’après le quotidien régional La Nouvelle République, La SNCF étudie pour 2027 le lancement d’une liaison TGV directe de type OUIGO entre Lyon et Bordeaux en passant par Poitiers, Saint-Pierre-des-Corps et Massy.
Cette desserte transversale implique actuellement une correspondance parisienne entre les gares de Lyon et Montparnasse, rendant peu compétitive l’offre en train. La liaison aérienne entre les deux métropoles représente aujourd’hui l’un des vols domestiques les plus fréquentés de l’Hexagone.
Une liaison ferroviaire en cinq heures
Pour la FNAUT AuRA, que la SNCF se décide enfin à étudier cette liaison directe est une bonne nouvelle. « SNCF Voyageurs va profiter de la LGV Bordeaux – Tours, ouverte depuis 2017, pour proposer aux voyageurs une liaison directe en 5h entre Bordeaux – Lyon », explique son président Gérald Petitgand, qui déplore que les liaisons province-province ne soient pas assez développées, obligeant trop souvent à une correspondance à Paris.
L’information de cette potentielle ouverture circule depuis la tenue de plusieurs réunions organisées en région et lors de comités de suivi dessertes TGV dans différents départements.
Une rame Ouigo pourrait assurer un aller-retour quotidien avec un départ le matin depuis Lyon et un retour depuis Bordeaux dans la foulée. Poitiers bénéficierait d’un trajet vers Lyon en trois heures et quarante minutes, contre 4h40 aujourd’hui, aujourd’hui, avec un changement de gare à Paris, ou de train à Massy.
Une confirmation de Ouigo, lors d’une communication officielle sur le développement de nouvelles destinations, est attendue à la fin du mois de novembre 2025.
Joint par VRT, SNCF Voyageurs ne confirme pas l’information mais rappelle « analyser en permanence les potentialités de développement de nouvelles liaisons ».

L’autorisation par Bruxelles de camions plus gros inquiète les acteurs du fret
L’apparition de camions plus longs et plus lourds sur les routes européennes, actuellement en discussion au niveau de la Comission, mobilise une vingtaine d’organisations professionnelles de la logistique, dont l’association Fret Ferroviaire Français du Futur, 4F. Elles s’inquiètent des conséquences de la mesure, notamment sur le fret ferroviaire et estiment que le texte, dans sa forme actuelle, entrainerait « de graves effets secondaires » et « des répercussions au-delà du secteur des transports ».
Un nouveau paquet de réformes, en négociation à Bruxelles, prévoit de réviser la directive relative aux poids et dimensions des véhicules de transport de marchandise. Elle envisage d’autoriser le trafic international de certains camions, dont la capacité de chargement n’est pas adoptée par tous les Etats. La circulation de ces systèmes modulaires européens, ou EMS, est aujourd’hui limitée à l’intérieur de certaines frontières.
Des camions de 40 à 60 tonnes
Le texte actuellement en vigueur fixe le poids et la longueur maximum des véhicules routiers (combinaisons) autorisés en trafic national et international en Europe à 18,75 m pour un poids total maximal de 40 tonnes. Une possibilité est donnée aux Etats de déroger dans les limites de 60 tonnes et de 25,25 m. Pour l’Union européenne, la multiplication de ces EMS peut réduire l’impact du transport routier notamment sur l’environnement. Pour les organisations mobilisées, ces poids-lourds XXL sont incompatibles avec l’engagement de l’UE d’augmenter le fret ferroviaire de 50% d’ici 2023 et de le voir doubler d’ici 2050.
La liste des arguments mis en avant par les organisations est longue. Selon elles, l’autorisation de ces nouveaux ensembles nécessiterait des changements logistiques et d’infrastructures importants sur les sites portuaires, pour assurer la compatibilité avec des terminaux de transbordement, leurs voies d’accès et les manœuvres sur place. Plusieurs types de matériel roulant ferroviaire et de navire sont incompatibles avec le format des EMS au point « d’entraver les progrès du transport intermodal de marchandises », souligne 4F, Rail Freight Forward ou encore Die Bahnindustrie.
Une dégradation accélérée des routes
Les acteurs du fret redoutent aussi de lourdes conséquences sur les infrastructures routières. Le poids des véhicules va entrainer leur dégradation accélérée et nécessiter des investissements considérables dans le renforcement de chaussées ou d’ouvrages d’art. Or, si le transport intermodal et le secteur ferroviaire dans toute l’Europe, ont déjà fait l’objet de plans d’investissements, beaucoup reste à faire.
En matière de sécurité, l’introduction de 44 tonnes sur les routes, soulève aussi des questions, notamment pour le transport de matières dangereuses. Encore une fois, face à des temps de freinage plus longs, des rayons de manœuvres plus importants, … les infrastructures existantes vont se retrouver peu adaptées.

Mobco, le nouveau nom des RNTP et d’EuMo Expo
Le GIE Objectif Transport public, émanation de l’UTPF et du Gart, qui organise les années impaires les Rencontres nationales du transport public (RNTP) en province, et les années paires le salon European Mobility Expo (EuMo Expo) à Paris, veut faire évoluer ses deux événements phares. Par petites touches. En s’ouvrant à la logistique urbaine, un thème important de la mobilité. En cherchant à attirer des ministres au-delà de la seule sphère transport.
Pour symboliser ces changements, les RNTP et EuMo Expo sont rebaptisés sous une marque unique : Mobco. Prochain rendez-vous, Mobco aura lieu du 9 au 11 juin à Paris, Porte de Versailles.

Territoires oubliés et sûreté au coeur des débats des RNTP
Cohésion sociale et sécurité. Deux des thèmes forts des campagnes municipales qui démarrent, se sont invités aux rencontres nationales du transport public (RNTP). Elles s’étaient ouvertes le 4 novembre à Orléans et viennent de se terminer, laissant une partie des intervenants rejoindre Versailles pour le congrès de l’association Régions de France, autre temps de fort de cette fin d’année pour les acteurs du transport. L’an prochain, c’est à Paris que se retrouveront les acteurs du transport public, du 9 au 11 juin, pour la première édition de Mobco, nouveau nom commun aux RNTP et au salon européen EuMoExpo qui se tiendra du 9 au 11 juin Porte de Versailles à Paris.
La sûreté mise en avant
Le ton « sécuritaire » a été donné dès le discours inaugural du ministre des Transports, Philippe Tabarot. Habitué ces derniers temps à évoquer les sujets de financement devant les professionnels du secteur, il a changé de registre et regretté que six mois après la publication de la loi de sûreté ferroviaire, les décrets d’application ne soient toujours pas signés, pour cause de texte « coincé » à la Cnil. Ce « grand défi sécuritaire » pour les transports a également été au centre de plusieurs tables rondes et l’occasion de quelques prises de parole virulentes, comme celles du maire d’Orléans Serge Grouard, hôte de la manifestation qui a réuni environ 8000 visiteurs et exposants.
L’agglomération qu’il préside a re-signé avec Keolis, fin 2024, un nouveau contrat de six ans pour la maintenance et l’exploitation de son réseau de transport public baptisé TAO. Ce contrat, de près de 500 millions d’euros, inclus tram, bus, vélos et grande nouveauté : du transport à la demande. RésaNuit fonctionne depuis septembre 24/24 7j/7, partout sur la métropole. Les navettes, de 9 à 20 places, sont équipées de caméras de vidéoprotection.Un bouton « appel d’urgence » est également installé sur l’application du réseau orléanais. Aucun utilisateur ne l’a encore activé pour contacter le 17.
Thierry Mallet, PDG de Transdev et président de l’UTPF a profité de la tribune des RNTP pour insister sur le « grand malaise du secteur » : « 55% des arrêts de travail sont liés à des conséquences psychologiques causées par des agressions, des arrêts qui se traduisent par 84 jours d’incapacité totale de travail (ITT) en moyenne ». Le phénomène n’épargne pas la RATP : « On est passé en trois ans de un à deux incidents par semaine à 1 par jour », confiait Jean Castex. À la SNCF, le nombre d’arrêts maladie dus à des agressions ou à des outrages graves a augmenté de 43% en très peu de temps.
Plus d’offre, mais pas plus d’argent
Les acteurs du transport public sont aussi revenus sur l’importance de leur secteur pour assurer la cohésion du territoire. Cela passe par la nécessité d’un choc de l’offre, en dépit de problèmes de financement. L’ouverture à la concurrence, notamment dans le ferroviaire, affiche un bilan « globalement positif » selon Jean-Pierre Serrus, vice-président de la région Sud chargé des Transports. L’exploitation de la première ligne ferroviaire française privatisée, Marseille-Nice, par Transdev, a atteint son objectif en permettant un doublement du nombre de sièges offerts. Ces moyens supplémentaires ou innovants sont exactement ce que les collectivités attendent pour lutter contre l’isolement de territoires ruraux, le sentiment d’exclusion de leurs habitants et le besoin de reconnecter les territoires oubliés.
Pour les professionnels, cette augmentation de l’offre doit s’opérer à moindre coût. Une stratégie bien intégrée par RATP Dev opérateur récemment pressenti pour l’Etoile de Caen et qui lui a aussi permis de remporter la délégation de service public relatif au réseau Txik Txak du Pays Basque Adour, face au sortant, Keolis. La filiale de la SNCF, qui attend le remplacement de Marie-Ange Debon, a profité de la tenue de l’événement à Orléans pour proposer aux visiteurs du salon un tour de ses activités locales. Comme ses concurrents, Keolis s’attend à 18 mois d’atonie, entre les élections municipales, l’installation d’un nouvel exécutif et le lancement de futurs appels d’offres.
Un appel aux idées neuves
« Chaque appel d’offres nécessite des idées neuves, mais impose aussi de nouvelles contraintes budgétaires », a rappelé Annelise Avril qui a accueilli sur son stand Jean Castex. Le premier déplacement à Orléans du nouveau PDG du groupe SNCF, et son tour des stands des RNTP, a pris des allures de visite ministérielle. Il s’est arrêté longtemps saluer les équipes de SNCF Voyageurs. Elles sont embarquées, elles aussi, dans un vaste projet de réorganisation. Les directions régionales, qui concernent 40 000 collaborateurs vont être restructurées en unité de gestion de délégation de service public avec une forte composante commerciale. Ce plan a été présenté après le gain par l’opérateur historique de deux des trois lots ouverts sur la région Sud. Il sera effectif à partir du printemps prochain, espère Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs.

Grève des TER dans la région Sud : « Pas de méthode Farandou chez Transdev »
La ligne Marseille-Nice devrait être perturbée, ce jeudi 6 novembre, suite à l’appel à la grève déposé par Sud Rail du 5 au 12 novembre. Présent à Orléans lors des rencontres nationales du transport public, Edouard Hénaut, président de Transdev France, décrypte pour VRT ce premier conflit social.
VRT : Qu’est-ce qui justifie cet appel à la grève ?
Nous sommes en période pré-électorale, puisque nous allons avoir des élections syndicales à la fin du mois. Nous voyons que chacun essaie de marquer son territoire… Le transfert de personnel de la SNCF a concerné une trentaine de personnes, sur les 220 emplois que nous avons créés. Nous dialoguons beaucoup avec les trois syndicats de branche. Ce qui importe c’est l’usager. Nous allons être capables d’assurer un service du même niveau, y compris dans cette période, que celui qui existait avant que l’on arrive.
VRT : En matière de dialogue social, appliquez-vous la méthode Farandou ?
Chez Transdev, il n’y a pas de méthode Farandou mais une méthode Thierry Mallet. Les 30 salariés venus de la SNCF n’ont rien perdu en venant chez nous. Ils sont sur une ligne où il y a moins de contraintes. Par exemple, ils n’ont pas de découchés. Nous avons une habitude de dialogue social et je veux que cela continue pour que les usagers ne soient pas pénalisés. Je rencontre les syndicats, régulièrement. Mais notre mode de fonctionnement est décentralisé. Rien ne se fait à Paris mais bien à Marseille.
VRT : Quelles conséquences attendez-vous ?
Nous aurons un service agréable pour le client mais qui sera moins complet que d’habitude. Sur l’ensemble de nos quatre mois d’activité, nous sommes à 96,8% de ponctualité quand la Région nous demande d’atteindre 97,5%. Nous montons progressivement. Le dernier train livré par Alstom est arrivé il y a quinze jours. Nous louons encore du matériel roulant mais les 16 que nous avions commandés, soit la totalité du parc dédié à la ligne, devrait être livré par Alstom d’ici la fin du mois. Leur engagement était de nous fournir le matériel avant le démarrage de l’activité en juin.
VRT : Diriez-vous que votre développement dans le ferroviaire en France se déroule comme vous l’aviez prévu ?
Nous avons choisi de nous développer lentement, car le ferroviaire est un secteur qui nécessite un temps d’apprentissage collectif et un partage d’expérience avec les régions. Nous pouvons comparer avec nos activités en Allemagne, marché qui est bien plus en avance que nous en matière d’ouverture à la concurrence. Nous échangeons beaucoup avec nos collègues. C’est comme ça que l’on créée des équipes. Pour l’instant, en France, nous avons répondu à quatre appels d’offre et nous en avons gagné deux.

Les RNTP s’ouvrent à Orléans sous le signe des municipales
L’édition 2025 des Rencontres Nationales du Transport Public débute aujourd’hui à Orléans. Comme il y a deux ans à Clermont-Ferrand, plus de 8 000 visiteurs et congressistes sont attendus au rendez-vous professionel organisé par le Gart et l’UTPF, regroupés dans le GIE Objectif transport public. La conférence inaugurale se tiendra en présence du ministre Philippe Tabarot, qui profitera de l’occasion pour rappeler les grandes orientations d’un budget 2026 pour les transports, stable par rapport à celui de 2025 et la loi cadre qu’il entend bientôt proposer. Dans le train pour rejoindre Orléans depuis Paris, le ministre a retrouvé Jean Castex, Pdg de la SNCF, qui fait aux RNTP son premier déplacement.
A moins de six mois des élections municipales, les relations entre collectivités et opérateurs devraient occuper une large part des débats. Le Gart va notamment présenter « un pacte de gouvernance », feuille de route politique et stratégique destinée à orienter l’action des autorités organisatrices de la mobilité pour les six années à venir. Autres thèmes de conférence: l’ouverture à la concurrence, avec de premiers retours d’expérience, ou les territoires oubliés.
Programme des RNTP 2025 : https://www.rencontres-transport-public.fr/programme/
Liste complète des exposants : https://www.rencontres-transport-public.fr/visitez/liste-des-exposants-2025/

Systra renforce sa présence en Australie et en Nouvelle-Zélande
Nouvelle étape dans le développement de Systra : l’ancienne filiale d’ingénierie de la SNCF et de la RATP désormais privatisée avec l’arrivée au capital de Latour Capital et Fimalac a annoncé le 31 octobre l’acquisition de l’entreprise australienne BG&E. Cette société d’ingénierie « reconnue pour son expertise dans les infrastructures de transport et dans les bâtiments complexes », emploie plus de 800 collaborateurs, avec des implantations en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Asie, au Moyen-Orient et au Royaume-Uni, indique Systra dans un communiqué.
Avec cette opération, la société d’ingénierie française atteint un double objectif : d’une part, elle se renforce en Australie et en Nouvelle-Zélande, sur « l’un des marchés d’infrastructures les plus dynamiques au monde », où elle emploiera avec BG&E plus de 1000 employés. Elle consolide aussi son implantation au Royaume-Uni, à Singapour et aux Émirats arabes unis, où BG&E est présent. D’autre part, elle étend on champ de compétence et inaugure ainsi une nouvelle offre internationale dédiée aux bâtiments complexes.

Jean Castex prend ses fonctions à la SNCF
Jean Castex a fait son entrée hier au siège de la SNCF à Saint-Denis et une cérémonie de passation avec Jean-Pierre Farandou était programmée en fin de journée. Cinq jours après le feu vert à sa nomination, en conseil des ministres, l’ancien patron de la RATP, s’est installé dans son nouveau bureau.
Une partie de l’équipe constituée autour de lui a également pris ses fonctions. L’ancienne directrice de cabinet de Christophe Fanichet, Lucie Ruat, est devenue celle de Jean Castex. Depuis le printemps 2022, l’énarque, entrée à la SNCF en 2018, pilotait les équipes du TGV Sud-Est. L’ancien Premier ministre a aussi embarqué deux membres de sa garde rapprochée à la RATP dont Arthur Lepel Cointet, son chef de cabinet et son conseiller, Victor Andreini.
Au comité exécutif de la SNCF, deux postes sont déjà à pourvoir. Stéphanie Rismont, directrice de la communication et de la marque de la SNCF et présidente de la fondation SNCF va céder sa place et le successeur de Marie-Ange Debon à la tête de Keolis reste à être désigné.
Les syndicats étaient invités à accueillir le nouveau Pdg, dont la première semaine va être chargée. Il a fait le déplacement à Orléans, ce mardi, pour la première journée des rencontres nationales du transport public, qui se tiennent jusqu’au 6 novembre. Il assistera aussi au congrès de Régions de France à Versailles le 6 novembre, avant un premier comité exécutif du groupe, en visio en fin de semaine.
Aux présidents de régions, il devrait confirmer son intention de se rendre en personne et rapidement sur les 20 lignes de TER « les plus problématiques », pour rencontrer « tous les acteurs concernés », comme il l’a confié dans une interview au quotidien Le Monde. Jean Castex assure vouloir adopter à la SNCF la même méthode qu’à la RATP et « la seule qu’il connaisse » : dialogue social exigeant et de qualité et présence permanente sur le terrain.
Si le Gersois ne peut pas se targuer d’être « un cheminot pur jus » comme l’était Jean-Pierre Farandou, il est lui « un homme du service public ». Il va ainsi militer pour que l’investissement reparte, « mais pas sur la voie d’un endettement massif ».
A la RATP, l’intérim est assuré par Jean Bassères, ex-directeur général de Pôle emploi (devenu depuis France Travail) de décembre 2011 à décembre 2023, membre du conseil d’administration de la RATP depuis mars 2024.