Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Lyon-Turin : le risque d’un nouveau report 

    Lyon-Turin : le risque d’un nouveau report 

    Après avoir fait l’objet d’âpres débats pendant des années entre partisans et opposants, dans l’Hexagone, le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin pourrait devenir un sujet de frictions beaucoup plus importantes entre autorités françaises et italiennes. Alors que les travaux de percement du tunnel de base ont enfin avancé des deux côtés des Alpes, le Comité d’Orientation des Infrastructures (COI) vient de livrer un rapport remettant en cause le calendrier de réalisation des accès côté français.

    Si les préconisations du COI devaient être retenues par le gouvernement, les accès grand gabarit au tunnel de base, dont la livraison est attendue à l’horizon 2032-2033, ne seraient achevés que 12 à 15 ans plus tard. « Une hypothèse totalement inacceptable » s’emporte Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. « Nous n’avons plus le temps de tergiverser. Nos territoires attendent cette infrastructure et les pistes étudiées par le COI méprisent leurs besoins ».

    Un front régional contre les options du COI

    Un avis tranché derrière lequel se rangent l’immense majorité des élus régionaux et des acteurs du dossier. À commencer par Jacques Gounon, le président du Comité pour la Transalpine. Pour ce dernier, ouvrir un tunnel de base avec des accès italiens terminés serait un non-sens total, si dans le même temps la France se contentait des accès actuels, totalement inadaptés au projet. « Car la montée en puissance du trafic est conditionnée par l’existence et l’efficacité des accès, » fait-il remarquer.

    C’est pourtant le scenario que défend le rapport du COI. Avec le risque de voir l’Italie réclamer des compensations. Depuis quatre ans, en effet, le gouvernement transalpin s’inquiète de l’absence de décision ferme et définitive concernant les voies d’accès au tunnel côté français. N’hésitant pas à rappeler que le pays prend à sa charge 30 % des coûts de réalisation du tunnel de base (contre seulement 25 % pour la France, le solde étant apporté par l’Europe), alors que seulement 20 % de la distance couverte dans ce tunnel sont en territoire italien. « Les Italiens ont accepté cet accord parce que le volume, la nature et le montant des travaux de réalisation des voies d’accès sont nettement plus élevés en France. Mais dans l’hypothèse où ces travaux ne seraient pas réalisés, les conditions de l’accord ne seraient plus remplies. Ils seraient alors en droit de réclamer une renégociation des clés de répartition », analyse un proche du dossier, document à l’appui.

    Un projet irréversible, mais…

    Pour l’heure, les travaux avancent et Stéphane Guggino, délégué général de la Transalpine, assure quant à lui que le tunnel se fera, « parce que c’est le sens de l’histoire. » D’ores et déjà, 20 % des 162 km de galerie (tunnel de base et descenderies pour la maintenance et la sécurité) ont été creusés. « Sur ce point nous sommes en avance sur les Italiens. Ils ont creusé une descenderie, alors que nous en avons déjà achevé trois et que nous avons creusé 11 km du tunnel de base », ajoute-t-il.

    En revanche, la situation est totalement inversée pour la réalisation des voies d’accès. Le gouvernement italien a déjà sécurisé 90 % du financement de son côté de la frontière. Les travaux de modernisation d’une partie des voies actuelles débuteront au mois de juin. Dans la foulée, les appels d’offre seront lancés en 2024, en vue de réaliser les travaux de création des 25 kilomètres de voie nouvelle qui doivent être menés à la sortie de Turin, essentiellement en tunnel.

    À l’inverse, si les préconisations du COI sont retenues, l’immobilisme sera de mise pendant plus de dix ans. Au risque de voir expirer la DUP, avec toutes les conséquences que cela implique. Signée en 2013, elle arrivera en effet à échéance en 2028. « Et si aucun chantier n’est engagé d’ici là, elle ne sera certainement pas renouvelée », alerte Stéphane Guggino. Une nouvelle enquête publique serait alors nécessaire pour relancer le dossier. Et, selon ses promoteurs, de nouveaux retards viendraient plomber « le plus grand chantier européen de mobilité bas carbone ».

    Jacques Donnay

  • La commande centralisée du réseau se déploie dans les Hauts-de-France

    La commande centralisée du réseau se déploie dans les Hauts-de-France

    La ponctualité des trains va-t-elle s’améliorer dans les prochains jours dans les Hauts-de-France? Les voyageurs peuvent l’espérer, du moins ceux qui fréquentent les circulations de l’Etoile d’Amiens, qui doivent être gérées, à partir du 11 avril, par la commande centralisée du réseau (CCR). Les postes d’aiguillage répartis sur quatre sites vont en effet être regroupés dans une sorte de tour de contrôle régionale, la CCR, basée dans l’agglomération de Lille.

    Stratégique et sensible

    SNCF Réseau ne donne pas de précisions sur ce lieu sensible, et pas seulement parce que des câbles ont récemment été incendiés à Vaires-sur-Marne, paralysant une grande partie des circulations de la gare de l’Est. « Le site est stratégique. Il est autonome en électricité, en chaleur ou en froid. Deux groupes électrogènes assurent douze jours d’autonomie. Ils se mettent en route après deux minutes de coupure du réseau électrique RTE », explique le gestionnaire des infrastructures. Mais même très protégées, les commandes centralisées ne sont pas à l’abri de dégradations qui seraient perpétrées sur les câbles ou les commandes posés sur le terrain.
    Le poste U de Douai, celui de Corbehem au sud, les deux d’Ostricourt au nord, et les trois de Somain à l’est sont concernés par ce regroupement. Parmi eux, le poste de Douai (le plus vieux de la région mis en service en 1957 et l’un des premiers informatisés de France, il y a plus de vingt ans) devenait trop compliqué à maintenir, notamment à cause de la difficulté à trouver des composants électroniques. Du 7 au 11 avril, ces installations devaient être connectées à la CCR.
    SNCF Réseau a récupéré d’anciens locaux autrefois occupés par SNCF Voyageurs, pour y installer la CCR.  A l’horizon 2024, le site couvrira l’ensemble des Hauts-de-France et sa dizaine de secteurs. A l’exception de celui de Creil passé dans le giron de la CCR de Saint-Denis (93) en novembre 2019.

    Vision globale des circulations

    Avec son immense Tableau de contrôle optique (TCO) qui occupe une grande partie d’un des murs, la première salle de la CCR de Lille, qui doit ouvrira à Pâques, donne une vision globale des circulations. Les informations sont disponibles sur les quatre tables des opérateurs, à travers un kaléidoscope de 8 écrans. Connectés ensemble, ils forment une seule image sur laquelle les agents circulation peuvent zoomer. Dans cette configuration, ils couvrent plus de 100 km de lignes et gèrent plus de 290 circulations par jour.
    « Ce qui change tout, c’est la souris !», assure Franck Foglietta, chef de projet pour l’exploitant SNCF Réseau. « En deux clics, je peux tracer un itinéraire sur 100 km ». Une révolution pour celui qui a connu le crayon (et la gomme !) pour tracer des itinéraires sur une feuille de papier millimétré. « Avant, on traçait des itinéraires. Maintenant, on s’assure que ces itinéraires sont bien appliqués, et, surtout, on intervient en cas d’incidents imprévus, comme un dérangement de PN ou un problème sur un matériel, afin que les ordinateurs suggèrent un nouveau plan de transport », poursuit-il.

    Changement de métier

    Les enclenchements sont gérés par des logiciels développés par Alstom et Hitachi. Ils sont hébergés par des serveurs installés dans des salles informatiques situées en dessous de la CCR. « L’outil informatique est très puissant et sûr. Les processeurs travaillent en parallèle pour calculer chacun un itinéraire possible. Ceux-ci sont ensuite comparés pour s’assurer qu’ils ne sont pas différents. On considère alors qu’ils sont sûrs », explique Hella Bouakaz responsable du projet, qui représente la maîtrise d’ouvrage à la direction territoriale opérationnelle de SNCF Réseau.
    Cette nouvelle organisation du travail, liée à un véritable changement de métier, doit aboutir à télécommander des secteurs géographiques élargies avec des technologies digitalisées pour fluidifier les circulations et les fiabiliser. En donnant en temps réel une vision plus précise du trafic, elle doit aussi conduire à une meilleure information des voyageurs. Dans les Hauts-de-France, 130 millions d’euros vont être investis dans ce projet.
    Yann Goubin
    19 commandes centralisées prévues à l’horizon 2040 
    Le réseau ferré national compte 1500 postes d’aiguillages qui gèrent 277 secteurs de circulations. Pour améliorer la régularité des trains et augmenter la capacité du réseau, ces postes sont, depuis quelques années, peu à peu regroupés dans des commandes centralisées du réseau (CCR) régionales.
    Neuf d’entre elles sont déjà entrées en service : Bordeaux, Dijon, Lyon, Pagny-sur-Moselle, Rennes, Saint-Denis, Strasbourg, Toulouse, Vigneux-sur-Seine. La dixième, la CCR de Paris-Est est en cours d’installation à Pantin, à côté du Centre de commandement unique (CCU) Est-Ouest Francilien et de la centrale sous station (CSS). Suivront dans quelques jours les CCR de Lille et de Marseille en 2024. Au total, 19 commandes centralisées doivent être installées. Le processus doit s’étaler jusqu’en 2040, chaque CCR intégrant progressivement de nouveaux secteurs.
  • La Renfe accroît son offre de trains touristiques en Espagne

    La Renfe accroît son offre de trains touristiques en Espagne

    Avec la période de Pâques redémarre la saison des trains touristiques dans la Péninsule ibérique. La Renfe prévoit de faire circuler 253 trains touristiques durant l’année 2023, soit une progression d’un tiers par rapport à l’année précédente. La compagnie espagnole met en place trois offres : les trains de luxe, les trains thématiques et ceux à connotation historique. L’ensemble avait transporté 23 597 voyageurs en 2022.

    Dans cette palette, les trains de luxe sont ceux à la plus forte valeur ajoutée. Et nombre d’entre eux ont une renommée qui a dépassé les frontières du royaume : le Transcantabrico (un hôtel sur rail le long de la côte nord du pays), le Costa Verde Express et l’Expreso de La Robla également dans cette partie nord-ouest du pays (dont entre Bilbao et León), ainsi que l’Al Andalus à travers les sites d’Andalousie. Ce segment bénéficie de 96 circulations, soit 57 % de plus qu’en 2022. Cette année-là, les 61 voyages avaient accueilli 2 157 passagers.

    Trains thématiques

    Les trains thématiques devraient s’étoffer de 87 circulations quand ils n’étaient que 57 en 2022 avec 4 677 passagers. Ces services sont conçus avec les collectivités locales et les agences de tourisme. Ils ont un contenu gastronomique ou culturel, notamment en Galice (autour de Saint-Jacques de Compostelle ou de La Corogne). Cette année, en préparation avec la province de Barcelone, une relation irriguera ce territoire riche de sites gastronomiques, de villes thermales et de monuments Belle époque.

    Dans le registre historique, Renfe remet en route le Train médiéval entre Madrid et Sigüenza (au nord-est de la capitale), sans oublier le Train des moulins, hommage évident à Don Quichotte et à Miguel de Cervantès. A côté de trains épisodiques, l’un des plus connus reste le Train de la fraise qui relie, la saison venue, Madrid à Aranjuez dans des véhicules d’époque. Pour 2023, cette offre « historique » proposera 52 services (17 377 voyageurs en 2022).

    Parmi les clients de ces trains touristiques, abondent les ressortissants européens et britanniques. Les Américains et les Japonais sont également des habitués.

    Michel Garicoix

  • La future gare de Noisy-Champs se couvre de sa toiture

    La future gare de Noisy-Champs se couvre de sa toiture

    Ce sera l’un des plus importants hubs du Grand Paris Express : Noisy-Champs, l’actuelle gare du RER A, à l’est de Paris, sera, fin 2025, l’un des terminus de la future ligne 15 (en venant Pont de Sèvres), puis en 2028, celle de la 16 ( en arrivant de Saint-Denis Pleyel). Près de 15 000 voyageurs y sont attendus chaque jour, desservant un bassin de 23 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre.
    Dans cette gare de 150 mètres de long, les voies de la 15 arriveront par le sud, croisant celles du RER A, à 13,5 mètres de profondeur. La 16 viendra du nord, se glissant sous les voies de la 15, à – 21 mètres. Chacune de ces lignes est prolongée pour créer des arrières gares, longues, qui serviront aux “retournements“ des trains. Cette différence s’explique par la longueur des rames, qui sera de 108 mètres pour le matériel de la 15 et de 54 mètres seulement pour la 16. Au nord de la gare, sur la partie du chantier occupée par la ligne 15 Sud, 5,6 km de voies ferrées sont déjà visibles.

    Une couverture de 5000 m2

    Malgré la proximité du chantier avec la ligne A, les entreprises du groupement CAP qui a remporté le lot T2D de la gare et qui réunit Vinci Construction (mandataire), Dodin Campenon-Bernard, Spie Batignolles TPCI, Botte Fondations, Spie Fondations et Vinci Construction Grands Projets, ont dû travailler sans interrompre les circulations. Seul le ripage d’un ouvrage de soutènement sous les voies du RER, à l’été 2017 par la RATP, a conduit à une suspension des circulations pendant quelques heures. Mais une fois le cube en place, le chantier s’est poursuivi sans impact.
    Alors que le gros œuvre devait se terminer fin mars, le montage du toit de la gare était en cours. Cette couverture de 5000 m2 en forme d’ellipse sera le symbole de la gare. Imaginée par l’architecte Jean-Marie Duthilleul, le fondateur de l’Arep, elle est formée de deux hélices concentriques qui se croisent deux fois pour finalement fusionner en une pointe à près de 20 mètres de haut, soit autant que la profondeur de la gare. Par ce geste, l’architecte a voulu figurer chaque communes (Noisy et Champs-sur-Marne), à travers une hélice. Les deux se mêlent et se réunissent aux limites géographiques des deux villes, et des deux départements (Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis).

    Une structure métallique de 450 tonnes « seulement »

    La structure métallique, de 450 tonnes « seulement » selon les spécialistes, repose sur 12 poteaux arborescents dont huit posés à l’intérieur de la gare. Ce qui donne à l’ensemble beaucoup de légèreté et permet à l’éclairage naturel de pénétrer jusqu’au niveau inférieur de la gare.
    La charpente, composée de 48 modules (2 fois 24 pièces par hélice) d’arc en acier et de mélèze autrichien, est assemblée par tronçons de 6 à 8 m de long, au sol afin de limiter les risques pour les ouvriers. Ces modules sont hissés sur la structure grâce aux deux grues installées pour le reste du chantier. Des grues surdimensionnées en prévision de la construction de la charpente et pouvant lever jusqu’à de 20 tonnes. La toiture doit encore être en partie recouverte de zinc. Cette étape devrait être terminée au début de l’été.
    Le chantier entrera alors dans la phase d’aménagement, même si quelques espaces ont déjà été livrés aux entreprises du lot aménagement.
    Yann Goubin
  • Ponctualité des TER : les Hauts-de-France s’expliquent sur leurs futures exigences

    Ponctualité des TER : les Hauts-de-France s’expliquent sur leurs futures exigences

    A l’occasion du vote en séance plénière des Hauts-de-France le 30 mars, du contrat de concession de service public attribué à la SNCF pour l’exploitation des TER de l’Etoile d’Amiens, Franck Dhersin, le vice-président régional chargé des Transports, a donné quelques précisions sur les futures obligations de la compagnie ferroviaire. Interrogé notamment sur le niveau de ponctualité demandé dans le contrat (98,5 %, un taux qui n’est tenu par quasiment aucun réseau dans le monde), Franck Dhersin a expliqué que ce taux ne prend pas en compte les causes externes (accidents aux passages à niveau, suicides, heurts d’animaux…). « Seules les causes internes, par exemple liées au matériel ou au personnel, seront comptées. En revanche, je ne peux pas punir une entreprise pour un fait dont elle n’est pas responsable« , a-t-il commenté.

    Actuellement, la ponctualité des TER tourne autour de 87 %, toutes causes confondues. Selon la région, les retards seront comptabilisés à partir de 5 minutes piles et non à 5,59 minutes comme c’est le cas actuellement. « Si la SNCF s’est engagée, c’est qu’elle peut le faire, grâce à une meilleure organisation et à la mise en place d’une société ad hoc. Si elle n’y parvient pas, elle risque des pénalités très fortes, multipliées par quatre. Et en cas de non respect pendant deux années consécutives, le contrat peut être perdu sans aucune indemnité« , a-t-il poursuivi, en rappelant que « l’autre opérateur a aussi accepté ce même taux de ponctualité ». 

    « La réponse de SNCF Voyageurs se traduira notamment par un site de maintenance repensé et modernisé et un centre opérationnel de supervision (24h sur 24- 7 jours sur 7), concentrés à Amiens, au coeur de l’Etoile », a indiqué de son côté la compagnie retenue par les Hauts-de-France.

    Pour améliorer les causes liées au réseau, la région compte sur le contrat de performance déjà conclu il y a un peu plus d’un an avec le gestionnaire des infrastructures ferroviaires. Elle souhaite aussi signer son contrat de plan Etat-Région (CPER), qui se fait attendre et espère des investissements « massifs » sur le réseau de la part de l’Etat. « Sinon, tout tombera par terre!« , s’exclame Franck Dhersin, regrettant que tous les arbitrages passent par Bercy et que « le ministre des Transports ne contrôle pas grand-chose« .

    MH P

     

  • Lilian Leroux cède la présidence de Wabtec Transit

    Lilian Leroux cède la présidence de Wabtec Transit

    Changement de présidence chez Wabtec Transit à partir de lundi 3 avril : Lilian Leroux cède sa place à Pascal Schweitzer. Egalement de nationalité française, ce dernier dirigeait jusqu’alors l’activité Global Freight Services, «  l’une des entreprises de Wabtec à la croissance la plus rapide », indique Wabtec, la maison-mère américaine. Basé à Chicago depuis six ans, il a notamment fortement développé toute la partie service du fret. Il va désormais diriger une entreprise réalisant 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.

    Lilian Leroux devient de son côté directeur de la Stratégie et du développement durable. Un poste nouveau, différent et très stratégique, assure-t-on dans son entourage.

    Et c’est Alicia Hammersmith qui prend la présidence de Global Freight Services. Elle avait précédemment dirigé les opérations pour Wabtec Amérique du Nord et, plus récemment, pour l’activité mondiale Transit.

    MH P

  • Le Sifer, « de retour à pleine vitesse »

    Le Sifer, « de retour à pleine vitesse »

    On aurait pu craindre le pire en ce 28 mars, nouvelle journée de mobilisation, mais il y avait incontestablement du monde dans les halls du Grand palais de Lille pour l’inauguration de la 13e édition du Sifer, premier salon ferroviaire de France avec 376 exposants pendant trois jours et un riche programme de conférences.

    L’inauguration de cette 13e édition a réuni Philippe Citroën, directeur-général de l’Unife, Louis Nègre, président de la Fédération des Industries Ferroviaires (FIF), Matthieu Chabanel, président directeur-général de SNCF Réseau, et Franck Dhersin, vice-président Transports de la région Hauts-de-France. Chacun a pu souligner les points forts, ainsi que les défis auxquels est confrontée l’industrie ferroviaire, des difficultés de recrutement aux besoins de financement. Absent, le ministre Clément Beaune avait envoyé une vidéo dans laquelle il a évoqué l’investissement de 100 milliards d’euros dans le ferroviaire, de même que le verdissement du train.

    Le deuxième temps fort de cette journée inaugurale s’est déroulé au « village » FIF, qui regroupe cette année une douzaine d’adhérents, ainsi qu’un espace de conférences. C’est sur ce dernier qu’a eu lieu l’inauguration du Corifer 2 (Comité d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation de la Filière Ferroviaire) par sa présidente, Carole Desnost.

    « De retour à pleine vitesse » après une édition un peu spéciale en octobre 2021, à la sortie du Covid, le Sifer retrouve son rythme et l’importance qu’il avait en 2019… avec une réelle diversification des exposants, même si l’infrastructure occupe toujours le devant de la scène avec ses expositions de matériels et d’outils sur panneaux de voie.

  • Le Train lance une souscription auprès du grand public

    Le Train lance une souscription auprès du grand public

    Après Railcoop qui fait appel à la société civile pour disposer de fonds, c’est au tour du Train de se tourner vers le grand public pour lui proposer de devenir actionnaire. La compagnie ferroviaire, qui souhaite lancer cinq lignes à grande vitesse dans grand ouest de la France (et desservir 11 destinations, dont Bordeaux-Nantes en moins de 3 heures), explique être en train de « finaliser » ses levées de fonds.

    « Alors qu’une dernière levée de fonds sera exclusivement réservée à des investisseurs de grande envergure, Le Train souhaite offrir à tous les acteurs économiques, aux habitants du Grand-Ouest, et à ses futurs voyageurs l’opportunité de devenir actionnaires« , précise la société dans un communiqué. Elle a choisi Tudigo, une plateforme française, pour l’accompagner dans cette démarche. La souscription sera possible à partir du 3 avril jusqu’à la fin du mois  (après une période de pré-inscription lancée hier sur le site https://invest.tudigo.co/Le-Train). Alain Getraud, le directeur général du Train,  indique vouloir ouvrir le capital à hauteur de un à trois millions d’euros.

    Rappelons que Le Train, qui a obtenu en décembre sa licence d’entreprise ferroviaire puis annoncé la commande d’une dizaine de rames auprès de Talgo, avait accueilli au printemps dernier le Crédit Agricole et le groupe Crédit Mutuel Arkea dans son tour de table. La compagnie vise 3 millions de passagers par an avec 50 trains quotidiens.

  • Le train à grande vitesse Rio – São Paulo refait surface

    Le train à grande vitesse Rio – São Paulo refait surface

    On le croyait mort et enterré depuis presque dix ans, mais le projet de train à grande vitesse brésilien entre Rio de Janeiro et São Paulo refait surface. Porteur de tous les espoirs durant la première décennie du siècle, le projet précédent de LGV, qui aurait relié Rio à São Paulo et Campinas, avait été initialement lancé en 2007 afin d’être prêt pour la Coupe du Monde de la FIFA en 2014. Reprogrammé, faute de candidats, pour les Jeux olympiques de 2016, ce projet avait pris du retard en se coordonnant au calendrier électoral, avant le lancement d’un nouvel appel d’offres, les candidatures étant alors attendues pour août 2013. Malgré l’intérêt manifesté par trois groupements, le résultat décevant de cet appel d’offres avait entraîné une suspension pour une durée plus ou moins indéterminé du projet, dans un contexte marqué par des difficultés de financement et un ralentissement économique, sur fond de doutes quant à la rentabilité d’une telle relation.

    Reste que les deux premières villes du Brésil représentent, avec leurs bassins respectifs, une population totale d’une trentaine de millions d’habitants dont les besoins de mobilité sont très mal satisfaits actuellement. C’est pourquoi l’entreprise TAV Brasil a été mise sur pied en 2021 par deux particuliers et deux entreprises pour lancer un nouveau projet de train à grande vitesse entre Rio de Janeiro et São Paulo, évalué à 50 milliards de reais (8,9 milliards d’euros), dont 70 % pour les infrastructures, 18 % dans le matériel roulant ou autres équipements, alors que 12 % du montant seront investis dans le social et l’environnemental. Et en février dernier, l’Agence nationale des Transports terrestres (ANTT) a autorisé TAV Brasil à construire 380 km de ligne nouvelle et à l’exploiter pendant 99 ans.

    A la différence du projet précédent, il n’est plus question de construire le tronçon de ligne nouvelle entre São Paulo et Campinas, à une petite centaine de kilomètres plus au nord que la première ville du Brésil. De plus, le tracé de la partie restante a été revu, afin de réduire le kilométrage de ligne à construire dans les agglomérations de São Paulo et de Rio de Janeiro en réutilisant les emprises ferroviaires en place. Non seulement le tracé, qui desservira deux gares, à São José dos Campos (Etat de São Paulo) et Volta Redonda (Etat de Rio), a été réduit de quelque 120 km, mais plus de latitudes seront accordées aux investisseurs et soumissionnaires des différents lots, en tenant compte de l’échec des précédentes tentatives, qui avaient découragé les candidats.

    Pour sa mise en service prévue en juin 2032, le train à grande vitesse devra relier Rio de Janeiro et São Paulo en 90 minutes, à une vitesse maximale de 350 km/h en pleine ligne et de 80 à 230 km/h dans la traversée des zones urbanisées. Reste, d’ici-là, à convaincre investisseurs et industriels de se lancer dans ce projet ambitieux mais sans doute nécessaire. Pour s’en convaincre, avant de lancer concrètement le chantier de la ligne nouvelle, TAV Brasil se donne deux ans pour mener une étude approfondie.

    P. L.

  • Le TGV Ouigo dessert désormais Perpignan

    Le TGV Ouigo dessert désormais Perpignan

    Depuis le 27 mars, Ouigo prolonge son voyage de Montpellier à Perpignan, nouvelle étape de la politique d’extension du TGV à bas coûts de la SNCF. Cet aller-retour quotidien permettra de relier en 5h01 la gare de Lyon à Paris à Perpignan, viaValence TGV, Nîmes-pont du Gard, Montpellier Sud de France, Sète, Agde, Béziers et Narbonne ( et 5h18 au retour). « Régulièrement, nous ajoutons des destinations (…). Notre objectif est que, en 2025, 25 % de notre trafic grande vitesse en France soit réalisé par les Ouigo, contre 20 % actuellement », a expliqué aux Echos du 24 mars Christophe Fanichet. Selon le PDG de SNCF Voyageurs, Ouigo est « un succès » avec plus de 110 millions de voyageurs en dix ans.