Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Transilien organise une série de « job dating » jusqu’à la fin juin

    Transilien organise une série de « job dating » jusqu’à la fin juin

    La direction des lignes P, RER E et Tram T4 en Ile-de-France organise, du 9 au 27 juin, une campagne de recrutement avec une série de « job dating », dans quatre gares et station de tramway : sur le parvis de la gare routière de Chelles le 13 juin, de 9 à 13 h ; en gare de Meaux, le 16 juin de 9 à 13 h ; à la station T4 Hôpital-de-Montfermeil (près de la gare) de 9 à 17 h ; et sur le parvis de la gare l’Est à Paris, le 27 juin de 9 à 13 h.
    Transilien SNCF cherche des agent(e)s de maintenance, des agent(e)s de conduite, de manœuvre, de production, et des gestionnaires de moyens. Parmi les types de profils, la direction de ces lignes cible des titulaires d’un Diplôme national du Brevet (DNB), d’un CAP/BEP, ou d’un niveau BAC à BAC +3 avec ou sans expérience.
    Globalement et sur l’ensemble de l’année, la compagnie ferroviaire compte recruter 600 agents en Ile-de-France.
    Si les postulants ne peuvent se rendre à ses jobs dating, ils pourront envoyer une candidature à l’adresse suivante : [email protected].
  • Contrat Etat-SNCF Réseau : a minima et en catimini

    Contrat Etat-SNCF Réseau : a minima et en catimini

    Sidérant… En plein procès de la catastrophe de Brétigny, alors que l’accusation – qui défend les intérêts de la collectivité nationale, donc de l’Etat-, se demande si la SNCF n’a pas fauté par manque de maintenance, on  apprend que l’Etat a signé, en catimini et juste avant l’élection présidentielle, le contrat de performance de SNCF Réseau. Un document essentiel puisqu’il fixe les objectifs du gestionnaire des infrastructures pour les dix ans à venir et précise, noir sur blanc, les moyens qui lui seront alloués pour moderniser ses voies, ses caténaires et son réseau électrique.

    La faiblesse des moyens financiers accordés à SNCF Réseau dans le texte soumis à la consultation avant signature (et crucial pour la robustesse du réseau et donc la régularité des trains) a été critiquée de tous côtés. Experts, députés, sénateurs, associations, syndicats, ils ont publiquement demandé la réécriture du projet, qui allie vue courte, absence d’ambition et stupéfiantes impasses, comme le report à plus tard de la modernisation des postes d’aiguillage, une des clés du système.

    L’Etat n’en a eu cure. SNCF Réseau ne pourra donc pas moderniser ses installations ni régénérer suffisamment vite les voies ferrées, dont la moyenne d’âge tourne autour de 30 ans, quand les voies allemandes ont en moyenne 15 ans.

    Cette façon d’agir sur un sujet aussi important n’est pas démocratique. Le contrat a été signé en toute discrétion le 6 avril, à quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle, un moment où la campagne électorale doit être l’occasion de débats sur des sujets majeurs.

    Cette victoire de Bercy, sans cesse à la recherche d’économies, témoigne de la difficile compréhension des enjeux ferroviaires par beaucoup.

    Que le gouvernement ait caché sa signature pendant deux mois, le temps de passer l’élection présidentielle et d’éviter la bronca, indique qu’ il n’en est pas vraiment fier. Mais la SNCF, de son côté, a dû signer sans broncher. Certes, avec son capital 100 % public et son président nommé en conseil des ministres, elle aurait eu du mal à se rebeller frontalement, mais sa faiblesse n’aide pas le ferroviaire.

    Quelle mauvaise nouvelle pour l’environnement, pour la planète… et pour le budget des Français. Comment les attirer vers le rail si le rail n’est pas plus séduisant? Comment tenir nos engagements en matière de réduction des gaz à effets de serre puisque les vrais experts ne laissent aucun doute sur l’insuffisance de la voiture électrique pour faire baisser les émissions globales du secteur?

    Quand on est obligé d’avaler de telles couleuvres, on peut être tenté d’aller voir ailleurs… C’est peut-être l’une des explications aux départs tout récemment annoncés de deux hauts dirigeants de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel et Guillaume Marbach, très compétents, passionnés, reconnus, mais sans avenir dans le groupe SNCF et probablement déçus.

    Faisons un voeu. Nous avons un nouveau gouvernement pour une nouvelle mandature avec une nouvelle ambition, nous dit-on. Ce gouvernement doit-il se sentir lié par ce qui a été signé avant sa formation? Les acteurs du ferroviaire et les futurs députés peuvent-ils se mobiliser pour demander que cet accord soit réécrit avec des moyens à la hauteur des enjeux? La lutte contre le changement climatique l’exige, la sécurité ferroviaire aussi.

    Marie-Hélène Poingt

  • Le Royaume-Uni se prépare à la plus grosse grève de trains depuis 30 ans

    Le Royaume-Uni se prépare à la plus grosse grève de trains depuis 30 ans

    Après plusieurs grèves dans les transports, lancées en mars, puis une autre le 6 juin, qui a fortement perturbé les circulations ferroviaires, des syndicats appellent à un nouveau mouvement entre le 21 et le 25 juin. Le Royaume Uni pourrait alors connaître la plus grosse grève de trains depuis plus de trente ans. Qui pourrait de surcroît perturber plusieurs événements sportifs et culturels de grande ampleur comme le festival de musique de Glastonbury

    Les revendications portent sur de meilleurs salaires et de conditions de travail. Selon le syndicat du rail RMT, en plus du gel des salaires depuis plusieurs années, le gestionnaire du réseau, Network Rail, a l’intention de supprimer au moins 2500 emplois de maintenance dans le cadre d’un plan d’économies de 2 milliards de livres, « ce qui va nuire à la sécurité sur les chemins de fer« .

    Rappelant que le secteur avait reçu une aide publique de 16 milliards de livres durant la pandémie pour continuer à fonctionner, le gouvernement britannique  a appelé toutes les parties au dialogue pour tenter  « de trouver une issue« .

  • L’Occitanie s’associe avec la SNCF pour combiner tarification régionale et nationale

    L’Occitanie s’associe avec la SNCF pour combiner tarification régionale et nationale

    L’Occitanie veut renouveler l’opération réussie du TER à 1 euro lancée l’année dernière. La Région va ainsi mettre en vente 1 million billets à 1 € valable sur TER liO, tous les samedis et dimanches de juin et septembre pour tous les voyageurs, et tous les jours entre le 17 juillet et le 15 août inclus pour les jeunes de moins de 26 ans, a annoncé le 9 juin Jean-Luc Gibelin, le vice-président chargé des mobilités.
    L’année dernière, la Région avait vendu 356 000 billets à 1 € sur l’ensemble des weekend entre juin et septembre 2021, et 408 000 billets à 1 € pour les jeunes du 14 juillet au 15 août. Ce qui a permis de faire croître la fréquentation des trains liO de 8 % pendant l’été 2021 comparé à la même période de l’année précédente et de 20 % par rapport à celle de 2019.
    En étudiant le profil des utilisateurs de l’offre à 1 €, la région a constaté que « 16 % d’entre eux empruntaient un train liO pour la première fois. Et que plus de la moitié (55 %) de ces 16 % avaient une voiture personnelle », explique Vincent Garel, président du Comité régional du tourisme et des loisirs d’Occitanie. « Avec ces offres, on a réussi à convaincre des utilisateurs de véhicules personnels. Et lorsqu’on a construit ces offres début 2021, les prix des carburants n’avaient pas encore augmenté. Logiquement les ventes de billets à 1 € devraient encore progresser »
    Par ailleurs, 54 % des voyageurs à 1 € déclarent qu’ils ne se seraient pas déplacés s’il n’y avait pas eu ces offres. Près de 40% en ont profité pour visiter des amis ou de la famille, et 25% pour découvrir des sites touristiques. Les économies réalisées sur le transport sont réinjectées dans l’économie locale de proximité. « Ces voyageurs dépensent en moyenne entre 50 € et 100 € sur leur site de destination dans la journée. Sur l’été 2021, cela représente un apport estimé à 20 millions dans l’économie locale de proximité », indique encore Vincent Garel.
    Cette année, l’Occitanie veut aller plus loin avec une offre conçue avec la SNCF. La compagnie va offrir un coupon promotionnel de 25 € valable sur la Carte Avantage Jeune qui coûte 49 €, « c’est-à-dire, la carte Avantage à moitié prix », a résumé Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. Rappelons que la carte Avantage offre une réduction – 30% partout en France sur tous les trains TGV Inoui et Intercités, et permet de bénéficier de prix plafonnés, même au dernier moment et aux périodes de pointe : 39 € max pour les trajets de moins d’1 h 30, 59 € max pour les trajets de moins de 3 h, et 79 € max pour les trajets au-delà de 3 h, par exemple pour aller de Toulouse ou Montpellier à Paris.
    Cette offre de la SNCF est toutefois réservée aux 31 400 jeunes d’Occitanie qui ont souscrit à « + = 0 », un programme de réduction progressive en fonction du nombre de voyages effectués, pouvant aller jusqu’à la gratuité.
    Et, ajoute Christophe Fanichet, « les jeunes qui feront plus de 10 trajets en juillet avec “+=0”, bénéficieront de 24 € supplémentaires crédités : c’est-à-dire un coup de pouce total de 49 €. Soit la valeur de la carte Avantage ».
    Une association inédite puisque, souligne la SNCF, « c’est la première fois qu’une Région et SNCF Voyageurs s’associent pour une offre commune combinant des réductions à la fois en région sur les TER et au national sur les TGV INOUI et Intercités« .
    Yann Goubin
  • Exclusif. Le contrat de performance Etat-SNCF Réseau est signé depuis le… 6 avril

    Exclusif. Le contrat de performance Etat-SNCF Réseau est signé depuis le… 6 avril

    Tout le monde pensait que la signature du contrat de performance Etat-SNCF Réseau avait été mise de côté et reportée à l’après-présidentielle. Selon nos informations, ce contrat a en fait été signé en toute discrétion le 6 avril, soit tout juste quelques jours avant l’élection présidentielle.

    Ce contrat avait pourtant été critiqué de toutes parts pour son manque d’ambition. Il prévoit en effet un effort en faveur de la régénération du réseau ferré de 2,8 milliards d’euros annuels. Un montant jugé insuffisant par des politiques de tous bords et des experts. Il faudrait, estiment-ils, au minimum un milliard d’euros de plus chaque année. D’où le qualificatif de « contrat d’assainissement financier », utilisé par Bernard Roman, le président de l’Autorité de régulation des transports (ART), qui s’en est expliqué devant les sénateurs : « On demande à SNCF Réseau d’arriver à un « cash flow » positif en 2024. Il y a de grandes ambitions affichées, mais pas les moyens pour y arriver pendant les dix ans que couvrira ce contrat. La logique financière a prévalu sans accompagnement industriel ».

    Réagissant à cette analyse, la commission sénatoriale, qui avait auditionné Bernard Roman le 16 février, avait indiqué faire « siennes les réserves de l’ART » et invité « le gouvernement et SNCF Réseau à revoir ce projet de contrat dans les meilleurs délais avant sa transmission au Parlement ». Pour le président de la commission, « ce projet fait l’unanimité contre lui. Le contrat de performance est un document stratégique pour l’avenir du système ferroviaire. Une révision s’impose pour tenir compte de l’avis de l’ART ».

    Le gouvernement n’en a pas tenu compte. La situation est d’autant plus préoccupante que depuis l’élaboration du contrat, la guerre en Ukraine et l’inflation galopante changent le contexte. SNCF Réseau sait déjà que les travaux programmés coûteront plus chers. Il devra donc faire moins pour tenir dans la même enveloppe. Inquiétant quand on connaît l’état du réseau, qui affiche une moyenne d’âge d’une trentaine d’années (contre 15 ans en Allemagne). Et pas cohérent avec les objectifs affichés de lutte contre le changement climatique qui devraient inciter à investir massivement dans les transports publics. « Les objectifs ne pourront pas être tenus« , commente Jean Lenoir, le vice-président de la Fnaut. « C’est une douche froide. C’est très inquiétant pour le report modal et le climat », ajoute de son côté Valentin Desfontaines, le responsable Mobilités durables au Réseau Action Climat (RAC).

    « Il n’y a pas d’avenant au contrat pour tenir compte de la hausse des prix« , note un observateur. Avant d’ajouter  :  « Attendons le nouveau gouvernement, après les législatives, pour voir si le tir peut être rectifié« .

    Marie Hélène Poingt

     

     

  • Accidents ferroviaires : la série noire

    Accidents ferroviaires : la série noire

    Après l’accident de train en Bavière qui a fait 5 morts et 44 blessés le 3 juin, on apprenait trois autres accidents ferroviaires, l’un le même jour en Slovaquie, puis le lendemain en France et en Chine.

    En Slovaquie, une collision entre un train de voyageurs et une locomotive s’est produite le 3 juin, près de Vrutky, en Slovaquie, à environ 200 km au nord-est de Brastislava sur la ligne Vrutky-Varin.
    Les secouristes ont soigné sur place 74 personnes sur une centaine de passagers à bord. 59 personnes ont été légèrement blessées et 34 personnes ont dû être transportées vers des hôpitaux voisins. 4 d’entre elles ont été grièvement blessées. « 14 ont passé la nuit à l’hôpital, personne n’est en danger de mort », a ajouté Tomas Kovac porte-parole de la Compagnie ferroviaire de Slovaquie (ZSSK), cité par un site d’informations local.
    Une enquête a été ouverte sur les causes de l’accident. Mais, selon le transporteur ferroviaire national, l’accident ne se serait pas produit s’il y avait eu une connexion radio sol-train. Le conducteur du train de voyageurs a en effet signalé grâce à un téléphone portable privé que son train était bloqué sur la ligne à Vrútky en raison d’une panne.
    Si tous les matériels récents achetés par la ZSSK, sont équipés de la radio, la couverture des lignes ferroviaires slovaques par le réseau mobile GSM-R est encore insuffisante sur les principaux corridors, selon le site webnoviny.sk.
    Les chemins de fer slovaques (ZSR), en tant qu’opérateur public de l’infrastructure ferroviaire, ont introduit le réseau GSM-R à la jonction ferroviaire de Bratislava, ainsi que sur la frontière Bratislava – Zilina, Zilina – Cadca – avec les lignes de la République tchèque. L’installation du réseau mobile est également prévue sur la ligne Varin – Kosice – Cierna nad Tisou – frontière avec l’Ukraine et éventuellement sur d’autres lignes. « Les travaux et le calendrier dépendent principalement du financement et des marchés publics », a ajouté Tomáš Kováč.

    Le lendemain, le 4 juin vers 13h, c’est en France qu’est survenu un sérieux accident à proximité de Pontarlier, au niveau de la commune des Hôpitaux-Vieux, impliquant le train touristique du Haut-Doubs, le Coni’fer. L’accident est arrivé pendant une manœuvre, alors que le train transportait une trentaine de personnes. Décrochées de la locomotive, les deux voitures, de 50 tonnes chacune, ont heurté la locomotive « malgré l’activation des freins à main », indique Louis Poix, président du Coni’fer. « La plupart des passagers étaient alors attablés au wagon-restaurant, mais d’autres étaient debout et ont été projetés par le choc. »

    Il y a eu dix-huit blessés légers et un grave, qui ont tous été transportés à l’hôpital de Pontarlier. Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Des experts du Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés étaient attendus sur place les 7 et 8 juin pour identifier la raison précise de l’accident. A l’heure où nous bouclons ce numéro, tous les blessés ont quitté l’hôpital.

    Le même jour, en Chine, le conducteur d’un train à grande vitesse a été tué et plusieurs passagers blessés dans un déraillement dans la province de Guizhou, dans le sud de la Chine, ont rapporté les médias officiels chinois. Le train, qui se dirigeait vers la province de Guangdong, également dans le sud du pays, a déraillé après avoir roulé sur des débris près d’un tunnel, selon la chaîne publique CCTV.

    Des vidéos publiées par plusieurs médias chinois ont montré la motrice pulvérisée par l’impact, le reste du train demeurant largement intact. Ces vidéos montrent également des scènes de chaos dans une des voitures après l’accident, des passagers hurlant au milieu de leurs bagages et de nourriture éparpillés sur le sol. Un contrôleur et sept passagers ont été hospitalisés mais «leur vie n’est pas en danger», selon CCTV. Un affaissement de terrain pourrait être à l’origine de l’accident. Une enquête a été ouverte.

     

     

     

     

     

     

  • Ce que demande la Fnaut-Ile-de-France en cas de grève sur le RER B

    Ce que demande la Fnaut-Ile-de-France en cas de grève sur le RER B

    Ville, Rail & Transports a demandé à la Fnaut-Ile-de France comment elle réagissait après les grèves du RER B qui ont eu lieu les 28 mai et 3 juin dernier. Et comment elle entend le discours tenu par certains syndicats qui se réjouissent de la caisse de résonance offerte par de grands événements. Marc Pélissier, son président, nous livre sa réponse.

     « La pagaille survenue lors de ce match n’a pas pour cause principale la grève du RER B, d’ailleurs, malgré celle-ci, les trajets des supporters se sont plutôt  bien passés grâce au RER D et à la ligne 13.  Pour autant, nous déplorons l’attitude de certains syndicats de conducteurs RATP de la ligne B qui ont volontairement visé cet événement (et d’autres matchs) pour mettre en avant des revendications catégorielles et ainsi porter atteinte à l’image des transports publics franciliens au niveau international.

    Nous observons que globalement les grèves sont devenues moins fréquentes ces 30 dernières années à la RATP, exceptés les conflits liés aux retraites, mais le climat social se dégrade ces derniers mois.

    En vue des JO 2024, il faut que les exploitants SNCF et RATP engagent le plus tôt possible les négociations avec les syndicats sur l’organisation des renforts de desserte pour cet événement.

    Cependant, si les conflits sociaux se multipliaient d’ici là, la question de légiférer sur un véritable service minimum se poserait à nouveau.

    En attendant, s’agissant spécifiquement du RER B, nous demandons que soit revu le principe qui veut que les conducteurs SNCF et RATP ne puissent pas conduire sur l’autre portion de ligne en cas de grève d’un ou de l’autre, alors qu’ils le font en temps normal. En effet, cela conduit souvent à des « ruptures d’interconnexion » à gare du Nord. Concrètement, cela impose un changement de train pénalisant à des centaines de milliers d’usagers qui s’ajoute aux effets négatifs de la grève et réduit l’offre à 50 % maximum au nord côté SNCF, même si c’est une grève côté RATP ».

    Selon Sylvie Charles, la directrice de SNCF Transilien, cette possibilité de conduire d’un bout à l’autre est possible, y compris les jours de grève. Ce sont les transporteurs qui décident de maintenir ou pas l’interconnexion, en fonction du suivi des mouvements de grève.

    Recueillis par Marie-Hélène Poingt

     

  • Cinq morts et 44 blessés dans un accident de train en Bavière

    Cinq morts et 44 blessés dans un accident de train en Bavière

    Cinq personnes sont mortes et 44 ont été blessées, vendredi 3 juin vers 12 h 15, lors du déraillement d’un train régional au niveau de Burgrain, dans les Alpes bavaroises, au nord de Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne. Le train venait de quitter cette station de sports d’hiver en direction de Munich.

    La chaîne de télévision n-TV a montré les images impressionnantes d’une rame tractée dont plusieurs voitures, à deux niveaux, avaient déraillé sur la voie unique, à l’exception de la caisse attelée à la locomotive. Ce matériel roulant porte la livrée DB Regio (filiale de la DB pour les trains régionaux).

    Selon la police, le train était bondé avec environ 140 personnes à bord. Plusieurs médias locaux ont évoqué la forte affluence d’élèves rentrant chez eux avant le week-end de la Pentecôte. De nombreux policiers et de militaires, chargés de préparer et sécuriser le site où doit se tenir fin juin le prochain sommet du G7, et qui se situe à une dizaine de kilomètres de là, ont été redéployés sur les lieux de l’accident pour participer aux opérations de secours. Et une enquête a été lancée pour déterminer les causes de l’accident.

    Mais dès le 7 juin, on apprenait via la police locale que la justice allemande avait ouvert une enquête visant trois employés de la DB pour suspicion d’homicide par négligence. Par ailleurs, le radiodiffuseur public Bayerischer Rundfunk (BR) a affirmé le week-end du 4 juin que les enquêteurs examinaient la piste d’éventuels défauts techniques dans le système de roulement de certaines voitures ainsi que sur les rails eux-mêmes. Selon ce média, la DB avait prévu des travaux de maintenance sur cet itinéraire à partir du 25 juin.

    Cet accident intervient deux jours après l’entrée en vigueur d’un ticket mensuel à 9 euros permettant d’emprunter de nombreux réseaux de transport public, dont le train, dans tout le pays pendant l’été. Mais au lancement de ce forfait, des responsables des chemins de fer allemands se sont inquiétés des tensions sur le réseau ferroviaire allemand. « Jamais auparavant il n’y avait eu autant de chantiers sur tout le réseau« , a indiqué, quelques jours avant l’accident, Richard Lutz selon le patron des chemins de fer allemands, expliquant que cette situation, et l’augmentation du trafic, était à l’origine d’incidents et d’une fréquence inhabituelle de retards.

     

  • Qui est derrière le syndicat La Base qui appelait à la grève du RER le 3 juin?

    Qui est derrière le syndicat La Base qui appelait à la grève du RER le 3 juin?

    Après la grève du 28 mai, représentant une réussite à leurs yeux en raison de son impact médiatique, plusieurs syndicats de la RATP – CGT Métro-RER, l’Unsa-RATP, La Base Groupe RATP mais aussi finalement FO – ont appelé à un nouveau mouvement sur le RER pour le vendredi 3 juin, date du match de football France – Danemark au Stade de France au nord de Paris. Leurs revendications portent sur les effectifs de conducteurs qu’ils jugent insuffisants sur la ligne qui traverse Paris et dessert les banlieues nord et sud de la capitale. Ils réclament également une augmentation de salaire pour les conducteurs, une prime carburant de 100 €, une prime de 1 500 € en reconnaissance de leur « implication pendant la pandémie » et en raison de « la dégradation » des conditions de travail.

    Moins connue que les autres syndicats appelant à la grève, La Base, fondée en 2019 par des dissidents de la CGT et FO, est uniquement présent au département RER du Groupe RATP et… majoritaire. Un nouveau protocole de conduite pour le RER a été proposé par la direction aux syndicats, sans succès, la Base majoritaire refusant de la signer (contrairement au protocole Conduite métro signé par FO). Malgré son poids électoral parmi les conducteurs de RER, ce syndicat n’a visiblement pas su mobiliser ses troupes, les RER A et B fonctionnant quasiment normalement aujourd’hui. Mais il espère bien, lors de prochaines élections professionnelles, faire une percée parmi les conducteurs de bus, si l’on en croit Laurent Mauduit, un de ses fondateurs, qui expliquait il y a deux ans sur le site Syndicollectif les raisons de lancement de ce nouveau syndicat.

    A. J. et MH P

  • La gestion des flux de supporters sous haute surveillance

    La gestion des flux de supporters sous haute surveillance

    Pas question de voir se renouveler ce soir la gestion chaotique des flux de supporters, comme cela a été le cas lors de la finale le 28 mai, au Stade de France, de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real de Madrid. Le match entre la France et le Danemark, qui a eu lieu le 3 juin  et a accueilli quelque 77 000 spectateurs, s’est passé sous haute surveillance. 2000 policiers et gendarmes ont en effet assuré, outre la sécurité, la gestion de la foule. Notamment en la dirigeant vers les transports publics.

    Côté transports justement, les syndicats de la RATP, CGT, Unsa, la Base et Fo avaient de nouveau appelé les conducteurs du RER à une grève ce jour-là pour dénoncer des sous-effectifs et réclamer notamment une prime de 1500 euros en reconnaissance de leur implication pendant la pandémie. Mais le trafic a été quasi-normal et l’interconnexion maintenue gare du Nord sur le RER B. Autrement dit, les voyageurs venant du sud n’ont pas dû changer de train pour poursuivre leur trajet jusqu’au Stade de France.

    Rappelons que plusieurs lignes ferrées desservent le Stade de France : les RER B et D ainsi que les lignes de métro 12 et 13. Si le RER D est totalement gérée par la SNCF, la ligne B est exploitée au sud par la RATP et au nord par la SNCF.

    Samedi 28 mai, lors de la grève RATP, l’interconnexion en gare du Nord n’était plus assurée. Ce qui a obligé les voyageurs à changer de train. Au lieu de poursuivre leur trajet sur la B via la SNCF (mais il leur aurait alors fallu monter deux étages pour rejoindre les rames de RER B exploitées par la SNCF), une majorité d’entre eux a préféré embarquer à bord du RER D au même niveau que les rames B de la RATP.

    Conséquence, il y a eu beaucoup plus de voyageurs acheminés ce soir-là sur la ligne D (37 000 voyageurs) que sur la B (seulement 6200, beaucoup moins qu’habituellement), selon les chiffres de la SNCF qui rappelle que les comptages se font manuellement par des agents en gares d’arrivée, Stade de France-Saint Denis pour la D, La Plaine-Stade de France pour la B. « Les voyageurs ont été transportés dans de bonnes conditions à l’aller et au retour« , souligne un de ses porte-paroles.

    Les gares sont volontairement situées bien en amont du stade (on met une quinzaine de minutes à pied de la gare Stade de France-Saint Denis pour rejoindre le Stade de France), pour permettre de fluidifier les flux de voyageurs. Les jours de match, des agents viennent aussi en renfort, dans les gares et sur les parvis, pour gérer les flux

    Chaque événement fait ainsi l’objet d’un travail préparatoire coordonné entre la SNCF et la RATP pour dimensionner le plan de transport en fonction de l’affluence. Cela a été le cas le 3 juin, comme le 28 mai : des trains supplémentaires ont été insérerés dans la circulation et des rames et des conducteurs de réserve prévus au cas où…

    MH P