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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Mise en service d’une nouvelle voie à Lyon-Part Dieu pour améliorer la ponctualité des trains
Avec la mise en service, lundi 5 juin, de la nouvelle voie L de la gare de Lyon Part-Dieu, une étape est franchie en direction du futur RER lyonnais, estime la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette nouvelle voie « permettra de fluidifier le trafic ferroviaire autour de Lyon » et « d’améliorer la ponctualité des trains« , explique-t-elle dans un communiqué. D’une longueur de 800m, la voie L a été réalisée à l’est de la voie K dont elle partage le quai, élargi pour l’occasion.
« Deux aménagements du plan de voies complètent l’opération. Ils visent à offrir de nouvelles possibilités d’accès à certaines voies et éviter ainsi les cisaillements en amont de la gare de Lyon Part-Dieu; permettre aux trains d’emprunter les voies K et L dans les deux sens« , précise la région, qui a financé l’opération à hauteur de 23,5 millions d’euros, aux côtés de l’Etat, de SNCF Réseau et de l’Union européenne pour un chantier global de 87,6 millions d’euros.
Des travaux d’agrandissement d’autant plus nécessaires que chaque jour 125 000 voyageurs fréquentent la gare, dimensionnée à à l’origine, pour 35 000 voyageurs quotidiens. 700 trains traversent la gare de Lyon Part-Dieu et un tiers des retards constatés sur le réseau ferroviaire régional est engagé au sein de l’étoile lyonnaise.
Ces travaux s’inscrivent dans le Plan de mobilisation pour l’étoile ferroviaire lyonnaise. « 316 millions d’euros ont déjà été mobilisés par la Région sur l’étoile ferroviaire lyonnaise, et permettront de faire gagner du temps à tous les voyageurs : moins de retard sur le réseau ferroviaire, plus de trains et de meilleures conditions de transport pour tous« , indique encore l’Auvergne-Rhône-Alpes, qui mentionne plus de 100 millions d’euros engagés sur le pôle d’échanges multimodal de Lyon Part-Dieu afin de mieux accueillir les voyageurs sur le site. « Ils permettront, notamment, la construction de nouveaux accès aux quais depuis l’Avenue Pompidou pour désaturer la gare. Ces 6 nouveaux accès seront mis en service à la fin de l’année« .
A plus long terme, l’objectif est de disposer d’un RER lyonnais qui proposera des trains toutes les 15 minutes, des horaires étendus de 5h à 23h et un titre de transport unique pour tous les transports collectifs au sein de la métropole lyonnaise, rappelle encore la région.
MH P

Siemens signe pour 2 000 km de lignes nouvelles en Egypte
Dans le sillage d’un premier marché conclu le 1er septembre 2021 pour une ligne nouvelle entre la Méditerranée et la mer Rouge dite « canal de Suez ferroviaire », le consortium regroupant Siemens Mobility, Orascom Construction et The Arab Constructors a signé un contrat avec l’Autorité nationale des tunnels (du ministère égyptien des Transports) pour la construction d’un réseau d’environ 2 000 km de lignes nouvelles desservant 60 villes. En outre, le consortium fournira des services clés en main pour la conception, l’installation, la mise en service et la maintenance pendant 15 ans de ce réseau.
Evalué à 8,1 milliards d’euros (dont 2,7 milliards d’euros pour le marché déjà conclu en septembre) pour la part de Siemens Mobility, le contrat a été signé par Kamel Al Wazir, ministre égyptien des Transports, Roland Busch, PDG de Siemens AG, Osama Bishai, PDG d’Orascom Construction et Sayed Farouk, président et PDG d’Arab Contractors, en présence du président égyptien Abdel Fattah El-Sissi, du président de l’Autorité nationale des tunnels Essam Waly, de l’ambassadeur d’Allemagne Frank Hartmann et du PDG de Siemens Mobility, Michael Peter. De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a envoyé un message vidéo soulignant le soutien de l’Allemagne au projet, ainsi que l’importance de ce dernier pour les relations bilatérales germano-égyptiennes et la lutte contre le dérèglement climatique.
Desservant environ 90 % de la population du pays, ces 2 000 km de lignes autorisées à 230 km/h maximum feraient du réseau ferré égyptien le sixième mondial pour ce qui est de la grande vitesse, tout en diminuant de 70 % les émissions de CO2 par rapport au transport sur route, qu’il soit effectué en automobile ou en car.

Ce réseau ferré à grande vitesse égyptien comprendra trois lignes. Objet du contrat signé en septembre dernier, la première n’est autre que le « canal de Suez ferroviaire », soit 660 km entre Ain Soukhna, sur la mer Rouge, et les villes portuaires de Marsa Matrouh et Alexandrie, sur la mer Méditerranée. La deuxième ligne, longue d’environ 1 100 km, reliera Le Caire et Abou Simbel, près de la frontière avec le Soudan. Longue d’environ 225 km, la troisième ligne reliera les sites archéologiques de Louxor à Hurghada, sur la mer Rouge, tout en facilitant le transport de marchandises entre le port de Safaga et l’intérieur du pays.
Car ces lignes nouvelles ne transporteront pas que des voyageurs à grande vitesse. C’est ainsi que Siemens Mobility fournira, outre 41 trains à grande vitesse Velaro de huit voitures, 94 trains régionaux Desiro « grande capacité » de quatre voitures et 41 locomotives de fret Vectron. Sur les trois lignes, Siemens Mobility installera également un système de signalisation « basé sur ETCS niveau 2 », ainsi que l’alimentation électrique.
Au sein de ses entreprises, le consortium envisage de créer jusqu’à 40 000 emplois directs en Égypte, auxquels s’ajouteraient 6 700 postes chez les fournisseurs égyptiens ou emplois indirects dans d’autres secteurs de l’économie du pays.
P. L.

Le T13 francilien ouvrira le 6 juillet
Ile-de-France Mobilités (IDFM) annonce que la nouvelle ligne du tram T13 francilien ouvrira ses portes aux voyageurs le mercredi 6 juillet. Longue de 18,8 km et desservant 12 arrêts, cette ligne entre le terminus du RER A à Saint-Germain-en-Laye et la gare de Saint-Cyr-L’École (RER C, Transilien N et U) permettra d’effectuer de nouvelles relations par les transports publics à l’ouest de Paris.
L’ouverture de cette ligne donnera lieu à des animations aux différentes stations du tram, ainsi que dans le parc du Château de Saint-Germain-en-Laye, proche du terminus nord. « Mobilité, art et culture, sport ou encore environnement seront au rendez-vous pour les petits comme les grands », ajoute IDFM.
Prolongement souterrain pour le T10 francilien à Clamart ?
Comment prolonger la future ligne T10 du tramway francilien vers la gare de Clamart, où elle sera en correspondance avec les trains de la banlieue Montparnasse et la future ligne 15 du Grand Paris Express ? Actuellement en construction entre la Croix de Berny (gare du RER B dans la commune d’Antony) et Jardin Parisien (dans le sud de la commune de Clamart), via l’arrêt Hôpital Béclère (correspondance avec le T6), pour une mise en service de la ligne en 2023, la première phase du T10 devait aller en surface jusqu’au terminus Place du Garde, au nord de Jardin Parisien, mais les travaux sont désormais suspendus entre ces deux arrêts.
En effet, Ile-de-France Mobilités (IDFM) réfléchit maintenant à un deuxième scénario de prolongement de la ligne à travers la commune de Clamart, en souterrain et par un nouveau tracé. Ce dernier, ainsi que le tracé initial en surface, ont été jugés techniquement envisageables et « seront présentés publiquement aux habitants, élus et acteurs concernés » annonce IDFM, qui doit saisir la Commission nationale du débat public (CNDP) afin d’indiquer les modalités de la consultation, « qui pourrait se tenir à l‘automne de cette année ».
Long d’environ 3,9 km (dont la section de 1,6 km entre Jardin Parisien et Place du Garde initialement incluse dans la première phase du T10), le tracé en surface part de l’arrêt Jardin Parisien, traverse la forêt de Meudon et se termine à la gare de Clamart. Comportant cinq arrêts, il traverse le centre-ville de Clamart en itinéraire dissocié (c’est-à-dire par deux tracés à sens unique) sur 1,6 km, ce qui implique de créer 5,5 km d’infrastructures au total.
« Pour s’affranchir des contraintes liées à une implantation en surface dans un environnement urbain dense », une solution en tunnel a été étudiée, mais « les contraintes du site imposent un enfouissement du tracé immédiatement en aval de la station Jardin Parisien », précise IDFM. Cette fois, le tracé mesure environ 3,1 km, pour trois stations, dont le terminus Clamart-Gare et deux ouvrages annexes. Et « au regard de l’analyse comparative » (opportunité, faisabilité, coûts, attractivité, impacts…), IDFM annonce déjà privilégier le scénario de tracé en tunnel.
P. L.

Les incertitudes de SNCF Réseau
Contrat de performance qui se fait attendre, départ de deux hauts dirigeants, velléités de la SGP d’intervenir sur le réseau ferré… Le gestionnaire des infrastructures ferroviaires est bousculé. Les engagements de l’Etat seront regardés de près. Le salon européen de la mobilité (EuroMoExpo) qui se tiendra du 7 au 9 juin Porte de Versailles à Paris, sera-t-il l’occasion d’annonces en faveur du transport public?
Coup sur coup, deux nouvelles ont surpris au sein de SNCF Réseau. C’est d’abord l’annonce inattendue du départ, dès le 1er juillet, de deux de ses dirigeants, dont celui de Matthieu Chabanel, le numéro deux du gestionnaire des infrastructures dont les compétences et le sens relationnel étaient unanimement appréciés. C’est, quelques jours plus tard, le 12 mai, la décision de la Société du Grand Paris de créer une filiale « pour conduire des études en vue de la réalisation d’autres projets d’infrastructures, soit d’extensions potentielles du Grand Paris Express, soit sur des projets se situant au-delà de la maîtrise d’ouvrage du GPE ».
Autrement dit, l’établissement public créé par une loi en 2010 pour réaliser le Grand Paris Express envisage de se voir confier la maîtrise d’ouvrage travaux des projets dont elle aurait conduit les études préalables, notamment sur le réseau ferré national. Cela permettrait de lui donner de nouvelles perspectives, justifiées par la SGP par « la concentration de compétences dont elle s’est dotée dans tous les domaines touchant à la construction d’une ligne nouvelle de métro ». Dans un communiqué, la SGP explique que « l’ensemble de ces compétences a donc désormais vocation à servir l’intérêt général au-delà du Grand Paris Express« .
Pour le moment, il s’agit simplement d’autoriser la création d’une filiale pour réaliser des études et des travaux, modère un porte-parole. Selon lui, la loi de 2010 sur le Grand Paris prévoit ce cas de figure en indiquant que « la SGP puisse se mobiliser pour réaliser des études sur d’autres projets mais en tant que maître d’ouvrage« . Le conseil de surveillance a donc mis en place un groupe de travail sur les modalités « d’extension des compétences, sur les obstacles à lever et les enjeux ». C’est aussi une façon de se préparer à l’avenir en se donnant une nouvelle raison d’être : dans 8 ans, la mission de la Société du Grand Paris (SGP) devrait être remplie avec la construction de 200 kilomètres de ligne de métro automatique (et 68 gares) autour de Paris.
Interrogée sur ces velléités de développement, Valérie Pécresse se dit favorable à l’extension des champs de compétence de la SGP et à sa sortie des frontières. Mais sous condition : qu’elle ne le fasse pas avec les recettes versées par les contribuables franciliens. Or, actuellement, la SGP tire une grande partie de ses recettes de taxes sur les bureaux, sur les locaux commerciaux et de stockage ainsi que sur des surfaces de stationnement en ile-de-France. La présidente de la région Ile-de-France, qui cite « la demande des Hauts-de-France à la SGP de réaliser des études sur Lille-Hénin-Beaumont », estime que cela « ne peut pas se faire avec des ressources franciliennes ». L’élue, qui s’exprimait en marge d’une conférence de presse sur l’ouverture à la concurrence des bus en grande et moyenne couronne, a également fait part de ses souhaits : elle demande que « la SGP finance des études d’extensions de lignes comme Versailles-Nanterre ou Orly-Montegereau ou la T8 à l’Est , ou encore l’interconnexion de la ligne H à Pleyel« .
Mais ces perspectives suscitent des inquiétudes en interne, sur une possible fin du monopole de SNCF Réseau sur les infrastructures ferroviaires. Fanny Arav, administratrice Unsa de SNCF Réseau, s’interroge : « Est-ce l’ère de la découpe? Cette création suscite beaucoup de questions« . Selon elle, « Il y a quelques années, on a réuni RFF et l’Infra après s’être rendu compte que séparer la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’ouvrage délégué était dangereux car cela ne responsabilise pas le concepteur« . Or, rappelle-t-elle, » SNCF Réseau a beaucoup de difficultés à trouver des financements alors que le monopole du réseau est sa raison d’être ». Selon elle, l’Etat ne se donne pas les moyens d’une politique affirmée en faveur du ferroviaire avec des moyens financiers à la hauteur. « On le voit avec le contrat de performance qui est un contrat d’attrition », dit-elle. Conséquence, poursuit-elle, « l’Etat veut faire monter en puissance un autre organisme, la SGP, qui est une société de financement qui fonctionne avec un système de financement bien fichu. On a l’impression qu’une bascule peut se produire. » Et de s’interroger : »n’est-ce pas un moyen de tuer dans le temps SNCF Réseau?«
De son côté, SNCF Réseau se contente de rappeler que ses équipes travaillent déjà sur le réseau ferroviaire avec d’autres entreprises ou dans le cadre de PPP (partenariat public-privé). Il faudra aussi attendre les prochaines annonces pour comprendre le positionnement des pouvoirs publics vis-à-vis du gestionnaire du réseau.
Marie-Hélène Poingt

Gilles Rakoczy succède à Loïc Dorbec à la tête de l’AGIFI
Gilles Rakoczy, le directeur général d’Oc’Via (la société de projet qui gère le du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier), a été élu le 18 mai à la présidence de l’Association Française des Gestionnaires d’Infrastructures Ferroviaires Indépendants (AGIFI). Ce diplômé de l’École nationale des ponts et chaussées a aussi été directeur général du Groupement Européen d’Intérêt Économique du Tunnel du Mont Blanc (GEIE-TMB). Il succède à Loïc Dorbec, Président d’Eiffage Rail Express (ERE), appelé à d’autres fonctions au sein du groupe Eiffage.

Le public découvre les nouvelles rames automatiques sur la ligne B de Lyon
C’est assez discrètement, et avec deux ans de retard, que le métro de Lyon franchit un grand pas vers l’automatisation de sa ligne B. Le 29 mai, les usagers de cette ligne ont pu apercevoir ou monter à bord des premières rames MPL16 sans conducteur et climatisées. Dans un premier temps, ce nouveau matériel ne circulera que le dimanche, mais devrait être déployé dans les semaines à venir sur la ligne B, afin de remplacer le matériel actuel MPL75. Construit par Alstom, le MPL16 doit également être mis en service l’an prochain sur la ligne D en renforcement du parc actuel.

Lancement du consortium TerriTrains pour faciliter l’achat de trains
Une solution pour les nouveaux opérateurs qui se plaignent des difficultés d’accès au matériel roulant alors que le marché ferroviaire s’ouvre à la concurrence : le loueur Akiem et la Banque des Territoires ont décidé de s’allier en créant le consortium TerriTrains, entré en activité il y a quelques semaines, pour « proposer à l’État, aux Régions et aux entreprises ferroviaires des solutions de financement, d’acquisition et de gestion de flotte de trains voyageurs« .
Et les deux partenaires d’expliquer : « alors que plus de 5 milliards d’euros sont consacrés chaque année par l’État et les Régions pour financer le service des Transports Express Régionaux (TER) et des Trains d’Équilibre du Territoire (TET), l’alliance entre la Banque des Territoires et Akiem leur permettra, dans un contexte d’ouverture à la concurrence, d’externaliser le financement et la gestion technique du matériel roulant ferroviaire dans le cadre d’une location de longue durée et de bénéficier, grâce à l’expertise et aux compétences d’Akiem ».
Selon eux, leurs solutions, qui couvriront toute la chaîne de valeur du matériel roulant, depuis le pilotage d’appels d’offres auprès des constructeurs jusqu’à la gestion quotidienne des véhicules, permettra notamment de réaliser des économies d’échelle grâce à la mutualisation des besoins.
Cette initiative est lancée alors que la SNCF est en train de vendre Akiem, la filiale qu’elle co-détient à 50/50 avec le gérant allemand DWS. La SNCF avait déjà réalisé il y a un an la cession d‘Ermewa, sa filiale à 100 % de location de wagons de marchandises. D’après Les Echos du 9 mai, « après une première sélection, les vendeurs entameront un « dialogue compétitif » en vue de statuer sur des offres fermes fin juin ou début juillet » sur la vente d’Akiem. Rappelons que ce loueur est présent dans plus de 21 pays d’Europe avec près de 80 clients opérateurs ferroviaires de fret ou voyageur.

La ligne 12 du métro parisien se prolonge au nord
Aimé-Césaire et Mairie-d’Aubervilliers. Ce sont les deux nouvelles stations de métro qui se sont ajoutées, le 31 mai, au nord du terminus Aubervilliers – Front-Populaire. La ligne 12 du métro parisien compte désormais 31 stations. Elle a ainsi été rallongée d’1,9 km, portant à 17 km la longueur totale de la ligne.Fréquentée quotidiennement par 251 000 voyageurs (chiffres de 2019), la ligne 12 devrait connaître une augmentation de 40 000 voyageurs par jour : 15 000 pour Aimé-Césaire et 25 000 pour Mairie-d’Aubervilliers nouveau terminus.Située sur la commune d’Aubervilliers, à proximité du canal Saint-Denis, la station Aimé-Césaire s’étend sur 5 500 m2. Cette station, qui porte le nom de l’homme de lettres, politique et humaniste martiniquais, dessert, au sud du canal de l’Ourcq, les récents projets d’aménagement de la ZAC Canal – Porte d’Aubervilliers, et de son centre commercial « le Millénaire », et au nord des zones densément peuplées.La station Mairie d’Aubervilliers est presque deux fois plus grande avec une superficie de 9 035 m2, sur 4 niveaux de sous-sol. Avec son accès avenue Victo-Hugo, elle dessert le centre-ville de la commune, notamment la place de la Mairie au nord ainsi que la place du marché.Comme souvent, les stations terminus font référence au nom de la commune pour aider les voyageurs à s’orienter. C’est pourquoi, elle n’a pas été dénommée Jack Ralite, du nom de l’ancien maire adjoint à la culture d’Aubervilliers pendant 25 ans, décédé en 2017, et qui a aussi été ministre de la Santé du premier gouvernement de Pierre Mauroy entre 1981 et 1983. Une banderole a été déroulée, pendant l’inauguration, pour demander que la station soit renommée à son nom. La présidente de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a invité les manifestants à proposer le nom de l’ancien communiste pour une station de la ligne 15 « mais en temps et en heure, sachant que les décisions se prennent très à l’avance ».Au total, 333 500 habitants et 53 900 emplois seront potentiellement desservis par les 3 stations ouvertes dans les deux phases du prolongement de la ligne 12 : Front-Populaire, Aimé Césaire et Mairie-d’Aubervilliers.Le projet est financé par l’État et la Région (91, 7 %) et par le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (8,3 %). À l’occasion de l’inauguration, Stéphane Troussel, président de la Seine-Saint-Denis, s’est félicité de l’arrivée du métro dans le centre-ville d’Aubervilliers. Mais il a aussi demandé « à l’État de discuter du volet transport du CPER » 2021-2027 dont les négociations devraient aboutir courant 2022. « De trop nombreux projets – le T1 à Val-de-Fontenay, le TZen3, le T8 Sud, de nouveaux prolongements de métro – sont suspendus à ces échanges [Ndr avec l’État] qui n’arrivent pas », a souligné Stéphane Troussel. «Nous venons d’avoir eu une décénie “royale“ pour le département, mais chacun sait que les projets transports prennent du temps. Ils font donc en discuter le plus rapidement possible pour les voir aboutir. »Y. G.
Lancement en septembre pour le train de nuit Hambourg – Suède
Grande nouvelle pour les usagers du rail entre l’Europe continentale et les pays nordiques, où l’engorgement des aéroports fait actuellement la une des médias : à partir du 1er septembre, un train de nuit reliera toute l’année Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, et une dizaine de destinations au Danemark et en Suède, le long du parcours vers Stockholm.
A l’étude depuis des années par l’administration suédoise des Transports (Trafikverket) et avec son soutien financier, cette relation nocturne sera exploitée par l’opérateur « historique » suédois, SJ. Ce dernier a remporté l’appel d’offres lancé par Trafikverket pour une exploitation de ce nouveau train de nuit international de service public à partir du 1er août 2022… Le lancement aura finalement lieu un mois plus tard, ce qui devrait être une bonne nouvelle pour Snälltåget, filiale de Transdev qui exploite déjà en open access de trains de nuit saisonniers (cette année du 7 avril au 23 septembre, plus certains week-ends) entre la Suède et l’Allemagne (Berlin et Hambourg). Non subventionné, Snälltåget ne cache pas son opposition à une concurrence par un exploitant dans le cadre d’un service public. En réponse, SJ souligne que les deux services sont plus complémentaires que concurrents.
En effet, s’ils permettent des relations de nuit entre l’Allemagne et la Suède en passant par le Danemark, les services de Snälltåget et de SJ présentent plusieurs différences, la principale étant que le futur train SJ EuroNight circulera tous les jours de l’année, et non de Pâques à septembre. Question desserte, Snälltåget part de Berlin et dessert la gare centrale (Hbf) de Hambourg, alors que SJ EuroNight partira de Hambourg, à la gare terminus d’Altona.
De ce fait, les horaires ne sont pas les mêmes : ceux de Snälltåget sont optimaux pour les relations entre Berlin (et l’Europe centrale), la région de Copenhague et le sud de la Suède, alors que SJ Euronight sera idéal pour relier Stockholm et le centre de la Suède à Hambourg, où des correspondances intéressantes sont offertes – moyennant un parcours en S-Bahn avec la gare centrale – avec l’ouest de l’Europe (par exemple, Hambourg est à environ 6 h de Strasbourg, 7 h de Bruxelles et 8 heures de Paris). De fait, l’horaire du futur SJ EuroNight n’est pas sans rappeler ceux de la tranche Hambourg – Stockholm du train de nuit Alfred Nobel, disparu en 1994.Si les deux trains sont composés de voitures classiques récupérées en Allemagne ou en Autriche (les voitures au gabarit suédois sont généralement trop larges pour le réseau d’Europe continentale), le choix qui sera proposé par le futur SJ EuroNight sera un peu plus « haut de gamme » (voitures-lits 1re et 2e classes, couchettes et places assises 2e classe) que celui de Snälltåget (places assises ou couchettes). De ce fait, les tarifs de SJ EuroNight iront de 24,90 euros à 204,90 euros l’aller simple, ce qui est dans la même fourchette que Snälltåget (ce dernier permet, pour 250 euros, de réserver tout un compartiment pour soi). Dans les deux trains, un service de restauration simplifié (compartiment de service) est offert en parcours nocturne ; si Snälltåget comporte en plus une voiture-restaurant sur parcours suédois de jour, SJ EuroNight se distinguera en offrant un petit-déjeuner aux voyageurs en voiture-lit (ce service peut être acheté sur Snälltåget). Côté WiFi, Snälltåget le propose (avec des réserves en parcours allemand), mais pas SJ… qui conseille de charger préalablement de la musique, un film ou une série… « ou mieux, de profiter du voyage et discuter avec les autres voyageurs ! »
P. L.