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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Le gestionnaire du réseau ferré tchèque fait appel à SNCF Réseau pour ses LGV
Správa železnic, le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire tchèque, a confié à SNCF Réseau une mission d’assistance dans le pilotage de ses projets de construction de lignes à grande vitesse. D’un montant de 8,5 millions d’euros, le contrat a été signé le 20 octobre pour une durée de huit ans par Luc Lallemand, PDG de SNCF Réseau, et Jiri Svoboda, DG de Správa železnic.
Dans le cadre de ce contrat, la direction générale industrielle et ingénierie SNCF Réseau apportera son expertise tout au long du projet, des phases d’études préliminaires à la construction de la nouvelle infrastructure : partage d’expérience en matière de planification stratégique, organisation de projet, préparation de l’exploitation et de la maintenance, etc. Ainsi, SNCF Réseau accompagnera Správa železnic durant huit ans, jusqu’à la mise en service de la première ligne, prévue en 2029. Au total, ce sont quelque 660 km de lignes à grande vitesse que la République tchèque prévoit de construire d’ici 2040, pour un montant prévu de 18 milliards d’euros.

Carte du réseau de LGV tchèques. A l’occasion, Jiri Svoboda, DG de Správa železnic, a déclaré être « très heureux que nos équipes aient déjà établi une excellente relation professionnelle au cours des dernières années », annonçant l’entrée « dans une nouvelle phase de coopération pour la préparation du TGV tchèque », qui sera « encore plus intensive et à l’issue de laquelle il y aura une liaison directe entre Prague et Paris ». Une relation qui serait la bienvenue : actuellement, entre une douzaine et une quinzaine d’heures (selon la marge que l’on se donne aux correspondances) sont nécessaires si l’on veut relier en train, moyennant au moins deux changements et de grands détours, ces deux villes distantes d’à peine mille kilomètres à vol d’oiseau (le voyage est parfois plus rapide en effectuant une étape entre Nuremberg et Prague en autocar !)
P. L.

Les voyageurs de retour à 85 % dans les TGV
« Nos voyageurs sont de retour », se réjouit Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs en indiquant que le taux de fréquentation est de 85 % dans les TGV comparé à 2019, et même de 90 % en octobre. Il est de 90 % dans les TER et de l’ordre de 80 % dans les Transilien, « moins dans la semaine, plus le week-end », précise le dirigeant.
Côté voyageurs professionnels, qui rapportent le plus à l’entreprise, ils sont à 60 % de retour. « Nous espérons qu’en 2023 leur niveau sera revenu à celui de 2019 », ajoute encore Christophe Fanichet.

« Pas de conflit » avec les horaires de Trenitalia sur Paris-Lyon, affirme la SNCF
Trenitalia entretient le suspense sur la date officielle de l’entrée en scène de sa filiale chargée de faire concurrence à la SNCF sur Paris – Lyon. La compagnie italienne a dévoilé le 14 octobre le nouveau nom de Thello, qui devient Trenitalia France, mais pas encore la date de son lancement sur la ligne la plus rentable de la SNCF, même si on s’attend à la voir arriver à la fin de l’année, au changement de service. Elle indique juste que Trenitalia France fera rouler « prochainement » le train à grande vitesse Frecciarossa, la flèche rouge, dont la vitesse peut atteindre 300 km/ h et qui effectue depuis le mois de septembre des marches à blanc sur le réseau français.
Deux allers-retours seront proposés chaque jour entre Paris Gare de Lyon et Milan Centrale en passant par Lyon-Part-Dieu, Chambéry, Modane et Turin, le matin et le soir, annonce Trenitalia. « Trois allers-retours quotidiens entre Paris et Lyon viendront par la suite compléter l’offre disponible », précise la compagnie italienne, filiale du groupe Ferrovie dello Stato Italiane.
« Pour le moment, il n’y a pas de conflit avec les horaires de nos trains », affirme Alain Krakovitch. Selon le PDG de Voyages, SNCF Réseau enregistre les demandes des entreprises ferroviaires et, si les demandes sont incompatibles, convoque les compagnies pour tenter une conciliation. Si cela s’avère impossible, c’est au gestionnaire des infrastructures de trancher.
Actuellement, 13 sillons par heure sont proposés, la capacité devrait monter à 16 sillons par heure à l’horizon 2024-2025. La SNCF en utilise 24 par jour, il y a donc encore de la place, conclut-elle.
M.-H. P.

Comment la SNCF se prépare à l’arrivée de Trenitalia France
C’était déjà une ligne emblématique pour la SNCF : Paris – Lyon est la ligne du 1er TGV, la ligne des records des vitesses, et sans doute la ligne la plus rentable de la SNCF. Elle va aussi devenir la première ligne à grande vitesse à expérimenter la concurrence entre compagnies ferroviaires. Sans doute à la fin de l’année, date probable de l’arrivée de Trenitalia France.
La SNCF s’y prépare de longue date. Depuis des années, elle cherche à faire croître le trafic sur cet axe en augmentant les fréquences des trains (il y avait 13 allers-retours quotidiens en 1981, il y en a 24 aujourd’hui) et donc la fréquentation. Le lancement mi-2020 d’un TGV Ouigo entre Paris et Lyon (avec deux allers-retours quotidiens) a notamment permis de faire croître de 20 % le nombre de passagers loisirs. Plus d’un milliard de passagers ont ainsi été transportés sur l’axe sud-est en 40 ans.
« L’arrivée de la concurrence est vue de façon très fairplay de notre côté car nous sommes persuadés que cela va permettre d’augmenter la part du ferroviaire », commente Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. La SNCF, qui cherche donc à occuper au maximum le terrain, s’apprête à lancer à partir de mars prochain des trains à bas coûts roulant sur ligne classique, notamment entre Paris et Lyon. Et reconnaissant que les Italiens sont très forts dans le domaine du service, en particulier pour la classe Affaires, la SNCF veut se mettre à niveau.
C’est pourquoi depuis quelques mois, dans le cadre de son programme « Riposte », de nouvelles rames Océane arrivent pour desservir cet axe. D’ici à la fin de l’année, toutes les rames seront rénovées avec un intérieur complètement réaménagé, permettant d’embarquer plus de voyageurs : 556 contre 509 actuellement, tout en donnant plus de confort, affirme Jean Rouche, le directeur de l’axe Sud-Est. Ce qui est rendu possible par la suppression de 40 % de « carrés » au bénéfice de places en duo ou isolées plus appréciées des voyageurs, selon lui.
Et Jean Rouche de détailler les autres nouveautés : « L’ambiance lumineuse est beaucoup plus claire grâce à l’utilisation d’éclairage par LED et de coloris plus clairs. Nous avons aussi revu la connectique en installant un port USB à chaque place, en première et en seconde ».
En première classe, les fauteuils sont plus larges et la tablette plus grande (avec la possibilité d’avoir une petite tablette si on ne veut pas la déplier complètement), un miroir « de courtoisie » est disponible et un meilleur système d’éclairage avec liseuse a été mis au point. Citons aussi l’aménagement de quatre places pour les personnes à mobilité réduite ainsi qu’un emplacement prévu pour deux vélos (un dispositif qui n’existait pas jusque-là sur cet axe).
Autre innovation, la SNCF propose désormais trois classes sur les TGV Paris – Lyon, la Seconde, la Première et la Première Business plus particulièrement destinée aux voyageurs d’affaires (plus d’un tiers des clients sur Paris – Lyon). Pour mieux recevoir cette clientèle à haute contribution, la SNCF a rénové son salon Grand Voyageurs en gare de Paris-Lyon, prévoyant notamment un espace dédié avec boissons et journaux. Un accès express leur permet d’embarquer à bord des trains sans faire la queue et un accueil personnalisé les attend devant leur voiture. Un service à la place leur est proposé et il est possible de reporter son voyage dans n’importe quel train de la journée, même s’il est complet. Une formule pour contrer ce que devrait proposer Trenitalia France avec ses quatre classes « pour tous les goûts et tous les conforts », mais surtout elle pourrait devenir un standard à la SNCF puisque « cette formule se rapproche beaucoup de ce qu’on fait sur les lignes d’Eurostar, de Thalys et de Lyria », commente Alain Krakovitch, le directeur de Voyages SNCF. Prix du billet : 78 euros si vous achetez la carte Liberté au prix de 399 euros (278 euros actuellement en promotion).
« Si ce qu’on met en place sur Paris – Lyon est concluant, on pourra le généraliser entre Paris, Bordeaux, Rennes et Strasbourg », ajoute Alain Krakovitch. Et demain, vers 2024, c’est aussi sur cette ligne Paris – Lyon que devrait commencer à circuler le futur TGV M.
Marie-Hélène Poingt

Conduite automatique pour le S-Bahn de Hambourg
La tenue à Hambourg du Congrès mondial des systèmes de transport intelligents (ITS), du 11 au 15 octobre, a donné lieu à la présentation in situ du projet Digitale S-Bahn Hamburg par Richard Lutz, PDG de la DB, et Roland Busch, PDG de Siemens AG, en présence du bourgmestre Peter Tschentscher. Revêtues pour l’occasion d’une livrée blanche, quatre rames de S-Bahn BR 474 de la ligne S21 ont circulé sur les 23 km entre les gares Berliner Tor et Bergedorf/Aumühle sans intervention de leur conducteur, qui s’est concentré sur des tâches de surveillance.
S’agit-il là d’une première mondiale, comme le proclament la DB et Siemens ? Oui, dans la mesure où même si la mise en œuvre un niveau d’automatisation GoA2, c’est-à-dire avec présence du conducteur en ligne, est de plus en plus pratiquée sur d’autres réseaux ferrés en banlieue, il n’en est pas de même pour les manœuvres automatiques de retournement au terminus, en mode GoA4 sans personnel ! La mise en œuvre de ces deux niveaux d’automatisation a été réalisée en se basant sur l’équipement des voies empruntées avec le système européen ETCS et la transmission des ordres de conduite aux trains par 5G.
A partir de décembre, les quatre rames « numériques » de Hambourg seront en service régulier, préfigurant l’automatisation du réseau S-Bahn, prévue pour la fin de la décennie. Un basculement que la DB envisage également d’étendre à l’échelle nationale, pour les trains régionaux et grande ligne. Objectif : « transporter jusqu’à 30 % de voyageurs en plus, améliorer considérablement la ponctualité et économiser plus de 30 % d’énergie ».
P. L.

Le futur concurrent de la SNCF sur Paris – Lyon s’appelle Trenitalia France
Trenitalia entretient le suspense sur l’entrée en scène de sa filiale chargée de faire concurrence à la SNCF sur Paris – Lyon. La compagnie italienne a dévoilé le 14 octobre le nouveau nom de Thello, qui devient Trenitalia France, mais pas encore la date de son lancement sur la ligne la plus rentable de la SNCF. Elle indique juste que Trenitalia France fera rouler « prochainement » le train à grande vitesse Frecciarossa, la flèche rouge, qui effectue depuis le mois de septembre des marches à blanc sur le réseau français.
Rappelons que la compagnie Thello, née en 2011, est devenue, en 2016, filiale à 100 % de l’opérateur historique italien Trenitalia. « Profitant de l’ouverture en 2010 du marché ferroviaire international de voyageurs, Thello a lancé deux lignes de trains sur le réseau ferroviaire conventionnel entre la France et l’Italie, desservant plus de 27 destinations entre les deux pays. La compagnie a exploité la ligne Paris – Venise, en train de nuit, entre 2011 et 2021 et la ligne Marseille – Nice – Milan, en train de jour, entre 2014 et 2021 », précise Trenitalia en indiquant que « ces activités ont permis à la compagnie de constituer une équipe experte du marché ferroviaire français ».

Première commande pour Stadler en Nouvelle-Zélande
Stadler remporte sa première commande en Nouvelle-Zélande avec la signature d’un contrat-cadre avec KiwiRail, l’entreprise publique des chemins de fer et des ferries, portant sur la livraison de locomotives diesel-électriques de ligne. Chiffrée à environ 228 millions d’euros, la première tranche porte sur 57 de ces machines de type CoCo à voie étroite (1 067 mm), dotées de deux cabines et d’un moteur diesel d’une puissance installée de 3 000 kW, conforme aux normes européennes Stage V en matière d’émissions. Avec une telle motorisation, cette locomotive permettra « dans de nombreux cas » à KiwiRail d’exploiter les trains avec moins de locomotives qu’actuellement.
Produites en Espagne, ces nouvelles locomotives sont destinées à la remorque des trains de marchandises et de voyageurs, en particulier sur l’île du Sud, dont les voies ferrées présentent des tracés difficiles et dont le parc a actuellement un âge moyen de 47 ans. Les premières de ces nouvelles locomotives sont attendues en 2024.
P. L.

Alstom a lancé la construction en Suède de son centre d’innovation dans la mobilité électrique
Bombardier l’avait annoncé il y a un an, Alstom l’a fait : le 5 octobre, le premier coup de pelle a été donné sur le chantier de construction du futur centre d’innovation pour des solutions de transport électrifiées vertes. Un centre implanté en Suède, à Västerås, ville industrielle située au bord du lac Mälaren, à une centaine de kilomètres de Stockholm.
« Avec sa situation géographique, sa proximité avec les entreprises de la région et ses liens avec l’Université de Mälardalen, Västerås est l’endroit parfait pour cet investissement », a déclaré Rob Whyte, PDG d’Alstom Nordics & Russia, soulignant que « la Suède est à l’avant-garde de la transition verte ». Ce centre « fonctionnera comme une plaque tournante pour les échanges d’idées et comme un endroit où les entreprises pourront développer et tester des innovations dans le domaine de la mobilité durable ».
Au cœur des activités du nouveau centre se trouvera du laboratoire d’Alstom à Västerås, qui permettra à des acteurs externes de développer des systèmes de traction électrique. « Par cet investissement, Alstom souhaite contribuer à accélérer la transition grâce à une collaboration intersectorielle. Les innovations futures en matière de transport permettant de faire face au changement climatique seront le résultat d’une fertilisation croisée entre l’industrie, l’université et les start-up ».
Présente depuis qu’il existe sur le site de Finnslätten, où le nouveau centre d’innovation devrait ouvrir en 2023, l’entreprise ABB a également exprimé sa satisfaction vis-à-vis de cette implantation. Rappelons que les activités ferroviaires d’Alstom à Västerås ont été reprises à Bombardier, qui les tenait à son tour d’Adtranz, successeur d’ABB Traction…
P. L.

Alstom choisi pour le métro automatique de la ligne 18 du Grand Paris Express
Carton plein sur le Grand Paris Express. Déjà choisi pour fournir les matériels roulants des futures lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express, Alstom a été désigné par la Société du Grand Paris (SGP), en lien avec Ile-de-France Mobilités (IDFM), pour la fourniture des rames et des automatismes de conduite de la ligne 18. Longue de 35 km, dont 14 km en aérien, cette ligne doit relier Versailles et Orly via le plateau de Saclay.
Chiffré à 400 millions d’euros et concernant le développement et la fourniture d’un maximum de 37 rames, des automatismes de conduite de ces dernières et des postes de commande centralisée de la ligne 18 et de ses 10 gares et stations, ce contrat a été attribué à l’issue d’une procédure négociée avec mise en concurrence préalable lancée en 2019. Ce marché, dont la tranche ferme de 15 rames est évaluée à 230 millions d’euros, comprend également la prestation d’intégrateur général pour la gestion des essais ainsi que la fourniture des équipements industriels de maintenance des trains. Pour ce qui est du financement, IDFM est responsable de l’ensemble des dépenses relatives au matériel roulant voyageurs et ses équipements embarqués, alors que la SGP prend à son compte la réalisation des automatismes de conduite et des commandes centralisées.
La ligne 18 sera exploitée par des rames Metropolis d’Alstom à roulement fer, qui pourront circuler jusqu’à 100 km/h en mode automatique sans conducteur. Les automatismes de conduite Urbalis Fluence, dont le principe repose sur une communication directe de train à train, permettront à ces derniers de se succéder toutes les 85 secondes en heure de pointe.
De la même gamme que les rames destinées aux lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express, le matériel roulant pour la ligne 18 sera adapté aux caractéristiques et aux besoins spécifiques de cette dernière. Longues de 47 m pour trois caisses, les rames pour la ligne 18, qui comprendront trois larges portes par face et par voiture, seront accessibles pour les personnes en situation de handicap. L’aménagement ne comprendra que 54 places assises, l’accent ayant plutôt été mis sur la largeur des passages et le confort des intercirculations, permettant de transporter jusqu’à 350 personnes, selon le communiqué commun de la SGP, IDFM et Alstom. « Une attention toute particulière est portée aux émissions sonores, aux vibrations et aux émissions atmosphériques », précise ce communiqué. « Une minimisation des émissions de particules de frein sera réalisée grâce au freinage électrique jusqu’à très basse vitesse, limitant ainsi l’utilisation de disques de frein. Par ailleurs, la récupération de l’énergie de freinage contribue à la recharge des batteries ou à l’alimentation du réseau électrique général. Enfin, le taux de recyclabilité est de plus de 96 % et celui de valorisation du train, suivant les normes européennes en vigueur, de plus de 98 % ».
Les sites Alstom de Saint-Ouen et Villeurbanne assureront le développement et le déploiement des automatismes de conduite, de transmission de données et des commandes centralisées (du type Iconis), ainsi que l’intégration générale du système de transport. Côté matériel roulant, le site de Valenciennes Petite-Forêt sera chargé de la gestion du projet, des études, du développement, de la production, de l’assemblage et de la validation des rames, les premières étant attendues en 2024 pour être alors mises à disposition du futur opérateur choisi par IDFM. En outre, le contrat « porte un engagement soutenu en matière d’insertion sociale en favorisant le retour à l’emploi de personnes qui en sont éloignées ». Ce contrat prévoit enfin la sous-traitance d’une partie de l’activité à des petites et moyennes entreprises.
P. L.

Renfe s’équipe de locomotives de fret transfrontalières
Renfe va acheter 12 locomotives polyvalentes de grande puissance pour la traction des trains de marchandises tant sur le réseau espagnol (Adif) que sur les lignes françaises (SNCF Réseau) : le conseil d’administration de Renfe réuni le 28 septembre a retenu un investissement de 178 millions d’euros comprenant une option pour six engins supplémentaires et la maintenance sur 15 ans.
L’opérateur historique espagnol entend s’équiper de locomotives polyvalentes : elles seront tritension (3 000 et 1 500 volts continus, 25 kV monophasé) et à écartement variable pour circuler sur les lignes européennes (1 435 mm) et ibériques traditionnelles (1 668 mm). Le tout avec les équipements pour les signalisations ERTMS/ETCS ainsi que ASFA pour l’Espagne. Avec une vitesse de pointe de 120 km/h, ces CC doivent pouvoir remorquer des trains lourds d’une longueur jusqu’à 750 mètres, et circuler sur des tronçons non électrifiés avec le dispositif « last mile ».
Autant de caractéristiques qui devraient ouvrir le réseau français à ces locomotives, à commencer par l’axe Barcelone – Perpignan et au-delà. Mais aussi en Espagne, le Corridor méditerranéen à écartement UIC en construction de la Catalogne à Almeria, ainsi que certaines lignes à grande vitesse (tels les tunnels de Pajarès vers les Asturies, ou la desserte des ports : Algeciras, Bilbao, Valence). Sans oublier les autoroutes ferroviaires transfrontalières en projet.
L’appel d’offres est naturellement ouvert, mais les yeux se tournent vers Stadler : son usine de Albuixech (près de Valence) a déjà à son actif une CC « Eurodual » qui équipe des opérateurs fret comme Green Cargo (Suède), HVLE (Allemagne) ou Captrain (groupe SNCF). Ce site, précédemment aux mains de Alstom puis de Vossloh, avait réalisé la CC diesel de grande puissance Euro 4 000 qu’utilisent VFLI, Europorte ou Renfe.
Michel Garicoïx