Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Siemens réalisera le « canal de Suez ferroviaire » à travers l’Egypte

    Siemens réalisera le « canal de Suez ferroviaire » à travers l’Egypte

    Sept mois et demi après la signature d’un protocole d’accord, c’est un contrat de 4,45 milliards de dollars (3,75 milliards d’euros) pour la conception, l’installation et la mise en service d’une ligne électrifiée « à grande vitesse » entre la Méditerranée et la mer Rouge qu’ont signé l’Autorité nationale égyptienne des Tunnels (du ministère des Transports) avec un consortium regroupant Siemens Mobility, la société locale Orascom Construction S.A.E. et The Arab Contractors (Osman Ahmed Osman & Co.).

    Longue de 660 km et desservant 21 gares, cette ligne reliera Alexandrie et Marsa Matrouh (sur la Méditerranée, à mi-chemin entre El Alamein et la frontière libyenne), avec Ain Soukhna (sur la mer Rouge, à moins de 50 km au sud de Suez). Ouverte tant aux trains grandes lignes (30 millions de voyageurs annuels sont attendus) qu’au fret, cette première ligne a été qualifiée de « canal de Suez ferroviaire » par Roland Busch, PDG de Siemens AG. Ce dernier a précisé que la part de Siemens dans le contrat est de l’ordre de 3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) et comprendra en particulier le matériel roulant.

    Ce contrat, dont la signature a été annoncée le 1er septembre, comprend également la maintenance des nouvelles infrastructures pendant 15 ans et ses signataires se sont entendus pour poursuivre les discussions en vue de réaliser deux autres lignes, l’une entre Le Caire et Assouan, l’autre reliant Louxor à Hurghada et Safaga, sur la mer Rouge. Avec la première ligne entre Méditerranée et mer Rouge, l’Egypte disposerait ainsi d’un nouveau réseau « à grande vitesse » qui pourrait atteindre 1 825 km de long.

    P. L.

  • Ouigo Espagne a transporté 500 000 passagers depuis son lancement

    Ouigo Espagne a transporté 500 000 passagers depuis son lancement

    Plus de 500 000 voyageurs ont déjà pris le TGV Ouigo en Espagne, depuis le lancement du TGV à bas coût de la SNCF, le 10 mai, sur la ligne entre Madrid et Barcelone. Un succès «populaire », selon Ouigo Espagne qui affirme enregistrer un taux de remplissage moyen de 95 % (+98 % en juillet) et estime qu’elle transportera plus d’un million de personnes cette année. La filiale espagnole de la SNCF dit constater l’arrivée dans ses trains de nouveaux profils de voyageurs, notamment des familles avec des enfants en poussette, des jeunes, des étudiants…

    Après avoir investi plus de 600 millions pour se lancer en Espagne sur le marché de la grande vitesse en achetant notamment 14 rames Duplex Alstom à sa maison-mère, Ouigo Espagne travaille actuellement à l’homologation des trains sur la route Madrid-Valence qui ouvrira au printemps 2022, et qui sera suivie du lancement de la liaison Madrid-Alicante. « 2023 sera consacrée à l’homologation des trains sur la route Sud : Madrid-Séville/Malaga », indique à VRT la compagnie, dont les sillons accordés par l’Adif, le gestionnaire des infrastructures espagnoles, sont garantis pendant dix ans via un accord-cadre. En rythme de croisière, Ouigo Espagne, dont le modèle économique est basé sur la massification et les petits prix, compte proposer 10 millions de places chaque année.

    MH P

  • Le concurrent du TGV prend pied à Paris… avant son lancement

    Le concurrent du TGV prend pied à Paris… avant son lancement

    Il est à Paris ! Le train à grande vitesse que Trenitalia compte lancer dans les prochains mois entre Paris, Lyon, Turin et Milan, en reprenant la marque Thello auparavant portée par les trains de nuit Paris – Venise et les trains Marseille – Nice – Milan, effectue actuellement une série de marches à blanc sur la LGV Sud-Est. Produite par Hitachi Rail (ex-groupement Bombardier-Ansaldobreda) cette rame Zefiro V300, alias Frecciarossa 1000, est arrivée le 28 août à Paris et a entamé le lendemain ses marches à grande vitesse entre Paris-Gare de Lyon et Lyon-Perrache dans des conditions similaires à celles qu’elle rencontrera lorsqu’elle sera en service. Deux allers et retours Paris – Milan seront offerts dans un premier temps, suivis d’un troisième. Envisagée depuis deux ans pour un lancement en juin 2020, mais reportée pour cause de Covid, cette relation sera directement en concurrence avec celle offerte par la SNCF, avec deux « plus » : non seulement le nouveau train rouge sera, lui, autorisé à emprunter la ligne à grande vitesse côté italien entre Turin et Milan, mais il arrivera dans la gare centrale de cette dernière ville, et non à Porta Garibaldi comme les TGV. Et côté français, ce sera la première fois qu’un train à grande vitesse en open access concurrence les TGV de la SNCF.

    P. L.

  • Succession de grèves à la Deutsche Bahn

    Succession de grèves à la Deutsche Bahn

    Les conducteurs de la Deutsche Bahn sont de nouveau appelés à faire grève à partir de demain, d’abord dans le transport de fret, puis dans celui de voyageurs. Ce mouvement, qui intervient après deux grèves déjà menées en août, sera plus long et devrait perturber le retour de vacances de ce week-end et s’étendre jusqu’à mardi matin de la semaine prochaine.

    Le syndicat GDL, à l’origine du conflit, réclame une hausse de salaire de 1,4% et un bonus de 600 euros cette année, suivis d’une augmentation de 1,8% en 2022. La compagnie ferroviaire allemande propose de son côté 3,2% de hausse des salaires versée en deux tranches, soit courant 2022 et 2023. Elle s’est aussi dite prête à verser une prime « coronavirus » mais n’a pas donné de chiffre précis. Face au point mort des négociations, la direction de la DB reproche à ce syndicat minoritaire de s’être engagé dans une lutte d’influence et de chercher à obtenir de meilleures conditions de travail que le grand syndicat des cheminots (EVG), interlocuteur privilégié de la DB.

  • Le pass sanitaire désormais obligatoire pour les agents des trains grandes lignes

    Le pass sanitaire désormais obligatoire pour les agents des trains grandes lignes

    Une nouvelle obligation s’applique à partir d’aujourd’hui à la SNCF : les salariés travaillant à bord des trains longue distance doivent désormais détenir un pass sanitaire. La mesure concerne les contrôleurs, les baristas, les agents de propreté, les accompagnants Junior & Compagnie et les agents de sûreté (Suge). Soit plus de 5 000 salariés, dont environ 3 500 agents de SNCF Voyageurs.

    « La détention du pass sanitaire de chaque agent concerné sera vérifiée avant la prise de service par les personnes habilitées au sein de chaque entité. Les managers assureront et conserveront jusqu’au 15 novembre 2021 un suivi relatif à la détention du pass sanitaire », explique la SNCF. En cas de non-présentation, « chaque manager trouvera, avec l’agent, la solution la plus appropriée à sa situation (affectation à une autre mission au sol ou dans une autre activité de l’entreprise, prise de congé, …) », ajoute-t-elle.

    Dans une interview accordée le 29 août au Parisien, Jean-Pierre Farandou estime à 70 % le nombre d’agents de la SNCF vaccinés. Soit plus que la moyenne nationale. Le patron du groupe rappelle avoir « maintenu tout l’été les centres de médecine interne et compté, en temps de travail, les temps de trajet pour se faire vacciner ».

    Côté clients, il estime que 97 % des voyageurs sont dotés du pass sanitaire et que la SNCF a « plutôt bien réussi » dans l’application de ses nouvelles obligations. « Lors de la réservation des billets, c’est rappelé via un courriel, voire un SMS », a rappelé le 29 août sur Europe 1 Didier Mathis, secrétaire général de l’UNSA Ferroviaire. Dans les gares, afin d’accélérer les passages, des prestataires proposent aux voyageurs de scanner leur pass et leur octroient un bracelet bleu, une fois la validation effectuée. Certes, les contrôles ne sont pas systématiques, mais il y a le risque, soit de ne pas monter dans le train (le billet est alors remboursé), soit d’écoper, à bord, d’une amende de 135 euros.

    Finalement, ces mesures ne semblent pas avoir dissuadé les voyageurs de prendre le train. Il n’y a pas eu d’impact sur le trafic, affirme Jean-Pierre Farandou : « On a fait un très bel été avec près de 22 millions de personnes transportées. On est presque au niveau de 2019. »

    M.-H. P.

  • La SNCF lance une campagne publicitaire de reconquête

    La SNCF lance une campagne publicitaire de reconquête

    Juste avant de fêter les 40 ans du TGV, la SNCF lance, à partir du 29 août, une grande campagne publicitaire afin de redorer son image, souvent malmenée, et reconquérir ses clients. Cette publicité baptisée « Hexagonal » marque aussi le lancement de la nouvelle signature du groupe « Pour nous tous ».

    Elle cherche à « témoigner de ce lien unique qui unit les Français à la SNCF », explique l’entreprise qui a choisi l’artiste Gaël Faye pour commenter en voix off, à travers le slam, des scènes bien ancrées dans l’imaginaire collectif : quotidien des voyages, regards perdus sur les paysages qui défilent, contrôleurs, supporters revenant de matchs, mais aussi transport amoureux et événements exceptionnels, avec des défilés de mode ou des TGV médicaux. Un condensé d’histoires, rythmé, d’une durée d’une minute trente, qui raconte la SNCF et sa relation avec les Français.

    Organisée par Zenith France (Publicis Media) la première vague de cette campagne sera déployée jusqu’au 12 septembre en TV, accompagnée d’un volet affichage dans les gares et d’un dispositif social media. Dès hier, le film était posté sur les réseaux sociaux, un petit groupe de cheminots ayant eu la primeur de la vidéo, nous a expliqué BB27000 un des tweetos ferroviaires les plus lus de la Toile.

  • Mathieu Dufour, nouveau directeur des Affaires sociales de l’UTP

    Mathieu Dufour, nouveau directeur des Affaires sociales de l’UTP

    Depuis le 16 août, Mathieu Dufour remplace Soazig Sarazain à la tête du département des Affaires sociales de l’UTP. Un poste-clé alors que le secteur des transports publics est en train de compléter la convention collective pour le ferroviaire, à l’heure où l’ouverture à la concurrence va bientôt devenir réalité dans les TER.

    Ce juriste de formation et titulaire d’un master en RH et RSE a piloté le dialogue social de plusieurs fédérations. Il a notamment participé à l’élaboration de la convention collective du sport quand il travaillait au sein de la Fédération française du tennis.  Il a également exercé à la Fédération de la Plasturgie, puis à l’UNIDIS, et était, juste avant de rejoindre l’UTP, délégué général de l’UFCC (l’organisation professionnelle des distributeurs de produits chimiques).

     

  • Entre Jacques Fournier et la SNCF, « un mariage réussi », raconte Thierry Mignauw

    Entre Jacques Fournier et la SNCF, « un mariage réussi », raconte Thierry Mignauw

    Thierry Mignauw, ancien dirigeant de la SNCF, était très proche de Jacques Fournier, décédé le 14 août à Paris à l’âge de 92 ans. Il revient sur l’homme et le dirigeant qu’il fut.

    VRT : Vous étiez déjà à la SNCF quand Jacques Fournier en a été nommé le président, en 1988. Comment a-t-il été reçu dans l’entreprise ?
    Thierry Mignauw : Jacques Fournier a été nommé en remplacement de Philippe Rouvillois, qui avait dû quitter l’entreprise à la suite des accidents de la gare de Lyon, puis de la gare de l’Est. J’étais proche de Philippe Rouvillois, et nous avons été un certain nombre à voir cette nomination d’un œil pas du tout enthousiaste.
    Philippe Rouvillois était très estimé dans l’entreprise.

    VRT. Cette nomination vous semblait politique ?
    T. M. : Jacques Chirac, en devenant Premier ministre de la cohabitation, avait évincé le secrétaire général du gouvernement, qui était Jacques Fournier. Cela ne se faisait pas, et Chirac s’est senti le devoir de « recaser » Fournier, et de bien le faire. Ce fut d’abord Gaz de France, puis la SNCF. Jacques Fournier quand il est arrivé ne connaissait pas grand chose à la SNCF… Mais, entre les deux, et des deux côtés, cela a été un amour réussi, un mariage réussi. Il est monté au créneau pour défendre l’entreprise, pour défendre le statut. Et, comme il avait beaucoup d’entregent politique, il a su défendre les intérêts de l’entreprise et du service public. Il a aimé l’entreprise et l’entreprise l’a aimé.

    VRT : Jusqu’à la fin ?
    T. M. : Oui, il est parti touché par la limite d’âge, le jour de ses soixante-cinq ans. C’était le 5 mai 1994. Le lendemain, on inaugurait le tunnel sous la Manche. Le successeur de Fournier, Jean Bergougnoux, devait y procéder pour son premier jour, mais Bergougnoux a considéré qu’il n’y était pour rien et qu’il revenait à Fournier de procéder à l’inauguration. Il est donc parti à 65 ans, et un jour. Mais la veille au soir il a réuni quelques proches et il nous a emmenés marcher dans Paris, à vide. Il était désespéré.

    VRT : Vous-même, vous avez eu une longue collaboration avec lui. Vous avez commencé par être son directeur de cabinet, entre Guillaume Pepy et Daniel Cukierman
    T. M. : Je suis resté moins d’un an à ce poste, puis il m’a nommé directeur de la région de Lille, où je suis resté cinq ans et où j’étais encore quand il a quitté la SNCF. Surtout, après son départ, je suis resté en contact avec Jacques Fournier. Je le voyais très souvent, j’ai travaillé avec lui au Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, le Ciriec, dont il était président puis président d’honneur et pour lequel il a travaillé quasiment jusqu’à la fin, tout en tenant son blog (https://jacquesfournier.blog).

    VRT :  A la tête de la SNCF, était-il devenu devenu vraiment un dirigeant d’entreprise ?
    T. M. : Il a écrit un livre de souvenirs, intitulé « Un fonctionnaire engagé ». C’était lui. Il avait un sens extrême du service de l’Etat et de la chose publique, il était conseiller d’Etat jusqu’au bout des ongles. Il croyait en la sagesse et la neutralité du Conseil d’Etat. Et, en même temps, il a été un homme d’entreprise. Il avait trois grands directeurs, Jean-Marie Metzler à Grandes lignes, Alain Poinssot au Fret, et Alain Bréaud à Sceta, c’est-à-dire le groupe. Ils les a soutenus. Il a soutenu Metzler dans les projets de Grandes lignes, notamment le yield management. Il a dû finir par se séparer de Metzler, à cause de la mise en service ratée du logiciel Socrate : on n’était plus capable de vendre des billets… Mais sur le principe de la tarification il l’a soutenu. De même, pour le groupe. On aurait pu penser qu’un homme de gauche, du service public, ne s’intéresse pas aux filiales, au privé. Il a au contraire soutenu Alain Bréaud dans ses projets d’expansion du groupe.

    VRT : Qu’a-t-il réussi à la SNCF? Ou qu’a-t-il raté ?
    T. M. : Commençons par ce qu’il a manqué. C’est le social. Il le reconnaissait. « Si j’ai échoué, c’est dans le dialogue social », disait-il. C’est vrai. Le dialogue social est resté archaïque. Il n’y est pas arrivé. Mais Gallois non plus, Pepy non plus et, aujourd’hui, Farandou non plus.

    VRT : Et les réussites ?
    T. M. : Il a très bien vu la montée de l’Europe et de la concurrence, de ce qui était alors la directive 91-440. Il l’a combattue avec efficacité. Sa conviction, c’est, disait-il, que « la concurrence, ce n’est pas une politique ». On ne fait pas une politique sur cette base. Cela peut sembler un combat d’arrière-garde, perdu d’avance, mais il l’a bien conduit. Et ce qu’on nous annonçait il y a trente ans pour inéluctable et pour demain est toujours pour demain… Sauf pour le fret, c’est vrai.
    La deuxième chose positive que je mettrais en avant, c’est le soutien à la politique commerciale de Grandes lignes. Il a été incisif et combattant. Ce n’est pas parce qu’on est le service public qu’on ne doit pas se battre avec nos concurrents.
    Autre point, il a inventé les transports de la vie quotidienne, il a inventé le terme. Avant, dans l’entreprise, ce n’était pas une activité à laquelle on accordait beaucoup d’importance.
    Il a aussi, je l’ai signalé, compris que la SNCF était un groupe, et il s’est battu becs et ongles contre certains ministres du côté des Finances, qui voulaient toujours que la SNCF en vende tout ou partie.

    VRT : Quel homme était Jacques Fournier ?
    T. M. : Un homme chaleureux et, je dirais, ça se voyait. Il était mal habillé, les chaussures mal cirées, le costume mal ajusté, ça lui était égal. Ce qui lui importait, c’était de convaincre l’autre. Il allait toujours au contact, notamment des syndicats. Toujours prêt à faire la visite des établissements, à l’improviste. Il était empreint d’autorité mais ne faisait pas preuve d’autoritarisme. Il avait beaucoup de chaleur dans ses propos.
    Et puis, il se pensait comme Méditerranéen. Un homme de l’Algérie. Il était né à Epinal, disait-il, par hasard. Sa mère était venue accoucher en France, mais sa famille vivait en Algérie, où il a passé toute son enfance et son adolescence, jusqu’à ce qu’on le repère et lui suggère de se présenter à l’ENA. Il y avait vécu comme vivaient les familles de colons, « à côté des Arabes », disait-il, et c’était un regret. Mais il n’avait jamais oublié l’Algérie et, à près de 90 ans, il était reparti voir la Kabylie.

    Propos recueillis par FD

     

     

     

     

  • Un conflit salarial agite la Deutsche Bahn

    Un conflit salarial agite la Deutsche Bahn

    Après une première grève lancée par le syndicat de conducteurs GDL il y a une douzaine de jours, un nouveau mouvement social perturbe depuis ce matin la circulation des trains de la Deutsche Bahn (DB), entraînant la suppression de 75% des liaisons longue-distance. La mobilisation, qui cherche à peser sur les négociations salariales en cours, a commencé à 17H00 locales samedi dans le transport de marchandises. Elle a été étendue lundi pour 48 heures à l’ensemble du réseau.

    GDL demande une hausse de salaire de 1,4% et un bonus de 600 euros cette année, suivis d’une augmentation de 1,8% en 2022. Le syndicat dénonce également une baisse de 50 euros par mois des pensions de retraite complémentaire. La DB a proposé une hausse de 1,5% en 2022 et 1,7% en 2023, demandant un délai supplémentaire « pour affronter les dommages » liés à l’épidémie de Covid-19. La direction a indiqué dimanche être prête à négocier un bonus pour cette année, mais sans en préciser le montant – une avancée insuffisante pour GDL, qui a maintenu sa grève.

    Les perturbations, qui pourraient se répéter dans les prochains mois, selon GDL, interviennent alors que DB prévoit des pertes considérables pour cette année.

  • Nouvelle étape pour la modernisation de la LGV Paris-Lyon

    Nouvelle étape pour la modernisation de la LGV Paris-Lyon

    SNCF Réseau va investir cette année 63 M€ pour moderniser la voie sur la LGV Paris-Lyon, entre Pasilly (89) et Lacour d’Arcenay (21). Ce qui représente 55 kilomètres de voie à renouveler sur cette zone (avec 88 000 traverses et 50 000 tonnes de ballast remplacées). Les travaux, qui ont débuté en juillet, s’achèveront à la fin de l’année.
    Sur la LGV Paris-Lyon, un premier chantier avait déjà eu lieu, en 2020, entre Vergigny et Tonnerre, permettant de renouveler 40 kilomètres de voie.
    Une nécessité pour cette LGV, la plus circulée d’Europe avec un tiers du trafic TGV national, et qui compte, en période de forte affluence, jusqu’à 300 TGV par jour. « La modernisation de la voie sur la LGV Paris-Lyon, qui a débuté en 2020 et s’achèvera en 2023, représente un investissement de plus de 300 M€ financés par SNCF Réseau sur environ 160 km de voie», précise le gestionnaire des infrastructures.