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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Les prix du TGV augmenteront de 1% en moyenne cette année
SNCF Voyageurs annonce une hausse moyenne de 1 % des prix des TGV Inoui et Ouigo à partir d’aujourd’hui. Soit un niveau inférieur à l’inflation pour la quatrième année consécutive (inflation prévue à +1,3% en 2026), précise la compagnie dans un communiqué .
Selon elle, plus de 50 millions de billets de TGV Inoui et Ouigo seront vendus à moins de 30 euros en 2026, tandis qu’un billet « loisir » sur deux devrait être acheté à moins de 45€. Le prix des cartes Avantage, Liberté et des abonnements Max Loisir reste inchangé.

SNCF Réseau confie le reprofilage des rails à Vossloh pour deux ans au moins
Vossloh a annoncé le 10 décembre, avoir remporté, auprès de SNCF Réseau, un important contrat de reprofilage de rail sur le réseau ferroviaire métropolitain, hors Corse. Le contrat d’une durée de deux ans, comprend une option pouvant aller jusqu’à trois années supplémentaires. Il débutera en 2026 et permettra de traiter en moyenne 200 km de voies par an.
Le procédé choisi combine fraisage et meulage afin de corriger avec précision le profil transversal et longitudinal du rail. Il permet un traitement complet du profil du rail en un seul passage, si les défauts ne sont pas trop profonds et si l’état du rail l’autorise.
Au cours de la première année du contrat, les travaux seront réalisés dans 11 Infrapôles. La planification a été partagée entre les équipes de SNCF Réseau et de Vossloh afin d’optimiser les temps d’utilisation du train de fraisage et de minimiser ainsi les temps de transfert. Dans le cadre de cet appel d’offres, les deux partenaires ont engagé des discussions pour utiliser de nouvelles machines et des technologies innovantes comme des systèmes de surveillance numériques.
Les chemins de fer néerlandais commandent 36 trains à Stadler
Nederlandse Spoorwegen (NS) l’opérateur ferroviaire historique néerlandais, et Stadler ont signé, le 19 novembre, un accord-cadre pour la livraison de 36 trains Flirt destiné au transport régional. La commande se compose de 18 rames à quatre voitures et de 18 autres à six voitures.
Les nouveaux trains seront accessibles aux PMR, avec un intérieur clairement identifiable, beaucoup d’espace pour les bagages, les poussettes et les vélos, des affichages d’informations sur les passagers en temps réel, et un éclairage s’adaptant à l’heure de la journée et de la saison.
Conçues sur le site de Stadler à Prague en république Tchécoslovaquie, ces rames seront fabriquées dans l’usine du constructeur à Siedlce, en Pologne. Elles entreront en service à partir 2030.
Stadler fournira les tramways pour la tangentielle ouest de Francfort
Le constructeur suisse Stadler a annoncé, le 5 décembre, la commande de 27 tramways Citylink par l’organisateur des transports de la région Main Rhin, autour de Francfort-sur-le-Main. Ces tramways circuleront sur la ligne Regionaltangente West (RTW), une tangentielle Ouest – Sud-Ouest de l’agglomération de Francfort, qui doit entrer en service en décembre 2030. Le contrat comprend également l’entretien et la fourniture de pièces de rechange pour le matériel sur une période de 30 ans.
Les tramways destinés à la RTW seront équipés d’un double système de signalisation, pour circuler aussi bien sur les voies ferrées classiques que sur des voies de tramways. Ils devront aussi pouvoir s’adapter aux différentes hauteurs de quais, ceux de la Deutsche Bahn (76 et 96 cm) et ceux de la RTW (80 cm). D’une longueur de près de 50 m environ, ils pourront transporter environ 360 passagers.
La livraison des trois premiers véhicules à des fins d’essai et d’homologation est prévue pour l’automne 2028. Toute la flotte devrait être livrée à l’automne 2030.
Alstom engrange un nouveau contrat en Australie
Comme RATP Dev, Alstom a réussi à accrocher à son tableau de chasse le plus grand projet ferroviaire d’Australie : une boucle de 90 km autour de Melbourne. L’industriel s’est vu attribuer un contrat d’une valeur d’un milliard d’euros (sur un montant total de 4,9 milliards d’euros) pour la section Est du projet porté par la Suburban Rail Loop Authority, rattachée au gouvernement de l’Etat du Victoria. Alstom s’est associé à l’alliance TransitLinX regroupant John Holland, KBR, WSP et RATP Dev. Le périmètre du fabricant comprend le matériel roulant, l’infrastructure numérique, la signalisation et la maintenance, ainsi que l’intégration globale du système.
Après le matériel construit par Alstom à Sydney et mis en service en 2019, c’est la deuxième flotte de trains sans conducteurs de type Metropolis d’Australie.
Une capacité de fabrication locale complète
La production sera assurée par le site d’Alstom de Dandenong qui assemblera et fournira 13 trains métro automatisés de quatre voitures. Ils fonctionneront sous le niveau d’automatisation 4 (GOA4), soutenus par le système de signalisation intégré Urbalis® d’Alstom. Les premiers Metropolis devraient entrer en service en 2035. « Nous sommes le seul fournisseur de technologie ferroviaire opérant en Australie à disposer de capacités de fabrication ferroviaire complètes et à soutenir une vaste chaîne d’approvisionnement locale« , indique le français. Sa solution de maintenance complète pour flotte FlexCare Perform a également été sélectionnée pour une période de quinze ans, ainsi que pour la signalisation et l’infrastructure, afin de garantir une disponibilité et une fiabilité maximales du réseau métro. Un dépôt d’une capacité de 36 rames va être spécialement construit pour le contrat.
Le Suburban Rail Loop, projet ferroviaire, d’infrastructures et de logement, traverse les banlieues intermédiaires de Melbourne. Une première étape s’étend sur 26 km et comprend six stations souterraines situées à proximité de grands pôles d’emploi, d’enseignement et de santé.

Le Paris-Bruxelles version Ouigo franchit le million de passagers
Lancée le 19 décembre 2024, la liaison Paris – Bruxelles en OUIGO de SNCF Voyageurs, en partenariat avec SNCB, a dépassé le million de clients. L’offre qui relie les deux capitales en trois heures a immédiatement trouvé son public, enregistrant des pics de fréquentation durant les vacances scolaires et les périodes de fêtes. En un an, 2 000 circulations ont été réalisées. « Ce succès devrait entrainer de futurs développements qui sont à l’étude », promet SNCF Voyageurs.
Les trains OUIGO sur ligne classique desservent les gares de Creil, Aulnoye-Aymeries et Mons, grâce à 3 allers-retours quotidiens échelonnés sur la journée. Depuis le 14 avril dernier, la gare de Saint-Quentin bénéficie également d’un aller-retour par jour.
Contrairement à OUIGO Train Classique en France, les trains à destination de la Belgique sont en vente à date fixe pour permettre un maximum d’anticipation. Le prix des billets s’échelonnent de 10 à 59 euros l’aller simple, avec un prix maximum de 8 euros pour les enfants de moins de 12 ans et gratuits pour les moins de 4 ans. Depuis le lancement, près de 50 000 enfants en ont profité.
L’anniversaire de la ligne s’accompagne de la mise en vente de 25 000 billets à 19 euros l’aller, pour des voyages en janvier et février,

Début des travaux pour la plateforme rail-route de Dunkerque
Le groupe Modalis et Dunkerque-Port ont annoncé le 25 novembre, avoir posé la première pierre du terminal de ferroutage du port Ouest, dédiée au transport combiné rail/route. Il coûtera 25 millions d’euros (cofinancé par les deux partenaires) et doit ouvrir au printemps 2026.
Implanté sur 9,6 hectares le long du faisceau ferroviaire de Loon-Plage, à proximité des terminaux rouliers Grande-Bretagne & Irlande, ce nouveau terminal, sera ouvert à tous les opérateurs ferroviaires. Il pourra accueillir jusqu’à quatre trains de fret de 750 mètres de long, capables de transporter l’équivalent de 130 à 150 semi-remorques.Il disposera aussi d’une zone de stockage (plus de 600 caisses mobiles ou remorques), d’équipements de manutention et de traction à faible impact environnemental : des véhicules HVO permettant une réduction de 85 % des émissions de CO₂ et des locotracteurs électriques pour les manœuvres ferroviaires. Une zone de maintenance mutualisée, ouverte à tous les opérateurs pour l’entretien des wagons, caisses mobiles et semi-remorques, sera installée sur le site afin d’enrichir l’offre de services sur le territoire et limiter les trajets à vide coûteux.
Une fois en service, le nouveau terminal devrait, à court terme, créer une quinzaine d’emplois directs et participer à la formation de techniciens du transport combiné et de la maintenance ferroviaire. Lorsqu’il fonctionnera le site permettra de retirer de la route jusqu’à 50 000 conteneurs ou caisse mobiles, soit près de 70 000 tonnes de CO₂ évitées.
Destia, filiale finlandaise de Colas, remporte la construction ouest du tram de Vantaa
La ville de Vantaa, située dans l’agglomération nord d’Helsinski en Finlande, a confié le 26 novembre, la construction de la partie ouest du tramway de la ville au groupement composé de Destia, filiale finlandaise de Colas, et des concepteurs Sitowise Oy et Ramboll Finland Oy. Le montant du projet est estimé à environ 750 millions d’euros, dont environ 420 millions pour Destia.
Le tramway de Vantaa est un projet de ligne de métro léger qui reliera les quartiers les plus à l’Est de la ville au réseau ferroviaire (gare de Tikkurila) et à l’aéroport d’Helsinki, à l’Ouest. Cette partie comprend la construction du tunnel sous la gare ferroviaire de Tikkurila, qui restera ouverte tout au long de la construction du tramway. Pour la quatrième ville du pays, il s’agit d’un projet d’aménagement qui vise à attirer 60 000 nouveaux habitants et à créer 30 000 nouveaux emplois le long du tracé d’ici 2050.
Les travaux doivent durer quatre ans, pour une mise en service fin 2029.
La directrice générale de Ouigo Espagne va prendre les commandes de CAF France
Le constructeur de matériel ferroviaire CAF a annoncé le 18 décembre la nomination d’Hélène Valenzuela comme directrice générale de CAF France à compter du 12 janvier 2026. Elle remplacera Alain Picard, directeur général depuis octobre 2020, devient président non exécutif, nous précise l’industriel.
Hélène Valenzuela était jusqu’à présent, et depuis sept ans, directrice générale de Ouigo Espagne. Son départ, et son remplacement à partir de janvier par Amandine Thomas-Commin, avaient été annoncés il y a tout juste un mois.
L’ex-DG du TGV à bas coûts de SNCF Voyageurs en Espagne a connu une longue carrière au sein du groupe SNCF. Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP), elle a d’abord évolué dans des fonctions financières et de contrôle interne du groupe SNCF, puis a dirigé le complexe ferroviaire d´Hendaye, avant de prendre la direction générale d’Elipsos, coopération entre SNCF et Renfe en 2004. Après plusieurs expériences internationales au sein d’Eurostar et de Thalys, elle avait aussi rejoint le comité exécutif de SNCF Réseau en tant que directrice de la zone de production Sud-Est.
Les Néerlandais testent un train automatique sur la ligne de la Betuwe
Le gestionnaire du réseau néerlandais, ProRail a officiellement commencé, le 24 octobre, la phase d’essai des circulations d’un train automatique (ATO pour Automatic Train Operation) sur la ligne de la Betuwe, à partir du site de Kijfhoek au sud-est de Rotterdam.
Ces essais, qui doivent durer un an, sont le fruit d’une coopération entre les ministères néerlandais et allemand des transports. Ils sont réalisés avec une locomotive de DB Cargo spécialement équipée. Le train est composé de wagons chargés (non commerciaux).
Pour la première fois, les niveaux d’autonomie GoA2 (conduite semi-autonome avec un conducteur à bord) et GoA4 (conduite entièrement autonome avec surveillance à distance) sont testés. Toutefois, une équipe de testeurs reste toujours présente en cabine. La supervision et le contrôle à distance seront également éprouvés.
20 % d’économie sur les coûts opérationnels
L’utilisation de trains automatiques doit permettre d’augmenter de 20 à 30 % la capacité des infrastructures avec le déploiement complet de la GoA4. Elle devrait aussi réduire la consommation d’énergie de 10 à 15 %, et permettre 20 % d’économies sur les coûts opérationnels, grâce à une conduite plus régulière et à moins d’arrêts imprévus (utilisation optimale du matériel).
La ligne de la Betuwe (Betuweroute) a été choisie en raison de son statut de corridor dédié au transport de marchandises et parce qu’elle est équipée du système européen de contrôle des trains (ERTMS) et dépourvue de passages à niveau, ce qui crée un environnement sûr pour les essais.