Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le Pays de Galles nationalise ses trains

    Le Pays de Galles nationalise ses trains

    Le gouvernement gallois va nationaliser l’exploitation de Wales and Borders, l’unique franchise ferroviaire gérée par Transport for Wales (TfW), son autorité organisatrice. Annoncée à la veille du reconfinement du Pays de Galles, cette mesure intervient après une baisse importante de la fréquentation des trains depuis le début de la crise sanitaire, raison qui a également poussé le ministère britannique des Transport (DfT) mettre fin au système de franchises ferroviaires dont il est responsable.

    En février prochain, l’opérateur public gallois Transport for Wales Rail devrait donc succéder à KeolisAmey, qui a repris à Arriva Trains Wales l’exploitation des trains régionaux dans le Pays de Galles et l’extrême ouest de l’Angleterre en 2018. Les trois mois à venir seront mis à profit pour préparer la transition, qui comprend la reprise du personnel KeolisAmey par le nouvel opérateur. Pour autant, les actionnaires de KeolisAmey (Keolis à 60 % et Amey à 40 %) ne devraient pas quitter le Pays de Galles : dans le cadre du contrat actuellement en vigueur, Amey Keolis Infrastructure Ltd reste le gestionnaire d’infrastructure délégué des Core Valley Lines (avec mise à deux voies, électrification, nouvelles gares…) dans le cadre du projet de développement South Wales Metro, qui vise à moderniser les transports entre Cardiff et les vallées voisines du sud du Pays de Galles.

    P. L.

  • Des TGV Atlantique pour améliorer les dessertes normandes

    Des TGV Atlantique pour améliorer les dessertes normandes

    Des rames TGV sur Paris – Rouen – Le Havre ? Voilà une image que les trainspotter ne vont pas manquer d’immortaliser. Jusqu’à la fin mai 2021, SNCF Voyageurs va mettre à disposition de la région Normandie, trois rames de son parc TGV Atlantique pour renforcer les liaisons sur la ligne Paris – Rouen – Le Havre. Chacune assurera trois trajets par jour. Une première circulera dès le début du mois de novembre, suivie de deux autres à partir de mi-décembre. Chaque semaine, le technicentre de Châtillon, enverra un exemplaire puis trois mi-décembre à Paris ­Saint-Lazare. Elles retourneront au technicentre chaque fin de semaine pour leur maintenance. Pour trouver du matériel disponible, la SNCF a, malheureusement, profiter de la baisse de fréquentation due à la crise de la Covid. L’autre variable, c’est le renouvellement du matériel. Sur la desserte Atlantique, les rames TGV Océane viennent peu à peu remplacer les TGV A. Quoi qu’il en soit « c’est la première fois que la SNCF met à disposition sur une période de longue durée – sept mois –, des rames TGV pour assurer l’exploitation de lignes régionales ».

    Si des rames TGV sont « détachées » en Normandie, c’est pour répondre aux difficultés de transports que connaît cette région depuis quelques mois. Des difficultés qui avaient provoqué le haussement de ton du président de la région Normandie, Hervé Morin, contre la SNCF, allant jusqu’à annoncer le 22 août la suspension de « ses paiements à la SNCF […] jusqu’à ce qu’un plan d’actions crédible soit mis en place ». Le 24 août, Jean-Pierre Farandou, avait répondu en annonçant des améliorations concernant notamment le matériel et les conducteurs.

    Le 22 octobre, c’est un plan d’action, en trois parties, qui a été présenté par le président de la SNCF, à Hervé Morin. Ce plan vise à redresser rapidement la qualité des circulations ferroviaires, proposer aux voyageurs des conditions de transport au niveau de leurs attentes et mieux les informer. Jean-Pierre Farandou a profité de cette réunion pour présenter Pierre Boutier, missionné par la SNCF pour redresser la performance du système ferroviaire sur les axes Paris – Rouen – Le Havre et Paris – Caen – Cherbourg, avec l’aide des entités opérationnelles locales et en coordination avec les entités parisiennes.

    L’une des origines des problèmes de régularité se trouve dans le matériel. La livraison des rames Omneo de Bombardier, commandées par la Normandie, a pris du retard. Neuf seulement ont été livrées sur les 25 qui devaient l’être mi-octobre (sur un total de 40 achetées) selon le calendrier établi à la commande. Si bien que les rames Corail doivent jouer les prolongations. La SNCF, pour compenser ce retard de livraison des rames Omneo, a été contrainte de maintenir en circulation 41 voitures Corail et 5 locomotives au-delà des délais prévus. Dans ce nouveau contexte, la SNCF a mobilisé 50 agents supplémentaires au plan de marche initial dans les technicentres de Normandie et de Clichy. Elle a également sollicité le soutien de quatre experts de l’ingénierie du Matériel de Saint-Pierre-des-Corps.

    Par ailleurs, la mobilisation des équipes de maintenance de Sotteville et de Caen a permis de réduire de 50 % les délais de préparation des rames Omneo entre la livraison par Bombardier Transport et la mise en service commercial. Ainsi, trois nouvelles rames Omneo ont pu être mises en service le 16 octobre.

    Pour améliorer la régularité, une « taskforce ponctualité » a été mise en service le 19 octobre, à Paris ­Saint-Lazare, avec un mois et demi d’avance. Initialement prévue en décembre, elle aura pour mission d’améliorer la ponctualité des départs des trains normands à la gare de Paris ­Saint-Lazare. Ce qui aura une incidence sur la régularité globale des dessertes.

    Parmi les autres causes de retard, la chute de branches sur la voie. Pour parer ses dysfonctionnements, l’équipe en charge de la maîtrise de la végétation en Normandie a été renforcée dès l’été dernier. Sa priorité sera de traiter dès le mois de novembre les zones les plus critiques de l’axe Paris – Caen – Cherbourg, en vue d’améliorer la régularité.

    Concernant l’entretien des infrastructures, un ensemble d’actions est mis en place pour assurer le bon déroulement des travaux de nuit et donc une reprise des circulations voyageurs à l’heure chaque matin. L’ensemble des travaux prévus en Normandie pour les six prochains mois va faire l’objet d’une analyse fine. Des actions pour sécuriser les chantiers les plus critiques seront mises en place (réaffectation de moyens, restitution du chantier en anticipation, renoncements…). Par ailleurs, pour chaque chantier complexe en Île-de-France comme en Normandie, une organisation dédiée est mise en œuvre, avec notamment la désignation d’un chef de projet senior pour accompagner le pilotage de l’opération.

    Dernier volet de ce plan d’action, l’information voyageurs. Trois agents supplémentaires, dédiés spécifiquement aux annonces des trains Nomad, viendront renforcer, en novembre, l’équipe du Centre opérationnel Escale (COE) de Paris Saint-Lazare qui pilote l’information voyageurs en gare. De plus, un directeur de production dédié aux trains de la région Normandie (Nomad) a été nommé en octobre, à Paris Saint-Lazare pour mieux coordonner les mises à quai et le départ des trains. À Rouen, un coordinateur de l’information voyageurs intégrera, en décembre 2020, le Centre opérationnel régional (COR) pour assurer la cohérence et la réactivité des messages à bord de l’ensemble des trains Nomad, ainsi que sur les réseaux sociaux (@­train_nomad).

    Des compétences locales existantes

    « C’est tout de même un défi que de faire circuler des TGV en Normandie », assure Sylvain About, directeur de l’Axe Nord Normandie. « Si nous n’étions pas face à une urgence, on mettrait plus de temps pour mettre en place un nouveau matériel ». Faire circuler des TGV sur des lignes classiques ne présente pas de difficultés. Les exemples sont nombreux de TGV qui desservent des gares installées sur des lignes classiques. Il existe même des TER GV, depuis les années 2000, dans ce qu’est devenue la région des Hauts-de-France. Non seulement ces TGV empruntent LGV et lignes classiques, entre Lille et Boulogne par exemple, mais les voyageurs bénéficient du tarif régional.

    Pour que des TGV puissent circuler en Normandie, il faut toutefois trouver des agents de conduite habilités sur ce type de machine, et qu’ils aient également la connaissance de ligne. À défaut, on peut imaginer que des CTT, ayant eux ces compétences, les accompagnent en cabine. Mais ce genre de « tandem » ne peut être qu’exceptionnel, puisqu’il mobilise beaucoup personnel.

    Mais, heureusement, les TGV ne sont pas totalement absents de la Normandie. Citons la relation Le Havre – Marseille, via Rouen, Mantes et Massy. Et quelques circulations pour les pointes « neige », entre la région et Chambéry, conduites par des ADC locaux. « Il y a 28 conducteurs à l’UP Traction de Sotteville qui ont la double compétence, TGV et connaissance de ligne », poursuit Sylvain About. « C’est eux qui assureront la conduite de ces TGV ».

    Un matériel à la bonne taille

    Malgré leur longueur atypique pour des TGV – 240 m au lieu des 200 m qui tendent à s’imposer désormais pour le matériel à grande vitesse –, les rames Atlantique ne dépasseront pas une rame Omneo Premium XL en UM qui mesure 270 m. Pas plus qu’une rame Corail (10 voitures) tractée par une BB 15 000 (280 m environ). Reste la capacité : 550 places dont 427 assises pour une Omneo en US, donc 1 100 en UM, contre 458 à 485 places pour les TGV A. Mais jusqu’à 720 pour une rame de 10 voitures Corail ! Finalement, l’inconvénient, pour l’exploitation, sera peut-être le nombre de portes. On en compte 9 sur une rame de TGV A contre 20 sur une rame Omneo Premium XL.

    Yann Goubin

  • Alpha Trains a signé avec Aproport en Bourgogne

    Alpha Trains a signé avec Aproport en Bourgogne

    Le loueur de matériel roulant, Alpha Trains, a signé un contrat longue durée pour la location de deux locomotives Vossloh G1206 avec Aproport, le gestionnaire de plateformes multimodales géré par la CCI de Saône-et-Loire. Depuis juin dernier, Aproport utilise ces machines sur les plateformes multimodales de Mâcon (9 km de voies) et de Chalon-sur-Saône (11 km). Le contrat de location a été attribué à l’issue d’un appel d’offres.

    Les locomotives G1206 d’Alpha Trains, en service en France depuis 2002, sont adaptées à la traction de train de 900 tonnes sur une rampe de 23 pour mille, un profil de ligne qu’empruntent les trains opérés par Aproport.

    Alpha Trains, qui a ouvert une filiale dans l’Hexagone en 2018, dispose d’une large flotte de locomotives diesel dont les dernières générations en France « disposent des nouvelles technologies pour réduire les émissions ainsi que les coûts de maintenance ». L’entreprise, présente dans 17 pays européens, possède un parc d’environ 800 automotrices et locomotives. Elle offre à ses clients des solutions de location sur mesure, d’entretien et de rénovation ou de financement de matériels neufs.

  • Le Portugal relance ses réseaux ferrés

    Le Portugal relance ses réseaux ferrés

    Une consistante enveloppe de 43 milliards d’euros, c’est ce que le Portugal devrait consacrer à ses infrastructures ces prochaines années. Et Antonio Costa, le Premier ministre, y a inclus ce 22 octobre une liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lisbonne et Porto, à achever à l’horizon 2030. A côté des investissements pour les énergies, le plan gouvernemental consacre 21,7 milliards d’euros aux transports, dont 2 milliards pour les ports (Sines, Leixoes et Lisbonne), la ligne à grande vitesse Porto – Lisbonne accaparant 4,5 milliards.
    Approuvé par le Parlement, ce plan entrera en vigueur au 1er janvier prochain. Le tour de table nécessaire a été bouclé qui associe les fonds européens (12 milliards d’euro), le budget national (autant), des investissements privés (14,2 milliards) et le plan de relance.
    Ces choix consacrent un tournant pour les réseaux ferrés lusitaniens. En effet, suite à la crise de 2008, le gouvernement portugais d’union de la gauche avait serré la vis, sous la surveillance attentive de la Commission européenne. Ainsi le chemin de fer était ces dernières années au « régime jockey », sans achat de matériel roulant ou en différant les électrifications nécessaires au sud du pays (Alentejo et Algarve).
    Après une embellie économique (2,2 % de croissance et un budget de l’État excédentaire en 2019), le temps des vaches maigres pour le rail semble dépassé avec le renfort du Feder ou du Fonds de cohésion européens. Ainsi est prévue la transformation de la ligne interurbaine de l’Estoril : ses 25 km entre Lisbonne et Cascais seront modernisés avec passage d’une alimentation de 1 500 volts au monophasé 25 kV, et donc avec de nouveaux trains. Même effort pour le métro de Porto (67 km) qui va avoir une septième ligne et des convois fournis par le chinois CRRC, ou pour le métropolitain de Lisbonne (4 lignes) dont les 46 km seront être prolongés.
    En attendant un nouvel axe entre la capitale et Porto, le réseau ferré classique est prioritaire pour le matériel roulant (ainsi pour épauler les convois rapides Alfa Pendular) et les électrifications. Et il y a urgence puisque le trafic voyageurs a cru de 14 % en 2019. Dans l’immédiat, Comboios de Portugal (CP) peut déjà compter dans la vallée du Douro et dans le Minho sur des autorails 592 loués à la Renfe espagnole. Cet été il vient également d’acheter 50 voitures grand confort à ce voisin, tout en engageant la rénovation de certaines de ses propres rames voyageurs jusqu’alors garées.

    Michel Garicoix

  • Offre de transport réduite pendant le couvre-feu en Ile-de-France

    Offre de transport réduite pendant le couvre-feu en Ile-de-France

    Vu le « très faible trafic » constaté aux heures de couvre-feu durant la première semaine de son application (qui correspondait également à la première semaine des vacances scolaires de la Toussaint), et après avoir consulté les associations de voyageurs, Île-de-France Mobilités (IDFM) « a demandé aux opérateurs de transport (RATP, SNCF et Optile) de procéder à des adaptations de service, conformes aux préconisations des associations ». L’autorité organisatrice des transports franciliens, qui avait initialement maintenu une offre en soirée de 100 %, alors que la fréquentation avait baissé de 87 % après 21 h, tombant à « presque 0 après 23 h », a adapté son offre à compter du 28 octobre.
    C’est ainsi qu’à partir de 21 h, l’offre du métro est réduite à « environ un métro sur deux dans la limite de 20 minutes de temps d’attente ». Toutefois, « pour faire face aux situations de surcroît de trafic entre 20 h et 21 h, les lignes de métro 4, 7 et 13 seront renforcées sur ce créneau horaire ». La fréquence des lignes de bus « les plus fréquentées » et des lignes desservant les hôpitaux reste inchangée. Pour les autres lignes, la fréquence sera réduite à un bus sur deux, « dans la limite de 30 minutes maximum entre chaque bus, et en veillant aux correspondances avec les métros et les trains ». Enfin, pour les trains et RER, l’offre sera également réduite de moitié, « sauf pour les lignes où le temps d’attente est supérieur ou égal à 30 minutes en période normale ». Les correspondances seront également maintenues.
    IDFM ajoute que « le niveau d’offre de transport sera analysé quotidiennement et pourra être adapté en fonction de la fréquentation et notamment après les vacances scolaires, afin de s’assurer de ne pas pénaliser les voyageurs contraints de prendre les transports en commun pendant le couvre-feu ».

  • Škoda aurait la préférence d’Alstom pour Reichshoffen

    Škoda aurait la préférence d’Alstom pour Reichshoffen

    Des négociations exclusives devaient démarrer aujourd’hui lundi entre Alstom et Škoda Transportation au sujet de la reprise par le second du site de Reichshoffen (Bas-Rhin), selon notre confrère Les Echos. Le constructeur tchèque est un des deux candidats, avec CAF, pour reprendre l’usine alsacienne et ses activités qu’Alstom s’est engagé à vendre dans le cadre de sa reprise de Bombardier Transport.
    Le choix en faveur de Škoda plutôt que CAF a, une fois de plus, surpris le secteur, tout en allant à l’encontre la préférence donnée par l’intersyndicale CGC-CGT-FO à CAF. Mais les hypothèses évoquées par Les Echos pour ce choix, qu’Alstom « ne souhaite pas commenter » selon notre confrère, se tiennent : favoriser un constructeur de taille limitée (le chiffre d’affaires de Škoda est six fois moins important que celui de CAF) jusqu’à présent absent du marché français, plutôt qu’un concurrent en pleine expansion, comme l’a montré le contrat signé il y a un an avec la SNCF pour les futures rames intercités…
    Côté logistique, une reprise de Reichshoffen représenterait un petit pas vers l’ouest pour Škoda, dont le siège est situé à Pilsen, 500 km plus à l’est. Pour CAF, dont le site français de Bagnères-de-Bigorre est à 1 000 km au sud-ouest de Reichshoffen, ce dernier site serait bien plus proche de certains de ses nouveaux marchés ou prospects, à 150 km de Luxembourg, 120 km de Fribourg-en-Brisgau. 380 km de Bruxelles et 450 km de Paris…

  • Le salon européen de la mobilité se tiendra en ligne

    Le salon européen de la mobilité se tiendra en ligne

    Déjà reportée en décembre, alors qu’il devait initialement se tenir à Paris du 23 au 25 juin, l’édition 2020 du salon Transports publics, renommé European Mobility Expo, est annulée. Une version en ligne sera proposée du 15 au 17 décembre par l’organisateur de l’événement, le GIE Objectif transport public, qui regroupe l’UTP et le GART.

    Les promoteurs donnent dès maintenant rendez-vous  « dans les allées du Parc des expositions de Toulouse pour la prochaine édition des Rencontres nationales du transport public qui se tiendra en 2021« .

  • Innotrans : rendez-vous en septembre… 2022

    Innotrans : rendez-vous en septembre… 2022

    Nouveau report pour la prochaine édition du salon Innotrans, désormais fixée aux quatre journées du 20 au 23 septembre 2022. En pratique, cette treizième édition, déjà repoussée en avril dernier de septembre 2020 à fin avril 2021, a purement et simplement pris la place de la quatorzième. Le plus important salon du monde pour le secteur ferroviaire, voire pour les transports publics, et le seul à présenter du matériel roulant sur rails, n’a pas pris le risque de se transformer, comme la plupart des autres manifestations à venir dans les prochaines semaines, voire les prochains mois, en conférences virtuelles.
    « La décision de reporter InnoTrans à 2022 a été très difficile à prendre », a déclaré Christian Göke, directeur général de Messe Berlin, l’organisateur du salon. « En fin de compte, les facteurs décisifs ont été le manque de certitude en matière de planification et de prévision de la pandémie dans les mois à venir. Dans la situation actuelle, personne ne peut prédire avec suffisamment de certitude si les conditions générales permettront, par exemple, d’utiliser nos voies ferrées d’exposition en avril 2021 ou de tenir un salon international de premier plan comme InnoTrans ».

  • La SNCF face au double discours des élus locaux

    La SNCF face au double discours des élus locaux

    La SNCF est une nouvelle fois prise entre deux feux. Confrontée à un trafic en chute, elle a décidé de supprimer quelques circulations de TGV qui fonctionnent à vide. Une décision de bon sens que ferait n’importe quelle entreprise normale. Et validée par la Fnaut, la fédération des usagers, qui comprend qu’il s’agit d’éviter des coûts inutiles.

    Pourtant, à peine cette annonce mise à exécution que des élus s’insurgent. Comment! La SNCF ose supprimer des liaisons (commerciales) nous mettant devant le fait accompli ! Et Xavier Bertrand et Martine Aubry et d’autres d’écrire pour demander le rétablissement immédiat des circulations.

    Une précision : dans les Hauts-de-France, les élus réclament le maintien des 5 TGV quotidiens que la SNCF a prévu de supprimer à partir de novembre. Cinq TGV sur les 50 qui circulent chaque jour dans les deux sens entre la région parisienne et Lille…

    Ces mêmes élus locaux, qui « convoquent » le président de la SNCF pour en faire les gorges chaudes devant la presse locale et donc leurs électeurs , ne manqueront pas lorsqu’ils arboreront leur casquette d’élus nationaux de dénoncer les gabegies de la SNCF et de réclamer un peu plus de vertus financières et d’efficacité opérationnelle. En clair, et c’est aussi ce que demande la loi de réforme ferroviaire, la SNCF doit se comporter comme une entreprise « normale ». Comme le feront ses futurs concurrents lorsqu’ils se présenteront sur le marché.
    Derrière cette agitation se profile justement la concurrence, en premier lieu des TER, sur lesquels les élus régionaux sont les décideurs. D’où cette attitude de la SNCF qui ne veut surtout pas se fâcher. Le client a toujours raison. Sur le terrain, il y a de quoi ressentir une terrible injustice. L’arrivée de la concurrence dans les TER permettra peut-être de changer la donne mais peut-être pas le sentiment que la SNCF nous appartient à tous.

    Marie-Hélène Poingt

  • Keolis continuera à exploiter le réseau de transport de l’Agglo du Haut-Bugey

    Keolis continuera à exploiter le réseau de transport de l’Agglo du Haut-Bugey

    L’Agglomération du Haut-Bugey dans l’Ain a décidé début octobre de garder, pendant sept nouvelles années, Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport public. Ce nouveau contrat de délégation de service public débutera le 1er janvier 2021. Il générera un chiffre d’affaires cumulé d’environ 18 M€.

    Exploitant du réseau Duobus depuis 1998, Keolis devra notamment créer une ligne interurbaine et un service de transport à la demande, qui permettront d’accroître le nombre de communes desservies, les faisant passer de 10 à 42. Il est aussi prévu de mieux cadencer le service de transport urbain et de proposer à la location longue durée des vélos électriques. Enfin, outre le renouvellement de bus,  une navette électrique de 9 places sera mise en circulation pour assurer le service de transport à la demande des personnes à mobilité réduite.