Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Elisabeth Borne demande un schéma national des RER métropolitains pour la fin 2019
Augmenter la part du ferroviaire dans les zones denses, c’est l’un des objectifs de la loi d’orientation des mobilités (LOM) actuellement en discussion devant l’Assemblée nationale. D’où l’idée de créer des RER sur le modèle francilien dans toutes les grandes métropoles pour désaturer les nœuds ferroviaires, où d’impressionnants embouteillages de trains ont lieu au quotidien. A Bordeaux, où se déroule aujourd’hui un colloque organisé par SNCF Réseau sur le sujet, Elisabeth Borne est intervenue pour demander au gestionnaire des infrastructures de lui présenter d’ici au 1er janvier un schéma directeur national des RER métropolitains. Estimant que « le ferroviaire ne joue pas encore son rôle dans les métropoles régionales, que ce soit à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Strasbourg ou encore à Lyon », la ministre des Transports a annoncé vouloir mettre sur la table 2,6 milliards sur dix ans, dont la moitié apportée par l’Etat. « Cela vaudra aussi pour les grands corridors transfrontaliers », a-t-elle ajouté.
Un « plateau de projet » pour définir l’exploitation
Pour dessiner cette carte de France des nouveaux services ferroviaires, SNCF Réseau va faire le tour des régions. A Bordeaux, où la région et la métropole ont voté une résolution et demandé à Réseau d’activer des RER métropolitains, il a été décidé de créer d’ici juillet un « plateau de projet » réunissant les équipes de Réseau, de Mobilités, de la région et de la métropole pour définir les services à mettre en place. Un chef de projet devrait être désigné très rapidement côté SNCF Réseau, qui pilotera le groupe de travail.
« Une fois que les services seront définis, nous pourrons décider des infrastructures à réaliser », a souligné Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, en précisant que les RER métropolitains doivent remplir plusieurs conditions : être cadencés, fréquents, desservir des gares pas trop éloignées les unes des autres, avec une forte amplitude horaire et être connectés aux autres modes de transport.
La question du financement reste entière
Cette première étape passée viendra le plus difficile : financer les projets. A Bordeaux, Patrick Bobet, le président de la métropole, évoque la somme de 200 millions d’euros pour lancer les RER métropolitains et de 600 millions d’euros pour les aménagements à réaliser au sud de la capitale girondine, travaux liés au projet GPSO. Des chiffres indicatifs en attendant d’affiner le projet, souligne-t-on du côté de SNCF Réseau. Ce dernier rappelle que le pacte ferroviaire ayant décidé que le gestionnaire des infrastructures ferroviaires ne financerait plus à l’avenir les projets de développement, ce seront aux collectivités de s’entendre pour compléter le tour de table.
Marie-Hélène Poingt

Une rame automatique nouvelle génération pour le métro de Lyon
Le Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise) a présenté ce lundi la future rame MPL16 d’Alstom qui équipera la ligne de métro B de Lyon. Chaque rame longue de 36 mètres comprend deux voitures communicantes avec des entrées élargies permettant d’assurer une meilleure fluidité aux heures de pointe. Prévues pour 325 passagers (dont 64 assis), les rames sans conducteur sont entièrement climatisées, vidéoprotégées et dotées de vingt écrans d’informations dont huit pour la chaîne TV des TCL.
Six rames seront mises en service d’ici fin 2019, puis 16 en 2020 et huit en 2023 lors du prolongement de la ligne B vers Hôpitaux-Sud. Ces 30 rames nouvelle génération écoconçues (LED, récupération d’énergie par freinage, recyclables à 96 %.) représentent un investissement de 140 millions d’euros.
C. F.

Rémi Peltier, nouveau directeur général de Masteris
Masteris, filiale de la SNCF spécialisée dans la maintenance et l’ingénierie ferroviaire, a nommé début mai Rémi Peltier comme directeur général. Cet ingénieur, diplômé de Central Lille et d’un MBA d’HEC, a commencé sa carrière chez Eiffage avant de poursuivre chez KPMG, De Dietrich-Cogifer et EPC. Il est arrivé à la SNCF en 2009. Dernièrement il occupait le poste de directeur Finances, Achats, Stratégie au sein de la direction du Matériel.

Un nouveau centre opérationnel Transilien pour les circulations sur Paris rive gauche
Transilien dispose depuis le 13 avril d’un nouveau centre opérationnel qui supervise les circulations banlieue et TER sur Paris rive gauche. Le Centre opérationnel Transilien (COT) regroupe en un même lieu des installations autrefois dispersées dans différents sites. Il gère non seulement les lignes de banlieue RER C et Transilien N et U mais aussi les TER jusqu’à Chartres ainsi que les circulations TGV (hors service voyageurs) au départ de Montparnasse. A cela s’ajoutent les circulations de Fret et de travaux portant à 2 200 les trains supervisés chaque jour. L’objectif est d’améliorer la gestion opérationnelle des circulations et de centraliser l’information pour améliorer le service apporté aux 850 000 voyageurs quotidien de la zone Paris rive gauche.
1 000 m2 et 105 agents
En plus d’être moderne, le nouveau centre a été entièrement repensé pour faciliter la tâche des 105 agents qui y travaillent (par groupes de 28, en 3 x 8). D’une superficie de 1 000 m2, il doit faciliter les échanges entre les équipes avec notamment une meilleure ergonomie des postes disposés en U, face à de larges écrans plus lisibles. Le COT, qui bénéficie d’équipements performants, testera régulièrement de nouvelles technologies pour ne pas perdre son avance. Le confort et le bien-être des agents ne sont pas négligés, y compris dans les installations annexes comme la salle de repos, afin de permettre à chacun d’être efficace dans son travail.
Une nouvelle salle de crise
C’est également dans ces locaux qu’a été installée une toute nouvelle salle de crise. Après les graves dysfonctionnements rencontrés sur la région Montparnasse à l’été 2018, cet équipement permet de centraliser les informations pour répondre au mieux aux situations de crises classées de 1 à 4 selon leur gravité, du malaise voyageur à l’interruption totale du trafic. Un diagnostic est rapidement établi qui permet une plus grande réactivité adaptée à la situation.
Philippe-Enrico Attal

Transdev perd les trains de l’Öresund en Suède
Exploitant depuis décembre 2014 des trains régionaux transfrontaliers Suède – Danemark via le lien fixe de l’Öresund, Transdev sera remplacé par l’opérateur « historique » suédois SJ pour huit ans à partir décembre 2020, plus deux années en option. Reliant Copenhague et Elseneur (Danemark) à Göteborg, Kalmar et Karlskrona via Malmö (Suède), ces « trains de l’Öresund » (Öresundståg) sont assurés pour le compte d’une association des six autorités organisatrices régionales ou départementales du sud de la Suède.
Pour SJ, il s’agit d’un retour sur un réseau que l’opérateur historique exploitait de son lancement, en 2000, à 2009. Sur une région comptant quelque cinq millions d’habitants, SJ desservira une cinquantaine de gares avec un parc homogène de 111 rames automotrices Bombardier X31. Et outre la conduite de ces trains, SJ sera aussi responsable de leur maintenance, dans un atelier à construire en Suède, via une nouvelle entité nommée SJ Öresund. Cette dernière proposera aussi une embauche à l’actuel personnel de Transdev.
A noter que jusqu’en 2022, le périmètre exploité par SJ se limitera au réseau ferré suédois ; par la suite, l’opérateur suédois pourra effectuer la desserte de Copenhague, jusqu’à la gare d’Østerport via la gare centrale. Jusqu’à présent, la desserte était commune des deux côtés du détroit de l’Öresund, mais « pour simplifier la desserte de la ligne côtière » Copenhague – Elseneur, côté danois, l’exploitation a été séparée entre les deux pays voisins, de même que la maintenance, actuellement effectuée au Danemark.
P. L.

L’Occitanie prend la voie de l’hydrogène
Cap sur l’hydrogène. C’est le mot d’ordre de l’Occitanie qui vient de lancer son plan « Hydrogène vert » en le dotant de 150 millions d’euros sur dix ans. Il permettra de soutenir le lancement d’ici à 2024 de 20 stations de production et de distribution d’hydrogène vert (utilisant l’électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable) ainsi que l’acquisition de 600 véhicules roulant à l’hydrogène (utilitaires et légers). En espérant une montée en puissance avec une démultiplication des équipements d’ici à 2030, a indiqué Carole Delga, la présidente de la région en présentant ce plan le 22 mai.
Trois trains à hydrogène en commande
Choix emblématique, l’Occitanie est la première région à avoir pris la décision de commander des trains à hydrogène, a souligné la patronne de l’Occitanie. Un groupe de travail a été mis en place avec d’autres régions intéressées par le train à hydrogène (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Grand Est, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et Bretagne). Une liste qui pourrait s’allonger avec le temps.
« Des expertises sont en cours pour déterminer combien de trains pourraient être commandés et sur quelles lignes ils pourraient circuler », précise Carole Delga, qui s’attend à un total d’une vingtaine de commandes. L’Occitanie a déjà décidé de commander trois trains Régiolis à hydrogène à Alstom, qui rouleront entre Montréjeau et Luchon. Cette ligne, fermée suite à des inondations en 2013, sera rouverte après travaux. 33 millions d’euros seront engagés à partir de cette année dans ce but. L’atelier d’Alstom de Tarbes, spécialisé dans les convertisseurs, en profitera, ajoute Carole Delga.
Bientôt 25 bus hydrogène
L’Occitanie veut aussi promouvoir les bus à hydrogène. Une dizaine circulent actuellement dans le Tarn. La présidente de la région estime qu’il y en aura plus de 25 dès 2020.
Côté cars, elle compte lancer un appel à projets pour promouvoir la filière. En attendant, elle soutient des expérimentations de cars propres roulant au bioéthanol (par exemple dans le Gard, la région a lancé une ligne de cars roulant au bioéthanol ED95 issu du marc de raisin).
Les usagers de véhicules légers ne sont pas oubliés. L’Occitanie va étendre l’éco-chèque mobilité au profit des taxis et des professionnels. Et pour donner l’exemple, même s’il relève plutôt du domaine du symbole, des véhicules à hydrogène seront intégrés dans la flotte des véhicules de service de la région.
M.-H. P.

Les concurrents des lignes du Grand Paris Express conviés à une journée d’information le 13 juin
C’est un peu comme un happening parisien : on connaît la date, mais le lieu et l’heure sont tenus secrets jusqu’au dernier moment. Une chose est sûre : Île-de-de-France Mobilités (IDFM) ouvre les hostilités dans le processus d’ouverture à la concurrence pour l’exploitation des lignes 15, 16, 17 et 18 et le prolongement de la ligne 14 du métro automatique, le Grand Paris Express (voir la carte : ici).
L’autorité organisatrice des transports franciliens organise le 13 juin une journée d’information à laquelle elle convie les opérateurs de transport public : sur inscription (cinq personnes maximum par opérateur).
Et comme parmi les candidats potentiels pour exploiter ces nouvelles lignes de métro, il y aura des Français – RATP Dev, Transdev, Keolis associé à SNCF Transilien, mais aussi sans doute, des étrangers – les Espagnols Vectalia et Moventia, Arriva, encore filiale de la Deutsche Bahn, le Hongkongais MTR etc. La journée d’information se fera en français et en anglais.
Pour mémoire, le groupe RATP a été désigné gestionnaire des infrastructures du futur réseau ferroviaire qui doit ceinturer la région capitale, ponctué de 68 gares.
N. A.

La régularité du RER D se redresse
Encourageant. Mais pas suffisant. C’est ce qui ressort du bilan établi par Transilien un peu plus de 5 mois après la refonte du service du RER D, lancé le 9 décembre : cette ligne, qui dessert l’Ile-de-France selon un axe nord-sud passant par le cœur de Paris, affiche une hausse de quatre points de sa ponctualité qui atteint désormais 87,7 % dans son ensemble. L’étoile de Corbeil au sud de la ligne, qui fonctionne aujourd’hui de manière autonome, affiche de son côté 92,6 % de taux de régularité.
615 000 voyageurs par jour
Le RER D part de loin. Il est soumis depuis des années à une forte pression : il accueille un trafic en plein boom (615 000 voyageurs par jour), en hausse de 30 % sur 15 ans, alors que le réseau est vieillissant. Le nouveau service avait donc pour objectif de renverser la tendance en revoyant la grille horaire (pour voir les horaires : https://www.transilien.com/lignes/rer-trains/rer-d) et en simplifiant l’organisation de la ligne, initialement composée de cinq branches avec un nœud ferroviaire à Corbeil.
La nouvelle desserte mise en place a permis de réduire de cinq à trois le nombre de bifurcations et de créer deux systèmes étanches sur une même ligne. Même si les quatre premiers mois de l’année ont encore été difficiles (la SNCF rappelle avoir subi des « événements extérieurs », comme des colis suspects, des suicides… et reconnaît des « tensions » sur le matériel), les mesures prises ont non seulement permis d’améliorer la ponctualité mais aussi d’abaisser de 20 % le nombre de suppressions de trains sur la ligne.
Aller plus loin
« Ce nouveau SA était une première étape. Il faut maintenant aller plus loin », a commenté François Durovray, vice-président au bureau d’Ile-de-France Mobilités. « Nous allons continuer à travailler sur l’information voyageurs, la fiabilisation des correspondances et l’exploitation », répond Alain Krakovitch, le directeur de Transilien, qui compte aussi sur l’arrivée de trains neufs, dès cette année, sur les branches de la Vallée, de Malesherbes et du Littoral, pour améliorer les conditions de fonctionnement. Plus tard, les RER nouvelle génération attendus sur le reste de la ligne à partir de 2021 contribueront aussi à réduire le nombre d’incidents liés au matériel roulant. Un travail de longue haleine…
M.-H. P.

Sophie Schmitt nommée directrice des gares de la Société du Grand Paris
Dans le nouveau comité exécutif signant l’acte II de la Société du Grand Paris (SGP) mis en place en mars dernier par Thierry Dallard, président du directoire (lire ici), il manquait encore un poste clé : la direction des gares du Grand Paris Express.
C’est Sophie Schmitt, ex-championne de France de danse sur glace, qui occupera cette fonction. L’ancienne directrice déléguée des projets urbains de Linkcity, filiale immobilière du groupe Bouygues, doit rejoindre la SGP en juin. Avant son long passage chez Bouygues (11 ans), cette diplômée de Montpellier Business School avait dirigé le service de la valorisation du patrimoine immobilier et foncier de Réseau ferré de France (ex-SNCF Réseau).
A terme, les cinq lignes du métro automatique ceinturant la capitale compteront 68 gares.
N. A.
Lire notre récent dossier sur le chantier titanesque du Grand Paris Express : ici

27 trains à hydrogène commandés à Alstom pour la région de Francfort
C’est la plus grosse commande de Coradia iLint décrochée par Alstom. Le contrat passé par le gestionnaire de matériel roulant Fahma se monte à environ 500 millions d’euros (part d’Alstom : 360 millions). Sans surprise, Alstom a remporté l’appel d’offres pour 27 trains alimentés par une pile à combustible. Le constructeur ayant pris une longueur d’avance dans le développement de cette technologie, on ne voit pas quel autre industriel aurait pu l’emporter. De plus, le produit a pu être mis au point grâce au soutien de trois Länder (Basse-Saxe, Rhénanie du Nord-Wesphalie, Bade-Wurtemberg), ainsi que de RMV (Rhein-Main-Verkehrsverbund), l’autorité des transports publics du très important réseau de la région de Francfort. Et Fahma (Fahrzeugmanagement Region Frankfurt RheinMain) est une filiale de RMV.
Alstom livrera ses trains en 2022. Ils remplaceront des autorails diesel sur quatre lignes desservant la périphérie de Francfort, dans la région du Taunus : RB11 (Francfort-Höchst – Bad Soden), RB12 (Francfort – Königstein), RB15 (Francfort – Bad Homburg – Brandoberndorf) et RB16 (Friedrichsdorf – Friedberg). Avec 160 places par train, ils vont offrir une augmentation de capacité de 40 % par rapport aux véhicules diesel.
Au delà du matériel, la commande comprend la fourniture d’hydrogène, la maintenance et la mise à disposition de capacités de réserve pour les 25 prochaines années. Alstom fournira l’hydrogène en coopération avec Infraserv Höchst, exploitant du parc industriel de Höchst. C’est dans ce parc, proche de Francfort, que seront ravitaillés en hydrogène, les iLint, tout commer les camions et les bus.
Le développement de la technologie intéresse au-delà des quatre régions pionnières. Comme l’a déclaré Enak Ferlemann, secrétaire d’État parlementaire du ministère allemand des Transports et de l’Infrastructure, « le gouvernement fédéral soutient cet investissement en assumant le surcoût de 40 % par rapport aux véhicules diesel et en soutenant la station de ravitaillement en hydrogène dans la même proportion. Ce projet peut servir de modèle pour le ministère allemand des Transports. Nous espérons que de nombreux autres projets en Allemagne suivront cet exemple. »
Les deux premiers trains à hydrogène au monde sont déjà en service commercial régulier sur le réseau Elbe-Weser en Basse-Saxe depuis septembre 2018. L’autorité locale des transports de Basse-Saxe (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen, LNVG) exploitera 14 trains Coradia iLint sur cette ligne dès 2021. Le réseau RMV est donc le deuxième à se convertir à cette technologie. Avec quasiment deux fois plus d’unités commandées.
F. D.