Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Conférence de financement des transports : la « dette grise » en débat

    Conférence de financement des transports : la « dette grise » en débat

    Le rendez-vous est donné à la préfecture de Marseille lundi 5 mai à tous les participants de la conférence de financement des mobilités. L’ouverture officielle d’Ambition France Transports se déroulera quelques heures plus tard, dans l’après-midi, toujours à Marseille, animée par François Bayrou, entouré de plusieurs de ses ministres du Transport, de l’Aménagement du territoire et du Budget. Le chef du gouvernement va rappeler que la priorité de l’action gouvernementale est de trouver les moyens de « réduire la fracture territoriale ». Le point de départ de la conférence est le constat d’une inadéquation entre les besoins de mobilités et les capacités de leur financement.

    Le message de Matignon est clair, l’objectif n’est pas de revenir sur des arbitrages déjà faits, ni sur les engagements pris, mais de trouver des solutions pour les honorer. La priorité sera clairement donnée à la régénération des réseaux existants pour éviter leur vieillissement et leur dégradation. Autre thème brûlant qui sera au centre de l’un des quatre ateliers : l’avenir des concessions autoroutières. « La conférence sera l’occasion de reposer les bases d’un système robuste et pérenne, en tenant compte de la fin de concession, et d’envisager les alternatives possibles au financement de la route », confirme Matignon.

    Le gouvernement promet d’arriver à Marseille avec un ensemble de données inédites, récoltées auprès des différentes directions et ministères, pour être sûrs de partir sur de bonnes bases, et disposer d’un diagnostic commun. Les travaux seront partagés entre quatre ateliers réunissant une quinzaine d’experts, d’élus, de fédérations professionnelles, d’associations d’usagers.

    Le 20 mai, une réunion se tiendra au Conseil économique et sociale, le Cese, avec plusieurs « oubliés » de la manifestation : les syndicats et des représentants de la société civile et certaines associations, comme celle du vélo. Le 26 mai, c’est au ministère de l’Economie et des finances « le cœur du réacteur », que les débats se poursuivront avant un dernière rendez-vous au ministère des Transports, le 23 juin.

    Début juillet, un séminaire de convergence devra permettre d’enclencher une dynamique commune, de ré-aligner les briques et de préparer des scénarios de financement. Ce rapport de synthèse devrait se présenter comme une matrice prenant en compte d’un côté une stratégie nationale bas carbone, au sein de laquelle le transport passe pour le dernier de la classe, et de l’autre, un cadre budgétaire contraint.

    « Encore une fois, l’idée n’est pas de passer en revue les grands projets, mais d’aborder la problématique dans son ensemble. L’idée n’est pas non plus de lancer de nouveaux projets quand nous ne savons pas comment financer ceux qui sont déjà lancés », rappelle le gouvernement. En clair, la conférence doit répondre à la question, comment financer le panier de grands projets déjà lancés, ce que Bercy appelle la « dette grise ».

  • Grand Paris Express: Un nouveau dispositif pour renforcer la sécurité sur les chantiers

    Grand Paris Express: Un nouveau dispositif pour renforcer la sécurité sur les chantiers

    Après cinq décès survenus entre 2020 et 2023 sur les chantiers du Grand Paris Express, la SGP cherche à renforcer les mesures de sécurité. Elle a signé le 28 avril un accord avec la Fédération régionale des travaux publics Île-de-France, le Syndicat parisien des travaux publics (SPTP), l’Union des métiers de la terre et de la mer (UMTM), le Syndicat des entrepreneurs des travaux de voies ferrées de France (SETVF), le Syndicat des entreprises de la transition énergétique et numérique (SERCE), la Fédération française du bâtiment (FFB) Grand Paris Île-de-France et Syntec-Ingénierie.

    L’objectif est de sensibiliser 8 000 personnes par an, en priorité les nouveaux arrivants, grâce à des modules spécifiques pour les compagnons (une demi-journée), les encadrants (une journée) et les équipes de direction (une demi-journée). La SGP financera le dispositif, les fédérations professionnelles et les syndicats du BTP l’animera.
    Un comité de pilotage réunissant les signataires sera organisé durant le mois de mai pour construire le programme et lancer les premiers modules dès janvier 2026.
  • Coup d’envoi à l’extension de la grande vitesse ferroviaire au Maroc

    Coup d’envoi à l’extension de la grande vitesse ferroviaire au Maroc

    Le roi du Maroc a donné le 24 avril le coup d’envoi des travaux d’extension de la ligne à grande vitesse devant relier, sur 430 km, Marrakech à Kénitra dans le nord ouest du pays. L’objectif est de la mettre en service à l’horizon 2030, à l’occasion du Mondial de foot co-organisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

    Le projet doit permettre de desservir les deux villes en 2h40, soit avec un gain de temps de plus de deux heures. Il  est évalué à plus de 5 milliards d’euros. selon l’agence marocaine MAP

    Un premier tronçon de ligne à grande vitesse s’étend déjà, depuis 2018,  entre Tanger au nord et Casablanca au nord ouest.

     

  • La loi sur la sûreté dans les transports est promulguée

    La loi sur la sûreté dans les transports est promulguée

    La loi sur la sûreté dans les transports a été promulguée le 29 avril au journal officiel. Elle comporte notamment la pérennisation du port de caméras-piétons pour les contrôleurs ainsi que la possibilité pour les forces de sûreté de la SNCF (Suge) et de la RATP (GPSR) de procéder à des palpations sans avoir besoin du feu vert des préfets.

    En revanche, le Conseil constitutionnel a censuré, quelques jours auparavant, plusieurs dispositions dont une qui prévoyait la possibilité pour la Suge et le GPSR de pouvoir contraindre toute personne troublant l’ordre public à quitter les gares, stations ou véhicules. Une prérogative qui relève de la seule compétence des autorités de police selon l’institution.

    Le Conseil constitutionnel a aussi censuré un article visant à équiper ces agents de pistolets à impulsion électrique et un autre sur la prolongation d’une la vidéosurveillance algorithmique lors de grands rassemblements comme cela avait été testé lors de JO Paris 2024.

  • Une panne électrique géante bloque le trafic ferroviaire espagnol et portugais

    Une panne électrique géante bloque le trafic ferroviaire espagnol et portugais

    Plusieurs heures après le début d’une coupure de courant massive qui a touché l’Espagne, le Portugal, et même une partie du Pays basque français lundi 28 avril, les causes étaient toujours inconnues. Ce sont toutes les communications, les aéroports, les bâtiments, les feux de signalisation, et tout le réseau ferré, comprenant les métros madrilènes et catalans, qui ont été interrompus.

    Alors que la direction générale du trafic routier a demandé aux automobilistes de ne pas circuler, Red Eléctrica, gestionnaire du réseau électrique espagnol, estimait en milieu d’après-midi que le réseau serait entièrement rétabli à partir de 21 heures.

    Sur le réseau social X, l’ADIF, administrateur des infrastructures ferroviaires espagnoles déclare qu’« une panne générale qui affecte l’approvisionnement en électricité a entraîné l’interruption du trafic ferroviaire sur l’ensemble du réseau ». RTE, gestionnaire français du réseau électrique, a annoncé une coupure de « quelques minutes dans le Pays basque », le courant a été rétabli depuis. Il assure également qu’ « aucune contagion » du problème « n’est à craindre » en France.

    En milieu d’après-midi, Antonio Costa, président du Conseil européen déclare qu’il n’y a « pas d’indication d’une cyberattaque à ce stade ». Mais à l’heure où nous écrivions ces lignes, la cause de cette panne électrique géante restait toujours à déterminer.

    Ivan Ramaye

  • Le Pass Rail ne verra pas l’été

    Le Pass Rail ne verra pas l’été

    Il y a tout juste un an, le gouvernement se réjouissait de l’accord trouvé avec les régions pour expérimenter à l’été 2024 le Passe Rail pour les jeunes. Annoncé par le président Macron en septembre 2023, la mesure devait permettre aux jeunes de 16 à 27 ans de voyager, sous conditions, gratuitement en France pendant deux mois. Lancement tardif, refus de la région Ile de France de participer au dispositif,… La mesure n’a pas atteint son objectif de 700 000 ventes. Elle n’a séduit que 230 000 jeunes. Le passe ne verra donc pas de deuxième été.

    Pour le sénateur Olivier Jacquin, ce renoncement est un nouveau symbole de l’absence de politique ferroviaire pour le pays. « Pour embarquer les usagers et contribuer à faire évoluer les pratiques pour faire aimer le train, il faut du temps, de la préparation, que tous les acteurs tirent dans le même sens, … Rien de tout cela n’a été fait pour le Pass Rail. C’est du gâchis », dénonce l’élu socialiste.

  • Alstom remporte un contrat de 600 millions d’euros en Bulgarie

    Alstom remporte un contrat de 600 millions d’euros en Bulgarie

    Alstom a annoncé, le 25 avril, avoir remporté, au sein du consortium BULEMU qui inclut la société RVP Invest, un contrat pour livrer 35 trains interrégionaux électriques Coradia Stream auprès du ministère des Transports et des Communications de Bulgarie.

    D’un montant total de 720 millions d’euros, dont 600 millions d’euros pour Alstom, le contrat inclut la maintenance des Coradia pendant 15 ans : maintenance préventive, réparations et révisions programmées, et réparations d’urgence.

    Chaque rame comprendra six voitures, pouvant offrir plus 320 sièges et des espaces dédiés aux vélo et aux poussettes ainsi que de grands porte-bagages.
    La configuration finale, les couleurs de la livrée extérieure et des aménagements intérieurs du train seront personnalisées en fonction des exigences de l’autorité contractante au cours de la phase de conception, précise dans un communiqué le constructeur français.

    Développés spécifiquement pour le marché européen, les Coradia Stream sont aptes à 160 km/h, équipées de l’ERTMS de niveau 2 et interopérables en Europe.
  • La première rame Oxygène dévoilée

    La première rame Oxygène dévoilée

    Quelques jours après une manifestation d’élus et d’usagers en colère et après la présentation d’une nouvelle salve de mesures pour améliorer le fonctionnement de la ligne Paris-Clermont-Ferrand, le nouveau matériel qui circulera sur cette liaison dans quelques années a été officiellement dévoilé. La toute première rame Oxygène est en effet arrivée depuis quelques semaines au Technicentre de Villeneuve-Saint-Georges. Elle a été présentée le 24 avril, par la DGTIM, Caf et SNCF Voyageurs, dans cet atelier deux voies dédiées à la maintenance de ce nouveau matériel et dont l’aménagement a coûté 16 millions d’euros financés par l’État.

    « Nous sommes en retard. Et nous le regrettons, vis-à-vis de l’État, de SNCF Voyageurs et des passagers qui attendent ce nouveau matériel », a souligné Alain Picard. Le directeur de Caf France a rappelé les difficultés d’approvisionnement et d’organisation au moment du Covid mais assuré que «désormais tout est mis en œuvre pour respecter les délais » avec en ligne de mire l’homologation du matériel en décembre 2026. SNCF Voyageurs pourra alors commencer les essais en ligne en janvier 2027 et mettre en service les premières rames en décembre sur la ligne Clermont -Ferrand. L’État, l’autorité organisatrice des lignes d’équilibre du territoire a commandé 28 exemplaires ; 16 pour Paris-Limoges-Toulouse et 12 pour Paris-Clermont.

    La rame Oxygène 003, de la série Z26700 selon la dénomination SNCF, est la première de la série totalement aménagée, dans la configuration définitive d’exploitation. Elle mesure 188 m de long et est composée de 10 voitures. Celle des extrémités comporte une cabine de conduite et la motorisation est répartie.

    La rame compte 420 places assises, dont 317 en 2e classe (avec des sièges couleur bleue) et 103 en première (couleur rouge). En première, les sièges en vis-à-vis sont légèrement décalés pour permettre aux voyageurs d’étendre leurs jambes et de disposer d’une tablette.

    La rame n’est pas dotée de voiture bar mais d’un vaste espace cuisine, destiné à la vente ambulante, et, possiblement, d’un guichet de retrait de commande. Elles sont désormais attendues avec impatience et devraient contribuer à améliorer le service.
  • Inauguration de la gare de Bagnères-de-Luchon

    Inauguration de la gare de Bagnères-de-Luchon

    Carole Delga, la présidente de l’Occitanie, inaugure aujourd’hui la gare de Bagnères-de-Luchon. Entre mars 2024 à janvier 2025, les locaux voyageurs ont été rénovés, ainsi que la façade et les marquises. « Après la gare de Figeac en 2023, c’est la deuxième gare ferroviaire que la Région rénove en maîtrise d’ouvrage directe afin d’améliorer l’accueil des usagers« , indique l’Occitanie dans un communiqué.

    La présidente de la région a également annoncé que la ligne Montréjeau-Luchon rouvrirait le 22 juin, soit dix ans après sa fermeture. « Il s’agit de la deuxième réouverture de ligne décidée par la Région à la suite des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité, après celle de la Rive Droite du Rhône en 2022. L’Occitanie devient aussi la première Région à devenir gestionnaire d’une ligne ferroviaire pour accélérer sa mise en service« , souligne la région.

    Six allers-retours quotidiens sont prévus pour relier en 35 minutes Montréjeau à Luchon.

     

  • Ouigo voit grand

    Ouigo voit grand

    L’opération lifting du TGV Ouigo se concrétise. Depuis janvier, un ancien TGV Inoui, qui avait déjà roulé 18 ans, a pris la bannière Ouigo après révision et modernisation, pour s’élancer sur la ligne Paris-Marseille. C’est le premier des 12 TGV qui doivent ainsi basculer, d’ici à 2027, du parc Inoui pour celui des Ouigo. A ce moment-là, le nombre de rames Ouigo passera de 38 à 50. Et deux ans plus tard environ, toutes les rames devront avoir été rénovées

    Le design des TGV Ouigo est en effet en train d’être remis au goût du jour, selon Jérôme Laffon, le directeur général. « La version actuelle était assez flashy, on a modernisé l’intérieur, on a gardé du rose mais en un peu moins percutant« , souligne-t-il.

    Le nombre de sièges augmente

    Un espace « relax » a été créé au milieu de la rame pour permettre aux voyageurs de se retrouver ou de se dégourdir les jambes. Deux emplacements PMR équipent chaque rame. Des prises individuelles de 220 volts ou USB sont installées et 8 crochets à vélo sont à disposition. Autre nouveauté pratique, les portes d’accès aux voitures sur les plateformes, qui ont une fâcheuse tendance à se refermer automatiquement au bout de 15 secondes sur les voyageurs ou leurs bagages, resteront ouvertes quatre minutes pour permettre un passage plus fluide. « Nous nous sommes inspirés de ce que nous disaient nos clients« , résume Jérôme Laffon. « L’approche écologique est aussi importante : nous faisons du recyclage avec les rames, nous avons mis en place des baies vitrées athermique pour mieux protéger de la chaleur et l’eau du lave main dans les toilettes est recyclé« , énumère-t-il.

    Siège Ouigo des rames nouvelle génération
    Les sièges ont été amincis pour placer une rangée de place en plus;
    @MhP

    Point crucial, le nombre de sièges a augmenté, passant de 634 actuellement à 653. « Les sièges actuels avaient été pris sur étagère des trains TER et recouverts de housses Ouigo. Le nouveau siège a été conçu ex nihilo et rendu 25 % plus léger et plus mince. Nous avons ainsi gagné en finesse pour ajouter une rangée de sièges en plus, tout en ayant un meilleur confort pour le voyageur« , explique Arnaud Clapet, le directeur des opérations. Et l’espace bagages a été augmenté de 10 %.

    Pour l’heure, un seul TGV nouvelle génération « Tango » circule. Le prochain arrivera vers la fin de l’année. Puis les suivants seront rénovés au rythme de croisière de 3 à 4 mois, en grande partie dans l’atelier de Bischheim mais aussi dans celui d’Hellemmes.

    Une arme face à la concurrence

    L’investissement représente 600 millions d’euros. Il doit permettre de poursuivre la politique de volume voulue par la SNCF. Avec les 12 TGV supplémentaires, les places ajoutées et l’exploitation intense de ces rames (qui roulent 40 % de plus que les TGV Inoui), Ouigo pourra offrir 8 millions de places en plus. Et vise 30 % de voyageurs en plus. Le train à bas coûts de la SNCF représente aujourd’hui 20 % du marché de la grande vitesse. Il assurera 30 % du marché à l’horizon 2030, pronostiquent ses promoteurs.

    Avec son offre low cost d’un côté, et son offre plus classique (TGV Inoui), SNCF Voyageurs cherche depuis longtemps à occuper le terrain face à une concurrence appelée à s’intensifier à l’avenir. En offrant plus de places et de destinations (lire aussi ci-dessous) et en ciblant un large panel de clientèles en fonction de sa sensibilité au prix.

    Un service de restauration à l’étude

    C’est une demande des clients : avoir de la restauration à bord, indique Jérôme Laffon. Mais ce service coûte cher à la SNCF : plusieurs dizaines de millions d’euros pour les TGV Inoui selon Alain Krakovitch, le directeur des TGV-Intercités. Il n’est donc pas envisagé de transposer le même modèle à bord des TGV Ouigo qui fonctionnent à coûts réduits pour permettre des petits prix. Une étude est toutefois lancée sur de la restauration légère. « Une expérimentation sera probablement lancée avec un trolley sur l’axe Bretagne« , indique Jérôme Laffon. En revanche, l’installation de distributeurs automatiques paraît écartée car il faudrait les adapter spécifiquement aux rames Ouigo, ce qui serait trop onéreux.

    Bientôt de nouvelles destinations

    Ouigo vise 30 % de clients en plus. Dans ce but, de nouvelles destinations vont être lancées ou renforcées. A partir de décembre, un aller-retour quotidien sera proposé vers la côte basque et les Landes, desservant Dax, Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye. Tpujours en décembre, un aller-retour va être ajouté aux deux allers-retours actuels pour relier Paris à Rennes.

    SNCF Voyageurs souhaite également desservir Montpellier à l’été 2026 avec un aller-retour pour compléter les deux allers-retours quotidiens actuels. A partir du début 2027, un aller-retour de plus sera mis en place le week-end entre Paris et Lyon.

    « Nous avons d’autres projets à l’étude pour aller vers d’autres destinations« , indique Jérôme Laffon, le directeur de Ouigo, en évoquant un aller-retour quotidien de plus s’ajoutant aux deux fréquences sur Paris-Strasbourg et la desserte de Paris-Lille. « Nous regardons la possibilité de lancer des trains province-province, potentiellement en passant par l’Ile-de-France« .

     

    4 millions de voyageurs pour le Ouigo Classique

    Depuis son lancement en avril 2022 , le train Ouigo classique a transporté 4 millions de voyageurs. Ce train dessert trois destinations, toutes partant de Paris vers Rennes, Nantes et Bruxelles. Depuis le lancement du Paris-Bruxelles en fin d’année dernière, 400 000 places ont été réservées.

    Ouigo Espagne sera rentable cette année.

    « Nous atteindrons cette année nos objectifs prévus en matière de dessertes » souligne Alain Krakovitch. Après le lancement de Madrid-Barcelone en 2021 et de Madrid-Valence en 2022, Ouigo Espagne a lancé, le 27 avril 2023 la ligne Madrid-Albacete-Alicante. Se sont ajoutées cette année les liaisons Madrid-Séville et Malaga.

    Selon le directeur des TGV-Intercités, « Ouigo Espagne sera rentable en 2025. Nous sommes complètement dans le plan de transport et la trajectoire économique« .