Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • La ligne 1 du tram de Montpellier a accueilli 500 millions de voyageurs

    La ligne 1 du tramway de Montpellier a accueilli 500 millions de voyageurs depuis sa mise en service en 2000. Avec une fréquentation moyenne de 126 000 voyageurs par jour, c’est la ligne de tram la plus fréquentée du réseau TAM. Cette ligne Mosson – Odysseum, qui s’étend sur 15 km et relie deux pôles dynamiques de la ville, dessert 30 stations.

  • La SNCF est revenue dans le vert en 2016

    Après avoir affiché plus de 12 milliards d’euros de pertes en 2015 (mais principalement dues à des dépréciations d’actifs), la SNCF fait son retour dans le vert… class= »western rtejustify » style= »margin-bottom: 0cm; line-height: 150% »>
    en enregistrant un résultat net de plus de 567 millions d’euros en 2016. Pourtant, l’année a été difficile, marquée par un rude contexte économique, les grèves, les attentats, les inondations et une crise dans l’acier et les céréales, qui ont plombé l’activité à hauteur de 700 millions d’euros, rappelle la SNCF.

    La marge opérationnelle à 4,1 milliards d’euros a reculé du fait de « la baisse de la rentabilité des activités ferroviaires voyageurs ». Pour résister à la concurrence et se mettre au diapason du low cost qui s’est diffusé dans les transports, la SNCF a en effet décidé de maintenir sa politique de petits prix.

    Pour rester dans les clous, le groupe ferroviaire affirme avoir réalisé 825 millions d’euros de gains de productivité. Notamment via des économies dans la politique d’achat ou des serrages de vis dans la production. « Grâce à une forte réactivité sur le plan commercial et à une maîtrise exemplaire de nos charges, nous affichons un résultat positif », commente Guillaume Pepy, le président du directoire de SNCF.

    Le chiffre d’affaires atteint lui 32,3 milliards d’euros en hausse de 2,8 % (mais en régression de 1,5 % à périmètre et change constants). Le trafic TGV a fortement souffert à l'international : Eurostar recule de 8,9 % et Thalys de 8,2 %. En revanche, le trafic domestique augmente de 1,9 % hors effets des grèves. "Les prévisions 2017 tablent sur un redémarrage de 2,5 à 3 %", assure Guillaume Pepy. Côté gares, le revenu de concessions commerciales affiche une hausse de plus de 8 %.

    Un tiers du chiffre d’affaires est désormais réalisé à l’international. L’activité est tirée par SNCF Logistics qui se développe notamment en Europe (et représente désormais 30 % du chiffre d'affaires du groupe) et par Keolis, qui a renforcé ses positions en Allemagne, Angleterre ou encore en Australie

    12 400 recrutements ont été effectués en 2016 par le groupe, mais au final les effectifs sont restés stables, affirme la SNCF, puisque, si 2200 emplois ont été supprimés au sein du GPF, plus de 2000 ont été créés dans les filiales. 

    Durant toute l’année 2016, les investissements se sont poursuivis à un niveau très élevé (8,6 milliards d’euros), dont 93 % en France et 83 % dans le ferroviaire. Le seul programme de renouvellement a atteint 2,8 milliards avec près de 1100 km de voies renouvelées. En 2017, il est prévu de porter les investissements à 9 milliards. Le groupe veut accélérer son offre porte-à-porte, amplifier les innovations digitales et poursuivre son développement à l’international en augmentant sa part dans le chiffre d’affaires de 2 à 3 points.

    L’avenir s’annonce toutefois compliqué à anticiper, entre les incertitudes sur l’évolution des péages ferroviaires (l’Arafer vient de rejeter les propositions de SNCF Réseau pour 2018) et sur l’exploitation des futures lignes à grande vitesse, Tours-Bordeaux et Bretagne-Pays-de-Loire (qui vont générer des pertes de 90 millions d'euros entre juillet, date de leur mise en service, et fin décembre, essentiellement sur la ligne nouvelle Tours-Bordeaux).

     

    Côté positif, il faudra aussi prendre en compte la baisse de la CST (Contribution sociale territoriale) qui pèse sur l’activité TGV et qui est appelé à diminuer de 250 millions d’euros cette année (et 420 millions sur six ans). Et l’avenir dira si c’est positif ou négatif, il faudra aussi faire avec la concurrence qui va bientôt pointer son nez dans le transport régional et peut-être aussi prochainement dans les Intercités. 

     

    MHP

     

    Un départ sur 3 n’est pas remplacé

    12 400 contrats de travail ont été signés avec la SNCF l’an dernier. La moitié dans la branche ferroviaire (dont un peu plus de 3000 avec SNCF Réseau, environ 3000 à SNCF Mobilités). L’autre moitié des embauches a été réalisée pour les autres activités du groupe.

    Dans le groupe ferroviaire, on compte 1800 à 2000 départs non remplacés. Soit un départ sur 3 pas remplacé.
    Du fait des résultats positifs présentés par l’entreprise, 350 à 400 euros seront versés par agent dans le cadre de l’intéressement.

     

    Quelques chiffres

    13,5 millions de voyageurs transportés quotidiennement en France et partout dans le monde

    8,3 milliards d’investissements dont plus de 90 % en France et dont plus de 80 % pour les activités ferroviaires

    16,4 milliards d’achats auprès de 31000 fournisseurs dont les 3 quarts sont des petites et très petites entreprises, permettant de créer ou maintenir 164 000 emplois chez ces fournisseurs

    La sécurité a progressé selon la SNCF qui insiste sur le fait que le nombre d’ESR (Evénement remarquable de sécurité) a reculé de 21 %, « soit la plus forte baisse depuis 15 ans ».

    Le nombre colis suspects a doublé entre 2014 et 2016, faisant perdre 275 000 minutes.

  • La nouvelle convention TET est signée

    L’Etat et la SNCF ont signé, le 28 février, la nouvelle convention sur les TET pour la période 2016-2020, avec une extension possible jusqu’en 2023. « Elle intègre dans la durée l’ensemble des évolutions annoncées et des progrès attendus de la part de l’opérateur, tant en termes de qualité du service que de redressement de l’équilibre économique, et confirme le rôle de l’Etat comme autorité organisatrice », indique un communiqué du secrétariat d’Etat aux Transports. « Dans le cadre de cette feuille de route, l’Etat s’est également engagé à un renouvellement complet du matériel roulant d’ici 2025, pour un montant total de 3,5 milliards d’euros », rappelle-t-il encore. Une convention de financement signée le même jour entre l’Etat, l’Afift et SNCF Mobilités acte l’acquisition de 30 rames Régiolis Alstom, pour un montant de 360 millions d’euros.

  • SNCF. Bientôt un accord pour les cadres sur le forfait jours ?

    Les négociations sociales à la SNCF sur le forfait jours devaient reprendre le 1er mars. Et aboutir à un nouveau texte de l’accord proposé à la signature le soir même. Rappelons qu’elles avaient été interrompues le 6 décembre par la direction à l’issue des huit tables rondes précédentes Les nouvelles négociations avec la CGT, l’UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots, conduites par Jean-Marc Ambrosini, le directeur Cohésion et RH, et son adjoint Benjamin Raigneau, devaient porter sur un texte présentant ce que la CFDT-Cheminots, qualifie d’« évolutions ». « Avec l’objectif de signatures avant le 16 ou le 17 mars prochain », expliquait son secrétaire général, Didier Aubert.
    Le forfait jours découlant de la réforme ferroviaire calcule le temps de travail en un nombre total annuel de jours travaillés. De 205 à 214 jours dans les propositions initiales selon qu’on est affecté à la production ou en siège. Cette nouvelle organisation du travail concerne quelque 30 000 cheminots maîtrise et cadres de l’entreprise qui, en raison de leurs missions et de la nécessaire continuité du service ferroviaire, ne sont pas soumis à des horaires quotidiens fixes. Une nouvelle donne pour laquelle les syndicats réclamaient des compensations significatives. Selon les cabinets d’expertise Dar et Secafi, certains cadres effectuent actuellement des semaines de travail qui peuvent parfois aller jusqu’à 65 heures.
    Principales évolutions sur la table explique Didier Aubert : les augmentations proposées de 1,5 % en moyenne sous forme de primes pourraient évoluer. Tout comme le total annuel de jours travaillés : « Nous souhaitons notamment, explique-t-il, que pour les cheminots à la production un choix soit possible entre quatre à cinq jours de repos supplémentaires ou des primes supplémentaires. » Un dispositif pourrait aussi être adopté de primes pour les heures supplémentaires qui peuvent affecter la charge de travail de certains cadres lorsqu’elles sont hors du périmètre de leur poste. L’accord préciserait les durées maximales annuelles et journalières à ne pas dépasser.
    « Il faut maintenant aller au bout des discussions », plaide de son côté Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire, s’exprimant pour l’AFP lors de l’annonce de cette reprise des négociations.
    Précisons que l’accord nécessite la signature d’organisations syndicales qui totalisent 50 % des voix des salariés aux dernières élections professionnelles.
    Après l’échec des négociations les syndicats avaient reproché à la SNCF de passer en force en annonçant qu’elle mettrait en place progressivement sur six mois le forfait jours première version en s’appuyant sur la seule convention collective de branche du secteur ferroviaire. Les syndicats avaient du coup déclenché l’alarme sociale le 10 janvier et la CGT appelé à des débrayages le 2 février dernier. Il semble que cette volonté de la direction soit restée en suspens.
    L’application du forfait jours pour chaque poste reposera de toute façon, rappelons-le, sur la signature individuelle de chaque salarié concerné d’un nouveau contrat de travail avec l’entreprise.
    Chantal BLANDIN

  • Ile-de-France : l’année des 800 millions pour la régénération

    Somme promise, somme due. Le Stif y veille particulièrement et, pour la première fois, SNCF Réseau devrait investir 800 millions en Ile-de-France dans la régénération de l’infrastructure. Comme, d’autre, part, l’enveloppe est la même pour le développement on va disposer cette année de 1,6 milliard d’euros pour améliorer la vie des Franciliens. A comparer à un total en 2016 de 1,3 milliard.
    Cette année s’est ouverte avec le nouveau poste des Ardoines, confié en conception- réalisation à Thales, et qui a été mis en service le 5 février dernier. Début d’un beau programme qu’a détaillé le 16 février Didier Bense, DG de SNCF Réseau Ile-de-France.

    « On ne peut plus tout faire. » C’est le constat de Réseau, vu l’ampleur des travaux. D’où l’option d’un appel aux partenaires privés, ce qu’on a vu avec le poste de Vitry, le marché des caténaires pour la ligne C et ce qu’on va voir aussi avec la suite rapide Ile-de-France,

    Si Réseau ne peut tout faire, il va tout de même monter en régime, avec l’accélération des recrutements, qui seront de 800 personnes cette année, contre 650 en 2016. Déjà 80 recrutements ont été faits en janvier. Ils permettront à la fois de remplacer les départs et de s’accroître. Et ne produiront tous leurs effets qu’au bout de deux ans et demi ou trois ans pour des postes compliqués comme la signalisation électrique. A partir de 2019, ce qui ne tombe pas si mal puisque Eole, CDG Express seront à plein régime, et que la régénération n’aura pas fléchi.

    Eole justement, monte en puissance, avec les installations de retournement à Rosa-Parks, gare qui doit devenir, avec Nanterre-La Folie, l’un des deux terminus partiels du RER E prolongé, dans le cadre d’une exploitation en recouvrement. Cependant les travaux vont progresser sur toute la ligne. Au passage, sur la ligne classique, Eole va remplacer, en quatre ans, quelque 260 aiguillages, 10 km de plateforme, 20 km de rail. Autrement dit, ce qui figure dans le développement a des effets importants sur la régénération.

    Deuxième grand projet à mener, l’interconnexion avec le Grand Paris Express. Sujet généralement estimé à un milliard d’euros. Qui va nécessiter de repenser les correspondances de 29 gares et de créer la gare nouvelle de Bry-Villiers-Champigny. Un des grands chantiers de l’année va concerner la gare de Clamart, avec le ripage d’une dalle de soutènement des voies SNCF, la ligne du Grand Paris Express passant en dessous du réseau ferré national. Ce qui devrait être le cas à chaque croisement entre le métro souterrain et le réseau ferré qui, lui, est en surface.

    Cette année verra aussi, en juillet, la mise en service du tram train T11 Epinay – Le Bourget.

    Et Réseau doit mener à bien les travaux de mise en accessibilité de 25 gares. Le rythme devrait passer à 30 gares par an. En se concentrant sur l’accessibilité ville-quai, à distinguer de l’accessibilité quai-train. Dernier sujet compliqué en Ile-de-France, du fait des hauteurs de quai différentes et de matériels hétérogènes…

    Pour ce qui est de la régénération à proprement parler, 250 km de voie seront renouvelées cette année.

    On attend la suite rapide nouvelle prévue pour la zone dense. La construction de ce train-usine se termine en Suisse, pour le compte d’ETF, titulaire du marché, avec Matisa. Les suites rapides permettent de renouveler la voie à la vitesse d’un kilomètre par jour. Le train conçu pour l’Ile-de-France, qui va enlever et remplacer le ballast, progressera moins vite du fait de la complexité du réseau. On espère tout de même qu’il avancera de 600 m par jour, et qu’il permettra de rendre la voie tout de suite à 80 km/h, au lieu de 60 km/h. Un petit bijou à 40 millions d’euros au bas mot (un TGV et demi), que Réseau n’acquiert pas, et que l’entreprise titulaire aura sans doute à cœur de réutiliser sur d’autres zones denses du réseau.

    Impossible de détailler tout ce que Réseau va mettre en service cette année. N’oublions pas, promis pour ce début d’année, le nouveau poste de la gare de Lyon (200 millions d’euros en tout), ou la « tour de contrôle » du RER B.

    En ce qui concerne l’exploitation, on devrait passer à un poste unique sur la ligne A du RER. Sur le modèle du poste unifié de la ligne B, les fonctions d’aiguillage, de régulation, d’information voyageurs, et de supervision seront concentrées en un seul lieu. Petit à petit c’est l’ensemble des RER qui va passer sous ce régime.

    Un des dossiers délicat qui s’annoncent, c’est la signalisation du tunnel commun à la ligne D et la ligne B (Châtelet – Gare-de-Lyon). Un tunnel qui est censé faire passer 32 trains par heure (12 du RER D et 20 du RER B) mais a un débit réel de 26 ou 27 trains. Le but est d’arriver aux 32 trains nominaux. Ce qui n’est pas simple, et passe par le nouveau système de CBTC Nexteo, conçu au départ pour le RER E mais avec l’idée, bien présente depuis longtemps, de le généraliser aux RER en zone dense. Avec, à la clé, pour le tunnel commun aux RER B et D, des sujets d’entente avec les propres systèmes de la RATP. Un dialogue dont Didier Bense, ancien de la RATP comme Yves Ramette, son prédécesseur à la tête de SNCF Réseau en Ile-de-France, connaît les termes sur le bout des doigts.

    F. D.

  • Pysae veut faciliter la transition numérique des collectivités

    Depuis le début février, la start-up Pysae, qui a lancé Fleet, l’appli permettant de géolocaliser ses bus sur une carte en temps réel, propose gratuitement aux collectivités d’utiliser son application voyageurs ainsi que son éditeur de données transport. Elle espère ainsi faciliter la transition numérique des collectivités locales, dont « un certain nombre sont sous-équipées en outils informatiques », estime Nicolas Jaulin l’un des dirigeants de Pysae. Cette offre est aussi bien sûr un bon moyen de se faire mieux connaître…

  • Un mort après le déraillement d’un train en Belgique

    Un train qui transportait 85 passagers a déraillé quelques minutes seulement après son départ de la gare de Louvain. Il a provoqué la mort d’une personne et fait 27 blessés, dont trois graves.

  • Suède. Le chantier du tramway démarre à Lund

    Le lancement des travaux du futur tramway a été officiellement célébré le 15 février à Lund. A l’automne 2019, cette ville étudiante du sud de la Suède devrait être la première du pays à bénéficier d’un nouveau réseau de tram lancé depuis un siècle. Longue de 5,5 km, la première ligne reliera la gare centrale de Lund au centre de recherche européen ESS.

  • Un conducteur de train tué, un autre blessé, dans une collision au Luxembourg

    Un train de voyageurs à destination de Thionville (nord-est de la France) a percuté ce matin vers 9h un train de marchandises à Dudelange, entre Zoufftgen, en France, et la gare de triage de Bettembourg, au Grand-Duché. L’accident a fait un mort (le conducteur du train de voyageurs) et deux blessés (le conducteur du train de fret et la salariée des CFL qui contrôlait les billets).

    La CFL (Compagnie de chemins de fer du Luxembourg), qui opérait le train de voyageurs, a indiqué que les enregistrements du système de gestion du trafic montrent que ce train a franchi un signal d’arrêt. « Les causes du dépassement restent à être confirmées par l’enquête en cours », a-t-elle précisé dans un communiqué.

  • L’Arafer dit non aux péages prévus par SNCF Réseau en 2018

    Le gendarme du ferroviaire a indiqué le 8 février avoir « rejeté les péages présentés par SNCF Réseau pour l’horaire de service 2018 » Selon l’Autorité, « le nouveau barème de redevances ne répond pas aux exigences de la réglementation, en particulier européenne, et méconnaît les engagements pris il y a deux ans par le gestionnaire des infrastructures de réformer sa tarification. »
    L’Arafer préconise d’appliquer une facturation à la tonne-km ou à la « silhouette » (c’est-à-dire par type de train), comme c’est le cas dans la plupart des pays européens, alors que la tarification retenue par SNCF Réseau est basée sur le train-km qui présente le risque de discrimination entre les entreprises ferroviaires puisqu’elle ne « reflète pas fidèlement le coût direct d’utilisation du réseau ».
    De plus, les majorations tarifaires envisagées par SNCF Réseau ne sont pas suffisamment justifiées et risquent de nuire à certains opérateurs, estime l’Arafer.
    Elle a de plus ouvert une procédure en manquement à l’encontre de SNCF Réseau qui a modifié en 2017 les conditions d’accès au réseau ferré. Le régulateur veut vérifier que ces nouvelles règles du jeu sont conformes avec la réglementation.