Catégorie : Ferroviaire

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  • Laurent Brun, la carte « jeunes » de la CGT Cheminots

    Laurent Brun, la carte « jeunes » de la CGT Cheminots

    « Il n’a pas besoin d’un micro pour se faire entendre. » Pour un des participants aux débats de Saint-Malo, la voix charismatique qui sort de cette grande baraque de 1,90 m porte loin. Laurent Brun, qui vient d’être élu vendredi matin 20 janvier, nouveau secrétaire général de la CGT Cheminots à l’issue du 43e congrès de la fédération, n’a que 37 ans. « Je dirais qu’il a un sacré dynamisme. Et même de l’aplomb », poursuit notre commentateur.

    Remplaçant un Gilbert Garrel plus rond de corps et de parole, en poste depuis 2010, Laurent brun est un ancien agent d’exploitation. Inscrit au PC, c’est un fils et petit-fils de cheminot. Il a été élu à l’unanimité par les 200 membres du conseil national. Auparavant secrétaire fédéral du secteur de Lyon, « Laurent a la pratique concrète du contact avec les militants, l’expérience du terrain. Comme Gilbert Garrel », tient à souligner notre congressiste. Mais il a aussi clairement pour mission de « faire entendre les jeunes dans l’entreprise ». Parce qu’« aujourd’hui, même si le recrutement est insuffisant ils sont de plus en plus nombreux au fil des départs en retraite ».

    Laurent Brun est lui-même entré à la SNCF en 2000 à la faveur de la vague de 26 000 jeunes embauchés permise par les 35 heures. La CGT cheminote affiche encore 34,33 % au dernier scrutin professionnel et elle reste le premier syndicat représentatif de l’entreprise. Mais son audience s’effrite depuis 15 ans. Elle était à 39,2 % de représentativité en 2000. Pour Laurent Brun, qui a notamment dénoncé à la tribune « les dysfonctionnements du réseau », il sera impératif d’intéresser les nouveaux cheminots aux combats du syndicat contestataire : l’emploi, le statut, l’externalisation de certaines tâches, la sécurité mais aussi la concurrence dans les TER, le désengagement de l’Etat, la dette de l’entreprise. « L’enjeu des années à venir, avant les prochaines élections professionnelles de 2018, sera de mobiliser les jeunes. Mais aussi les femmes. Et les agents de maîtrise et cadres », précise Cédric Robert, chargé de la Communication.

    La CGT vient d’ailleurs de remonter au créneau sur la question du forfait jours, ce nouveau rythme de jours de travail et de repos qui concerne directement les quelque 30 000 agents de ces collèges. Elle a déposé une demande de concertation immédiate auprès de la direction. L’Unsa aussi. De son côté. SUD Rail du sien. Et SUD Rail ne s’est pas associé non plus au préavis de grève déposé par la CGT pour le 2 février prochain. Autant dire que l’unité syndicale est loin d’être prête à refleurir. Même si, assure Cédric Robert, sur le terrain, en régions, les salariés, eux, se mobilisent souvent unitairement, le dernier printemps social et ses embrouilles a laissé des traces toujours vives au sein des fédérations.

    Laurent Brun remplace un Gilbert Garrel qui s’était fait discret depuis ce printemps-là. Parallèlement à la contestation de la loi El Khomri, la mobilisation avait porté sur le texte de la convention collective de branche des travailleurs du rail. La version complète de cette convention, qui se négocie morceau par morceau, est loin d’être établie. A la SNCF, les négociations sur l’important volet de la définition des métiers devraient s’ouvrir. Reste à savoir dans quelle mesure la direction, qui pour l’instant fait la sourde oreille face à la reprise de l’agitation de syndicats, pourra s’entendre avec le nouveau grand gaillard de la CGT.

    Chantal Blandin

  • La qualité de l’air mesurée dans les gares souterraines

    La SNCF a annoncé en janvier avoir signé un partenariat avec Airparif afin d’évaluer la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines. La surveillance sera assurée par Airparif et l’Agence d’essai ferroviaire (AEF, laboratoire d’entreprise de SNCF). « Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du plan national Qualité de l’air intérieur et d’une volonté de SNCF et du Stif de connaître et réduire les concentrations en particules observées », explique la SNCF.

    Une campagne de mesures a ainsi été engagée depuis septembre 2016, pour une durée de deux ans, dans 25 gares souterraines du réseau Transilien (sur un total de 387 gares). « L’étude porte principalement sur les polluants spécifiques des enceintes ferroviaires souterraines, c’est-à-dire les particules et les composés métalliques émis par l’exploitation ferroviaire », indique la SNCF. Ceux-ci peuvent atteindre des niveaux élevés.
    Deux gares vont servir de référence grâce à deux stations fixes : l’une à Saint-Michel-Notre-Dame, sur le quai du RER C, l’autre à Magenta, sur le quai du RER E, équipée par l’AEF. Les résultats seront publiés au fur et à mesure sur le site de la SNCF.

  • SNCF. Benoit Licour nommé secrétaire général TER France

    Benoit Licour est nommé secrétaire général à la direction générale TER France de la SNCF, auprès de Franck Lacroix, patron des TER basé à Lyon. Benoit Licour, 50 ans, diplômé en droit public (Lyon et Lille) et de Sciences-Po Paris, était depuis 2010 secrétaire général et directeur des relations institutionnelles du groupe immobilier lyonnais Maïa. Il a également occupé des fonctions de relations extérieures, notamment auprès des régions, chez SFR et Orange, et de directeur de cabinet du Médiateur de la République. Une expérience auprès des collectivités utile pour mener à bien le plan « Cap TER 2020 » décidé par la SNCF.

  • Le premier train Boa à deux niveaux

    Le premier train Boa à deux niveaux

    Un entretien avec Benoît Stéphan, vice-président commercial et marketing d’Alstom en France. Ville, Rail & Transports. Comment se présente le nouveau train ?
    Benoît Stéphan. Partons de l’expérience passagers. Nous savons qu’il y a dans les RER des passagers qui montent à bord et restent 5 minutes, d’autres 20 minutes, d’autres une cinquantaine. Nous avons créé trois espaces voyageurs différenciés selon ces types de voyages. On accède au train par une plateforme centrale, dans une zone à un niveau, où se fait l’intercirculation entre deux voitures. Cette vaste plateforme offre un confort debout.
    Dans l’espace à deux niveaux, on trouve une zone basse mixte destinée aux voyageurs qui restent à bord une vingtaine de minutes. On trouve là un confort urbain, avec des sièges relevables, un éclairage un peu « peps », un mélange de confort assis et debout, de grands écrans d’information pour les voyageurs. En haut, une zone offrant un confort régional, avec une lumière plus chaude et adoucie, pour un voyage au long cours. Nous avons beaucoup travaillé sur la lumière pour accueillir les voyageurs et différencier les espaces. J’ajoute, à propos du confort, que les trains seront climatisés.

    VR&T. Quelle capacité ?
    B. S. L’X’Trapolis Cityduplex offrira 1 563 places en configuration six voitures, 1 861 avec sept voitures. C’est très important, compte tenu de normes modernes de confort.

    VR&T. Comment accède-t-on au train ?
    B. S. Deux portes larges donnent accès à chaque zone à un niveau. Du fait des différences de hauteurs de quai, nous équipons les voitures de dispositifs d’emmarchement mobile. Les voitures à un niveau pourront accueillir les personnes se déplaçant en fauteuil roulant de plain-pied.

    VR&T. Quelles performances ?
    B. S. Nous offrons des performances d’accélération extrêmement élevées, avec, dans la configuration à six voitures, huit bogies moteurs sur 12 bogies. Ces performances sont requises par le système Nexteo, pour que les trains puissent quitter les quais rapidement. Nous pouvons garantir à la fois une forte diminution de la consommation d’énergie, une récupération de l’énergie de freinage électrodynamique, ce qui diminue aussi les émissions de particules, et une réinjection du courant sur le réseau. Nous offrons 25 % d’économie d’énergie par rapport à un train circulant aujourd’hui sur le réseau.

    VR&T. Quels autres efforts sur les coûts ?
    B. S. Nous avons aussi beaucoup progressé sur le coût de maintenance, en travaillant dès la conception sur la maintenabilité du train, sur les pas de maintenance. Les deux voitures d’extrémité sont des voitures à un niveau dans lesquelles nous avons concentré tous les équipements techniques en toiture, ce qui permet une très bonne maintenabilité. En tout, nous arrivons à une réduction de 20 % par rapport aux coûts de maintenance d’un train connu sur le réseau.
    Je souligne aussi que 85 % du train sera recyclable.

    Propos recueillis par F. D.

  • Le Stif veut instaurer un forfait antipollution

    Le Stif demande à l’Etat de compenser financièrement la gratuité des transports en commun lors des pics de pollution en Ile-de-France. A défaut, il explique qu’il mettra en place un « forfait antipollution ». En effet, suite à une réglementation plus stricte (abaissement des seuils) à compter du 1er janvier, les dépassements devraient être trois fois plus nombreux en 2017, générant un manque à gagner de l’ordre de 80 millions d’euros, qui « serait financièrement intenable et limiterait sa capacité d’investissement dans des transports propres », expose-t-il dans un communiqué. Pour mémoire, les six jours de gratuité en décembre dernier lui ont coûté 23 millions d’euros. Puisque sa requête envers l’Etat a peu de chance d’aboutir, l’AO prévoit de créer une nouvelle tarification incitative, baptisée forfait antipollution : un titre dézoné d’une journée au prix de 3,80 euros. Un tarif jugé « très incitatif pour les automobilistes de grande couronne qui permet d’éviter les effets d’aubaine sans pénaliser les habitants des zones 1 et 2 ». C’est la loi de transition énergétique qui a mis fin à la gratuité systématique.

  • Akiem élargit son offre de maintenance en Europe

    Akiem, leader européen de la location de locomotives, annonce le rachat de 100 % du groupe allemand mgw Service, un acteur indépendant majeur qui réalise la maintenance et la révision de locomotives électriques et diesels pour le compte d’opérateurs ferroviaires de fret et voyageurs. Le groupe de 70 salariés dont le siège est basé à Cassel est principalement présent en Allemagne depuis son atelier à Krefeld (Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie), en Suède (Hallsberg – Conté d’Örebro), mais aussi en Suisse, Italie et Pologne. Il a réalisé en 2016 près de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Akiem va ainsi renforcer son offre de location avec maintenance incluse. Son président, Fabien Rochefort déclare qu’il s’agit d’« une étape significative de développement en Europe ». Signé le 28 décembre 2016, ce rachat devrait devenir effectif après l’avis des autorités européennes de la concurrence attendu à la fin du premier trimestre 2017.

     

  • Keolis gère toutes les mobilités à Dijon

    Keolis gère toutes les mobilités à Dijon

    L’opérateur historique du réseau dijonnais a été reconduit le 22 décembre pour une nouvelle DSP de six ans. Depuis le 1er janvier, Keolis gère les bus et tram Divia, mais aussi les vélos, en libre service (400) ou location (800), les services PMR, les 9 parkings, le stationnement sur voirie et même… la fourrière. style= »margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt »>
    L'opérateur historique du réseau dijonnais souligne qu’il s’agit du premier contrat de délégation de service public (DSP) englobant toute l’offre de mobilité. Chiffre d’affaires cumulé attendu : 435 millions d’euros, correspondant à un engagement de 145 millions d’euros de recettes.

    Pour gérer cette offre globale de mobilité portée par le Grand Dijon, communauté urbaine de 255 000 habitants et 24 communes, le groupe s’appuie sur ses filiales : Cykleo pour les vélos, Effia pour le stationnement (8000 places dont 4500 sur voirie) et EGS (fourrière). Autre première en France : la création de la première fourrière à vélo de France. « Ce projet de mobilité entend effacer l’opposition fréquente entre utilisateurs de la voiture et usagers des transports collectifs et autres modes alternatifs, afin de privilégier la gestion partagée de l’espace public », explique la filiale de la SNCF dans son communiqué.

    Côté engagements, Keolis devra assurer le renouvellement du parc de 400 vélos en libre-service (VLS) des 40 stations, ainsi que celui des bus non hybrides à l’horizon 2019 (Divia compte déjà 102 bus hybrides sur une flotte de 200 bus), mais aussi rénover les parkings ‑ 7,2 millions d’euros d’investissement sont prévus – et le matériel de transport des PMR. L’exploitant s’engage aussi à remplacer la navette DiviaCity du centre-ville par des véhicules 100 % électriques et promet de mettre son expertise en matière de mobilité connectée et d’open data au service de la collectivité « pour accompagner activement sa politique de mobilité ambitieuse et novatrice et faire de la future métropole une smart city ».

    Il est déjà prévu de lancer dès cette année un nouveau site web avec application unique pour tous les services de mobilité qui seront accessibles grâce une carte de transport unique. Il sera également possible de payer son transport directement avec sa CB ou son smartphone. « Avec ce contrat unique en France, Keolis confirme sa capacité à relever les défis de la mobilité du quotidien : accessibilité, transition énergétique et intégration multimodale pour faciliter les déplacements des citoyens », a commenté Frédéric Baverez, le directeur exécutif groupe France.

    Avec 750 salariés, Keolis Dijon Mobilités proposera 11,4 millions de km par an sur les lignes Divia bus (18 lignes) et tram (2 lignes), qui ont permis 47,3 millions de voyages l’an passé. La marque se déclinera en DiviaPark, DiviaVélo (location), DiviaVelodi (VLS), Divia VéloPark (vélostations), Divia Pouce (auto-stop organisé) et DiviaFourrière.

    La société Keolis était la seule et unique candidate à l'appel d'offres après l’abandon de Transdev et malgré le recours en annulation de l’appel d’offres lancé en juin 2015 engagé par trois gestionnaires de parking (dont Q-Park et Indigo) qui avaient obtenu gain de cause devant le tribunal administratif au printemps. Décision cassée par le conseil d’Etat en septembre dernier qui met en avant la liberté de la collectivité de choisir le périmètre d’une délégation de service public.

    Une situation qui a été déplorée par l’opposition. Lors du vote en conseil communautaire le 22 décembre, l’Union de la droite et du centre s’est ainsi abstenue en regrettant notamment que la création de deux nouveaux parkings-relais n’ait pas été prévue, à l’ouest et au sud de l’agglomération. De son côté, le groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon a voté contre, son président Emmanuel Bichot ayant toujours défendu une DSP en plusieurs lots ou bien l’examen d’un passage en SPL. Selon lui, il n’est « pas souhaitable de négocier avec un seul interlocuteur en position de force pour dicter ses conditions ».

    C. N.

  • Une nouvelle carte SNCF pour attirer les jeunes

    La SNCF va lancer dans quelques jours une nouvelle carte baptisée Happy Card, s'adressant aux 16-27 ans et leur permettant un nombre de voyages illimité dans les TGV et les Intercités pour 79 euros par mois, selon Le Parisien du 10 janvier. Cette carte nécessitera un engagement de trois mois minimum souscrit par Internet,  précise le quotidien.

    La SNCF cherche ainsi à reconquérir cette tranche d'âge qui a tendance à se détourner du train alors qu'elle représente les clients de demain. Une étude de l'Arafer publiée il y a quelques jours a montré en effet que les moins de 25 ans constituent une forte proportion des utilisateurs du covoiturage et des autocars Macron, qui proposent à la fois des petits prix et plus de souplesse que le train.

  • SNCF Réseau lance sa propre filiale de drônes

    SNCF Réseau a lancé début janvier une filiale dédiée aux drônes, baptisée Altaméris, afin de collecter grâce à 12 engins volants des  données pour la surveillance de ses infrastructures. Il est aussi prévu qu'Altaméris puisse proposer ses prestations à d'autres entreprises.

  • Effia retenu par Saint-Malo pour gérer le stationnement

    Depuis le 3 janvier, Effia, la filiale de Keolis, est chargée de mettre en œuvre le nouveau plan de stationnement de Saint-Malo. Ce plan prévoit de créer trois nouveaux parkings et de faire passer le nombre de places payantes à 4 200 dans la ville bretonne. 177 horodateurs « nouvelle génération » vont également être installés, acceptant différents modes de paiement : carte bancaire, paiement sans contact, applications mobiles et cartes Korri'Go. Ce contrat géré par Effia va durer 12 ans et générera un chiffre d'affaires cumulé de 37 millions d'euros.