Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • A Toulouse, Tisséo revoit ses tarifs

    La hausse du tarif jeunes et la fin de la gratuité pour les seniors, dont l’annonce fait grincer des dents à Toulouse depuis plusieurs mois, devraient être entérinées en conseil syndical le 19 octobre, pour une entrée en vigueur au 1er juillet 2017. Cette décision fait suite aux préconisations de la Cour régionale des comptes qui avait estimé en 2012 le coût des différentes gratuités sans conditions de revenus à 21,1 millions d’euros.

    Plusieurs manifestations d’étudiants et une pétition ayant recueilli 20 000 signatures n’ont pas réussi à faire fléchir l’AOT qui mettra fin à un tarif jeunes à 10 euros. La majorité des moins de 26 ans payera désormais l’abonnement mensuel 15 euros, qui restera le moins cher de France avec Grenoble.

    La tarification selon les ressources s’appliquera également aux seniors qui voyageaient à l’œil depuis les années 70. Ces évolutions tarifaires devraient apporter 10 millions d’euros de recettes supplémentaires à Tisséo et permettre de rattraper l’érosion de la recette moyenne par déplacement, à une période où d’énormes investissements doivent être engagés pour les transports en commun, notamment pour la troisième ligne de métro.

    Catherine Sanson-Stern

  • La région Paca rompt les négociations avec la SNCF sur ses TER

    Christian Estrosi a annoncé le 6 octobre qu'il rompait les négociations avec la SNCF sur le renouvellement de sa convention TER qui arrive à échéance à la fin de l'année. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur estime que le devis demandé pour l'année en cours (291 millions d'euros) est trop élevé. « Il y a 36 millions de trop », a-t-il estimé en rappelant avoir comptabilisé depuis janvier « 86 trains en grève, annulés ou en manque de conducteurs ».
    Au cours d'une conférence de presse, il a indiqué qu'il soumettra le 3 novembre aux élus régionaux « un budget unilatéral pour le devis de 2016 ». Le président de la région affirme qu'il souhaite accélérer l'ouverture à la concurrence en faisant de sa région une « pionnière dans ce domaine ». Plusieurs pistes alternatives seront étudiées, a-t-il précisé.

  • Alstom. Comment Belfort a été « sauvé »

    Alstom. Comment Belfort a été « sauvé »

    C’est la surprise du chef. L’Etat s’est engagé le mardi 4 octobre à acheter en direct 15 rames TGV. Il s’agira d’Euroduplex, Alstom ne produisant plus que ces rames à deux niveaux. But de la commande : sauver la production à Belfort. Le dimanche précédent, le Premier ministre, Manuel Valls, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro s’y était engagé : « Mardi, nous sauverons le site Alstom de Belfort. » C’est ce qu’avait demandé François Hollande. Et cette commande, comme d’autres, a été actée par le communiqué commun publié le 4 octobre par Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’industrie, et Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom, à l’issue de la réunion qui s’est tenue le matin à la préfecture du Territoire.
    Sauver Belfort ? Mais à quel prix ! La SNCF aujourd’hui n’a pas besoin de TGV supplémentaires. Elle l’a fait savoir. Elle n’avait pas pu résister à la pression d’Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui l’avait forcée à acheter 40 rames au lieu de 30. Mais c’est déjà un effort énorme. C’est donc l’Etat qui s’y colle et qui, pour la première fois, va acheter en direct. Et sans appel d’offres, ce qui peut poser un petit problème juridique. Que vient faire l’Etat ? Il exerce directement la responsabilité d’autorité organisatrice sur les Intercités. Et c’est sur la ligne Intercités Bordeaux – Marseille qu’il va affecter ces TGV qu’il achète. Quitte à les louer ensuite à l’exploitant qui, en l’état actuel, ne pourrait être que la SNCF.
    S’agissant des Intercités, l’Etat avait déjà commandé 34 rames Coradia Liner à Alstom, en 2013. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, a de plus annoncé la commande imminente de 30 nouvelles rames de ce type, a priori en version à 160 km/h. Cette dernière commande est confirmée par le communiqué commun.
    L’ensemble de ces commandes est destiné aux Intercités dont l’Etat entend se désengager pour en rétrocéder la responsabilité aux régions. Elles sont passées, sans appel d’offres, dans la commande-cadre TER de 2009 avec Alstom pour un millier de Régiolis.
    Mais, de plus, le secrétaire d’Etat avait annoncé le lancement prochain, d’ici la fin de l’année, d’un appel d’offres, sur 30 nouvelles rames, concernant les Intercités dont l’Etat entend garder la responsabilité. Si on a bien compris, la commande qui vient d’être annoncée à Belfort entre dans le contingent de ces 30 derniers trains. On attendait une enveloppe globale d’un milliard pour les trains des trois lignes structurantes dont il va garder la responsabilité. Et la desserte de Bordeaux – Marseille est l’une de ces trois lignes structurantes. Le volume du futur appel d’offres serait donc réduit de moitié, la nouvelle tranche de 15 TGV représentant un montant de l’ordre du demi-milliard d’euros.
    La décision de l’Etat est extrêmement surprenante. D’abord, sur les lignes concernées par ce prochain appel d’offres, on s’acheminait vers une solution à 200 km/h (avec, il est vrai, une solution plus rapide envisagée pour Bordeaux – Marseille). Solution conforme aux vœux d’Alstom… puisqu’elle permettait au constructeur de présenter une nouvelle version dérivée de son matériel régional Coradia. En d’autres termes, Alstom s’apprêtait à être mis en concurrence – ce qui est toujours embêtant ! – mais sans avoir à développer un nouveau train. Solution peut-être maintenue pour les deux lignes structurantes qui restent (Paris – Clermont et Paris – Limoges – Toulouse). Mais, sur Bordeaux – Marseille, pour Alstom, la vie est belle. Pas d’appel d’offres et le top de la gamme. Des trains aptes à 320 km/h, que l’on fera rouler au ralenti sur l’essentiel du parcours…
    Mais, le plus stupéfiant, bien sûr, c’est la logique économique de cette décision. On était prêt, selon les dernières indications gouvernementales, à faire circuler des rames Coradia Liner, qui reviennent à 13 millions l’unité. On se retrouve avec des TGV, qui coûtent aujourd’hui 30 millions pièce. Certes, les deux investissements reviennent à quelque 55 000 euros par place assise, des Coradia adaptées à 200 km/h et au confort Intercités coûtant sans doute plus cher que 13 millions pièce, mais encore faut-il remplir ces places assises ! Et certes, l’Etat peut négocier les prix.
    Soit dit en passant, cela souligne le manque d’un train Grandes lignes moderne dans la gamme produite en France. Un manque que souligne depuis longtemps Gilles Savary. Le communiqué publié le mardi 4 octobre par le député socialiste de Gironde, rapporteur de la loi ferroviaire, y insiste, tout en soutenant que l’Etat a choisi la « moins mauvaise solution » en sauvant ainsi Belfort.
    Les autres pistes avancées par Christophe Sirugue et Henri Poupart-Lafarge sont moins inattendues. Le communiqué fait état de 21 rames Euroduplex. Il faut en effet ajouter aux 15 rames commandées pour les Intercités les six rames que la SNCF s’apprêtait à acquérir bon gré mal gré pour la desserte du nord de l’Italie et qui avaient déjà été évoquées par Alain Vidalies.
    D’autre part, le site va investir pour développer les activités de maintenance et de rénovation. Ces services sont déjà proposés aux opérateurs, mais il faut moderniser l’outil industriel si on veut en faire, un vrai « Centre européen ». Un investissement de cinq millions, qui s’ajoutent aux cinq millions pour la diversification du site, aux 30 millions investis avec l’Ademe pour le TGV du futur et aux 30 millions pour développer et industrialiser une plateforme de locomotive de manœuvre hybride ou diesel.
    Cette diversification comprend en particulier le Bus du futur, déjà mentionné par Manuel Valls. Le système de recharge rapide (SRS) développé par Alstom pour le tramway de Nice est adaptable aux camions ou aux bus. Il pourrait être développé à Belfort.
    Le communiqué commun du gouvernement et de l’entreprise mentionne d’autre part la commande via SNCF Réseau de « 20 locomotives destinées au secours des trains en panne », en fait des Prima H4 similaires aux engins hybrides destinés aux CFF. Jusqu’à présent, Alain Vidalies avait fait état de l’appel d’offres en cours lancé par la RATP sur 12 engins de travaux destinés au RER A et dont les résultats devaient être annoncés en novembre.
    Gilles Savary juge au bout du compte que l’on a choisi la moins mauvaise solution. Mais, à, la veille de la réunion du 4 octobre, il se montrait exaspéré par la façon dont se présente le dossier. Pour le député de Gironde, Alstom « prend en otage les politiques. Nous ne sommes pas au chevet d’une entreprise en difficulté, nous sommes au chevet d’une entreprise florissante. Il n’y pas de problème Alstom, il n’y a que les problèmes qu’Alstom se pose à lui-même, ou que les politiques se posent à eux mêmes en ayant hystérisé cette affaire ».
    Et de déplorer l’attitude d’Alstom, qu’il résume ainsi : « Je suis une entreprise libérale et autonome et, en France, je vis sur la bête, c’est-à-dire la SNCF, y compris en la forçant au suréquipement ou au mal équipement. » Or, dit-il, « cela ne sert pas Alstom, le groupe devient addict ».
    S’il faut faire un geste pour « sauver » Belfort, il faut qu’il ait une contrepartie : « Le patriotisme économique n’est pas à sens unique. » Ce que Gilles Savary rappelle dans son communiqué du 4 octobre : « ll est à souhaiter que le patriotisme économique sollicité du gouvernement invite également Alstom à mieux répartir ses commandes étrangères sur ses usines françaises. » Comme il nous le disait, à la veille de la décision, « à quoi bon, sinon, avoir un leader du ferroviaire ? »
    François DUMONT,
    avec Patrick LAVAL

     

  • Strasbourg reçoit sa première rame Citadis

    La première d'une série de douze rames Citadis destinées à l'exploitation de la ligne D, en cours d'extension vers Kehl en Allemagne, a été livrée…  

    à Strasbourg le 3 octobre. Homologuées par les services de la TAS (Technische Aufrichtsbehörde für Strassen- und Stadtbahnen) à Stuttgart, ces rames répondent aux exigences réglementaires en vigueur outre-Rhin (troisième phare à l'avant, luminaires sur les côtés) et restent interopérables sur l'ensemble du réseau de la CTS. Commandées à Alstom pour un prix unitaire de 3,4 millions d'euros, elles présentent un "nez" au design inédit, un éclairage LED et offrent une capacité de 288 passagers, contre 270 places dans leur configuration habituelle (45 mètres) à Strasbourg. Les essais en ligne débuteront fin octobre pour le nouveau matériel. Les premiers essais sur la ligne Strasbourg-Kehl (2,7 kilomètres de voies nouvelles) sont prévus en janvier 2017 pour une mise en service promise en avril 2017. 

    O.M.

  • Keolis dévoile son enquête sur les voyageurs et leurs usages digitaux

    Dis-moi quels services tu utilises et je te dirai quel voyageur tu es. Dans le cadre de l’Observatoire des mobilités digitales créé en 2015 …  

    par Keolis et Netexplo, 2783 personnes ont été interrogées pour connaître les différentes utilisations du digital au cours de leurs déplacements. Trois catégories de profil sont distinguées, selon l’étude qui a été présentée le 4 octobre : les « Digi’mobiles » qui représentent 31 % des sondés, à l’aise avec le digital, voire « accros » au smartphone. Ce groupe peut encore se différencier entre autonomes (21 %) et hyperactifs (10 %).

    Deuxième catégorie : les connectés (39 % recensés), ont pris le virage du digital mais restent « encore ancrés dans le web 1.0 », commente Eric Chareyron, le directeur prospective de Keolis. Ils sont soit suiveurs à 14 % en attente de modernité,  soit « web assis » en attente de simplicité.

    Enfin, 30 % des personnes interrogées sont « off-line », autrement dit peu utilisateurs de services digitaux. Ce sont soit des personnes isolées (20 %) soit fragiles (10 %, majoritairement des personnes âgées).

    Keolis relève « trois attentes d’assistance numérique prioritaire : mobilier urbain connecté, sécurité et guidage ». Et annonce une prochaine étude étendue à l’international sur le sujet.

  • Les agents de la Suge et du GPSR pourront être armés en civil et armés

    Depuis le 1er octobre, des mesures prévues par la loi Savary du 22 mars 2016 sont entrées en vigueur. Elles visent à renforcer la prévention et la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs en renforçant les capacités d’action des agents des services internes de sécurité de la SNCF (Suge) et de la RATP (GPSR). Les possibilités d’exercer leurs missions en civil et en étant armés leur sont étendues (ils sont pour cela soumis à des critères d’expérience et de formation, et doivent faire l’objet d’un agrément par le préfet de police ou de département). Ces agents sont aussi désormais autorisés, en cas de menaces graves constatées par le préfet, à procéder à des palpations de sécurité notamment à l’entrée des gares ou des trains. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 22 mars 2016, ils étaient déjà autorisés à procéder à des inspections visuelles et à des fouilles de bagages des voyageurs.

  • Grave accident de train dans la banlieue de New York

    Un grave accident de train de voyageur s’est déroulé dans la banlieue est de New York, le 29 septembre, vers 8 heures (heure locale, soit 14h à Paris). Pour une raison encore inexpliquée, la rame 1614 de la ligne Passak Valley ne s’est pas arrêtée au bout de quai, au terminus d’Hoboken, franchissant le quai tranversal au bout des voies, et pénétrant dans le hall de cette gare.

    La ligne est exploitée par les transports publics du New Jersey (New Jersey Transit), l’état qui jouxte la ville de New York, à l’est, sur l’autre rive (ouest) de l’Hudson.

    Les autorités restaient très floues sur le bilan, trois heures après l’accident, avançant qu’une centaine de personnes serait touchées majoritairement de façon grave.

  • La Fnaut publie un manifeste des usagers

    A l’occasion d’un colloque qu’elle organise aujourd’hui, « Rail 2020 », la Fnaut a présenté un Manifeste des usagers, intitulé Pour un renouveau de la mobilité ferroviaire. « Elle attend l’ouverture du système ferroviaire à la concurrence sous la forme de délégations de service public (TER) voire aux risques et périls des exploitants (Intercités et trains de nuit), gage d’amélioration de la qualité et d’engagement de la SNCF dans une logique de gains de productivité et de baisse des coûts », écrit la fédération d’usagers dans ce manifeste. Elle plaide aussi pour la complémentarité « voulue et assumée entre le rail et les autres modes de transport ».
    La politique des transports doit s’inscrire dans la lignée de la COP21, estime la Fnaut et donc « intégrer les coûts des externalités dans les modèles économiques de chaque marché et mettre en application la taxe carbone ». Elle propose de s’appuyer sur le double principe de l’utilisateur-payeur et du pollueur-payeur pour le financement.

  • La SNCF veut réduire ses coûts de 20 % en quatre ans

    A l’occasion du séminaire qui a réuni en Normandie durant trois jours, du 26 au 28 septembre, 800 managers venus du monde entier Guillaume Pepy a exprimé sa vision de l’entreprise en 2024. Une vision contrainte par des finances publiques à la diète et par les récentes orientations gouvernementales qui pourraient aboutir à une dégradation des comptes de la SNCF et de la dette ferroviaire (de la reprise en main des négociations sociales à la SNCF à la toute récente affaire Alstom qui pourrait conduire la SNCF à acheter des rames dont elle n’a pas besoin, ou encore la décision de faire financer le projet CDG Express en partie par SNCF Réseau sans se soucier de l’aggravation de la dette).

    D’où un fil rouge pour la SNCF : la discipline budgétaire. Cela passe, selon Guillaume Pepy, par l’amélioration de la rentabilité des différents métiers (Fret SNCF, TER, Geodis, Keolis…). Le patron du groupe ferroviaire fixe la réduction des coûts « hors production » à 20 % en quatre ans, ce qui représente le double du rythme actuel. Cet objectif est baptisé « Programme 4 x 5 % ». « Il faut changer de braquet », a-t-il expliqué, en conseillant de recourir au benchmark, tant externe qu’interne.

    Au chapitre des développements, Guillaume Pepy veut renforcer l’activité Voyageurs, tout particulièrement dans le transport urbain, le mass transit ainsi que sur la longue distance à petits prix. En 2017, Voyages-sncf.com sera la plateforme de distribution et de relation client Web de tous les produits voyageurs, a-t-il indiqué. Le site créera une plateforme de distribution de mobilité européenne pour tous les services.

    Le patron de la SNCF veut également poursuivre les investissements massifs dans les mobilités partagées, les plateformes digitales ou les hubs multimodaux. L'investissement dans le digital atteindra ainsi 200 millions d'euros en 2017. Il souhaite conforter les gares dans leur rôle de pôles multimodaux et l’immobilier dans sa fonction de levier de financement supplémentaire. Enfin, Guillaume Pepy veut placer SNCF Logistics dans le top cinq des logisticiens mondiaux.
    En interne, le patron de la SNCF veut mieux « croiser » les différentes expertises et promouvoir la mobilité au sein du groupe. Celle-ci, estime-t-il, devra augmenter de 50 % en trois ans. Enfin, il a annoncé la nouvelle signature du groupe : « Rapprochons-nous ». « C'est un engagement. Cela dit beaucoup de l'unité nécessaire des salariés et du management du groupe. Et de notre relation au pays, celle d'une entreprise qui n'oublie ni son rôle industriel, ni sa vocation d'intérêt général et ses missions de service public. Et puis, nous sommes dans le camp du lien : dans un monde qui se divise, c'est aussi un parti pris dont on peut être fier », a déclaré Guillaume Pepy en guise de conclusion.    

    M.-H. P.

     

  • Les députés approuvent la liaison CDG Express

    Les députés ont approuvé en première lecture, le 27 septembre, le projet de loi sur CDG Express, la liaison ferrée directe et dédiée entre la gare de Paris-Est et l’aéroport de Roissy. Le texte prévoit la création d’une société pour réaliser la liaison CDG Express qui sera détenue par ADP et SNCF Réseau. « En faisant porter le financement de la future voie de chemin de fer Aéroport Charles-de-Gaulle – Paris par une société de projet dans laquelle entre au capital SNCF Réseau, et en faisant fi de la règle d’or permettant d’éviter toute dérive future, le gouvernement vient de renoncer à l’un des garde-fous les plus innovants de la loi sur la réforme ferroviaire », a aussitôt dénoncé le député UDI de la Meuse Bertrand Pancher. C’est désormais au tour du Sénat de se prononcer.