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Catégorie : Ferroviaire
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La SNCF mise sur le low cost
La SNCF a présenté le 3 septembre sa nouvelle offre de voyages longue distance…
Elle consiste à inonder le marché en proposant des volumes d’offres massifs, à la fois en développant l'offre ferroviaire low cost avec Ouigo et les Intercités à bas prix baptisés Intercités 100 % Eco, et en multipliant les lignes de bus avec son service rebaptisé Ouibus (ex IdBus).
« Les clients nous disent qu’ils veulent pouvoir voyager plus, en trouvant des moyens de transports adaptés à leurs moyens et avec l’assurance de trouver le meilleur prix du marché. Bref, ils veulent plus pour moins cher », explique Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyageurs. «Nous proposons une nouvelle gamme que nous souhaitons plus étendue, mais aussi plus simple et plus claire ».
Ainsi, aux TGV classiques qui desservent aujourd’hui 230 gares (et dont fait partie IdTGV), va s’ajouter une offre élargie de Ouigo, ces TGV dont les modes de production ont été revus pour abaisser les couts (leur espace a été notamment revu pour transporter plus de voyageurs et ils ne partent pas forcément de gares en centre ville pour éviter de payer des redevances trop élevés). « Notre objectif est de les déployer sur toute la France », indique Rachel Picard, directrice de Voyages SNCF. D’abord, en 2016, au nord et à l’ouest, puis vers le sud ouest, plus tard enfin à l’est. Plus de 6 millions de voyages seront proposés à partir de 10 euros l’année prochaine. Puis dix millions en 2018.
Les Intercités 100 % Eco vont également être développés. Dès 2016, ils relieront Nantes et Strasbourg.
Enfin, des lignes de bus « avec des standards SNCF » vont aussi être proposées sur tout le territoire. Les premières commenceront à fonctionner dès le 4 septembre. 130 liaisons sont prévues en 2016 (7 de nuit) vers 46 destinations dont 35 en France. « Nous avons travaillé sur des bassins excentrés, mais aussi des trajets où le covoiturage est important, et nous proposerons aussi des horaires adaptés de jour et de nuit ». De son côté, Guillaume Pepy, le PDG de SNCF Mobilités assure que la SNCF "n'a pas cherché à affaiblir le train".
Quatre gares seront utilisées en Ile-de-France, à Bercy, la Défense et aux aéroports d’Orly et de Rossy. 8 millions de voyages sont attendus en 2018 (4 millions en 2016).
Aujourd’hui, le marché de la longue distance représente 400 millions de voyageurs annuels pour la SNCF. La SNCF détient 10 % de parts de marché, la voiture individuelle au moins 82 %. « Nous allons doubler en un an l’offre de petits prix garantis. Et nous la triplerons en trois ans », assure Barbara Dalibard. En 2018, on comptera 18 millions de voyages à petits prix, à partir de 5 ou 10 euros, indique de son côté Rachel Picard. « L’offre existante ne sera pas canibalisée car nous parions sur la hausse du trafic », poursuit la directrice générale de SNCF Voyages. « Faire du bus, ce n’est en rien renier le train », assure encore Guillaume Pepy.
L’ensemble de l’offre sera accessible sur www.voyages-sncf.com. Qui se gardera d’influencer le client. Quant à savoir comment se répartira à terme l’activité de la SNCF entre TGV, Intercités et bus, c’est une autre histoire. Que la SNCF se garde bien d’imaginer.
SNCF Réseau renforce la protection du site de Calais-Frethun
Le gestionnaire d'infrastructure ferroviaire SNCF Réseau a annoncé le 2 septembre le renforcement de la protection de son site de Calais-Frethun (Pas-de-Calais) qu'empruntent les migrants pour pénétrer sur les installations d'Eurotunnel.
« Ce renforcement de la protection […] passe par la mise en place de clôtures de haute sécurité identiques à celles posées sur le port de Calais sur une longueur de 13 km », a indiqué SNCF Réseau dans un communiqué.
SNCF Réseau et Eurotunnel ont finalisé un accord la veille lors de la visite sur site du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. « Sa mise en œuvre a débuté dès le 1er septembre et s'achèvera fin octobre », a précisé un porte-parole de SNCF Réseau.Sécurité ferroviaire. Le point de vue de Bruxelles
Cela n’aura pas tardé : après l’attaque du Thalys du 21 août, la commissaire européenne aux Transports, Violeta Bulc, a annoncé sur Twitter son intention de passer en revue les procédures de sûreté pour les trains de passagers. « La sécurité et la sûreté des passagers sont notre première priorité », a tweeté la commissaire. Faut-il dès lors s’attendre à de nouvelles règles européennes, semblables à celles mises en place dans l’aérien ? Le porte-parole de la commissaire a tôt fait de tempérer : « Le transport aérien est très différent du transport ferroviaire », a-t-il expliqué, appelant à « ne pas tomber dans un hyperactivisme qui pourrait se révéler contre-productif ».
Mais si elle évoque la « proportionnalité », Bruxelles s’activera bien ces prochains mois sur la sûreté ferroviaire. Au niveau technique, la Commission s’est dite disposée à travailler dans le cadre d’un groupe d’experts sur la sûreté des transports terrestres déjà mis en place en 2012, mais dans lequel la sûreté des trains n’avait jusqu’ici récolté qu’un « intérêt moyen » de la part des Etats. « On espère une dynamique différente », dit maintenant une source.
Quant aux ministres européens des Transports, ils devraient en discuter lors d’un Conseil Transports programmé le 8 octobre, à Luxembourg. La possibilité d’installer des portiques de sécurité pour l’accès aux lignes à grande vitesse « sera certainement une question clé » lors de cette réunion, a indiqué le porte-parole de Violetta Bulc. La Commission voudrait également mettre sur la table les questions de formation du personnel de bord et du recours à la vidéosurveillance, de même qu’elle voudrait évoquer avec les Etats la possibilité de recourir à des gardes armés dans les trains (c’est permis dans les avions).
Autant de sujets que les commissaires Violetta Bulc et Dimitris Avramopoulos (Affaires intérieures) ont déjà évoqué lors de la réunion qui a rassemblé à Paris, ce 29 août, les ministres des Transports et de l’Intérieur de neuf Etats (France, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse, Italie et Espagne). Une porte-parole de la présidence luxembourgeoise de l’UE explique que la possibilité de « communautariser certains efforts » sera évaluée suite à la réunion de Paris.
Au sortir de la réunion, Violeta Bulc a confirmé que « la sécurité doit être proportionnée à la menace ». Les neuf pays européens se sont notamment mis d’accord pour « intensifier les échanges d’information entre les services, notamment en utilisant toutes les possibilités du Système d’Information Schengen (SIS) ». Les ministres ont jugé que « des opérations coordonnées et simultanées de contrôles sur certains trajets ciblés » étaient indispensables.
Concrètement, une série de mesures pour la plupart à l’étude ont été annoncées, en tenant compte des législations nationales : renforcement des contrôles d’identité et inspection plus fréquente des bagages des passagers dans les gares et les trains, augmentation du nombre de patrouilles mixtes, extension des billets nominatifs…
Isabelle SMETS, à Bruxelles
La Belgique veut ficher les passagers ferroviaires
La Belgique veut établir un fichier national des données des passagers des compagnies aériennes (PNR) et des utilisateurs des trains et bateaux internationaux, a indiqué le 31 août le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. Ce projet européen de fichier européen des données de passagers, qui ne concerne que les compagnies aériennes, est examiné depuis 2011 par le Parlement européen, où son adoption est freinée par des interrogations de députés sur la protection des libertés individuelles.
Trois pays de l'UE – Royaume-Uni, Italie et Espagne – se sont déjà dotés d'un PNR national pour les passagers des compagnies aériennes. La Belgique est le seul pays qui a annoncé son intention d'étendre cette mesure aux passagers des trains et des bateaux.
Un porte-parole de la Commission européenne a indiqué que le sujet de la sécurité dans les transports serait abordé lors d'une réunion du groupe de travail Transports le 11 septembre puis lors du Conseil des ministres des Transports le 7 octobre.Combiwest renonce à bloquer les trains
La société de fret ferroviaire Combiwest, créée par des agriculteurs bretons, a finalement renoncé à bloquer le trafic des trains en région parisienne jeudi pour protester contre les entraves à son développement. Selon son président Jean-François Jacob, la préfecture de Bretagne, à qui il avait demandé une autorisation, lui a rappelé qu'aucune préfecture ne peut donner d'autorisation de blocage du trafic ferroviaire.
Combiwest voulait à la fois soutenir les agriculteurs bretons, qui doivent manifester le 3 septembre à Paris, et alerter sur les entraves d'exploitation qu'elle affirme subir. "Il n'y a pas eu une semaine depuis 4 ans où Combiwest n'a pas connu d'entrave, de vol ou de sabotage" de ses outils, a assuré Jean-François Jacob, indiquant que les pertes directes pour l'entreprise depuis 2011 s'élevaient à plus de 10 millions d'euros (soit 30% du chiffre d'affaires), en raison de ces entraves de la part du gestionnaire de réseau SNCF Réseau (ex-Réseau ferré de France), chargé d'attribuer les sillons.La SNCF, de son côté, fait état du volume important de travaux sur le réseau ferroviaire breton, qui complique les circulations et la gestion des six millions de sillons annuels, et se dit étonnée des accusations de vol et sabotage.

Métro. La ligne du Queens Boulevard Line à New York sera automatisée
Le 27 août, Siemens a annoncé avoir remporté un contrat de 130 millions d'euros pour automatiser une ligne de métro
à New York. L'industriel installera le système de contrôle-commande automatisé CBTC surla Queens Boulevard Line, l’une des lignes les plus fréquentées de la Metropolitan Transportation Authority (MTA) qui gère le réseau de transports publics de New York.
Le recours à la technologie CBTC à transmission radio permettra d'accroître la fréquence des rames sur le réseau et par conséquent de transporter plus de voyageurs. Chaque jour, plus de 250 000 voyageurs empruntent la ligne. D’une longueur de 43 kilomètres environ, la Queens Boulevard Line relie Jamaica Station, dans le Queens, aux principaux quartiers d’affaires de Manhattan. Dans le cadre de la commande, Siemens livrera également des équipements embarqués pour les 305 rames du réseau.
Plus de 20 opérateurs de métro utilisent déjà la technologie CBTC de Siemens, y compris Paris. En 2012, Siemens avait déjà installé sa technologie CBTC sur la ligne Canarsie, dite L, de la MTA, entre Manhattan et Brooklyn.
La France va renforcer la sûreté dans les trains
Le gouvernement a confirmé le 29 août la mise en œuvre prochaine de contrôles aléatoires des bagages et le renforcement des patrouilles armées à bord des trains transfrontaliers et des TGV, en réaction à l'attentat du Thalys et à l'issue d'une réunion des ministres de l'Intérieur et des Transports de neuf pays européens à Paris.
« Nous allons aussi renforcer les patrouilles, c'est-à-dire la présence de gens armés », en priorité à bord des trains transfrontaliers mais « aussi sur les TGV », a indiqué Alain Vidalies. Ces patrouilles, « nous allons les multiplier avec une grande ampleur, avec du personnel supplémentaire », a poursuivi le secrétaire d'Etat aux Transports, sans chiffrer ces futurs renforts.
Par ailleurs, les pouvoirs des agents de la Surveillance générale (Suge, police ferroviaire de la SNCF) seront renforcés pour leur permettre d'effectuer des fouilles visuelles des bagages, à l'instar des agents de sécurité des grands magasins.
Ce point nécessitera toutefois « une modification législative qu'on va faire très rapidement », a assuré le gouvernement. Une proposition de loi « de lutte contre la fraude et de renforcement de la sûreté dans les transports » a d'ores et déjà été annoncée par le député (PS) Gilles Savary et pourrait servir de véhicule à certaines mesures du gouvernement.
Ce texte « pourrait être voté avant la fin de l'année », a affirmé dans un communiqué la SNCF, qui « s'engage à mettre en œuvre dans les délais les plus courts » les dispositions qui seront votées par le Parlement.
Toutes les mesures envisagées seront évoquées lors d'une réunion du Comité national de la sécurité dans les transports en commun, convoquée le 17 septembre par le ministre de l'Intérieur. Le gouvernement étudie enfin « la possibilité de rendre obligatoire la détention de papiers d'identité dans les gares ou dans les trains », a signalé en outre Bernard Cazeneuve.Combiwest menace de bloquer le trafic ferroviaire
La société de fret ferroviaire Combiwest, créée par des agriculteurs bretons pour transporter leurs produits, menace de bloquer le trafic des trains en région parisienne le 3 septembre afin de protester contre les entraves à son développement, selon un communiqué publié le 30 août.
Combiwest, dont le siège est à Rennes, dit avoir déposé à la préfecture de Bretagne une demande d'autorisation de blocage « des trafics ferroviaires sur la région parisienne en soutien à la mobilisation organisée par nos actionnaires, les paysans ».
Les éleveurs ont prévu ce jeudi-là une manifestation nationale à Paris, à l'appel de la FNSEA, en promettant de mobiliser plus d'un millier de tracteurs.
Combiwest, créé en 2009 et qui effectue des liaisons quotidiennes entre la Bretagne et le Sud-Est, estime que la SNCF lui attribue des sillons [créneaux de passage des trains, vendus par la SNCF, NDLR] de mauvaise qualité, que les locomotives louées auprès de l'opérateur historique ont des taux de panne importants et se plaint de vols de locomotives de la part de la SNCF.
Interrogé par l'AFP, le gestionnaire de réseau SNCF Réseau (ex-Réseau ferré de France), chargé d'attribuer les sillons, indique avoir fait vendredi une nouvelle proposition pour le trajet Le Mans – Morlaix qui « colle au besoin de Combiwest et qui a été acceptée par ce dernier ».Exclusif. SNCF. Alain Le Vern démissionne
Un peu moins de deux ans après son arrivée à la SNCF (c’était en novembre 2013), Alain Le Vern va quitter le 31 août son poste de directeur TER et Intercités. Des raisons « personnelles et familiales » sont officiellement évoquées pour expliquer son départ. En interne, on explique qu'avec la perspective des élections régionales à la fin de l'année, il a préféré quitter l'entreprise afin de ne pas devenir un sujet de polémique. Et sans doute pour ne pas gêner non plus sa fille qui est devenue hier, députée PS de Seine-Maritime, en remplacement de Sandrine Hurel, la compagne d'Alain Le Vern (en mission parlementaire).
Cette démission surprise n’est pas une première dans le parcours d’Alain Le Vern. Le 30 septembre 2013, il avait déjà démissionné de son poste de président du conseil régional de Haute-Normandie pour rejoindre la SNCF à la demande de Guillaume Pepy. Avec pour mandat de renouer avec les élus régionaux très remontés contre le manque de transparence de la SNCF. Il s’est aussi beaucoup investi dans la lutte contre la fraude, devenue une priorité pour la SNCF. Alain Le Vern laissera sa marque. « Il a réussi à nouer des liens très forts avec l'exécutif régional et à apaiser les relations, explique-t-on dans son équipe. Il a apporté du sang neuf à notre entreprise avec une vision extérieure et politique. Il a vraiment abordé les sujets différemment, notamment sur la fraude.»
En attendant son remplacement, Barbara Dalibard assurera l’intérim avec à ses côtés ses deux adjoints Jean Ghédira, le patron des Intercités, et Jean-Aimé Mougenot (TER).
