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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Eurotunnel dénonce le laxisme de la police
Le groupe Eurotunnel a dénoncé, le 26 juin, l’attitude jugée laxiste des forces de police à l’égard des intrusions des migrants sur le site du tunnel sous la Manche, à Coquelles (Pas-de-Calais), quelques heures après la mort accidentelle d’un clandestin éthiopien. Alors qu’il tentait de monter dans une navette en marche, il aurait été projeté contre un pylône en béton, selon les pompiers qui sont intervenus.
« Non, la police ne laisse pas pénétrer les migrants! Quand un automobiliste brûle un feu rouge, ou quand un cambrioleur pénètre dans une maison, ce n’est pas parce que la police les laisse faire. C’est pareil pour les migrants », a répondu Patricio Martin, directeur de la zone Nord-Pas de Calais de la Police aux frontières (PAF).
Portugal : grève du métro de Lisbonne contre la privatisation
Toutes les stations du métro de Lisbonne étaient fermées, le 26 juin, en raison d'une grève de ses salariés contre la privatisation de la gestion de cette entreprise publique.
Le gouvernement portugais de centre droit avait annoncé il y a une semaine avoir retenu l'offre de l'opérateur espagnol Avanza pour la gestion du métro de Lisbonne et de Carris, compagnie de bus de la capitale portugaise.
L'ouverture des transports urbains de Lisbonne au secteur privé est contestée par la mairie socialiste de la capitale portugaise, qui a déjà saisi la justice pour tenter de la suspendre.

Allemagne – Deux exploitants pour le futur RER Rhin-Ruhr
Moins de trois mois après la commande « record » à Siemens de 82 rames Desiro pour le futur réseau express régional Rhein-Ruhr-Express (RRX) et de leur maintenance pendant 32 ans, les futurs exploitants de ces rames ont été choisis … … le groupe britannique National Express remporte deux lots et Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais (NS), un troisième. Ces trois lots du RER Rhin-Ruhr seront mis en service entre fin 2018 et fin 2020, la période contractuelle s’achevant en 2033 au plus tard. Les cinq autorités organisatrices de transport entre Aix-la-Chapelle et Kassel, en passant par la vallée du Rhin (de Coblence et Cologne à Düsseldorf) et la Ruhr, ont de la suite dans les idées……
Métropole Aix-Marseille. Plaidoyer pour un plan d’investissement structurant
Les problèmes de transports font partie des points de blocage à lever pour permettre la croissance économique dans la future métropole Aix-Marseille-Provence qui doit naître le 1er janvier prochain, estime un rapport publié fin juin. « Dans une métropole polycentrique ne disposant pas d'un système intégré de transports en commun, 96 % des déplacements se font en voiture, entraînant stress, pollution et inefficacité économique », indique ce rapport, commandé par la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Marseille Provence et piloté par l'économiste Christian Saint-Etienne. Selon l'économiste, le budget consacré au développement des transports semble insuffisant : « le budget annuel moyen sur la période 2009-2013 atteint 1,25 milliard d'euros pour le Grand Lyon (GL) et 1,1 milliard d'euros pour Aix-Marseille-Provence (AMP), soit par habitant, 900 euros pour GL et 600 euros pour AMP. Pour les seuls transports en commun : 680 euros pour GL et 380 euros pour Aix-Marseille-Provence », constate-t-il.
Il préconise de donner la « priorité aux transports collectifs en maximisant l'usage des infrastructures actuelles et en développant l'habitat et les zones d'activité sur les axes de transport en commun ». La gare Saint-Charles devrait être restructurée pour en faire le grand nœud de communication permettant « de relier de façon intensive Lyon, Marseille, Toulon et Nice », estime l’économiste qui appelle de ses vœux un « plan d'investissements structurants sur 10 ans » financé grâce une « capacité d'autofinancement nette de 700 millions d'euros à l'horizon 2020, contre 150 millions aujourd'hui pour les six communautés de commune et agglomération qui formeront la future métropole ».
Gilles Savary : « Alstom est un surdoué… de petite taille »
Entretien avec Gilles Savary, député PS de Gironde
De grandes manœuvres ont commencé dans l’industrie ferroviaire mondiale. CNR et CSR fusionnent, Hitachi s’implante fortement en Europe, Alstom
s’apprête à n’être plus qu’Alstom Transport, Siemens a renouvelé l’offre d’une alliance dans le ferroviaire avec Alstom et Bombardier met à la bourse de Francfort à la fin de l’année une partie du capital de sa filiale transport. Dans ce contexte, Gilles Savary a signé en mai avec d’autres élus PS et EELV, bons connaisseurs du secteur (Philippe Duron, Olivier Faure, Rémi Pauvros, Jean-Yves Petit, Pierre Serne) une tribune publiée dans Les Echos en faveur de la constitution d’un « Airbus du rail ». Gilles Savary est député PS de Gironde. Spécialiste des transports et du ferroviaire, il a été rapporteur de la loi sur la réforme ferroviaire. Il s’explique.
VR&T. Le vieux thème de l’Airbus ferroviaire revient. Pourquoi maintenant ?
Gilles Savary. Alstom ne peut pas rester seul. Il est trop petit et trop isolé dans le vaste monde. Et l’assise excessive d’Alstom sur le marché français fait que ses très beaux matériels ont peu d’effet de gamme et sont chers, ce qui plombe les comptes de la SNCF qui ne pourra pas acheter indéfiniment des TGV qui restent au garage. Il se trouve de plus, autre difficulté, que les collectivités locales ont demandé du sur-mesure et que Caf s’est engouffré dans la brèche.
Le groupe Alstom est un surdoué de petite taille. Il ne faut pas s’abriter derrière je ne sais quel chauvinisme. Il faut un regroupement.VR&T. Donc, un rapprochement Alstom-Siemens, comme le demande la tribune que vous avez signée
G. S. Personnellement, je suis plus mesuré sur cette alliance. Il n’est pas sûr que tous les deux ne soient pas redondants. Mais il ne faut rien exclure. Je crois comprendre par ailleurs qu’Alstom convoite Bombardier… Il faut de toute façon que s’agrègent d’autres constructeurs. Il y a une richesse et un foisonnement étonnants en Europe. Alstom est très sophistiqué, les constructeurs de l’Est sont plus simples et plus robustes, Stadler a une ergonomie remarquable…VR&T. De quoi résister à la mondialisation ?
G. S. Ma conviction, c’est que nous devons aussi trouver une collaboration forte en Asie, qui sera demain le plus gros marché consommateur de trains. Une alliance avec les Chinois n’est pas possible, parce que nous serions submergés. Le Japon a pour des raisons historiques une faible pénétration sur le marché chinois. Personnellement, je serais tenté de regarder du côté de la Corée. Mais, pour commencer, il faut nouer une alliance européenne forte. Il faut bouger !Propos recueillis par F. D.
Paris : Cityscoot lance un service de scooters électriques sans station
Un service privé de scooters électriques en libre service, baptisé Cityscoot, sera lancé à titre expérimental à Paris le 30 juin, a affirmé, le 22 juin, un des fondateurs de l'entreprise, Bernard Edelist.
70 scooters seront disponibles au cours de la phase de lancement, avant de passer à un millier dans un second temps. La location sera alors facturée trois euros le quart d'heure.
A l'inverse d'Autolib’ ou de Vélib’, qui disposent de stations et de bornes sur la chaussée, les scooters seront disponibles à n'importe quel endroit, sur les places autorisées pour la phase de lancement, dans dix quartiers définis, et géolocalisés grâce à une application mobile. Elle permettra de repérer les scooters disponibles et de les réserver. Pour démarrer le véhicule, il suffira d'entrer sur un clavier numérique intégré au scooter un code envoyé par SMS.
Si l'expérimentation, d'une durée de quatre mois, s'avère concluante, le service sera lancé en janvier 2016. A partir du premier semestre, il sera possible de rendre les véhicules n'importe où dans Paris.
Initiative privée, Cityscoot a reçu le soutien de la Ville de Paris. La mairie, qui envisageait la mise en place d'un service de scooters électriques en libre service dit Scootlib’, y renoncera si l'expérience Cityscoot réussit, selon une porte-parole.Rhône-Alpes choisit le Régiolis pour le Leman Express
Rames plus coûteuses et parc hétérogène Pour soutenir Alstom, la région Rhône-Alpes a choisi le Régiolis, alors que les CFF avaient choisi l’an dernier de commander à leur compatriote Stadler Rail 23 rames Flirt bistandard, pour le futur RER franco-valdo-genevois, qui s’appellera, c’est décidé, le Leman Express. La part française du parc transfrontalier sera donc constituée de 17 rames du train régional d’Alstom dans une nouvelle version, franco-suisse. Cette commande de Régiolis est la première passée par Rhône-Alpes dans le cadre du contrat signé fin 2009 entre la SNCF et Alstom. Elle est chiffrée à 220 millions d’euros, entièrement financés par la région, qui ajoute avoir déjà investi 55 millions d’euros sur l’infrastructure. Le prix unitaire des nouvelles rames Alstom sera donc de 13 millions d’euros, contre 9,7 millions d’euros seulement pour le matériel Stadler, même en appliquant le cours actuel du franc suisse, très élevé. A ce premier surcoût pourrait s’ajouter un deuxième, dû à l’exploitation de deux matériels roulants différents : « de 5 à 10 % », selon les CFF. Une estimation que Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes, juge « trop élevée ». La possibilité d’un parc unique avait été envisagée par Rhône-Alpes, en discussion avec les CFF et l’Etat de Genève. Elle a finalement achoppé sur les questions du taux de change (le matériel aurait été loué en Suisse par la région française) et de l’emploi en France. Le choix du Régiolis devrait entraîner la création d’une quarantaine d’emplois à Annemasse, et des heures de travail garanties sur le site Alstom de Reichshoffen. Un soutien à l’industrie française que ne nie pas Jean-Jack Queyranne, alors qu’approche l’échéance des élections régionales. Se sentant entraînés contre leur gré dans une affaire politico-économique franco-française, les élus genevois et vaudois ne cachent pas leur déception face à un choix qui à leurs yeux est non seulement peu pratique, mais également symbolique des divergences de part et d’autre de la frontière.
Louis Nègre : « Deux milliards vont manquer au ferroviaire chaque année »
« Les mauvaises nouvelles s’accumulent en s’accélérant », déplore Louis Nègre, président de la Fédération des industries ferroviaires (Fif). Les dernières venues de ces mauvaises nouvelles, que récapitule ce lundi 22 juin un communiqué de la Fif, sont dues à la loi Macron, en cours d’adoption. Le passage du seuil de 9 à 11 salariés pour le paiement du versement transport représente un manque à gagner de 500 millions d’euros en année pleine. De plus, pour Louis Nègre : le projet d’ouverture à la concurrence des autocars effectuant des trajets de plus de 100 kilomètres prévu par la loi introduit « un élément critique pour la compétitivité de notre mode ferroviaire ». D’autant plus dangereux qu’il est conjugué « à l’impossibilité pour les régions d’appliquer les dispositions du règlement européen 1370/2007 et donc d’expérimenter la concurrence sur les TER en raison du maintien des dispositions de la Loti datant de 1983 ».
Le président de la Fif rappelle tout ce qui est venu ces derniers temps pénaliser le transport public et ferroviaire : suppression de l’écotaxe « sans alternative dans le court terme », soit un milliard de moins pour l’Afitf ; dézonage du pass Navigo en Ile-de-France à compter du 1er septembre, coût évalué à 500 millions d’euros en année pleine ; et maintien de la TVA à 10 % pour les transports, taux longtemps réduit à 5,5 %.
Résultat selon la Fif : grosso modo, deux milliards d’euros vont manquer chaque année. C’est « l’équivalent de 200 rames TER ou des investissements annuels de régénération sur notre réseau ferré ».
Et singulier contre-pied alors que la France doit accueillir à la fin de l’année la conférence COP21 sur le climat.Sombres perspectives, alors que doit se tenir le 20 juillet la réunion officielle du Comité stratégique de la filière ferroviaire, que doit présider Emmanuel Macron à Bercy. Lot de consolation : on évoque la possible commande par la SNCF de 40 locotracteurs.
La gare de Paris-Nord s’ouvre au Street Art
Artiste Ouvrier, Baske Tobetrue, Btoy, Dourone, Fafi, Gregos, Jana & JS, Jérôme Mesnager, Kool Koor, Koralie, Levalet, Louis Masaï, Pioc PPC, Solylaisse et SP38 : tous ces artistes issus du collectif d’artistes urbains Quai 36 se sont emparés de la gare du Nord, la plus fréquentée d’Europe avec… … 700 000 visiteurs qui s’y pressent quotidiennement. Une dizaine d’emplacements leur ont été réservés par Gares & Connexions. Personnages d’inspiration Manga de l’artiste toulousaine Fafi, célèbres silhouettes de Mesnager se débattant contre l’horloge, corps enlacés de Jana & JS ou fresquee abstraite du New-yorkais Kool Koor : les oeuvres proviennent d’univers esthétiques variés et ouvrent sur des perspectives qui le sont tout autant. Les techniques employées aussi sont multiples : peintures à la bombe aérosol, collages, pochoirs et même moulages avec l’artiste Gregos qui a pris la bonne habitude de mouler son autoportrait, puis de la coller sur les murs de nos villes.
Les usagers auront peut-être même la chance de les observer en pleine création autour du thème des « Visages de la gare » qui constitue le fil conducteur de cette résidence d’artistes d’un genre nouveau.
Des performances de danse compléteront ce dispositif unique au sein d’une grande gare parisienne. Les danseurs de hip-hop Saïdo et Johanna, ceux du collectif Bad trip Crew, Blondy, Les Keep et Lady Rock, mais aussi la violoniste Safia Zimouche et une troupe de danseurs tamouls : l’évènement ne se limite pas à la surface des murs.
Si vous avez vous aussi envie d’exposer dans ce lieu unique, c’est possible ! SNCF Gares & Connexions et Quai 36 lancent également un appel à création ouvert à tous jusqu’au 23 juillet. Les candidats doivent envoyer leurs proposition par email à une adresse unique : [email protected]. A la rentrée, un jury désignera le lauréat qui aura la chance de se joindre aux 16 artistes déjà exposés. Vous participerez ainsi à un évènement majeur pour les cultures urbaines qui ont trouvé dans la gare du Nord une salle d’exposition ouverte autant sur la ville et que sur le monde.
Renseignements :
http://quai36.org
TGVpop. Des TGV soumis aux votes des voyageurs
Poursuivant sa lutte contre le covoiturage, la SNCF a lancé, le 17 juin, une nouvelle offre permettant aux internautes de voter pour un TGV, celui ne partant que s'il a obtenu suffisamment de voix, donc de clients.
En juillet et août, 203 trains seront ainsi proposés au vote des internautes pour cette offre, baptisée officiellement #TGVpop, soit environ 100 000 places. Selon la distance, le tarif sera de 25 ou 35 euros, et 5 euros de plus pour voyager en première classe.
Le système ferroviaire, très complexe, nécessite de réserver les sillons longtemps à l'avance.
« Les sillons sont prêts, sont commandés », a détaillé Rachel Picard, directrice des TGV, précisant que pour les trains qui ne partiront pas, « il y a un système de pénalité, mais on ne paie pas le sillon, on ne paie pas le personnel, on ne paie pas le matériel. Mais a priori on est partis du principe qu'ils rouleront ».