Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • L’Araf retoque les comptes de Fret SNCF

     

    L'Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a annoncé le 12 mai qu'elle n'était pas en mesure d'approuver les règles de séparation comptable de Fret SNCF et qu’elle s'interrogeait sur la viabilité de cette entité vu son endettement. « Une entreprise ferroviaire indépendante exerçant son activité dans les mêmes conditions que Fret SNCF n'aurait pas pu survivre aussi longtemps avec des résultats aussi déficitaires et des capitaux propres aussi détériorés »,explique le président de l'Araf, Pierre Cardo, dans un communiqué. Le gendarme du rail demande à SNCF Mobilités de lui soumettre, avant fin 2015, un référentiel de séparation comptable actualisé pour son activité de fret ferroviaire, qui s'inscrive dans le cadre de la nouvelle organisation du groupe public ferroviaire. L'Araf souligne que « l'objectif de la séparation comptable est de vérifier l'absence de subvention croisée entre Fret SNCF et le reste de l'Epic SNCF, condition d'une concurrence équitable entre les acteurs du marché concurrentiel du fret ». Outre ses réserves sur les comptes, l’Araf a mis l’accent sur la viabilité de l’entreprise et s’interroge « sur l'existence de subventions croisées au sein du groupe ferroviaire public ».

  • La crise est consommée entre le syndicat des conducteurs de locomotive et la Deutsche Bahn

    La crise est consommée entre le syndicat des conducteurs de locomotive et la Deutsche Bahn

    La plus longue grève de l’histoire du rail allemand, qui s'est achevée le 10 mai, s’est déroulée sur fond de dialogue de sourd autour de la question de la représentativité syndicale…  

    La grève qui s’est achevée ce dimanche 10 mai laissera des traces : s’il s’agit du huitième mouvement social en dix mois de négociations salariales, celle-ci restera comme la plus longue de l’histoire du rail allemand. La direction de Deutsche Bahn (DB) a estimé que la grève avait représenté une perte pour l’entreprise de 10 millions d’euros par jour.

    Lancée le 5 mai pour les trains de voyageurs, immobilisant en moyenne deux trains sur trois, celle-ci a pris fin progressivement. Dès son lancement, le responsable des ressources humaines de Deutsche Bahn, Ulrich Weber, chargé des négociations, avait déploré « une gifle pour nos clients et nos employés », reprochant au syndicat d’avoir « perdu tout sens de la mesure » dans une « épreuve de force superflue ». Claus Weselsky, le patron du syndicat, a lui dénoncé « l’incapacité à négocier » de Deutsche Bahn. Les tentatives de conciliation, et notamment l’idée de nommer un médiateur avancée par DB, ont été sèchement rejetées par le syndicat – Claus Weselsky évoquant « un gag de relations publiques ».

     

    La direction de Deutsche Bahn proposait une augmentation à compter du 1er juillet des salaires de 4,7 %, en deux temps, ainsi que le versement d’une prime de 1000 euros, tandis que GdL souhaitait une augmentation de 5 % et une heure de travail hebdomadaire en moins. Au cœur du bras de fer, le point d’achoppement n’a pas bougé : le droit de signer des accords collectifs s’appliquant non pas seulement à ses adhérents conducteurs de train, mais également au personnel roulant. Une catégorie d’employés que représente majoritairement le Syndicat du rail et des transports (EVG). Hors de question pour la direction de DB, qui veut à tout prix empêcher la mise en place de règles différentes au sein des mêmes catégories de personnel. C’est d’ailleurs la question de l’application des accords signés pour les conducteurs de train à ceux affectés aux gares de triage qui a déclenché la grève… Le tout alors qu’entrera en vigueur cet été une loi rétablissant l’unité syndicale dans les accords collectifs d’entreprise. Si elle ne sera pas rétroactive, celle-ci limitera fortement le champ d’action du GdL.

    Pour l’instant, aucune autre grève n’est prévue, le syndicat estimant, selon Weselsky, que « les clients avaient mérité une pause ».

     

    Gilles Bouvaist, à Berlin

  • Option chinoise sur la grande vitesse russe

    Il y avait déjà eu l’annonce, le 1er mai, de l’attribution du contrat des études de la LGV Moscou – Kazan à un consortium russo-chinois. Un pas supplémentaire dans la coopération russo-chinoise pour la grande vitesse ferroviaire a été franchi une semaine plus tard avec la signature, le 8 mai,   d’un mémorandum de coopération entre le Ministère des transports de la Fédération de Russie, les Chemins de fer russes (RZD), la Commission nationale de la République Populaire de Chine pour le développement et la réforme et les Chemins de fer chinois. Une signature qui a pris place au Kremlin, en présence du président Poutine, et dont le but est « le développement de la coopération entre les entreprises de Russie et de Chine, dans le domaine de la construction de l’infrastructure de la ligne de chemin de fer à très grande vitesse Moscou – Kazan, qui est le projet prioritaire du Couloir de transports Eurasiatique à très grande vitesse Moscou – Pekin ».

    Parmi les nombreux domaines concernés par ce document (projets, conseils pour les travaux, investissements et financements de projets à grande vitesse en Russie), on notera la mention explicite de « l’utilisation de la technologie chinoise en matière de matériel roulant à très grande vitesse, ainsi qu’en ce qui concerne l’expérience dans la construction et la gestion des lignes à très grande vitesse en Chine ». Ce document prévoit en outre « la coopération à tous les niveaux en ce qui concerne l’élaboration et la production du matériel roulant à très grande vitesse ». Un marché que travaillaient depuis plus de vingt ans les spécialistes européens du domaine et qui semble désormais leur échapper…

    Le premier exemple concret de la coopération russo-chinoise avait déjà été annoncé une semaine avant la signature du mémorandum, avec l’attribution par les RZD d’un contrat d’études concernant le tronçon à grande vitesse Moscou – Kazan à un consortium dirigé par l’institut russe Mosgiprotrans et comprenant deux entreprises d’ingénierie, la russe Nizhegorodmetroproekt et la chinoise China Railway ErYuan Engineering Group Company Limited (CREEC). Ces trois sociétés devront réaliser conjointement, d’ici décembre 2016, les études portant sur les travaux d’ingénierie, les perspectives, les « zones territoriales » et la documentation préalables à la construction de la première infrastructure spécifiquement conçue et construite en Russie pour la grande vitesse sur rail. Comptant 15 gares, ce projet de ligne entre Moscou et Kazan (770 km) devrait constituer la première étape d’un axe vers Ekaterinbourg.

    Les trois membres du consortium retenu pour la ligne nouvelle alignent d’impressionnantes références en matière de réalisations dans leurs pays respectifs. Comptant des spécialistes dans de nombreuses disciplines, le chef de file Mosgiprotrans s’est illustré par les grands projets ferroviaires les plus récents de Russie, qu’il s’agisse de lignes nouvelles en Sibérie ou de l’étude des normes pour la circulation à plus de 250 km/h. L’autre société russe, Nizhegorodmetroproekt, est l’ancien institut Gorkovmetroproekt, qui a participé à l’étude de trois projets du métro et de récents d’ouvrages d’art. Quant à CREEC, qui était auparavant un institut national, il s’agit de l’une des plus importantes entreprises d’ingénierie en Chine, comprenant 16 instituts d’études, 17 départements administratifs, 22 filiales, 7 représentations à l’étranger, un centre d’études et un centre de recherche et développement. Soit plus de 6 000 salariés au total, qui réalisent entre autres des études dans les domaines ferroviaire, routier et portuaire, mais aussi pour des projets urbains de transport ou des bâtiments. En particulier, CREEC a conçu plus de 4 700 km de lignes nouvelles à 250 km/h maximum et un millier de kilomètres de lignes à grande vitesse autorisées jusqu’à 350 km/h.

    P. L.

  • Suisse. Trois rames supplémentaires pour le métro automatique de Lausanne

    Suisse. Trois rames supplémentaires pour le métro automatique de Lausanne

    Alstom a annoncé, le 5 mai, la fourniture aux Transports publics de la région lausannoise (tl) de trois rames supplémentaires de métro automatique pour la ligne m2. Attendues pour le deuxième… … trimestre 2017, ces trois rames bicaisses à intercirculation et roulement sur pneus seront identiques aux 15 premières, livrées en octobre 2008. Dérivées des rames parisiennes MP89CA à conduite automatique, les rames lausannoise (désignées Be 8/8 en Suisse) gravissent les fortes pentes de la ligne m2 du réseau tl, qui peuvent atteindre les 12 %. Un cas unique au monde pour un métro à pneus, selon Alstom qui a également effectué la pose des voies et fourni les équipements de signalisation, ainsi que les sous-stations électriques. Reliant la rive du Léman aux hauteurs via la gare et le centre de Lausanne, la ligne m2 connaît une fréquentation élevée (28 millions de voyages en 2014), dont la hausse a conduit les tl à accroître leur parc. Côté Alstom, les sites de Valenciennes (fabrication des rames) et « différentes entités en Europe » dont le site suisse de Neuhausen seront concernées par cette nouvelle tranche.

  • La SNCF ouvre une part de son patrimoine aux artistes

    La SNCF ouvre une part de son patrimoine aux artistes

    SNCF Immobilier, la nouvelle branche du groupe SNCF, a décidé d’ouvrir 16 sites (5 en Ile-de-France et 11 ailleurs en France) à des manifestations culturelles et artistiques.

    « Nous les proposons, dans leur état, à tout porteur de projet pour en faire des lieux de créations pendant une durée de six mois maximum », explique Sophie Boissard, la directrice général de SNCF Immobilier « Nous voulons en effet que, sur un même site, plusieurs projets puissent voir le jour », précise-t-elle. Des projets éphémères (expositions, concerts ou  autres activités) puisque certains sites doivent être transformés à l’avenir, par exemple à l’occasion d’une restructuration urbaine. En attendant, ces bâtiments, viaducs, bagageries et autres cathédrales du rail (par exemple les cathédrales ferroviaires de Seine-Saint-Denis) désaffectés peuvent connaître une nouvelle vie.

    La SNCF a lancé le 5 mai un appel à manifestation d’intérêt. Un site dédié a été lancé (www.sitesartistiques.sncf.com), qui décrit les procédures de dépôt de dossier, les sites retenus et permet de s’inscrire à des visites de sites qui auront lieu en mai, juin et juillet. Les dossiers de candidature doivent être déposés avant le 27 septembre. Un comité de sélection, constitué de personnalités qualifiées dans le domaine de l’art (Dominique Alba, directrice générale de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), Didier Deschamps, directeur du Théâtre national de Chaillot, Henri Jobbé-Duval, commissaire général de Révélations -salon des métiers d’art et de la création-, Hortense Archambault, directrice de la maison de la culture de Seine-Saint-Denis, et Olivier Poivre d’Arvor, directeur de France Culture), évaluera les dossiers avant de trancher en décembre prochain. « Quatre critères seront pris en compte dans nos choix : la qualité du projet, sa capacité à intéresser un large public, la faisabilité technique et le financement du projet », ajoute Sophie Boissard.

    La difficulté la plus grande à surmonter pour les candidats résidera certainement dans le financement des projets. La SNCF n’entend pas y participer. Or, les sites ferroviaires retenus ne sont en général pas prévus pour recevoir du public. Les artistes devront donc mettre la main à la poche ou trouver un moyen pour financer les éventuels travaux de mise en état du site et la réalisation du projet lui-même.

    MHP

  • Projet de monorail en Egypte

    Projet de monorail en Egypte

    Selon la presse canadienne, Bombardier en partenariat avec Orascom Construction finaliserait un contrat de 1, 35 milliard d'euros avec le gouvernement … … égyptien afin de construire un monorail près du Caire.

    D'une longueur de 52 km, le métro aérien devrait relier le Caire à des quartiers périphériques. Le projet devrait être réalisé en 2018.

  • CAF remporte un nouveau marché avec le Civity

    CAF remporte un nouveau marché avec le Civity

    Les chemins de fer néerlandais (NS) viennent de signer un  contrat de 500 M € pour la fourniture de 118  trains de banlieue de la gamme Civity. Les nouvelles rames électriques circuleront … .. en configurations de deux, quatre et six voitures sur les services “Sprinter” du réseau hollandais.

    C'est l'Agence Avant Première qui signe le design des nouveaux trains pour l'opérateur NS. La gamme Civity a déjà été commercialisée en Italie, Albanie, Slovénie et Lettonie.

    La mise en service des premiers trains est prévue pour 2018