Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Siemens fournira l’équipement ETCS niveau 1 du réseau CFF

    Les CFF ont signé avec Siemens un contrat de 125 millions d’euros pour l’équipement ETCS niveau 1 de l’essentiel des 3 000 km de lignes de leur réseau ferré. Le contrat comprend la migration entre 2012 et 2017 de l’équipement en place de contrôle de la marche des trains vers la solution Trainguard 100, ainsi que la maintenance de la signalisation pendant 25 ans.
     

  • Le métro d’Alger roule à blanc

    Après l’achèvement des essais mécaniques et des systèmes du métro d’Alger, la marche à blanc a débuté le 8 septembre. Sa réception provisoire est prévue à compter du 31 octobre, et sa mise en service commercial dans les jours qui suivront. D’une longueur initiale de 9,5 km, ce métro, réalisé par un groupement composé de Siemens France, Vinci construction Grands Projets et CAF, desservira dix stations. Plusieurs extensions sont en projet, en vue d’atteindre un réseau de 40 km en 2020. L’exploitation sera assurée par plus de 400 agents que RATP El Djazair est en train de former. L’objectif du futur opérateur est double. « Il s’agit à la fois de tester le système dans son intégralité et de préparer les équipements à l’accueil des nouveaux voyageurs, mais également de compléter la formation du personnel d’exploitation et de maintenance en le confrontant à des situations concrètes. Au total, plus de cent exercices opérationnels seront réalisés. Il s’agit du point de départ d’une période de huit semaines déterminante », explique la RATP dans un communiqué.

  • Le Pays de Quimperlé crée son propre réseau intercommunal

    Le Pays de Quimperlé crée son propre réseau intercommunal

    La communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) a lancé le 1er septembre son propre réseau de transport. Le TBK, pour Tro Bro Kemperlé, le tour du pays de Quimperlé en breton, est un réseau de dix lignes couvrant le territoire de la CC. La communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) a lancé le 1er septembre son propre réseau de transport. Le TBK, pour Tro Bro Kemperlé, le tour du pays de Quimperlé en breton, est un réseau de dix lignes couvrant le territoire de la CC. Neuf d’entre elles, numérotées de 1 à 9, sont nouvelles, et la dernière reprend le parcours d’une ligne gérée jusque-là par le réseau départemental Penn-ar-Bed. Jusqu’à l’été, en effet, la responsabilité du transport collectif sur le territoire de la Cocopaq relevait du département du Finistère. Mais la collectivité a choisi d’exercer sa compétence pleine et entière en matière de transport. Il s’agit pour elle d’améliorer les dessertes de transport scolaire pour tenter de remédier à sa désaffection constante, tout en maintenant une équité de l’offre en la matière sur l’ensemble du territoire. La Cocopaq compte aussi développer l’offre de transport auprès de tous les habitants, puisque les transports sont désormais accessibles à tous, offrant ainsi une alternative à la voiture. Le Pays de Quimperlé est caractérisé par un très fort taux d’équipement automobile, allant jusqu’à 95,9 % des foyers dans quelques-unes des communes du territoire, et au minimum 83 % dans les moins équipées, alors que la moyenne nationale est à 80 %. En créant ce réseau, la Cocopaq a aussi souhaité favoriser les échanges entre les communes et la ville-centre et développer les trajets domicile – travail en transports en commun.

    Trois niveaux de dessertes ont été créés. D’abord intercommunal, avec deux départs le matin de chacune des communes vers Quimperlé, en période scolaire, pour arriver vers 8h, puis 9h. Le soir, trois retours vers les communes sont prévus de Quimperlé vers 16h, 17h et 18h. Entre ces deux horaires, c’est le transport à la demande qui prend le relais, en ligne virtuelle de Quimperlé vers les communes en fin de matinée et en sens inverse en début d’après-midi. Les dix lignes fonctionnent sur ce principe. S’y ajoutent une desserte locale dans les communes ou entre les communes très proches. Enfin, le réseau TBK desservira Quimperlé grâce à trois lignes urbaines, avec un départ toutes les heures de 7h à 19 h et une navette de centre-ville avec un départ toutes les 30 mn de 10h à 18h. L’ensemble des lignes desservira la gare au moins toutes les demi-heures, afin d’assurer une correspondance avec les TER.     

     

    Yann Goubin
     

  • Poma signe pour le 2e « tramway » aérien de Rio

    Quelques jours après avoir inauguré son "tramway" aérien le plus long du monde (3,4 km), au nord de Rio de Janeiro, Poma, leader du transport par câble, vient de remporter un contrat de 6 millions d’euros pour la construction d’un second téléphérique à Rio. Long de 720 m avec 3 gares et 23 cabines pour un débit de 3 000 personnes/heure, ce "tramway" aérien s’appellera Morro da Providencia et reliera l’important terminus de la gare Central do Brasil à la cité de la Samba, 3e lieu touristique le plus visité de la ville. Ce site urbain très dense présente un relief accidenté pour lequel le transport par câble s’est imposé tout naturellement, estime-t-on chez Poma.

  • Péages : la facture est lourde pour les TGV

    Les hausses de tarifs des péages proposées le 31 août par RFF pour l’année 2013 doivent paraître salées à la SNCF : RFF veut augmenter de 7,4 % les péages versés par les TGV et de 4,3 % ceux des autres trains, sauf les TER cadencés. Pour ceux-ci, la redevance recule de 5 %, « afin de favoriser la mise en place de la nouvelle circulation ferroviaire ». Le barème de RFF n’est pas encore définitif. Les tarifs doivent encore fait l’objet de consultations pendant deux mois, avant d’être soumis à l’Araf. La question des péages est une source de discorde entre RFF et la SNCF, cette dernière estimant que ces hausses annuelles de péages sont en train de remettre en cause son modèle économique. Mais elle ne veut cette fois-ci ni s’exprimer ni polémiquer. Elle sait que cette question sera au cœur des assises du rail qui s’ouvriront mi-septembre.
     

  • La traversée souterraine à grande vitesse de Barcelone en cours d’aménagement

    Après la jonction des équipes le 26 juillet dernier, le tunnel de 5,8 km permettant à la grande vitesse de passer sous Barcelone va être peu à  peu doté de ballast, rails et caténaires. Reliant La Sagrera au nord-est à la station de Sants, il nécessite un réaménagement des quais est de cette gare centrale. 179 millions d’euros ont été consacrés au forage du tunnel, et Adif (le RFF espagnol) compte toujours clore Barcelone – Figuerès pour fin 2012.

  • Premier tronçon à grande vitesse en Galice

    Le 10 décembre prochain, sera mise en service la section à grande vitesse entre Ourense-Santiago et Coruña (La Corogne), avec une année d’avance et après un investissement de 3,3 milliards d’euros. Situé à l’extrême nord-ouest de la péninsule, ce sera le premier tronçon de la grande vitesse entre Madrid et la Galice, prévue pour 2015. Longue de 150 km avec 59 % de son parcours en tunnel ou en viaduc, cette section emprunte une partie de « l’axe atlantique » en (re)construction de La Corogne à la frontière portugaise. Pour cette raison, la partie inaugurée en décembre prochain sera à écartement large, mais électrifiée en courant alternatif. Depuis août, des essais sont en cours entre Ourense et Santiago avec des rames S120 (à écartement variable et bicourant).
     

  • Limites du modèle TGV…  ou limites du courant décliniste ? Par Jean-Claude Favin Lévêque

    Limites du modèle TGV… ou limites du courant décliniste ? Par Jean-Claude Favin Lévêque

    En réponse à David Azéma, qui s’est exprimé dans notre dernier numéro dans le cadre de notre dossier spécial anniversaire « 30 journées qui ont fait le TGV », Jean-Claude Favin Lévêque, consultant indépendant, ancien cadre dirigeant de la SNCF, revient sur deux points évoqués dans l’entretien : l’extension du réseau et la concurrence.
      L’entretien avec David Azéma dans votre numéro du 27 juillet illustre bien la problématique du ferroviaire français. Venant de l’homme qui passe pour connaître le mieux les paramètres du modèle économique de notre système ferroviaire, ce discours sur les limites du modèle sonne comme un avertissement. En contrepoint des célébrations officielles du trentenaire du TGV, il met en relief l’essoufflement de la grande vitesse française. C’est pourquoi j’aimerais prolonger le débat en reprenant deux éléments essentiels de cet entretien, l’extension du réseau et la concurrence.
    « Il fallait aller au-delà de Lyon, mais je ne sais pas dire exactement où il aurait fallu s’arrêter dans l’extension des dessertes. » Le discours de David Azéma, qui veut un réseau compact, ne manque pas de résonner avec celui du député Mariton, qui conteste l’extension de la grande vitesse programmée dans le schéma national des infrastructures de transport (Snit). Cette déclaration renvoie à la vision traditionnelle et centralisatrice de ce grand projet. Le TGV avait pour mission de relier Paris à la province et de mettre les grandes métropoles à 3 heures de la capitale. Malgré ce déploiement par radiales, il fait plus que cela. Le TGV Méditerranée relie aussi la région lyonnaise à la Côte d’Azur et au Languedoc. Dans cette deuxième lecture, le TGV a pour fonction de relier les provinces entre elles, et notamment les grandes métropoles ou aires économiques. Gagner une heure sur Bordeaux – Toulouse a aujourd’hui plus de sens commercial qu’une heure sur Paris – Bordeaux et est mieux à même de générer des trafics donc des recettes supplémentaires. Mais cette vision reste franco-française et insuffisante en elle-même pour justifier le Snit et garantir le modèle économique des opérateurs. Car la grande vitesse ne trouve sa vraie raison d’être que dans l’Europe. Elle permet deux choses. La première est de concurrencer l’avion jusqu’à 1 200 km et la deuxième de créer des réseaux transnationaux. C’est donc la promesse de nouveaux marchés. « La société Lyon Turin Ferroviaire (LTF), promotrice de la future ligne de TGV, qui devrait mettre la capitale du Piémont à 3 heures 30 de Paris à l’horizon 202 (Le Monde du 29 juillet). » Hors parisianisme, le Piémont accorde certainement plus d’importance à la liaison sur Lyon qu’à celle sur Paris. Avec le réseau transeuropéen, la ville de Lyon sera à distance commerciale de l’Allemagne du Sud, de l’Autriche, de toute l’Italie du Nord et de la Catalogne. Donc il ne s’agit pas d’aller « au-delà » de Lyon mais bien de desservir « à partir » de Lyon et de croire que des réseaux régionaux transeuropéens « valent bien » la grande vitesse et constituent des marchés en eux-mêmes.
    Un deuxième point m’a fait réagir : « Il faut que la concurrence soit pensée [de sorte] qu’elle soit un aiguillon pour que l’ancien monopole se remette en cause et progresse. » Il y a beaucoup de condescendance dans ce propos. La SNCF a-t-elle pris des parts dans NTV et Westbahn pour simplement servir d’aiguillon à Trenitalia et aux ÖBB ? J’imagine un projet stratégique d’une autre ampleur. L’aérien nous a donné en effet un bon exemple de l’impact de la concurrence. Les compagnies low-cost n’ont pas conquis 40 % de parts de marché en se contentant d’écrémer les lignes rentables. Elles ont surtout produit autre chose autrement. Elles ont produit autrement et imposé des réformes de productivité bénéfiques à tous les voyageurs et garantes de leur rentabilité. Elles ont produit autre chose en multipliant les lignes nouvelles et transverses qui ont mis les provinces françaises en relation directe – c’est-à-dire sans passer par Paris – avec l’Angleterre, les pays nordiques ou les destinations touristiques de Méditerranée. J’ignore comment et quand le modèle low-cost pourra se développer dans le ferroviaire. En revanche, je suis persuadé que la concurrence aura un impact sur deux décennies qui ira bien au-delà d’une simple stimulation des opérateurs historiques.
    La conjonction de ces trois éléments, réseau européen, grande vitesse et concurrence, va profondément bouleverser le paysage du voyage grandes lignes. L’ouverture des réseaux va susciter l’innovation des acteurs, qui vont construire des marchés en refondant les modèles commerciaux et économiques. Pour la France, il ne s’agit donc plus de défendre un modèle national précurseur mais prochainement dépassé. Au contraire il faut se projeter dans cet avenir. Après avoir rapproché Paris de la province, la grande vitesse va relier la France à l’Europe et les régions françaises aux régions européennes. A rebours de ce futur, se situe un courant du microcosme ferroviaire français qui plaide pour un moindre engagement dans le TGV. Ce déclinisme repose sur un double pessimisme. Le premier est celui de penser que le ferroviaire français, effectivement en crise, n’est pas capable (voire n’a pas besoin) de se réformer et d’améliorer sa performance économique. Le deuxième est de ne pas croire en l’espace ferroviaire unique et en son potentiel de développement. La France se mettrait ainsi en marge du ferroviaire européen alors qu’elle avait vocation à être le champion du secteur de la grande vitesse.    

  • Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest

    Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest

    Six mois après avoir lancé cinq rotations par semaine sur la liaison Rennes – Lyon (avec un arrêt à Mâcon), Combiwest tire un bilan satisfaisant de son activité. Le taux de remplissage atteint entre 60 et 70 %. L’opérateur breton de transport combiné espère dépasser les 80 % fin septembre. Six mois après avoir lancé cinq rotations par semaine sur la liaison Rennes – Lyon (avec un arrêt à Mâcon), Combiwest tire un bilan satisfaisant de son activité. Le taux de remplissage atteint entre 60 et 70 %. L’opérateur breton de transport combiné espère dépasser les 80 % fin septembre. A ce moment-là, l’activité sera à l’équilibre et pourrait devenir rentable avant la fin de l’année. Raymond Blouet, le directeur général, reconnaît que cet objectif subit un décalage de quelques mois par rapport aux prévisions initiales. « Aujourd’hui, nous avançons et nous progressons », affirme-t-il en regrettant toutefois que l’activité soit fortement impactée par l’importance des travaux menés par RFF sur le réseau pour le rénover et le moderniser. Au chapitre des développements, à partir de 2012, une rotation quotidienne Château Gontier (Mayenne) – Le Mans – Lyon sera lancée. Cette même année, Combiwest envisage d’exploiter une ligne Morlaix – Rungis.

    Plus de soucis en revanche avec Novatrans, qui s’était installé en concurrence frontale sur le même axe, Rennes – Lyon, au même moment, après l’avoir abandonné quelques années auparavant. La filiale de SNCF Geodis avait saisi mi-avril l’Araf, l’autorité de régulation des activités ferroviaires, se plaignant d’un traitement discriminatoire de la part de RFF, qui le défavoriserait en lui accordant notamment de moins bons sillons horaires. L’affaire s’est soldée par le rejet de la plainte de la filiale de SNCF Geodis. « Nous essayons de travailler et de satisfaire nos clients. Et nous laissons Novatrans faire la même chose », commente Raymond Blouet avant d’ajouter, ironique : « Novatrans n’a pas fait circuler de trains au mois d’août. Ses trains se sont jusqu’à présent surtout fait remarquer par l’absence de caisses transportées. »
    Interrogé par Ville, Rail & Transports sur cette liaison, Novatrans ne nous a pas répondu. Mais l’affirmation du responsable de Combiwest est confirmée par l’Araf qui, dans sa décision du 8 juillet, note que « Novatrans n’a opéré en 2011 qu’une dizaine de trains circulant presqu’à vide ». Un constat qui en dit long sur les motivations de Novatrans.
        

    Marie-Hélène Poingt
     

  • Eurolines autorisé à exploiter 230 lignes interrégionales

    Le coup d’envoi officiel pour les liaisons interrégionales par autocar a été donné le 5 septembre par Thierry Mariani. Le ministère des Transports vient en effet d’autoriser 230 lignes – desservant 70 villes – exploitées par Eurolines, la filiale de Veolia-Transdev, qui en a immédiatement ouvert 150 à la réservation. L’ouverture fait suite aux 6 lignes lancées début juillet à titre d’essai. Il s’agit de l’application concrète de la législation européenne entrée en vigueur en France début 2011, et permettant d’ouvrir à la concurrence les dessertes intérieures par voie de cabotage sur des lignes internationales. « Cette ouverture doit se faire de manière régulée et pas au détriment des autres modes de transport », a précisé le ministre des Transports, évoquant à cet égard une offre « complémentaire et non pas concurrente à celle de la SNCF ». Les places vendues sont prises sur la capacité de réserve du transporteur, qui va jusqu’à 30 % sur certaines lignes. Eurolines vise 50 000 passagers dès la première année, avec un prix moyen du billet à 25 euros. Les prix bas sont en effet le principal atout de l’offre avec par exemple 41 euros pour un Paris – Bordeaux, 8 euros un Paris – Rouen et 34 euros le Paris – Lyon.