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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Siemens et Thales équiperont la ligne 2 du métro de Saint-Domingue
Le bureau dominicain pour la réorganisation des transports (Oficina para la Reorganización del Transporte, OPRET) a attribué à un consortium regroupant Siemens et Thales un contrat pour l’équipement de la future ligne 2 du métro de Saint-Domingue, maintenance comprise pendant trois ans. Siemens a annoncé que sa part dans le contrat, qui s’élève à 72 millions d’euros, comprend la gestion du projet, la signalisation, le contrôle de la marche des trains (ZUB 222c, enclenchements SICAS ECC, détection des trains à compteurs d’essieux et poste de commande Vicos OC100) et l’équipement en courant de traction 1,5 kV continu (sous-stations et profil aérien de contact). Siemens assurait déjà ces fournitures pour la première ligne de Saint-Domingue, ouverte début 2009. La mise en service du premier tronçon de 12 km de la ligne 2, qui comptera à terme 17,5 km en souterrain et 20 stations, est programmée pour fin 2012.
Les bons chiffres du « TGV » en Italie
Plus de 18 millions de personnes ont voyagé en TGV en Italie entre janvier et début décembre 2010. Selon les projections de la compagnie ferroviaire italienne Ferrovie dello Stato (FS), d’ici la fin de l’année, ce chiffre devrait même flirter avec les 20 millions. Cette hausse de fréquentation est particulièrement marquée sur la ligne Rome – Milan (+ 24 %) ainsi que sur le trajet Milan – Naples (+ 23 %). Le groupe italien n’a pas encore précisé le taux de croissance global par rapport à 2009 mais une augmentation de la fréquentation semble inévitable alors que le lancement des principales lignes de TGV est récent. Ainsi la ligne Turin – Milan et la ligne Naples – Milan ont été inaugurées en décembre 2009, tandis que la LGV entre Rome et Milan fonctionne depuis l’hiver 2008.
A 220 km/h entre Helsinki et Saint-Pétersbourg
La première relation internationale à grande vitesse entre la Russie et la Finlande a été inaugurée le dimanche 12 décembre. A la faveur de l’arrêt à la gare frontière entre les deux pays, Vladimir Poutine, président du gouvernement de la Fédération de Russie, a rejoint le Pendolino parti d’Helsinki pour rejoindre Saint-Pétersbourg à la vitesse maximale de 220 km/h. C’était l’une des quatre rames commandées au constructeur Alstom par Karelian, filiale commune des chemins de fer russes (RZD) et finlandais (VR), et grâce auxquelles le temps de parcours entre les deux cités n’est plus désormais que de 3 heures 36.
Bombardier et RZD partenaires sur la signalisation
Bombardier Transport, qui a longtemps été intéressé par TMH, n’est pas parvenu à se placer dans le domaine du matériel roulant en Russie. Le voilà qui s’engage dans le domaine également très prometteur de la signalisation. Le 13 décembre, RZD et Bombardier ont signé un accord sur l’acquisition par cette dernière d’un maximum de 50 % moins deux actions ordinaires d’Elteza, la filiale signalisation de RZD. Elteza est le plus important fabricant russe d’équipements de signalisation avec plus de 3 000 employés répartis dans sept sites de fabrication : les usines électrotechniques d’Armavir, Gatchina, Elets, Kamychlov et Lossiny Ostrov, la fonderie de Volgograd et l’usine de constructions mécaniques électrotechniques de Saint-Pétersbourg. Les activités de l’entreprise sont axées sur la conception, le développement et la production d’équipement de signalisation ferroviaire et de systèmes de commande de trains automatiques et distants. Jusqu’à ce jour, 94 % de la production est achetée par Russian Railways.
Bombardier est présent en Russie depuis 1996, par le biais d’une première coentreprise d’ingénierie, Bombardier Transportation (Signal) Ltd, basée à Moscou. Il franchit un cap supplémentaire sur le sol russe. « Bombardier fournira à la société Elteza des licences et octroiera une aide dans la transmission et l’adaptation des technologies nécessaires à la production de postes d’aiguillage dernier cri », a indiqué RZD dans un communiqué. ?La conclusion définitive de cette prise de participation devrait avoir lieu au premier trimestre 2011. Dans ce même domaine de la signalisation, RZD a également conclu fin novembre un MOU avec Finmeccanica (Ansaldo STS).Alstom fournira 15 rames de métro pour la ligne 2 de Saint-Domingue
L’opérateur dominicain Opret a attribué à Alstom un contrat de 101 millions d’euros pour fournir 15 rames de 3 voitures destinées à la ligne 2 du métro de Saint-Domingue. La mise en service de cette ligne de 21 km, qui comptera à terme 20 stations, est programmée pour début 2012. Le contrat, qui englobe la maintenance, prévoit également une option d’achat de 6 rames. Le matériel roulant de la ligne 2, comme celui de la ligne 1 en service depuis 2008, est constitué de rames basées sur la plateforme Metropolis. Ces rames seront conçues et assemblées sur les sites Alstom en Europe.
Alstom équipera la première ligne de métro de Panama
La SMP (Secretaría del Metro de Panama) a attribué au Consorcio Linea 1, qui regroupe l’entreprise brésilienne de travaux publics Odebrecht (55 %) et la société espagnole FCC (45 %), un contrat pour la construction de la première ligne de métro de Panama. Longue de 13,7 km dont 7,2 km en souterrain, cette ligne qui comptera 13 stations doit être terminée d’ici fin 2013. Sous-traitant du consortium, Alstom est le chef de file du groupe électromécanique et assurera l’ingénierie, l’intégration et la mise en service du lot électromécanique sur une base clés en main. Alstom fournira également 57 voitures de métro basées sur la plateforme Metropolis, des sous-stations de traction et le système de contrôle des trains par radio CBTC1, basé sur la solution Urbalis. La part du contrat revenant à Alstom s’élève à environ 200 millions d’euros.
Un film 3D révèle le futur tramway du Havre
Depuis le 13 décembre, les Havrais peuvent découvrir un film dans les cinémas de l’agglomération leur présentant en 3D le look du tramway sur rail qu’ils ont choisi après avoir été consultés en octobre. Le constructeur retenu fin juin, Alstom Transport, proposait deux modèles de Citadis. C’est le gris, qui rappelle l’architecture d’Auguste Perret, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2005, qui a séduit 68 % des 4 200 votants. Les 20 rames commandées pour un montant de 42 millions d’euros par la Codah (Communauté d’agglomération de la région du Havre), principal financeur de l’opération (395 millions d’euros), sont attendues symboliquement pour le 12/12/12, date prévue pour leur mise en service. Le chantier a commencé en mars dernier. Long d’un peu moins de 13 km, le futur tramway havrais desservira en Y les quartiers nord à partir de la ville basse (plage, hôtel de ville, gare SNCF).

Métro de Rennes : les dessous d’un choix industriel
Lors de son conseil communautaire du 18 novembre, Rennes Métropole a attribué le marché relatif au système de transport (rames, voies, guidage, courants forts, etc.) de la ligne B du métro. C’est l’offre de Siemens SAS qui a été retenue au terme de deux ans de négociations. Rennes sera le premier réseau de transport à être équipé du Cityval, véhicule automatique à pneus sur voie béton, qui s’inspire du fonctionnement des tramways. « L’offre de Bombardier-ETF était également excellente, mais nous avons préféré Cityval pour son évolutivité d’une part et son coût attractif d’autre part », précise Guy Jouhier, vice-président délégué aux transports. En effet, le cahier de charges porte sur 110 000 voyageurs par jour avec 4 000 personnes par heure et par direction (pphd), lors de la mise en service en 2018, avec une fréquence de 3 mn. A moyen terme, le système devrait pouvoir accepter 9 000 pphd sans modification du génie civil, puis à terme 15 000 pphd. Le Val 208 de Siemens, en service actuellement sur la ligne A, ne permet pas d’augmenter la capacité au-delà de 7 700 pphd sans impacts réels sur les stations. Au contraire, au-delà de 9 000 pphd, le Cityval permet l’adjonction d’une troisième voiture qui peut s’intégrer dans les stations actuelles de 35 m. « Le système LIM de Bombardier présentait également une évolutivité intéressante, mais était surdimensionné aux heures creuses », commente Guy Jouhier. C’est donc le même fournisseur que pour la ligne A qui a été retenu, mais « ce point n’a pas influencé notre décision, souligne Guy Jouhier, car avec vingt ans de différence les deux systèmes présentent des technologies très éloignées ». Peut-être cependant que quelques économies d’échelle pourront être réalisées, car le poste central sera identique aux deux lignes. Mais l’offre de Bombardier était semblable sur ce point. La commande ferme porte sur dix-sept rames doubles, pour un montant de près de 213 millions d’euros. « La différence de coût avec Bombardier était significative, environ 50 millions d’euros, et n’était pas compensée par les frais de fonctionnement », déclare Guy Jouhier. Les coûts de maintenance et d’exploitation du Cityval seront en effet moins élevés que sur la ligne A (16 millions d’euros par an, personnels compris). Par ailleurs, le projet de Bombardier était plus consommateur d’énergie, même en comptant le chauffage des voies aériennes l’hiver pour le Cityval.
« Nous attendons une subvention de 105 millions d’euros de la part de l’Etat sur ce marché. En outre, le Val fait partie du contrat de projet Etat-région ; la région, le département et le Feder seront donc également sollicités », conclut Daniel Delaveau, président de Rennes Métropole. Au total, l’ensemble de la ligne B est toujours évalué à environ un milliard d’euros.

Strasbourg inaugure sa sixième ligne
Le réseau du tramway de Strasbourg a été présenté dans sa nouvelle configuration le 27 novembre, à l’occasion de la mise en service d’1,5 kilomètre d’infrastructures nouvelles dédiées aux lignes C et F en centre-ville. Le chantier, réalisé en dix-huit mois, a mobilisé 36,5 millions d’euros d’investissements. Deux des cinq lignes existantes voient leur parcours modifié et la nouvelle ligne F, sur 5 kilomètres de voies anciennes et 500 mètres créés cette année, renforce la desserte des quartiers étudiants. « Avec six lignes et 67 stations, Strasbourg devient le premier réseau de tramway de France », affirme le maire (PS) Roland Ries. « Le réseau commercial passe de 53 à 55,8 kilomètres, avec trois lignes en direct au niveau de la Gare Centrale », explique Jean-Philippe Lally, directeur général de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS). La ligne C, qui desservait précédemment le quartier de l’Elsau, au sud-ouest de l’agglomération, effectue désormais son terminus à la gare. L’offre cumulée de dessertes tramway à la gare augmente de 30 %.
La deuxième station Gare Centrale, en surface, préfigure le tronçon urbain du tram-train qui desservira la grande banlieue ouest et le piémont des Vosges, au plus tôt en 2016. Les études d’avant-projet sont en cours pour la réalisation d’une tranchée couverte, qui permettra aux rames du futur tram-train de passer sous les voies existantes de la SNCF en gare de Strasbourg pour venir se connecter au réseau RFF.

Ça commence mal pour le tram de Toulouse
L’inauguration de la première ligne de tram de Toulouse devait être grandiose, le 27 novembre. Mais un conflit social dur a non seulement gâché la fête, mais aussi empêché le tram de circuler pendant deux semaines. L’inauguration de la première ligne de tram de Toulouse devait être grandiose, le 27 novembre. Les Toulousains étaient impatients d’emprunter ces rames à la ligne élégante pour se rendre au Zénith, à l’hôpital Purpan, à la patinoire de Blagnac ou dans le nouveau quartier Andromède. Las ! un conflit social dur a non seulement gâché la fête, mais aussi empêché le tram de circuler pendant deux semaines. Les syndicats CFDT, CGT, FO et SUD ont finalement signé un accord de fin de conflit le 10 décembre, et le tram a pu circuler le lendemain.
Les wattmen qui bloquaient le dépôt des trams de Garossos faisaient valoir des revendications salariales et de conditions de travail. Sept rencontres organisées par la direction depuis octobre 2009 n’avaient pas réussi à rapprocher les points de vue. Dans un communiqué du 1er décembre, la direction de Tisséo rappelait qu’une augmentation des salaires de 6 % a eu lieu en 2010 et qu’une gratification exceptionnelle de 300 euros avait été accordée aux 300 salariés impliqués dans le lancement du tramway. Les syndicats demandaient que la prime de 86 euros mensuels octroyée aux agents de maîtrise à cause de « l’élargissement de leur mission » le soit aussi aux 70 conducteurs de tram. Ce que refusait la direction.
Des améliorations des conditions de travail des traminots avaient été acquises au fil des rencontres, rappelait Gérard André, président de l’Epic Tisséo : planning connu un an à l’avance contre 10 semaines pour les bus, amplitude maximum de 14 heures au lieu de 13 heures, journées de 7 heures en continu maximum. « On a retravaillé sur le temps de parcours, indiquait l’élu socialiste. Les 33 minutes pour effectuer le trajet Aéroconstellation – Arènes étant jugées difficiles à atteindre par les conducteurs, on est passé à 37 minutes. »
Mi-décembre, les conséquences du conflit se faisaient sentir durement. L’hôpital Purpan était devenu presque inaccessible à certaines heures à cause des embouteillages consécutifs au non-démarrage du tram et aux travaux. A Blagnac, c’était l’incompréhension : « Nos concitoyens se trouvent bloqués alors qu’ils ont subi les désagréments des travaux pendant quatre ans, fulminait son maire Bernard Keller dans le journal local. Le chantage syndical sur l’inauguration puis sur le lancement du tram est perçu par beaucoup, ici, comme le caprice d’enfants gâtés. »
Finalement, après une dernière réunion, le jeudi 9 décembre, un accord a été signé prévoyant, outre les améliorations des conditions de travail citées plus haut et la prime de 300 euros, trois jours de repos supplémentaires et une prime mensuelle de réapprovisionnement de 30 euros.