Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Transports publics 2010 : du nouveau du côté des produits et services

    Sélection des produits et services présentés du 8 au 10 juin au salon Transports Publics Nord Technique – Urbanéo : Cirrus, l’abribus « non-publicitaire » autonome
    Attendre son bus ou son car à l’abri et avec un éclairage décent même « au milieu de nulle part », c’est possible ! Installé dans le Nord-Pas-de-Calais, l’abribus Cirrus de la gamme Urbanéo est produit par Nord Technique à partir de matériaux « quasiment tous recyclables et peu chers ». Modulaire, cet abri peut entrer dans la composition d’ensembles (pour les gares routières ou pôles d’échanges, incorporant par exemple une vente de titres de transport). De plus, le Cirrus peut éventuellement intégrer des encarts publicitaires, même s’il ne s’agit pas là de l’idée première, à la différence d’autres abris proposés sur le marché.
    Grand intérêt du Cirrus : tant qu’il s’agit d’être éclairé, cet abri est totalement autonome, sans qu’il soit besoin de dérouler jusqu’à lui une alimentation électrique. Alimenté par des panneaux photovoltaïques l’éclairage est réalisé au moyen de LED (diodes électroluminescentes), qui sont en soi très peu consommatrices d’énergie. De plus, sous des latitudes où les mois d’hiver sont peu lumineux, l’autonomie est augmentée en ne renforçant l’intensité de l’éclairage que lorsqu’un détecteur indique la présence de voyageurs dans l’abri. Toutefois, la version actuelle n’intègre pas les systèmes d’information voyageurs, trop consommateurs d’énergie par rapport à l’énergie solaire disponible.

    Zitrón : des ventilations testées en soufflerie
    Un des exposants les plus spécialisés du salon 2010 était l’entreprise espagnole Zitrón, implantée à Gijón et spécialiste depuis 40 ans de la conception et la fabrication de systèmes de ventilation pour les tunnels ferroviaires, routiers, de métro, de mines et tous types de travaux souterrains. Avec comme référence récente la ventilation et la pressurisation (en cas de sinistre) des tunnels de Guadarrama (25 km, entre Madrid et Ségovie), empruntés par les trains à grande vitesse depuis fin 2007.
    L’optimisation des systèmes de ventilation réalisés par Zitrón est basée sur des analyses aérodynamiques. Non seulement celles-ci font l’objet de simulations informatiques préalables, mais elles font l’objet de tests sur banc dans la soufflerie Zitrón, « la plus grande du monde en son genre », où sont reproduites toutes les circulations survenant dans un tunnel réel.

    Geensys : E-nove, une infrastructure informatique unique pour toutes les applications embarquées
    Dans les véhicules de transport public, en particulier les bus et les trams, les équipements embarqués sont de plus en plus nombreux au fur et à mesure que les applications se multiplient : systèmes d’aide à l’exploitation, système d’information voyageurs, gestion de la priorité aux feux de circulation, billettique, comptage des entrées ou sorties… Pour l’ensemble de ces applications, Gensys propose de n’utiliser qu’un seul calculateur embarqué, permettant l’interopérabilité des systèmes à l’intérieur des véhicules et sur le site central. Ceci grâce à E-nove, une infrastructure informatique composée d’un système embarqué à bord du véhicule, d’une passerelle de communication et d’une base de données au format Transmodel. Nominé cette année pour les Trophées de l’Innovation du Transport Public, E-nove permet également aux autorités organisatrices de déployer progressivement de nouvelles applications sans perturber l’exploitation.

    RITMx : des solutions pour la vente et le rechargement
    Cette édition du salon était la première pour la société RITMx, créée en septembre 2008 à l’initiative de la SNCF et de Keolis. RITMx a pour vocation de fournir des solutions de distribution et d’information aux différents acteurs du secteur du transport public en France comme à l’international (autorités organisatrices, transporteurs, distributeurs d’offres). En particulier, ses solutions de vente et de rechargement seront déployées dans 9 régions françaises fin 2010, avec pour objectif la connexion de l’ensemble des automates des activités TER à la plate-forme de distribution.
    C’est ainsi que sur son stand, RITMx présentait sa solution pour la vente à domicile sur n’importe quel ordinateur équipé d’un navigateur web (offre e-VAD, pour « vente à domicile »), ainsi qu’un démonstrateur d’achat et de recharge d’un titre de transport depuis son mobile, tout en utilisant son téléphone comme support pour le titre (validation et contrôle sans contact). Autre canal de distribution présenté par RITMx, avec émission de titres de transport spécimen : la vente par un dépositaire (buraliste, office du tourisme, mairie…) Et RITMx, c’est aussi la création d’une offre tarifaire, la distribution et le rechargement RFID, l’info-voyageurs, le guichet virtuel, le suivi des ventes…

    Moviken-SLE : Navibus connaît ses lignes
    Spécialiste de la cartographie des transports publics et de l’information voyageurs en temps réel, Moviken a présenté son équipement embarqué Navibus. Système d’information voyageurs et de navigation autonome sur écrans, Navibus présente, outre le prochain arrêt, l’heure et la destination, un « thermomètre » cartographique dynamique de la ligne, visualisant la position du bus et zoomant sur le quartier pour en indiquer les centres d’intérêt (commerciaux, culturels, administratifs…) et les éventuelles correspondances offertes au prochain point d’arrêt. Et, en fonction des desiderata des réseaux de bus, des informations (perturbations, événements…) ou de la publicité peuvent être intégrées dans l’affichage. Avec quelque 6 000 lignes de bus françaises en stock, Moviken dispose d’une base qui lui permet de réaliser, pour un investissement modique, un système d’information embarqué pour la plupart des réseaux hexagonaux ! A titre d’exemple, était présenté au salon ce que pourrait afficher le Navibus s’il équipait la ligne 80 de Paris, qui se trouve desservir le salon…

    Milesys : jamais seul avec le Point d’appel multiservice
    Il y a deux ans, Milesys avait déjà présenté son guichet d’accueil, dont l’ergonomie permet une utilisation par les personnes à mobilité réduite, malvoyantes ou malentendantes, et qui comprend un écran permettant une mise en liaison vidéo bidirectionnelle. En plus de ce guichet, nominé cette année pour les Trophées de l’Innovation du Transport Public, Milesys présentait son nouveau Point d’appel multiservice, doté cette fois d’un écran tactile. A toute personne « débarquant » à un endroit donné – aéroport, gare ou autre pôle d’échanges multimodal – ce dispositif indique de manière conviviale l’essentiel des services auxquels on peut faire appel à proximité : étaient ici proposés les hôtels, les restaurants, les taxis, la location de voiture, les informations locales… avec possibilité de mise en contact par téléphone. Plus besoin alors de chercher les numéros utiles et de sortir son téléphone portable…
     

    Patrick LAVAL

  • Le port du Havre investit dans le ferroviaire

    Le port du Havre vient de donner son feu vert au chantier multimodal.?Cette plateforme, attendue mi-2013, permettra de traiter 300 000?EVP et de renforcer la part du rail et du fluvial dans les pré et post-acheminements des conteneurs Régulièrement critiqués pour avoir oublié de desservir autrement que par la route « Port 2000 », leur nouveau site portuaire ultramoderne censé booster les trafics conteneurisés, les responsables du Grand Port maritime du Havre (GPMH) sont en train de réparer leur erreur. Début juin, le conseil de surveillance du port a donné son feu vert au projet de chantier multimodal qui sera réalisé au cœur de la zone industrielle portuaire. 140 millions d’euros d’investissements sont prévus, dont plus de la moitié apportée par l’Etat.
    Les travaux doivent démarrer début 2011 pour une mise en service mi-2013. La plateforme multimodale aura une capacité de traitement de 300 000 EVP (équivalent vingt pieds). « Cette capacité pourra être facilement portée à 500 000 EVP, sans investissements majeurs. Nous disposons également d’une réserve permettant de porter ultérieurement le trafic à 850 000 EVP », précise Christian Feuvre, le directeur adjoint des opérations du port du Havre. Des navettes ferroviaires assureront la collecte et la distribution des marchandises entre les différents terminaux maritimes et la plateforme mutlimodale d’où se feront les post ou préacheminements.
    Ce sera le plus gros chantier multimodal de France, soulignent ses promoteurs. Il disposera de deux postes à quai fluviaux de 200 mètres (4 sont possibles) et de 8 voies ferrées sous portiques pour les échanges entre les navettes ferroviaires et les trains de ligne. Les projections tablent sur un trafic annuel de la plateforme, au démarrage, de 200 000 EVP, puis à l’horizon 2020 entre 350 000 et 450 000 EVP. Le port du Havre estime qu’à cette échéance ses post et préacheminements fluviaux et ferroviaires représenteront 25 % du total contre 16 % aujourd’hui.
    Un appel d’offres devrait être lancé vers 2012 pour trouver un opérateur ferroviaire portuaire (OFP) chargé d’exploiter ces navettes ferroviaires. « Nous serons particulièrement attentifs à la qualité des prestations. Dans un premier temps, le contrat avec l’OFP choisi sera court pour pouvoir le remettre en cause rapidement s’il ne donne pas satisfaction », souligne Christian Feuvre. Les responsables portuaires souhaitent aussi une meilleure interaction avec le réseau ferré longue distance. « Si un opérateur peut élargir son offre au fret conventionnel, cela nous intéresserait », indiquent-ils. Ils verraient bien, au départ du Havre, des trains mixant conteneurs et fret conventionnel, ce qui permettrait d’assurer de meilleurs taux de remplissage pour les convois.
    Pour inciter les opérateurs à utiliser la future plateforme multimodale, un montage original a été mis en place, calqué sur le modèle des hubs multimodaux de Dourges et de Clésud (Grans-Miramas). Une société d’investissement, Le Havre Terminal Trimodal, a été mise sur pied. Elle devrait être détenue à 49 % par le GPMH, à 25,5 % par Projenor (filiale du Crédit agricole immobilier), qui a participé aux montages des plateformes de Dourges et Miramas, et à 25,5 % par la Caisse régionale du Crédit agricole de Normandie-Seine.
    De leur côté, les cinq principaux opérateurs de transport combiné opérant au Havre – NavilandCargo, Novatrans, CMA Rail (ex-Rail Link), River Shuttle Containers et Logiseine – vont devenir actionnaires de la société Le Havre Terminal Exploitation qui doit être créée. Ils vont signer un bail de dix ans, renouvelable une fois, avec Le Havre Terminal Trimodal. Cela doit les inciter à utiliser au maximum cette plateforme, pour laquelle ils paieront un loyer. « Trop souvent en France des plateformes ont été financées par des collectivités locales et finalement n’ont pas été utilisées », rappelle Christian Feuvre. De nouveaux opérateurs pourraient arriver. Des contacts auraient déjà eu lieu avec IFB, Eurotunnel et ECR.
    En attendant sa future plateforme qui le reliera de façon plus performante au réseau ferré et fluvial, le port du Havre va bénéficier d’une amélioration de ses conditions de desserte ferroviaire dès la fin de l’année : en décembre, le raccordement de la Brèque doit être mis en service et permettre un accès plus direct au port en évitant le triage historique de Soquence.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • Une usine Bombardier en sous-régime au Québec à cause du métro de Montréal

    Bombardier Transport a annoncé le 22 juin qu’il mettrait 185 salariés au chômage technique d’ici à la fin de l’année à cause de la faiblesse des commandes américaines et des incertitudes entourant le contrat du métro de Montréal. C’est l’usine de La Pocatière au Québec qui sera touchée par ces mises à pied temporaires, 40 entre juin et août, déjà annoncées aux salariés, 70 attendues en septembre et 75 en novembre, selon Marc-André Lefebvre, un porte-parole de Bombardier cité par Radio-Canada. Ces ouvriers seront rappelés si la commande du métro de Montréal était confirmée. Ce marché de trois milliards de dollars semblait acquis au consortium Bombardier-Alstom, mais est remis en cause à la demande de concurrents, notamment de Caf. Entre-temps, le travail manquera à l’usine de La Pocatière, sur le point de terminer ses livraisons de trains de banlieue à l’Agence métropolitaine de transport de Montréal.

  • Ansaldo STS prolongera la ligne 6 du métro de Naples

    Le 22 juin, Ansaldo STS a annoncé avoir remporté un contrat de 160,5 millions d’euros pour le prolongement la ligne 6 du métro de Naples. Ansaldo STS, à qui la commune de Naples a octroyé la concession pour l’étude et la réalisation des ouvrages d’art de cette ligne actuellement en service entre Mostra et Mergellina, sera responsable de la construction du tunnel entre Mostra et l’ex-arsenal de via Campegna, de la réalisation du dépôt et centre de maintenance du parc destiné au service Mostra – Municipio (6,5 km desservant 8 stations), de l’achèvement des stations Arco Mirelli et Chiaia, de la construction du tronçon Mergellina – Municipio et de la fourniture du matériel roulant.

  • Angers parle déjà de sa ligne 2 de tramway

    Alors que les travaux de la première ligne de tramway se terminent, l’agglomération angevine commence déjà à évoquer une seconde ligne reliant le bourg de Beaucouzé au Parc des expositions à Saint-Sylvain-d’Anjou, via Belle-Beille et Montplaisir à l’horizon 2020. Cette nouvelle ligne dont les études ont été lancées en 2008, mais dont le tracé doit encore être débattu, ferait 16,3 km de long, avec 32 stations desservies et un objectif capacitaire fixé à 42 000 usagers par jour. La connexion à la ligne A se ferait en gare d’Angers.

  • Financements internationaux pour les transports publics de Hanoï

    L’Association internationale pour le développement de la Banque mondiale et le Fonds mondial pour l’environnement viennent d’accorder respectivement au Vietnam un prêt de 155,21 millions de dollars et une subvention de 9,8 millions de dollars pour aider à l’amélioration du fonctionnement du Transport Management and Operation Centre (Tramoc) de la ville de Hanoï et créer une autorité des transports publics dans la capitale vietnamienne.

  • Alstom assurera la maintenance des rames du RER de Stockholm

    Le 21 juin, Alstom a annoncé que Stockholmståg, l’exploitant du Pendeltåg (RER) de Stockholm, lui avait attribué un contrat d’un montant « de 107 millions d’euros » portant sur la maintenance de son parc pendant cinq ans par plus de 100 personnes sur trois sites (Bro, Södertälje et Älvsjö). Ce contrat comprend la maintenance complète des 71 rames X60 qu’Alstom a déjà livrées à SL (l’autorité organisatrice des transports du Grand Stockholm) et de 12 autres qui seront livrées en 2012. Il prévoit également la maintenance de 52 éléments X10 construits par Asea dans les années 80. Une innovation de ce contrat est la présence de techniciens de maintenance corrective dans les postes de régulation afin d’améliorer la disponibilité et la performance du parc. L’utilisation combinée de TrainTracer et du système de contrôle des trains permettra de suivre en continu, par transmission radio, l’état de ses composants majeurs, permettant d’analyser et d’anticiper les éventuels problèmes ou de diagnostiquer les pannes.

  • Contrat ferroviaire pour Bouygues à Hongkong

    La filiale de Bouygues Construction Dragages Hongkong vient de remporter un contrat de 360 millions d’euros pour réaliser un tunnel ferroviaire. Il s’agit de l’un des dix plus importants projets d’infrastructure de la ville, comprenant aussi la construction d’un tronçon de la nouvelle ligne à grande vitesse reliant Hongkong à Canton (MTRC Express Rail Link). Le tunnel composé de deux tubes de 9 m de diamètre parallèles à une voie de 3,5 km de long fait partie de la future ligne ferroviaire qui reliera Hongkong à Shanghaï et Pékin en 2015. Les travaux devraient durer cinq ans.

  • Veolia n?exploitera pas les trains de Denver

    L’autorité organisatrice des transports de la région de Denver a choisi le 15 juin le consortium chargé de la construction et de l’exploitation en PPP d’un réseau ferroviaire de 55 km incluant la desserte de l’aéroport. Exit la candidature de Veolia Transport allié à Kiewit, Siemens et HSBC. C’est le groupement mené par la société d’ingénierie et de construction Fluor (avec Balfour Beatty Rail, Hyundai-Rotem USA, Alternate Concept Inc. et Macquarie) qui a été désigné à l’unanimité pour ce projet de 2,1 milliards de dollars (1,7 million d’euros), dont 1,3 milliard payés par le privé. Selon le Denver Post, une des raisons de ce choix serait la promesse de 300 millions d’économies (le projet était estimé à 2,4 milliards de dollars), une somme que le Regional Transport District (RTD) pourrait investir dans un autre projet. Le groupement s’avancerait même sur une mise en service plus précoce que demandée par le RTD, en janvier 2016 plutôt que fin 2016.

  • Accident voyageur : la SNCF veut réduire les interruptions de circulation de 25 %

    Trois heures sur les lignes à grande vitesse, 2 h 14 sur les lignes classiques : c’est le temps moyen, précisément évalué, pour rétablir les circulations après ce que la SNCF appelle « accident de personne », soit dans la plupart des cas un suicide. En 2009, 391 accidents de personnes, dont 324 suicides, ont entraîné sur l’ensemble du réseau ferré national des conséquences sur les conditions de circulation de près de 13 000 trains, occasionnant au total 7 255 heures de retard. Comment parvenir, en organisant mieux et plus en amont les procédures d’intervention, à réduire de façon significative l’interruption des circulations ? A cet égard, la signature à Lyon, le 10 juin, d’une convention entre les directeurs régionaux SNCF Rhône-Alpes et Auvergne et les procureurs généraux de « la zone de Défense sud-est » est une première en France. Le résultat attendu de cette convention est avancé : c’est de diminuer, à terme, le temps d’interruption des circulations de 25 %.