Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Rungis double ses capacités ferroviaires

    Rungis double ses capacités ferroviaires

    Le Marché international de Rungis, dispose désormais d?un nouveau terminal ferroviaire qui doit lui permettre d?engager une dynamique de diversification des modes d?acheminement des fruits et légumes Le marché international de Rungis, qui se présente comme le plus grand marché du monde, vient de se doter d’un nouveau terminal ferroviaire. Il devait être inauguré le 11 mai, mais la fête a été annulée en raison d’un appel à manifester de la CGT Cheminots de Paris-Rive-Gauche pour défendre le fret ferroviaire.
    Le nouveau site qui vient d’être mis en service devrait justement contribuer à améliorer la part ferroviaire des acheminements, en forte baisse ces dernières années. Lorsqu’il a ouvert ses portes en 1969, le marché de Rungis disposait d’un terminal ferroviaire comprenant sept quais. Ce terminal était conçu pour l’acheminement de wagons isolés vers des entrepôts embranchés. Mais, avec le temps, le mode routier a pris de plus en plus d’importance, assurant les livraisons terminales. Résultat, aujourd’hui les camions acheminent ici 75 % des produits alimentaires.
    Les trains, eux, desservent l’axe Paris – Perpignan. Chaque jour, l’équivalent de 70 semi-remorques arrive au terminal ferroviaire de Rungis. La moitié des arrivages est destinée aux grossistes, l’autre moitié aux GMS (grandes et moyennes surfaces) d’Ile-de-France. Les nouvelles installations ferroviaires permettent désormais de doubler les capacités de traitement grâce au transbordement de trains entiers : elles peuvent accueillir jusqu’à 400 000 tonnes de fruits et légumes contre 200 000 seulement jusqu’alors.
    « Aucun autre marché de gros ne dispose d’une telle installation en Europe », se félicitent ses promoteurs. En plus des gains de productivité réalisés, la société gestionnaire du Marché international de Rungis (la Semmaris) souhaite ainsi diversifier les modes d’approvisionnement et sécuriser les arrivages. Les récentes perturbations aériennes dues aux cendres volcaniques venues d’Islande la confortent dans cette stratégie. « Le ferroviaire vient en complément des transports routiers et aériens », souligne-t-elle en rappelant que le terminal ferroviaire proche de l’aéroport d’Orly « garantit les flux internationaux sud-nord, mais également la logistique de proximité et notamment celle de centre-ville ».
    Le nouveau terminal a été mis en place progressivement. Un premier quai est entré en service il y a tout juste un an, puis le second (situé à 50 mètres de distance du premier) a été ouvert en août 2009. L’électrification des voies a ensuite été réalisée.
    Le projet, d’un coût total de 19 millions d’euros, a été décidé en 2006 et financé par l’Île-de-France à hauteur de 6,65 millions d’euros, le conseil général du Val-de-Marne (6,25 millions), la SNCF (3,05 millions) et la Semmaris (3,05 millions). Reste à savoir si les chargeurs vont eux aussi faire le pari du rail. Utilisé à plein régime, le nouvel équipement doit permettre de retirer des routes quelque 10 000 poids lourds chaque année.
    Marie-Hélène POINGT

  • Accident à Montpellier : ce qui s?est réellement passé

    Le premier accident du réseau de tramway de Montpellier, mis en service il y a 10 ans, s?est produit le 12 mai dernier. Un recul incontrôlé de la rame dans une section en forte pente en est la cause Le premier accident sérieux entre deux rames de tramways depuis l’ouverture du réseau de Montpellier, en juin 2000, est survenu mercredi 12 mai après-midi sur un tronc commun aux lignes 1 et 2, près de la gare Saint-Roch.
    L’origine du sinistre est la dérive arrière d’une rame de la ligne 1 sur la forte pente à 70 pour mille de la rue Jules-Ferry. Cette rame appartient au parc complémentaire de trois Citadis 302 acquises en 2006 pour la ligne 1 dans le cadre du marché des rames de la ligne 2. La rame se trouvait sur la section commune aux deux lignes, longue d’une centaine de mètres, comprise entre la gare Saint-Roch et le pont de Lattes. Le Citadis 302 de la ligne 1 a marqué l’arrêt face au feu « T » rouge protégeant la jonction du haut de la rue, alors que se présentait en sens opposé une rame Citadis 302 du parc de la ligne 2, cisaillant la voie de la ligne 1 montante. Alors que la rame de la ligne 2 descendait la forte pente de la rue Jules-Ferry, la rame de la ligne 1 a subi une dérive arrière dans le même sens sur l’autre voie.
    Sur ce court tronc commun les itinéraires enclenchent solidairement les appareils de voie des deux extrémités. Ainsi, lorsqu’une rame de la ligne 1 emprunte la voie montante, l’aiguille située en bas de la rue reste dans sa position d’origine jusqu’à ce que ce tramway ait franchi l’aiguille du haut. Lorsqu’au même moment une rame de la ligne 2 descend la rue, l’aiguille du bas de la rue de la voie descendante est donc logiquement positionnée de façon à ce qu’elle cisaille l’itinéraire, resté ouvert, de la ligne 1 montante. Des feux « T », doublant les tableaux latéraux d’itinéraires, protègent les parcours des rames de l’une et l’autre ligne.
    Mercredi 12 mai, l’un des seuls cas de figure prenant le système en défaut s’est présenté : le recul incontrôlable d’une rame de la ligne 1 montante retraçant l’itinéraire qu’elle venait de parcourir et qui cisaille celui d’une rame de la ligne 2 descendante. Le choc s’est produit entre les deux éléments arrières. Violent, il a entraîné le déraillement de bogies des deux rames, le parcours hors voie d’un bogie de la rame de la ligne 1 sur une dizaine de mètres et la « désarticulation » partielle de la rame de la ligne 2.
    On déplorait un blessé léger, une voyageuse âgée d’une soixantaine d’années. Un des conducteurs a été « choqué ».
    L’enquête technique est en cours chez TaM, l’exploitant. Le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEATT) a été saisi du dossier pour analyse complète. Le constructeur Alstom indique que ce type de rame en exploitation à Montpellier « ne comporte pas de système antirecul automatique », ce qui est au demeurant le cas de la plupart des rames de tramways.
    De source interne, l’hypothèse d’un défaut de conduite est évoquée, avec accélération sans effet car effectuée en position de débrayage et absence de freinage d’urgence. Le conducteur est depuis très affecté par ces événements. De même source, les rames impliquées ont subi des dégâts de carrosserie mais les structures des châssis et des organes de roulement ne seraient pas endommagées.
     

    Michel-Gabriel LEON

  • Eurotunnel remporte Rail Freight

    C’est finalement le groupe Eurotunnel qui a mis la main sur le troisième opérateur de fret ferroviaire britannique GBRf : le gestionnaire du tunnel sous la Manche a annoncé le 1er juin l’avoir acheté pour quelque 30 millions d’euros à la société internationale FirstGroup. Eurotunnel souffle ainsi le morceau à la SNCF et au britannique Freight Liner Ltd, qui étaient aussi sur les rangs, selon la presse britannique. Eurotunnel continue à consolider ses positions dans le fret ferroviaire européen : le groupe veut proposer une offre étendue et disposer d’un portefeuille de clients variés en s’appuyant à la fois sur GBRf et sur sa filiale de fret ferroviaire Europorte qu’il vient déjà de renforcer après l’acquisition des activités France de Veolia Cargo.

  • Thales remporte la signalisation de la LGV pour Saint-Jacques-de-Compostelle

    Dans le cadre d’un consortium, Thales a signé avec l’Adif (gestionnaire espagnol des infrastructures ferroviaires) un contrat de 136 millions d’euros. Il porte sur la signalisation, la protection des trains, les systèmes de sûreté et de sécurité, ainsi que le centre de commande centralisé et le réseau de télécommunications fixes sur Orense – Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce tronçon de 87,5 km (38,5 km de moins que la ligne classique) est la dernière partie de la LGV Madrid – Galice, qui relie actuellement Madrid à Valladolid. Il permettra de réduire le temps de parcours entre Orense et Saint-Jacques-de-Compostelle de 70 %. Thales sera notamment responsable de la conception, de l’installation et de la maintenance de l’ETCS (European Train Control System) de niveaux 1 et 2, des circuits de voies et des compteurs d’essieux. Le contrat inclut aussi la maintenance de tous les systèmes installés pendant 3 ans.

  • Bombardier vend son monorail Innovia à Riyad

    Bombardier a signé un contrat de 241 millions de dollars (195 millions d’euros) pour la fourniture, l’installation, l’exploitation et  la maintenance de son Monorail Innovia à Riyad, capitale du royaume. La ligne de 3,6 km et six stations desservira King Abdullah Financial District, le nouveau quartier d’affaires de Riyad. Le contrat a été signé avec Saudi Oger Ltd, entreprise major de BTP.  Saudi Oger Ltd est le mandataire du contrat pour la fourniture clé en mains du Monorail. Bombardier fournira six trains (12 voitures) équipés du système de conduite automatique sans conducteur Bombardier Cityflo 650. Il en assurera la maintenance pour une durée initiale de dix ans. Les trains seront conçus à Kingston (Canada) et construits à Pittsburgh (USA). La mise en service est prévue en 2012.

  • Transdev exploitera le futur tramway de Rabat

    Transdev vient de remporter le contrat d’exploitation et de maintenance du tramway qui reliera, début 2011, Rabat à Salé, au Maroc. Le contrat pour la préexploitation et l’exploitation du tramway Rabat – Salé, qui comprend la maintenance du matériel roulant et des infrastructures, a été signé le 20 mai par la Société du Tramway Rabat – Salé (STRS), société concessionnaire publique chargée de la conception, de la réalisation et du suivi de l’exploitation du tramway. Ce contrat d’un montant de 800 millions de dirhams (environ 73 millions d’euros) démarrera le 15 juin 2010 (préopération), pour une durée de 6 ans à partir du lancement commercial, renouvelable pour 6 ans supplémentaires. Le tram circulera toutes les 8 minutes pour relier Salé, très dense en population, à Rabat, qui rassemble des activités économiques et administratives avec un axe lourd à partir duquel le réseau de bus, actuellement exploité par Veolia Transport, sera restructuré.

  • Un prolongement à l’est envisagé pour Eole

    Alors que le prolongement d’Eole à l’ouest, vers La Défense et Mantes-la-Jolie, est lancé, certains élus veulent en parallèle mettre le cap à l’est. Plus modestement, puisqu’il s’agit d’un prolongement de 3,5 km, à partir de Tournan-en-Brie, actuel terminus de la ligne, jusqu’à la zone d’activité logistique du Val Bréon, qui emploie un millier de salariés. Ces élus, ce sont ceux de Seine-et-Marne. Le 19 mai, ils recevaient Guillaume Pepy pour lui « vendre » le projet. Message bien reçu. Pour le président de la SNCF, « c’est un beau projet, intéressant, qui fait sens au plan ferroviaire, avec à la clé une meilleure qualité de service ». Un projet qui mérite donc « d’être considéré. Il est porté par les élus et relève d’un accord large entre le conseil régional, RFF, la SNCF et le Stif ».

  • Restauration : le TGV franco-suisse Lyria change de fournisseur

    A partir du 1er juillet, le TGV Lyria proposera un nouveau service de restauration à la place en 1re classe ainsi qu’au bar, avec une évolution qualifiée « haut de gamme » sur l’ensemble des prestations proposées à bord et une offre « plus adaptée » au marché franco-suisse. Suite à la dénonciation du contrat de restauration par la Compagnie des Wagons-Lits, TGV Lyria a lancé un appel d’offres en collaboration avec la SNCF. La société Elvetino a été retenue. Filiale à 100 % des CFF, elle est responsable de la restauration à bord des trains CFF en Suisse, en Allemagne, en Italie, et également de la restauration à la place des trains TGV Lyria reliant Paris à Genève.

  • Bombardier et Augsbourg vont tester l?alimentation par le sol Primove

    Bombardier Transport et les transports municipaux d’Augsbourg (Stadtwerke Augsburg Verkehrs-GmbH), dans le sud de l’Allemagne, ont conclu un accord de collaboration visant à installer sur le réseau de tramway de cette ville le système d’alimentation électrique sans contact Primove. Réalisée dans le cadre d’un projet pilote, cette installation est la première du système d’alimentation par le sol de Bombardier sur un « vrai » réseau de tramway, après l’équipement de la boucle d’essais de l’usine de Bautzen. Dès cet été, les travaux d’installation commenceront sur une section de 800 m de la ligne 3 vers le parc des expositions d’Augsbourg.

  • La Compagnie des Wagons-Lits confirmée sur les TGV Est et Alleo

    Evincée des autres TGV nationaux au profit de Cremonini, la Compagnie des Wagons-Lits (groupe Accor) reste à bord des TGV Est et des TGV Alleo, à destination de l’Allemagne. Sa filiale française, Grand Est Restauration, vient de remporter l’appel d’offres lancé par la SNCF pour l’exploitation de la restauration et des services à bord de ces TGV. Elle y était d’ailleurs présente depuis juin 2007. Le nouveau contrat, d’une durée de deux ans, débutera le 1er juillet prochain. Son montant : 26 millions d’euros sur deux ans.