Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • SNCF : 2 500 retards de trains en 2009 causés par les vols de métaux

    C’est devenu un véritable fléau : le vol de métaux. L’an passé, on en a recensé près de 2 000, dont 900 commis en ligne sur les installations en exploitation. Conséquence directe, puisque cela entraîne dans tous les cas une interruption totale des circulations, plus ou moins temporaire : plus de 2 500 trains touchés et près de 30 000 minutes perdues. Depuis la mise en place, en 2007, d’un plan spécifique par la gendarmerie nationale, plus de 3 000 personnes ont été interpellées et une soixantaine d’opérations de police judiciaire menées. Sur l’année 2009, près de 650 interpellations ont permis de résoudre quelque 350 méfaits. Pour mieux remonter les filières, point essentiel pour ce type de délinquance, la coopération va être renforcée entre la gendarmerie nationale et la sûreté ferroviaire, en lien avec l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante.

  • La SNCF se replie, qui prendra la relève ?

    Malgré un contexte propice aux modes alternatifs à la route, le trafic de fret ferroviaire dégringole. La crise porte sa part de responsabilité mais la politique de restructuration de Fret SNCF est aussi en cause Paradoxe. La France se lance dans un Grenelle de l’Environnement qui projette le renforcement du rail face à la route, et Fret SNCF ne cesse de réduire la voilure. Fin janvier, le journal l’Humanité dévoilait un document de travail interne de la direction qui prévoit d’ici à 2011 un recul d’un tiers des volumes transportés par rapport à 2008. En cause l’abandon accéléré du wagon isolé, considéré comme responsable des deux tiers des pertes du fret. Si l’on ajoute la crise économique, c’est la dégringolade pour les marchandises acheminées par le rail. « La crise s’est traduite par un recul de 25 % des trafics sur le réseau. C’est rude », reconnaît Hervé de Tréglodé, le directeur du pôle commercial de Réseau Ferré de France (RFF).
    Grenelle de l’Environnement oblige, le gouvernement a annoncé en septembre dernier qu’il mettait sur la table 7 milliards d’euros en faveur du fret. Cet « engagement national » vise à améliorer le réseau classique et à créer un réseau orienté fret sur les axes structurants. Il prévoit aussi de soutenir des solutions innovantes telles que le fret ferroviaire à grande vitesse, les autoroutes ferroviaires ou les opérateurs ferroviaires de proximité (OFP). La SNCF a promis d’apporter un milliard pour développer ces pistes d’avenir, ce qui a permis de mieux faire passer son plan de réorganisation autour des seuls axes rentables.
    Mais les projets d’avenir demanderont du temps pour se concrétiser. D’où de fortes inquiétudes des industriels face à une SNCF qui représente tout de même encore 85 % du fret ferroviaire en France mais qui ne cesse de se replier. Qui prendra demain la relève si la SNCF n’exploite plus que les quelques axes où transitent les plus gros volumes ? « Certains soutiennent une théorie assez ancienne : si on enlève les branches de Fret SNCF, on ne trouvera pas vraiment de noyau central. En essayant de se concentrer sur le noyau rentable de son activité, Fret SNCF risque de se retrouver avec fort peu de chose », rappelle Hervé de Tréglodé qui ne croit pas à cette thèse : « Toutes les analyses qu’on mène sont favorables au transport ferroviaire. »
    Les opérateurs ferroviaires alternatifs, qui sont en train de tracer leur chemin, ne croient pas non plus à la fin du fret de l’entreprise historique. « Ce serait une grave erreur d’estimer que Fret SNCF est en train d’être rayé de la carte. La SNCF est en train de se restructurer. Nous saluons le courage de Pierre Blayau, souligne François Coart, le directeur de la stratégie d’Europorte, la filiale de fret ferroviaire d’Eurotunnel. Fret SNCF est certes contrainte d’abandonner certaines activités en France. Mais dans le même temps, l’entreprise se dynamise à l’étranger, où elle vient de créer CapTrain. Beaucoup de flux qui circulent en France sont internationaux. » François Coart estime que la SNCF tirera des bénéfices de son dynamisme international. Et il s’interroge : « Est-ce que le fait que la France se désindustrialise va générer du trafic en plus ou pas ? Il faut se rappeler que la Grande-Bretagne, qui s’est désindustrialisée, a vu la part du chemin de fer remonter face à la route. Cela s’explique par deux raisons : d’une part, la route a été saturée, d’autre part les flux d’importation en provenance des ports se sont développés. »
    Les Europorte, Euro Cargo Rail et autres CFL Cargo comptent bien prendre leur part. RFF évaluait, en décembre 2009, à quelque 15 % la part de marché déjà détenue par la concurrence, une montée en puissance rapide trois ans et demi après son apparition. « La part détenue par les nouveaux opérateurs en France est très positive si on la compare à celle des concurrents de la Deutsche Bahn : celle-ci est de 20 % alors que le secteur ferroviaire allemand est libéralisé depuis dix ans », souligne Hervé de Tréglodé. Il affirme que ses services travaillent à la mise en place d’un réseau modernisé, avec des sillons de qualité. « C’est ce que nous faisons, en mettant notamment en place notre nouvelle plate-forme commerciale et son nouveau système d’information. Une centaine de personnes au total chez RFF travaillent à l’amélioration des sillons. »
    Reste toutefois, selon Europorte, à s’attaquer à certains freins comme « le manque d’interopérabilité et la longueur d’homologation des locomotives ». L’opérateur dit « militer pour la transparence et la simplification de ces procédures. Nous souhaitons renforcer le dialogue avec RFF qui nous demande de prévoir très longtemps à l’avance nos sillons. Sinon, nous nous retrouvons avec des sillons de dernière minute. Il faudra obtenir plus de flexibilité. Comme en Belgique par exemple. » L’union faisant la force, les concurrents de la SNCF se sont regroupés au sein de l’Afra (association française du rail) pour mieux se faire entendre. Tout le monde veut y croire. « Si le secteur du fret n’était pas si prometteur, pourquoi autant d’énergie serait-elle dépensée par nous-mêmes et par nos concurrents ? », s’interroge-t-on côté Eurotunnel.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • Chiffre d?affaires stable pour Stadler Rail

    En 2009, Stadler Rail a réalisé un chiffre d’affaires stable, qui s’élève à près de 1,1 milliard de francs suisses (770 millions d’euros). Le constructeur suisse de matériel roulant emploie un peu moins de 3 000 personnes en Europe, dont 2 000 dans son pays à Bussnang (Thurgovie), Altenrhein (Saint-Gall), Winterthur (canton de Zurich) et Bienne (canton de Berne). Quelques centaines d’embauches sont envisageables en Suisse si Stadler Rail remporte une partie – voire la totalité – du prochain grand marché des CFF, dont le vainqueur sera connu en mai. Chiffré à plus de 2 milliards de francs suisses (plus de 1,4 milliard d’euros), ce marché porte sur 59 rames pendulaires à deux niveaux et intéresse également Siemens et Bombardier.

  • Les trains russes bientôt dans les traces des Talgo ?

    La société des Chemins de fer de Russie, RZD, étudiera à partir d’avril la possibilité d’équiper ses trains desservant l’Europe de systèmes de changement automatique de l’écartement des essieux, sur le modèle du train espagnol Talgo. « Nous achevons les tests du système dans un train laboratoire fourni par Talgo », a en effet annoncé le 18 mars son PDG, Vladimir Yakounine. Ajoutant qu’au terme de ces essais, les RZD étudieront l’éventualité d’acquérir ce système : « La quantité de dispositifs à fournir et les échéances de livraisons feront l’objet de négociations commerciales cette année. » Les RZD et l’équipementier espagnol Patentes Talgo S.A. avaient signé en octobre 2008 à Madrid un protocole d’intention pour la coopération en matière de transport ferroviaire à grande vitesse. Equipés de tels dispositifs, les trains russes pourraient changer automatiquement d’écartement et passer de l’écartement russe des voies (1 520 mm) à la voie européenne (1 432 mm), sans s’arrêter à la frontière.

  • TGV Lyria : Alain Barbey nommé directeur général

    Alain Barbey, qui dirigeait Cisalpino AG jusqu’à fin décembre 2009, a été choisi le 18 mars lors du conseil d’administration de Lyria, pour être le nouveau directeur général de TGV Lyria, la filiale commune aux CFF et à la SNCF, à compter du 1er juillet prochain. Il remplace Christian Rossi, qui était à ce poste depuis 5 ans et qui rejoint les CFF en tant que directeur Ventes et distribution de la région du Léman.

  • La LGV brésilienne empêtrée dans le calendrier électoral

    La LGV brésilienne aurait dû être terminée pour les JO de 2016. Ce ne sera pas le cas. L?appel d?offres n?est pas encore prêt et, comme les élections vont avoir lieu en octobre, il est difficile de poser des choix fondamentaux Le 2 mars, les Brésiliens devaient publier l’appel d’offres sur la ligne à grande vitesse Rio – São Paulo – Campinas. Mais l’appel d’offres n’est pas sorti et, aujourd’hui encore, on ne dispose que de la minute mise en ligne en décembre dernier. Un document de quelque 250 pages, c’est mince pour se faire une idée de la réalisation d’un projet de LGV.
    Pourquoi ces retards, accompagnés dans un même mouvement de proclamations d’urgence ? La réponse est simple : le calendrier est politique. Le président Luiz Ignacio Lula achève son mandat cette année. La candidate du parti des Travailleurs, investie le 20 février par Lula pour lui succéder, Dilma Roussef, est aujourd’hui chef de la Casa Civil. Numéro 2 du pouvoir fédéral derrière Lula, elle occupe un poste entre secrétaire général de la présidence, Premier ministre et ministre de l’Intérieur. À ce titre, elle est chargée des grands projets. Selon Le Monde du 20 février, Lula la présente comme la « mère du PAC », le programme d’accélération de la croissance.
    C’est dire que Dilma Roussef s’intéresse à la LGV. Les élections doivent avoir lieu en octobre. Et c’est cette échéance qui permet de comprendre l’agenda : appel d’offres le 2 mars, adjudication le 2 mai, signature quasiment dans la foulée, ce qui permet de faire rentrer au moment du scrutin la LGV dans la liste des grands travaux engagés, pour une mise en service cinq ans plus tard. Ce sera trop tard, certes, pour la Coupe du monde de football de 2014, comme on l’annonçait d’abord, mais encore à temps pour les Jeux Olympiques qui se tiendront au Brésil en 2016. Voilà pour le calendrier officiel.
    Mais le 2 mars est passé et l’appel d’offres n’est pas sorti. Le Tribunal des comptes, qui doit l’examiner avant sa publication, a demandé soixante jours à partir du moment où il aura l’intégralité des documents, qu’il n’a toujours pas reçus… De plus, le délai de deux mois donné aux consortiums pour répondre est bien trop serré : Alstom et la SNCF ont dit qu’il leur fallait six mois. 2016 est donc d’ores et déjà jugée irréaliste. Ce qui est gênant car, faute d’un rendez-vous international, que les Chinois avaient respecté pour la LGV Pékin – Tianjin à l’occasion des JO, que les Sud-Africains s’apprêtent à respecter tant bien que mal pour la mise en service du Gautrain lors de la prochaine Coupe du monde de football, le projet pourrait bien dériver pour de bon.
    Alors, beaucoup de bruit pour rien ? Sans doute pas. Selon Jean-François Fritsche, attaché des Transports et infrastructures au service économique régional auprès de l’ambassade de France, « c’est un projet nécessaire au pays, ils ont les moyens financiers de le réaliser, et ils s’en donneront les moyens techniques aussi, grâce au transfert de technologie ». Pourquoi l’appel d’offres est-il si dur à préparer ? « Parce qu’il manque une génération. Les Brésiliens n’ont plus, depuis vingt-cinq ans, l’expérience de la construction de grandes infrastructures linéaires. »
    Les Brésiliens ont, de fait, sous-estimé le travail préparatoire. L’Agence nationale des Transports terrestres (ANTT) ne dispose que d’une vingtaine de personnes pour suivre le projet. Aucun assistant à maître d’ouvrage n’a été désigné pour préparer l’appel d’offres. Et l’étude préalable, réalisée par Halcrow, est jugée faible : il faut dire qu’elle a été réalisée pour moins d’un million d’euros, dix fois moins que le coût d’une étude classique.
    Le gouvernement a tout de même fait des choix importants. L’État fédéral procédera lui-même aux expropriations. Le consortium aura cinq ans, à partir de la mise à disposition de l’ensemble des emprises, pour ouvrir la ligne. Mais la grande option retenue fait frémir les spécialistes historiques de la grande vitesse. Le contrat doit être attribué au moins offrant, à un consortium chargé de l’intégralité du projet. 70 % de la note viendront de la moindre participation demandée à l’État, et 30 % du plus bas coût demandé au voyageur pour un billet de 2e classe. Ensuite seulement, et une fois le choix fait, seront ouvertes deux enveloppes, une sur l’offre technique, une sur les garanties financières. L’appel d’offres va donc être jugé sur deux critères comptables. Ce qui ne peut qu’avantager les Chinois. Soit un scénario proche de celui de l’Arabie saoudite.
     

    François DUMONT

  • CSR Nanjing Puzhen livre sa première rame au métro de Bombay

    Le Chinois CSR Nanjing Puzhen vient de livrer la première des 18 rames – soit 108 voitures au total – que le métro de Bombay lui a commandées en mai 2008 pour rouler sur sa ligne numéro un. Il s’agit de rames à grande capacité (390 voyageurs) en acier inoxydable, spécialement conçues, selon leur fabricant, pour supporter un fonctionnement sous un climat chaud et humide.

  • Cheminots et associations écologistes s?inquiètent pour le fret

    Les fédérations de cheminots CGT, Unsa et CFDT s’inquiètent aux côtés d’associations écologistes de « l’accélération de la casse du réseau de messagerie ferroviaire » et avancent qu’elle conduira à un report vers le transport routier, contraire aux objectifs du Grenelle de l’Environnement. Les trois fédérations de cheminots ont cosigné un communiqué avec France Nature Environnement, WWF, Agir pour l’environnement et le Comité de liaisons pour les énergies renouvelables. « En quoi le schéma pour un nouveau transport écologique » présenté cet automne par la SNCF « est-il écologique ? », s’interrogent les signataires, en rappelant que « l’entreprise se fixe un objectif de réduction des trafics, abandonne la desserte de plusieurs territoires et se sépare de moyens humains et matériels ».

  • Transports par câble : une offre sur mesure

    En France, le Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés encadre les nombreux systèmes de transport par câble. Trois constructeurs européens se partagent le marché Les transports par câble se caractérisent par leur côté « sur mesure » du fait que des éléments aussi fondamentaux que la longueur du câble, l’inclinaison des véhicules, mais aussi les installations fixes (voies et croisements pour les funiculaires, pylônes pour les transports suspendus) sont fonction de la topographie le long de l’itinéraire. Le débit attendu influence également le dimensionnement des gares et du nombre de véhicules. Du moins sur le marché français, les différents systèmes proposés par les constructeurs doivent entrer dans une des catégories de la classification définie par le STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés). Hormis les téléskis (qui ne se prêtent pas vraiment au transport public) et la crémaillère (mode ferroviaire qui ne fait pas appel aux câbles), les remontées mécaniques comprennent les téléphériques (aériens), les funiculaires (généralement sur rails) et les « appareils particuliers » que sont les ascenseurs inclinés (en libre accès) et le seul pont transbordeur à subsister en France.

    Parmi les téléphériques, il convient de distinguer :
    Le télésiège, monocâble à mouvement unidirectionnel continu, à pince fixe (TSF) ou à attaches débrayables (TSD). Son débit est de 2 400 personnes/heure pour le TSF, mais peut atteindre 3 200 à 4 500 p/h pour le TSD. Cet appareil, où les personnes sont transportées à l’air libre, est essentiellement destiné au tourisme (ski).

    La télécabine, à mouvement unidirectionnel continu, monocâble (TCD) ou bicâble. De fait, le TCD n’est autre qu’un TSD fermé ! Quant à la solution bicâble (câble porteur et câble tracteur, ce dernier étant débrayable), elle permet des portées plus élevées. Débit : 3 000 p/h (TCD) à 3 700 p/h (cabines de 30 personnes).

    Le Funitel est rare en France. Comme le téléphérique monocâble, son mouvement unidirectionnel est continu, mais il fait appel à deux câbles porteurs-tracteurs. Ses performances et son prix sont comparables à la télécabine bicâble débrayable.

    Le téléphérique à va-et-vient fonctionne comme un funiculaire dont les rails sont un ou deux câbles. Comme l’installation ne possède que les deux cabines se croisant à mi-parcours, la fréquence du service est faible, mais ces cabines peuvent être de grande capacité. L’un dans l’autre, le débit maximal est de 2 000 p/h.

    Monocâble ou bicâble, le téléphérique pulsé est à mouvement unidirectionnel discontinu, c’est-à-dire que les cabines ou sièges sont regroupés en chapelets desservant les gares au même moment. Débit : 1 000 p/h.
     

    Patrick LAVAL

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  • Les « pour » et les « contre » du câble

    Par comparaison avec d?autres modes de traction pour les véhicules guidés (adhérence, crémaillère), le câble offre d?incontestables avantages, mais il a aussi des inconvénients. CINQ ARGUMENTS EN FAVEUR DU CÂBLE 
    Il est peu coûteux. « Il suffit de planter quelques pylônes et de tirer une corde à linge entre deux gares, et le tour est joué », schématise un industriel. Le câble coûte peu : clés en main, entre 5 et 10 fois moins cher au kilomètre que le tram suivant le type de projet et ce que l’on prend en compte dans le calcul. Un argument très recevable pour les collectivités.
    Il ne dévore pas l’énergie. La concentration des équipements de traction (électrique) en un point fixe permet d’éviter les redondances, les cabines ne sont pas motorisées. Les véhicules se déplacent sans frottement, le bilan énergétique est incomparable et en plus il est silencieux.
    Il gravit des collines et traverse des fleuves. Solution idéale pour les fortes pentes (en concurrence avec la crémaillère, voire le métro ou le tram sur pneus), optimale pour le franchissement d’obstacles (pour les téléphériques).
    Il ne met pas la ville sens dessus dessous. Les téléphériques, dont l’emprise au sol se limite à des pylônes, permettent de s’affranchir de travaux lourds sur tout le parcours, ce qui se répercute sur les démarches administratives, les délais et aussi sur le prix de revient de l’installation.
    Il est cadencé. Une cabine toutes les 5 à 20 secondes dans la plupart des projets urbains, rares sont les moyens de transport qui permettent un temps d’attente aussi limité.

    CINQ ARGUMENTS CONTRE
    Il déplaît aux riverains. Voir le téléphérique au-dessus de chez soi ou pouvoir être vu depuis celui-ci semblent mal accepté par les riverains des projets identifiés. L’« intrusion visuelle » est le principal argument contre le câble en Europe. Le câble défigure-t-il vraiment plus le paysage plus qu’un tram ?
    Il ne connaît que la ligne droite. Les installations sont « sur mesure », difficiles à modifier ou à prolonger au-delà des gares d’origine pour les funiculaires.
    Il implique une maintenance lourde quelques jours par an. La maintenance est facile à organiser en montagne. On la fait en période creuse ou à la fermeture des pistes. Mais dans le cadre d’une exploitation urbaine de 5h à 23h toute l’année, la maintenance impliquera d’arrêter le système quelques jours par an.
    Il n’aime pas le vent. Sans pour autant être dangereux, le téléphérique est très sensible aux phénomènes météo. En cas de tempête, il faut parfois appuyer sur « stop ». Mais y a-t-il des tempêtes de neige en ville ?
    Il donne le vertige. On a beau répéter et re-répéter que le téléphérique est l’un des moyens de transport les plus sûrs du monde, qu’il est sous la houlette du très sérieux STRMTG ou qu’il provoque bien moins d’accidents que les véhicules en site propre, la peur du vide reste un frein pour certains usagers.

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