Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • L?ETR 610 entre en service commercial

    Le nouveau Cisalpino II (ETR 610) a été mis en service le 20 juillet dernier Dès le lundi 20 juillet 2009, Cisalpino SA met en service son nouveau train ETR 610. Au terme de plusieurs années d’essais et de mise au point cette nouvelle rame automotrice va relier Genève et Milan, deux fois par jour. Avec cette composition de nouvelle génération, la filiale commune de CFF et Trenitalia va offrir un service de très haute qualité. La rapidité : avec ses quatre moteurs délivrant une puissance totale de 5 500 kW, l’ETR 610 peut atteindre 250 km/h. Cette vitesse ne lui sera possible que sur les 30 km du tunnel du Lötschberg et sur la ligne italienne à grande vitesse, quand celle-ci sera disponible. Développé par les ingénieurs d’Alstom Italie, son système pendulaire lui permet une inclinaison de 8 degrés en virage, pour une vitesse plus élevée de 25 % qu’un train classique. Entre Genève et Milan, le gain de temps sera de 38 minutes. La motorisation répartie permettra, de rouler sur 2 ou 3 moteurs, avec la possibilité d’augmenter la puissance de 40 % sur une courte portion de trajet. La ponctualité et la disponibilité des trains sont primordiales pour Cisalpino. L’entretien des rames se fera à Genève. Pour le confort de ses passagers, les longues voitures fuselées de L’ETR 610 sont plus spacieuses et plus lumineuses. La surface vitrée a été augmentée de plus de 30 % et l’ergonomie des sièges a été particulièrement étudiée. L’appui-tête réglable et la lampe de lecture intégrée en renforcent l’agrément. A l’entrée des voitures, des écrans tactiles offrent l’accès à l’intranet. D’autres écrans, installés en cabine, informent les voyageurs sur le trajet en cours, les arrêts et les correspondances. Ils diffusent également des vidéos sur les régions traversées. Un amplificateur GSM, un réseau WiFi et des prises de courant 230 V à chaque place complètent cet équipement. Pour satisfaire sa clientèle, la cuisine prépare à bord les repas qui peuvent être pris dans la voiture-restaurant ou servis à la place en première classe. Entre Genève et Milan, le trajet ne durera plus que 3 h 50. Et seulement 1 heure 15 de plus pour rallier Florence quand la Linea Alta Velocita le permettra. Les deux premiers ETR 610 vont donc assurer quotidiennement à partir du 20 juillet, les relations CIS 35 et CIS 40 et d’autres rames viendront progressivement les renforcer sur cette ligne à partir de septembre. Parallèlement, les ETR 610 entreront en service sur l’axe Bâle – Milan, via le Lötschberg. Sur la relation Zurich – Milan, ils seront introduits plus tard : des problèmes liés à l’effort exercé sur le rail en virage ne permettent pas aux nouvelles rames de Cisalpino d’atteindre le standard N sur le Gothard. Pour Alain Barbey, PDG de Cisalpino et son équipe, l’ETR 610 est une étape marquante dans le développement de la grande vitesse ferroviaire à travers les Alpes. Avec ses systèmes de navigation et de sécurité répondant aux normes les plus sévères de Suisse (ETCS), d’Allemagne (LZB/PZB) et d’Italie (SCMT), l’ETR 610 peut aller vite en toute sécurité. Sa capacité à rouler sous plusieurs tensions le prédispose à relier aussi Zurich à Munich quand la ligne sera électrifiée et aménagée pour les trains pendulaires. Performant et novateur, l’ETR 610 est construit pour le futur.
     

    Thierry-Pierre GRAINDORGE

  • 15 lignes de bus supprimées à Nantes

    Par mesure d’économies, Nantes va se débarrasser d’une quinzaine de ses lignes de bus les moins rentables et en réorganiser autant Purge, cet automne, à Nantes. Le 1er septembre, la ville entame la « rationalisation » de son réseau de transports, en supprimant une quinzaine de lignes de bus sur soixante et onze et en aménageant autant. Ce nettoyage se répétera l’an prochain pour « gagner » au total 1 million de kilomètres. « L’heure est à l’amélioration de la performance du réseau », avait annoncé le maire de la ville en début d’année. Les lignes visées sont les moins fréquentées. Deux grands chiffres leur sont associés : 4 % de l’offre mais 0,6 % de la fréquentation totale. Ces lignes sont des petites navettes dans Nantes, dans des communes de la première couronne et des liaisons plus importantes mais insuffisamment fréquentées. En fait, celles dont le nombre de voyageurs par kilomètre est inférieur à 1. Quand elles ne sont pas supprimées – l’une d’elles, vers Carquefou, est cédée aux transports départementaux –, elles sont amputées. Des coupes sont effectuées dans les horaires : par exemple, 11 allers-retours disparaissent sur la ligne 64 entre Saint-Herblain et Couëron. Autre exemple, à Rezé, la ligne est modifiée pour ne plus être empruntée que par les écoliers. Certaines lignes voient leur itinéraire changer dès cette année. Une mesure qui sera généralisée l’an prochain, en suivant le nouveau plan de déplacements urbains, en cours d’élaboration. Ce « passage au tamis » correspond au besoin d’économies de la société des transports nantais (TAN) face à des recettes incertaines en temps de crise. « Notre fréquentation ne baisse pas, mais cela va-t-il durer ? Même si elle reste en croissance, nous n’atteindrons pas les + 5 % des dernières années », indique Alain Boeswillwald, directeur de la TAN. D’autant que la société a procédé à un rattrapage salarial qui lui coûte 600 000 euros cette année. Le programme de suppression des lignes tombe d’autant plus mal qu’il s’accompagne d’une hausse moyenne des tarifs de 11 %, effective depuis le 1er juillet. « Ce rattrapage, nous aurions sans doute dû le faire il y a plusieurs années, quand nous augmentions l’offre de notre réseau, en particulier quand nous lancions le busway », reconnaît Jean-François Retière, l’élu transports de Nantes Métropole. Heureusement, il annonce un nouvel accroissement de l’offre de transport de 2,5 nouveaux millions de kilomètres d’ici 2014, grâce à la création de dix nouvelles lignes de bus « à plus de 10 000 voyageurs par jour ». C’est ce qui a permis à Nantes Métropole de faire accepter son programme de suppression de lignes pour septembre, adopté par 91 voix pour, 1 voix contre et 6 abstentions.
     

    Hubert HEULOT

  • La SNCF parie sur la Smera

    Pas plus large qu’un gros scooter, la Smera peut parcourir 10 000 km avec un « plein » de 70 euros Ce drôle d’engin imaginé pour les citadins pressés se retrouvera peut-être prochainement sur le parvis des gares. Eco-Mobilité Partenaires, le fonds d’investissement de la SNCF, vient en effet de prendre plus de 20 % du capital de la société Lumeneo, une TPE qui a conçu la Smera. Le véhicule tout électrique avait déjà fait une apparition remarquée à Genève en mars 2008, puis au Mondial de l’automobile, à Paris, en octobre. C’est d’ailleurs sur ce salon que la SNCF l’avait découvert. Ses inventeurs, les Moulène père et fils, cherchaient justement un investisseur. Après six mois de discussions, la SNCF a décidé d’investir, en vue du lancement industriel et commercial prévu à la fin de l’année. Aux côtés de deux business angels, c’est elle qui apporte la majorité de la somme de 1,6 million d’euros. « Cet investissement s’inscrit parfaitement dans notre stratégie, puisqu’il s’agit d’un produit innovant, de mobilité écologique, rappelle Fabienne Herlaut, présidente d’Eco-Mobilité Partenaires. Potentiellement, un trentaine de véhicules pourraient être mis à disposition de nos clients dans une ou deux gares expérimentales. »
    Mais avant cela, il va falloir faire sortir des véhicules de l’usine de Porcheville (Yvelines). Après huit prototypes en six ans, les solutions techniques ont toutes été validées, et le véhicule est homologué. En septembre, un showroom ouvrira ses portes à la porte Maillot, à Paris, et les premières livraisons sont prévues avant la fin de l’année. « Nous avons déjà des réservations à hauteur de tout ce qu’on compte produire cette année. Ces clients seront bientôt convoqués pour un essai », se réjouit Xavier Doublet, directeur marketing et communication de Lumeneo, qui ne souhaite pas donner leur nombre. La conduite est, paraît-il, surprenante de prime abord. Bien que doté de quatre roues, ce qui lui vaut son appellation de voiture, le véhicule n’est pas plus large qu’un gros scooter (80 cm) et surtout s’incline à 25 degrés dans les virages. Ceci pour mettre en phase son centre d’appui et son centre de gravité, bref, contrer le roulis généré par son volume haut et étroit. Objectifs de vente : « 450 à 500 en 2010, soit la moitié de la capacité de production. Le double en 2011, précise, confiant, Daniel Moulène, président de Lumeneo. Le concept plaît beaucoup ! » Trois familles de clientèle ont été identifiées : « Les early adopters, les écolos convaincus et ceux qui veulent se faufiler dans les bouchons », énumère Xavier Doublet. Selon ses promoteurs, le véhicule offrirait en effet une agilité proche de celle d’un deux-roues. La Smera peut embarquer deux personnes l’une derrière l’autre et sans bagages. En ôtant le dossier du passager, elle offre un coffre de 150 l. Légère (460 kg), avec ses deux moteurs de 15 kW, soit 40 ch, elle peut rouler jusqu’à 130 km/h, ce qui lui autorise donc les autoroutes. Ses batteries lithium-ion offrent une autonomie de 150 km en cycle mixte (1/3 urbain, 1/3 périurbain, 1/3 voie rapide). « Une recharge complète s’effectue en cinq heures, poursuit Xavier Doublet. Mais comme les déplacements quotidiens des Franciliens, par exemple, sont de 50 à 80 km, il suffit d’une recharge de 50 % en deux heures sur n’importe quelle prise de courant classique. » Reste toutefois un inconvénient, son prix élevé : à partir de 29 500 euros, moins le bonus écologique de 5 000 euros. A comparer aux 10 000 à 15 000 euros d’une Smart Fortwo par exemple. Mais « pour seulement 70 euros d’électricité, on roule 10 000 km ! souligne le directeur marketing. Avec 60 km par jour, l’investissement est amorti en trois ans ». Les moteurs sont en tout cas donnés pour 200 000 km, les batteries pour 10 ans. Et une formule de location longue durée devrait être proposée.
     

    Cécile NANGERONI

  • Veolia gérera le tramway de Houston

    La filiale américaine de Veolia Transport, Veolia Transportation, a remporté le 17 juillet un contrat de gestion et de maintenance pour l’extension du tramway à Houston. Organisé par la Metropolitan Transit Authority of Harris County (Metro), le contrat prendra la forme d’une joint-venture avec Parsons pour créer l’entreprise Houston Operation and Maintenance (HOM). Veolia Transport sera chargée de la conception de la ligne, du développement des services associés, de l’intégration des lignes dans l’espace urbain et de la maintenance des infrastructures (32 km sur 4 corridors) ainsi que du matériel (103 tramways à plancher bas). Ce contrat, sans investissement, porte sur une durée d’exploitation de 35 ans et fera l’objet de négociations tarifaires quinquennales. Il pourrait représenter un chiffre d’affaires total avoisinant 1,5 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros).

  • Commande « historique » en Indonésie de locomotives diesel à GE

    Les chemins de fer nationaux d’Indonésie PT Kereta Api ont commandé 20 locomotives diesel-électriques C20-EMP au constructeur américain GE Transportation, ce qui serait « la plus grande commande passée dans l’histoire de l’Indonésie ». Une assertion qui prend tout son sens si l’on considère qu’en plus des 20 engins à livrer en 2010-2011, 150 autres sont en option (l’achat ou le leasing sont envisagés). Ces locomotives CoCo de 1 600 kW seront assemblées en Indonésie à partir de pièces en provenance de sites américains et rejoindront les plus de 175 engins déjà livrés au réseau insulaire de 1 067 mm par GE.

  • Modernisation de l’axe Toronto à Montréal

    Le gouvernement fédéral d’Ottawa va verser 300 millions de dollars canadiens (191 millions d’euros) au Canadien National (CN) pour améliorer les infrastructures parcourues par les trains Via Rail entre Toronto et Montréal (539 km). Les travaux, qui doivent débuter sous peu pour se terminer en 2011, consisteront essentiellement à rajouter une troisième ou une quatrième voie dans huit gares et à reconfigurer les voies d’évitement ou de triage si nécessaire, afin de réduire les conflits entre convois de fret CN et trains de voyageurs Via Rail. Ces derniers pourront être plus fréquents, avec deux allers-retours supplémentaires chaque jour sur Toronto – Montréal et Toronto – Ottawa, mais aussi plus rapides (30 minutes de gagnées entre Toronto et Montréal sur 4 heures ou plus). Le gouvernement espère ainsi une hausse de fréquentation de 40 % pendant les cinq prochaines années sur les lignes concernées.

  • Grand Paris : Sarkozy confirme son v?u de relier Le Havre par TGV

    Nicolas Sarkozy a confirmé le 16 juillet sa volonté de faire du Havre le port du Grand Paris et de relier les deux villes en une heure et quart par une liaison TGV. « Nous devons faire du Grand Paris une véritable métropole maritime c’est pour moi plus qu’un grand projet, c’est non négociable, c’est capital au sens propre et au sens figuré pour la France », a-t-il déclaré, rappelant le mot de Napoléon 1er évoquant «Paris – Rouen – Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue ». Dans ce but, le chef de l’Etat a rappelé sa décision d’engager la construction d’une LGV entre la capitale et le port normand. « Cette liaison a g rande vitesse sera l’un des axes majeurs du Grand Paris. Nous l’ajouterons donc au programme d’investissements ferroviaires du Grenelle de l’environnement », a promis le président, sans préciser de calendrier.

  • LGV Paca : études du tracé Métropoles du Sud pour Paca

    Faisant suite à la décision de Jean-Louis Borloo du 29 juin concernant le choix du scénario « Métropoles du Sud » pour la LGV Paca, RFF a décidé de poursuivre les études pour préciser le tracé du corridor, évaluer les impacts techniques et financiers et préparer l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique. Cette ligne desservira les agglomérations d’Aix-en-Provence/Marseille, de Toulon et de Nice et s’intégrera dans l’arc méditerranéen Barcelone – Marseille – Gênes.

  • Thales choisi pour la signalisation des métros de Wuhan et Guangzhou

    Un consortium comprenant Thales et Alcatel-Lucent vient d’être retenu par les municipalités chinoises de Wuhan et Guangzhou pour la fourniture de solutions de signalisation clés en main destinées à des projets de métro. Thales fournira son système SelTrac CBTC (Communication-based train control). A Wuhan, il s’agit de la phase II de la ligne de métro 1, soit l’extension, en juin 2010, de 19,6 km vers l’est et l’ouest. A Guangzhou, le projet concernant 30,9 km de lignes et 11 gares, prévu pour octobre 2010, est jugé « extrêmement complexe » par les autorités locales. Cet accord fait suite à un contrat de signalisation pour la partie nord de la ligne 3, qui relie la gare ferroviaire de l’est de Guangzhou et l’aéroport Guangzhou Baiyun. Les premières stations de la ligne 3 de Guangzhou ont été mises en service fin 2005.

  • Intérêt « énorme » pour le plan grande vitesse aux Etats-Unis

    A la mi-juillet, pas moins de 278 préinscriptions avaient été remises à l’Administration fédérale des chemins de fer (FRA) par 40 Etats américains plus le District de Columbia (où se trouve la capitale Washington). L’intérêt manifesté pour le plan américain de développement des relations ferroviaires à grande vitesse est « énorme », se félicite Ray LaHood, secrétaire américain aux Transports. Les deux tiers des préinscriptions proviennent des Etats de l’ouest ou du nord-est, le reste étant partagé de façon assez égale entre le sud-est et le Midwest. Gros problème : le montant des projets, programmes ou études concernés par les préinscriptions atteint un total de 102 milliards de dollars (72 milliards d’euros), alors que ce sont 8 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros) qui doivent être attribués d’ici 2012.