Le secrétariat d’Etat aux Transports a annoncé le 30 juin « qu’un service pérenne sera mis en place sous la forme d’un contrat de concession de service public » sur l’Autoroute ferroviaire alpine (AFA). Reliant sur 175 km la Savoie et Turin, l’AFA est exploitée de façon expérimentale par une société privée, filiale commune de la SNCF et de son homologue italienne Trenitalia. Elle permet le transport de camions par rail entre la France et l’Italie. La consultation sera lancée en septembre pour une concession &agra ve; partir de 2011, entre Aiton (France) et Orbassano (Italie) dans un premier temps. Puis, elle sera étendue à la région lyonnaise avec la construction d’une nouvelle plateforme. L’Autoroute ferroviaire atlantique pourrait aussi voir le jour en 2011. Une procédure de consultation pour un contrat de concession est en cours, selon le gouvernement.
Catégorie : Ferroviaire
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Inauguration de la ligne de métro Neihu à Taïwan
Le 29 juin, a été inaugurée à Taïpeh la ligne de métro Neihu, un prolongement de la ligne Muzha. Ce projet comprenait la conception et la construction de la nouvelle ligne automatique, longue de 15 km, la construction de 202 voitures et la mise à niveau de la ligne Muzha. En vertu d’un contrat conclu avec Kung Sung Engineering Corporation (Kseco), le principal entrepreneur, Bombardier Transport, était responsable de la conception et de la fourniture de tous les systèmes électriques et mécaniques (E&M) pour la ligne Neihu, qui compte douze stations, ainsi que du de sign de l’aménagement des voies. Les systèmes E&M comprenaient la technologie de contrôle de train automatisé (ATC) Bombardier Cityflo 650, les systèmes d’alimentation électrique et de communications, les portes palières des quais, l’équipement pour le nouveau centre de contrôle de l’exploitation et l’atelier, ainsi que les 202 voitures. Sur la ligne Muzha, le système de contrôle de train existant a été remplacé par la solution ATC Cityflo 650.
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Les pistes de Pierre Blayau pour Fret SNCF
Pierre Blayau commence à dévoiler ses pistes pour redresser Fret SNCF. La première consiste à « reconfigurer » la production ferroviaire, en « rationalisant » l’acheminement des wagons isolés. « Nous pouvons mettre en place des filiales tout en gardant un plan de transport intégré. Les filiales fonctionneraient avec des cheminots volontaires, sans toucher à leur statut », précise le patron de la branche transport et logistique de la SNCF. Il souhaite redéfinir les plans de transport avec les chargeur s, flux par flux, et voir comment ces derniers peuvent eux-mêmes massifier les leurs. Il envisage également d’aider financièrement la mise en place d’opérateurs ferroviaires de proximité. Enfin, la SNCF souhaite investir dans les projets de transports innovants comme le futur TGV fret, les autoroutes ferroviaires, les corridors de fret ou les plateformes portuaires. Ces investissements seraient financés grâce aux 400 millions d’euros annuels économisés si cette nouvelle organisation voit le jour.
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Borloo retient le tracé des métropoles Marseille – Nice pour la LGV Paca
Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé le 29 juin que le tracé sud dit « des métropoles », passant par Marseille, Toulon et Nice, avait été retenu pour la LGV Paca. Sur la base du rapport qui vient de leur être remis par le médiateur Yves Cousquer, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau ont fait savoir aux élus locaux que « le scénario “Métropoles du Sud” desservant les agglomérations d’Aix-en-Provence, Marseille, Toulon et Nice est le mieux adapté », indiquent-ils dan s une lettre. « Il fait l’objet de l’accord des parties prenantes » et doit en conséquence « être retenu ». Parole tenue donc pour le ministère qui, en février, avait promis une décision sur le tracé au 30 juin. Deux tracés concurrents divisaient les élus du Sud-Est. Celui qui est abandonné traversait le Haut-Var en suivant l’A8. Le tracé choisi fait l’unanimité parmi les élus. Il représente 180 km de LGV à construire pour mettre Nice à environ 3 heures 50 de la capitale. Son coût réévalué est de 15 milliards d’euros. RFF a indiqué commencer les études préliminaires dès aujourd’hui et vise une mise en service vers 2022 ou 2023.
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Six candidats pour le métro de Copenhague
Six entreprises européennes ont été préqualifiées pour l’exploitation et la maintenance du métro automatique de Copenhague (22 stations) : Serco-NedRailways (Grande-Bretagne/Pays-Bas), Ansaldo STS SpA (Italie, à la fois équipementier et exploitant en place), Arriva Skandinavien A/S (filiale du groupe britannique), DSB Metro A/S (filiale des chemins de fer de l’Etat danois), S-Bahn Hamburg GmbH (filiale de la DB, Allemagne), Keolis Nordic AB (filiale du groupe français). La documentation nécessaire a été envoyée aux entreprises préqualifiées, qui ont jusqu’au 31 août 2009 pour remettre leurs offres. C’est en octobre 2010 que se termine le contrat de l’exploitant actuel du métro de Copenhague Ansaldo STS, via sa filiale Metro Service A/S, détenue à parts égales avec ATM (transports de Milan).
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Appel d?offres pour moderniser le métro de Tyne and Wear en Grande-Bretagne
Nexus, l’autorité organisatrice des transports publics de la région de Tyne and Wear (Newcastle), a émis plusieurs appels d’offres relatifs aux travaux de la phase 2 de son plan de modernisation des installations du métro, dit ARP (Asset Renewal Plan). Ces travaux comprennent des rénovations de stations, la mise à niveau de la signalisation et des télécommunications, ainsi que le renouvellement de voies et de lignes aériennes de contact. La durée des contrats est de trois ans, avec possibilité de prorogation sur deux ans, le budget de l’ARP étant de 100 millions de livres (117 millions d’euros) pour les trois premières années. A son tour, l’ARP fait partie du programme de relance du métro, dont la phase 2 (2010-2019) est chiffrée à 300 millions de livres (350 millions d’euros).
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New York vend les noms de ses stations de métro
La Metropolitan Transportation Authority (MTA) de New York a trouvé un moyen de renflouer ses caisses : vendre les droits sur les noms de ses stations de métro. Selon The New York Times, un accord a été conclu le 24 juin avec Barclays pour un montant de 4 millions de dollars (2,8 millions d’euros). La banque britannique verra donc son nom s’ajouter à celui de la station Atlantic Avenue-Pacific Street, deuxième station la plus fréquentée de Brooklyn, à partir de 2012. La MTA avait offert la possibilité d’acheter le nom de ses stations il y a cinq ans, s ans grand succès jusqu’alors. Rappelons que le métro de Dubaï a décidé de faire de même.
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Les billets ferroviaires européens vendus en Chine
C’est une première, selon Rail Europe : la société qui distribue les billets des compagnies ferroviaires européennes à travers le monde (sauf en Europe) a signé le 29 juin un accord avec China Southern Airlines pour vendre ses billets en Chine. « Il permet à un Chinois qui veut aller de Pékin à Maubeuge ou de Canton à Zurich, par exemple, de réserver non seulement son billet d’avion mais aussi de train auprès de China Southern Airlines. La première compagnie aérienne chinoise dispose de 6 500 points de vente dans tout le pays » , explique Pierre-Stéphane Austi, le dirigeant de Rail Europe. La société détenue par la SNCF et les chemins de fer suisses espère voir son chiffre d’affaires progresser de 25 % en Chine continentale en un an. Elle s’attend à signer deux accords de ce type avant la fin de l’année avec une compagnie en Asie et une au Moyen-Orient.
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Deuxième phase de la LGV Est : le gouvernement pousse à la roue
Pour lancer la construction de la deuxième phase du TGV Est, qui mettra Strasbourg à 1 heure 50 de Paris, il reste à en boucler le financement Est-ce le bout du tunnel pour la deuxième partie de la LGV Est ? Même s’il n’y a pas eu d’accord lors de la réunion qui s’est tenue au ministère de l’Ecologie le 25 juin, les collectivités locales étaient plutôt optimistes sur les chances (évaluées à 90?%?par Adrien Zeller, le président UMP?de la région Alsace) de boucler le tour de table financier de cette ligne à grande vitesse de 106 km qui doit relier Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (Bas-Rhin), aux portes de Strasbourg. Comme pour la première phase de la ligne à grande vitesse, les collectivités sont invitées à mettre la main à la poche. L’investissement est évalué à 2,1 milliards d’euros (conditions 2008) et devrait être pris en charge par l’Etat, RFF, l’Union européenne et les collectivités locales traversées. En Alsace, les collectivités ont trouvé les clés de répartition pour aboutir à une participation de 236 millions d’euros.?En revanche, la Lorraine et la Champagne-Ardenne n’avaient pas encore finalisé leurs contributions à l’heure où nous mettions sous presse.?En particulier, les collectivités de Champagne-Ardenne conditionnent leurs participations à la signature d’une convention sur le financement de l’électrification de la ligne Paris-Troyes. L’Etat serait prêt à faire des efforts. Car – c’est la chance de ce projet – il fait partie du plan de relance gouvernemental et doit voir son chantier lancé en 2010.?Les 100 derniers kilomètres du TGV Est pourraient alors être inaugurés en 2014 et mettre Strasbourg à 1 heure 50 de Paris, au lieu de 2 heures 20 actuellement. Le temps presse, car il deviendra très difficile de tenir ce calendrier si un accord n’est pas trouvé dans les prochains jours. C’est Claude Liebermann, ingénieur général des Ponts et Chaussées, qui est chargé de coordonner les discussions pour arriver à des compromis.?Une réunion est programmée le 9 juillet dans le but de parapher un accord.?Au début de l’année, l’Etat, RFF et 15 collectivités se sont déjà entendus sur 94 millions d’euros pour engager une première étape de travaux préparatoires, comprenant notamment des acquisitions foncières, des études pour les équipements ferroviaires, l’alimentation électrique et les sous-stations, et la préparation du génie civil. Une deuxième enveloppe de 35 millions d’euros a été accordée par l’Etat pour financer, dès cette année, les travaux préliminaires.
Le TGV poursuit sur sa lancée.
Tout juste deux ans de fonctionnement et déjà 23,2 millions de voyageurs à son actif : le TGV Est, qui a acheminé pas loin de 12 millions de personnes sur la seule année 2008, poursuit sur sa lancée, même si celle-ci est ralentie par la crise. Sur les cinq premiers mois de l’année, la hausse est de 4 %. « Les résultats sont inférieurs aux objectifs car la crise est passée par là », reconnaît toutefois Jacques Mazars, le directeur de l’axe Est pour SNCF Voyages. La crise est surtout perceptible sur le marché professionnel, avec une part de la première classe qui décline tandis que les ventes loisirs sont moins affectées. Les résultats sont aussi très différents en fonction des marchés. Les TGV « intersecteurs », au départ de Strasbourg vers Mantes, Rennes, Lille et Bordeaux, tirent l’ensemble en affichant une belle croissance à deux chiffres. « Ces TGV intersecteurs ont été mis en place progressivement, d’abord en juin 2007, puis ils ont été renforcés en mars 2008. Le marché a bien répondu. En revanche, les TGV Paris – province sont arrivés plus rapidement dans une phase de maturité, car nous avons mis toute l’offre tout de suite. Ils représentent 9 millions de voyageurs. Les TGV province – province représentent quant à eux 14 % du total », précise Jacques Mazars. Le trafic est aussi tiré par une politique de prix promotionnels et de renforcement des dessertes : 200 000 Prem’s vont être proposés pour des voyages à effectuer entre le 15 juillet et le 24 août. En juillet, un aller-retour quotidien va être lancé entre Strasbourg, Rouen et Le Havre, qui permettra de desservir l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. A partir de décembre 2009, la filiale franco-suisse Lyria proposera cinq allers-retours sur Zurich (contre trois auparavant). Ce qui permettra de passer de six à sept allers-retours quotidiens sur Mulhouse. Une sixième fréquence sera mise en service sur le Luxembourg du lundi au vendredi, en prolongement d’un train au départ de Metz avec un arrêt à Thionville. Enfin, la desserte entre Paris et Metz sera renforcée le week-end.
Marie-Hélène POINGT
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Tours révolutionne son réseau avant l’arrivée du tram
La ville de Tours se prépare à vivre la révolution de son réseau prévue dès la rentrée prochaine Nouvelles lignes, cadencement, dessertes renforcées, vitesse améliorée : le réseau de Tours va vivre une véritable révolution le 31 août prochain. « Il fallait anticiper l’arrivée du tram en 2013, explique Jean Germain président de l’agglomération et du Sitcat (Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération tourangelle), mais aussi faciliter les futurs travaux de ce tram et construire un réseau plus équilibré. » Le nouveau réseau veut d’abord renforcer la desserte des zones denses et des pôles générateurs de déplacements avec des horaires de passage renforcés aux heures pleines. Fil Bleu, l’exploitant, va notamment proposer un cadencement avec des bus toutes les 7 minutes dans l’hypercentre. Les liaisons entre quartiers et les villes de la première couronne seront également améliorées avec le centre de Tours. Des travaux chiffrés à 7,5 millions d’euros viennent d’être engagés pour aménager des axes, des points d’arrêts, des voies en site propre avec en particulier la création d’une voie BHNS (bus à haut niveau de service) qui reliera les lycées Grandmont et Laloux à l’hôpital Trousseau. Cette nouvelle ligne préfigurera en particulier la seconde ligne de tram. Grâce à des contresens, des sites propres et des priorités aux feux la vitesse commerciale devrait être améliorée. Fil Bleu va aussi investir dans de nouveaux bus et des systèmes d’information embarquée : tous ces investissements devraient engendrer une augmentation de la fréquentation de 10 %.