Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le secrétaire américain aux Transports teste le TGV

    Lors de sa visite, le 26 mai, gare de l’Est à Paris, Ray LaHood s’est dit charmé par la grande vitesse française « A wonderful system. Very impressive. » Il a multiplié les qualificatifs, Ray LaHood, le secrétaire américain aux Transports, lors de sa visite, le 26 mai, gare de l’Est à Paris. Un prélude très médiatisé avant un voyage à destination de Strasbourg à bord d’un TGV tiré par les motrices du record du monde, à 574,8 km/h. « Nous avons voulu d’abord venir voir le pays qui a ouvert la voie au train à grande vitesse. […] Nous commençons tout juste ce que vous avez entrepris en Europe depuis si longtemps, et avec tant de succès. […] Nous voulons apprendre de vous. »
    L’actualité, ce sont les 13 milliards de dollars débloqués par l’administration Obama – un plan de relance de 8 milliards plus 5 dans les cinq ans – pour développer la grande vitesse sur 11 corridors à travers les Etats-Unis. Le projet le plus avancé, de Sacramento à Los Angeles, « pèse » plus de 40 milliards de dollars et représente, comme l’a noté Guillaume Pepy, le président de la SNCF, l’équivalent de Bruxelles – Nice en trois heures à 350 km/h. Considérable.
    Venu étudier les « différentes opportunités », accueilli aussi par le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, le ministre américain devait se rendre dans la foulée en Allemagne. Pour assister à Leipzig au Forum international des Transports. Bonne occasion de découvrir l’ICE. Puis aller tester en Espagne la grande vitesse à l’espagnole, l’AVE. Et déjà, le secrétaire d’Etat américain envisage un prochain voyage au Japon.
    Les échanges s’accélèrent puisque, dans l’autre sens, dès cette semaine, le secrétaire d’Etat aux Transports doit se rendre à Washington, en compagnie de dirigeants d’Alstom et de SNCF International, pour appuyer la candidature française et rencontrer les membres de la commission transport au Congrès. L’Etat fédéral a déjà lancé auprès des Etats un appel à candidatures concernant le financement, la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance de chacun des projets, afin de déterminer à quelle hauteur ils bénéficieront des fonds fédéraux.
    « Nous sommes candidats mais nous ne sommes pas les seuls », a humblement précisé le président de la SNCF. « Ils vont d’abord voir le leader mais il faut se méfier
    des challengers. » Du coup, pour emporter le marché, la souplesse est de rigueur : « On est complètement flexibles : on est d’accord pour un transfert de technologie, pour participer à l’ingénierie, pour être un opérateur. C’est à eux de dire. » En – très bons – clients, insiste Guillaume Pepy : « Ce n’est pas une course de vitesse. C’est le choix pour une génération. Un tournant dans l’histoire du transport au niveau mondial après les années auto-avion. La compétition commence aujourd’hui. » Mais, même pour une course de fond, on ne peut se permettre de manquer le départ.
     

    Pascal GRASSART

  • Début de la pose des voies du tram-train à Mulhouse

    Le projet de Mulhouse mobilise 84,4 millions d’euros d’investissement hors matériel roulant La plateforme du tram-train de Mulhouse est prête. A dix-huit mois de la mise en service du premier tram-train interconnecté (38 km) sur un réseau urbain français, la pose des infrastructures démarre. Le chantier imposera, cet été, l’interruption des circulations des TER dans la vallée de Thann. « La pose de la voie et l’électrification de la ligne en 25 000 V seront les éléments les plus visibles du chantier », annonce Philippe Griffet, directeur de l’opération pour Réseau ferré de France. « La coordination entre partenaires et gestionnaire a fonctionné. Les délais sont respectés sur ce chantier de quatre ans. » Pour RFF, la nouveauté réside notamment dans la collaboration avec le STRMTG, service technique des remontées mécaniques et des transports guidés, co-instructeur des procédures d’agrément du futur réseau. Le projet mobilise 84,4 millions d’euros d’investissement hors matériel roulant.
    La réalisation de 4 km de ligne nouvelle, dont la moitié en remblai, a entraîné la construction d’un ouvrage d’art sous l’autoroute A36. Après la démolition du tunnel de Thann-Saint-Jacques,  étape préparatoire du chantier à l’été 2007, onze ponts existants ont été allongés à la sortie de l’agglomération mulhousienne, entre Lutterbach et Rond-point-Stricker. Les communes périphériques vont bénéficier l’année prochaine d’aménagements urbains de leurs quartiers gare : deux parkings totalisant 170 places à Cernay, une zone d’activités industrielles à réanimer auprès du nouvel arrêt de Vieux-Thann. A Thann, où trois gares bénéficieront d’un service cadencé à 20 minutes, l’incertitude plane quant à la baisse du trafic sur la RN66. Un budget de 320 000 euros sera alloué à l’aménagement de cet axe de transit vosgien, avec la réalisation de carrefours à feux.
     

    Olivier MIRGUET

  • La LGV Sud Europe Atlantique prend du retard

    Le report du second tour de l’appel à projets inquiète les élus Contrairement à l’optimisme qu’affichait encore Dominique Bussereau mi-avril, le Premier ministre vient de repousser le second tour de l’appel à projets pour la LGV Tours – Bordeaux, sous prétexte « que les délibérations exprimées par les collectivités locales sur le protocole de financement comportent trop d’engagements conditionnés ». Une décision qui suscite les inquiétudes. Pour Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine, sans cet appel à projets « dans les deux mois, la LGV pourrait prendre 10 ans de retard […]. Pour boucler le dossier, il suffirait de quelques centaines de millions d’euros de l’Etat, de Bruxelles et de RFF… » Il a écrit au président de la République pour que la décision prise soit revue au plus vite. En Midi-Pyrénées, Martin Malvy renvoie la balle au gouvernement qui « en annonçant la suppression de la taxe professionnelle sans dire comment elle serait remplacée, a encore accru la frilosité des collectivités non encore engagées. Nous devrons endetter régions, départements et communautés sur 40 ou 50 ans ». Pour sa part, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse a une explication : « Michèle Alliot-Marie, la seule élue du Sud-Ouest à être au gouvernement, ne souhaite pas que la LGV arrive au Pays Basque. »

  • Débuts poussifs pour le nouveau métro de Bruxelles

    La Stib promet que le nouveau système devrait être au point dans la deuxième quinzaine de juin Le « nouveau métro » bruxellois a été lancé en grande pompe le 4 avril dernier, campagne de communication à l’appui vantant des lignes ultraperformantes. Et depuis à la Stib, la société des transports intercommunaux de la capitale belge, on s’en mord un peu les doigts. Parce que « cette transformation majeure du réseau, la plus importante depuis 1976 », selon le directeur du métro Luc Bioul, connaît des ratés significatifs. Problèmes majeurs de régulation du trafic, problèmes aussi avec les afficheurs électroniques accrochés sur les quais qui indiquent la situation des rames sur la ligne, le temps d’attente et la direction du prochain métro. Pour les usagers, à qui on avait promis un réseau plus efficace, une augmentation des fréquences, avec enfin (17 ans plus tard que prévu…) le bouclage de la petite ceinture via l’ouverture de la station Gare de l’Ouest, cela a signifié ces dernières semaines retards et métros bondés… « Les autorisations d’exploitation sont arrivées la veille de l’ouverture, explique Luc Bioul. Les tests sur site n’ont pu commencer qu’à ce moment-là, nous avons dû les faire avec les voyageurs alors que nous avions prévu de les faire à vide en décembre dernier. » Si tout avait été au point, cela aurait pu fonctionner, mais le système de régulation mis au point par Thalès a connu des ratés significatifs : calqué sur le modèle utilisé à Paris, il a dû être paramétré pour Bruxelles, ce qui s’est avéré plus complexe que prévu. « Les dispatcheurs ont eu des journées terribles, raconte Luc Bioul. Leurs écrans sont parfois restés noirs pendant des heures. Ils ont dû organiser le cadencement à vue ! ». La Stib promet que les choses vont s’améliorer, le système devrait être au point dans la deuxième quinzaine de juin. Quand aux afficheurs ? « On y travaille », annoncent les panneaux qui recouvrent provisoirement les appareils défectueux dans les stations. En revanche, pas de geste commercial à attendre pour les usagers malmenés, la direction commerciale de la Stib estime que ce n’est pas la bonne méthode pour calmer la grogne…
     

    Isabelle ORY

  • Hendaye lance son miniréseau gratuit

    Après le lancement de sa navette de centre-ville, Uribil, en février 2007, la commune d’Hendaye a confié le soin à Transdev de lancer le 4 mai dernier un réseau urbain gratuit sur son territoire. Ce réseau se compose de deux lignes en hiver et trois lignes en été, à la fréquence commerciale à la demi-heure.

  • Aubagne : la gratuité à la loupe

    La hausse du versement transport compensera la perte de recettes Monter sans payer. Depuis le vendredi 15 mai, c’est possible dans les bus de l’agglo, le réseau de transports en commun de l’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile (12 communes, 101 000 habitants). Durant les trois premiers jours, dont un week-end de festivités locales, le réseau a connu une augmentation de fréquentation de plus de 30 % en moyenne. « Mais il nous reste à affiner ces résultats qu’il est difficile à comparer avec les week-ends précédents du mois de mai, qui étaient fériés », nuance Carole Paumier, directrice adjointe des Autobus aubagnais, filiale de Veolia Transport qui gère le réseau. « L’accueil, ajoute-t-elle, a été très favorable et nous avons eu beaucoup de demandes de nouveaux utilisateurs. » L’agglomération d’Aubagne est la 12e AOT à opter pour la gratuité dans les transports publics urbains et, selon le Gart, la première de cette importance. En région Paca, elle a été précédée en 2005 par Gap, dans les Hautes-Alpes. Mais le réseau y est à l’échelle d’une ville de 39 000 habitants. L’exemple d’Aubagne se rapproche davantage de celui de Châteauroux, dont les élus aubagnais se sont inspirés. Le passage à la gratuité a été possible notamment grâce à une part des recettes de billetterie limitée : 749 000 euros sur un budget global de 9,4 millions d’euros. Les tarifs étaient en effet très bas : 1,10 euro le billet de base qui pouvait passer, avec les différentes cartes, à 0,40 euro pour les plus de 25 ans et même à 0,33 euro pour les moins de 25 ans. Cette perte de recettes et les surcoûts dus à l’augmentation attendue de la fréquentation, chiffrés à 400 000 euros sur deux ans, seront compensés par la hausse du versement transports dans une agglomération qui compte notamment une zone industrielle et commerciale de 650 entreprises et plus de 6 000 emplois. Dans la pratique, à part l’absence de ticket, rien ne change : la montée se fait par l’avant et la descente par les portes arrières. Un système Dilax de comptage automatique de voyageurs a été installé à l’avant des véhicules pour suivre l’évolution de la fréquentation. « Cela va nous permettre de savoir très précisément à quel moment injecter des moyens supplémentaires dans le service », note Laurent Seliade, directeur des Autobus aubagnais, qui gère le réseau via une DSP de 12 ans passée en 2007. Celle-ci va faire l’objet d’un avenant pour tenir compte de la perte de recettes de billetterie. L’objectif est d’atteindre 50 % de voyageurs supplémentaires en deux ans mais, « personnellement, je pense qu’il y en aura plus parce qu’il y a un engouement exceptionnel et une grande attente », estime Daniel Fontaine, maire d’Aubagne et président de la commission transports de l’agglomération. La gratuité entre en vigueur sans bouleverser, dans l’immédiat, un réseau mis en service en août 2007 et qui comprend 9 lignes régulières, 4 navettes, 10 zones de TAD et des lignes scolaires. Avec 110 conducteurs et 72 véhicules, il a effectué 1,8 million de kilomètres en 2008 et enregistré 2 millions de voyages. L’objectif de l’AOT est de doubler ce chiffre dans les cinq ans, grâce à la création d’une ligne de tramway est – ouest de 7 km, dont les études commenceront l’automne prochain, et d’un TCSP nord – sud de 17 km. Promesse électorale de Daniel Fontaine, le candidat communiste des municipales de 2008, la mise en place de la gratuité « a représenté quinze mois de travail, souligne Alain Belviso, président de la communauté d’agglomération ; c’est exceptionnel en si peu de temps ». Pour lui, « c’est un geste fort pour marquer notre volonté de mener une politique de transports novatrice et audacieuse ». Un des objectifs de la mesure est aussi de rééquilibrer la part des transports publics dans une agglomération qui enregistre 330 000 déplacements quotidiens, dont 7 % seulement en transports collectifs.
     

    José SOTO

  • Projet suisse de fret souterrain

    Après le projet de train souterrain pour les voyageurs Swiss Métro, la Suisse s’intéresse de nouveau à ce concept pour fret. Mi-mai, les représentants d’un partenariat privé, l’Association PPP suisse, se sont réunis pour lancer une étude de faisabilité. Baptisé Swiss CargoTube, le projet prévoit d’abord un souterrain sur un axe ouest-est du pays, reliant les villes principales. Les wagons, automatisés, ne circuleraient pas au-delà de 60 km/h, mais pourraient rouler 24 heures sur 24 et désengorger le réseau de surface. L’idée, qui émane de la Haute Ecole spécialisée (HES) du nord-ouest de la Suisse, n’est encore qu’une ébauche. Restent beaucoup de questions en suspens, notamment sur la technologie et son financement.

  • La gratuité du réseau booste la fréquentation à Castres et Mazamet

    Six mois après la mise en place de la gratuité, la hausse de fréquentation est de 76 % à Castres et de 186 % à Mazamet Même s’il en avait fait un thème de campagne, le nouveau maire UMP de Castres, Pascal Bugis, ne se doutait pas que la gratuité du réseau de transport Libellus aurait un tel succès. Six mois après sa mise en place, la hausse de fréquentation est de 76 % pour les six lignes de Castres et de 186 % pour les deux lignes du Mazamétain. Et là où la poussée a été la plus forte, aux heures de pointe, la régie des transports publics a dû doubler les lignes.
    « Dans les villes moyennes, où le cadencement n’est pas aussi important que dans les grandes, nous avons besoin de potentialiser l’usage des transports en commun, explique le maire, également président de la communauté d’agglomération de Castres-Mazamet. Il fallait donner aux gens un signal vraiment incitatif. Là, on leur dit : vous pouvez tester ce mode de déplacement sans contrainte, sans même un titre de transport. »
    Les villes de Castres et de Mazamet-Aussillon, qui bénéficient du service, compensent intégralement le manque à gagner pour la régie, soit par an 380 000 euros pour Castres et 23 000 euros pour Mazamet-Aussillon.
    Qui sont les nouveaux usagers des bus ? Des scolaires, dont l’abonnement coûtait plus de 140 euros pour dix mois. Mais la hausse de fréquentation est aussi très forte le samedi en direction des zones commerciales. « Nous voyons dans les bus beaucoup de femmes des quartiers populaires qui jusque-là attendaient que leur mari les amène en voiture », explique Pascal Bugis.
    La prochaine étape pour le président de la communauté d’agglomération est de relier en transports en commun les deux pôles urbains de Castres et de Mazamet (50 000 et 25 000 habitants). « Nous devons faire rayonner les deux réseaux vers le cœur de l’agglomération », affirme l’élu. Un cœur en plein développement, avec la ZAC du Causse et le futur hôpital intercommunal qui deviendra le deuxième pôle hospitalier de Midi-Pyrénées et sera desservi par les transports en commun dès son ouverture en juin 2010. Une manière de capter une nouvelle clientèle, notamment parmi la population active.
     

    Catherine STERN

  • Contrat de signalisation pour Westinghouse

    Le 19 mai, Invensys Rail Group a annoncé que sa filiale Westinghouse Rail Systems Australia (WRSA) avait été sectionnée par Connex Mainco Joint Venture (CMJV) pour des équipements et services de signalisation évalués à 4,5 millions de dollars australiens (2,5 millions d’euros). Ce marché fait partie du projet de mise à niveau dit de Laverton (Etat de Victoria), dans le cadre de l’augmentation de capacité du corridor de Werribee d’ici à fin 2011. Pour WRSA, il s’agira en particulier de réaliser d’ici à septembre 2009 un nouveau poste de commande avant remaniement des schémas de voie, avec remplacement des enclenchements à relais en place.

  • Une ligne du métro de Hanoï attribuée à China Railway Group

    La ligne Cat Linh – Giang Vo – Ha Dong du métro de Hanoï, longue de 13 km, vient d’être attribuée au China Railway Group par les Chemins de fer vietnamiens, leur futur exploitant. China Railway Group est chargé, pour un montant de 350 millions de dollars américains (250 millions d’euros), des études et du design de la ligne et de la fourniture de ses équipements. L’entreprise chinoise construira également le matériel roulant, soit 52 voitures. La Chine a financé 85 % des 552,86 millions de dollars (395 millions d’euros) représentant le budget total du projet, qui devrait être opérationnel en 2014. Hanoï projette de se doter de 5 lignes de métro, représentant une longueur totale de 193 km.