Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Contrat de signalisation pour la LGV turque

    Thales et Alcatel-Lucent-Teletas viennent de remporter un contrat de signalisation et de communication pour la compagnie nationale des chemins de fer turcs (TCDD) d’un montant de 13 millions d’euros. Ce contrat porte sur l’extension de 58 km sur deux sections de la ligne à grande vitesse Ankara – Istanbul prévue pour 2010. Alcatel-Lucent est chargé de la fourniture du système de communication intégré et de la gestion du projet. Thales fournit la signalisation (8 millions d’euros), regroupant des systèmes de contrôle des trains AITrac/ETCS et d’enclenchement électronique LockTrac. Ces industriels sont déjà intervenus dans la phase 1 du projet qui a été inaugurée le 13 mars dernier.

  • Un engin sur mesure pour les man?uvres en Ile-de-France

    L’acquisition de cet Eurotract 2000 est liée à l’arrivée des BB 27300 L’UO de Trappes-Montrouge vient d’acquérir, à la fin du mois de février, un engin rail-route pour le site de Montrouge. Si ce type d’engin est fréquemment utilisé pour les besoins de l’Infra, il s’agit d’une première pour le Technicentre de Paris-Rive gauche. Il a toutefois un rôle différent dans un atelier de maintenance du matériel. L’acquisition de cet Eurotract 2000 est liée à l’arrivée des BB 27300, ces locomotives qui remorquent désormais les VB2N 7 caisses circulant sur la ligne N en remplacement des 25500 devenues obsolètes.
    Les 27300 étant des machines plus longues que les 25500, il n’était pas possible pour elles d’accéder à la rotonde, le bâtiment d’entretien des locomotives, de façon non autonome, autrement dit lorsqu’elles sont poussées par l’Y8000 du dépôt.
    Un cahier des charges a donc été établi tenant compte de cette contrainte de longueur pour l’engin – 5,26 m au maximum, correspondant à la mesure entre l’extrémité des tampons côté Paris et l’extrémité des roues de guidage côté province – et des critères techniques imposés par la configuration du site et les engins à déplacer.
    Actuellement, les agents de la logistique du mouvement de Montrouge sont en formation pour utiliser ce nouvel outil, qu’il a fallu attendre deux ans entre l’initialisation du dossier et sa livraison. La prise en main de l’engin est globalement bien ressentie et celui-ci répond à toutes les attentes. La précision de conduite est remarquable et les performances en termes d’adhérence sont excellentes.
    L’amortissement de cet investissement sera en partie réalisé par le reversement de l’Y8000 à son activité propriétaire.

  • Voyage expérimental pour le premier train à grande vitesse russe

    Le Sapsan, littéralement « faucon pèlerin », le train à grande vitesse russe qui devrait relier Moscou à Saint-Pétersbourg en 3 heures 45 (contre 4 heures 30 aujourd’hui pour les plus rapides) en décembre, a effectué son premier voyage le 15 mars. Le test s’est déroulé à 180 km/h, en deçà de la vitesse commerciale prévue de 250 km/h pour ce Velaro RUS de Siemens. De multiples tests, notamment de freinage, sont encore prévus sur le circuit expérimental de Shcherbinka, dans la région de Moscou. Les RZD prévoient aussi de tester prochainement le comportement du train et des systèmes électriques à 275 km/h. La compagnie ferroviaire promet des tarifs moins cher que l’avion. Mais à 4 000 roubles, soit 88 euros, en classe économique, cela reste élevé au regard du salaire moyen officiel des Moscovites (30 000 roubles en 2008, soit 810 euros).

  • La région Aquitaine investit massivement dans le ferroviaire

    Le programme de travaux de rénovation sur les lignes régionales va s’étaler jusqu’en 2020 La troisième et dernière conférence sur le schéma régional des infrastructures, des transports et de l’intermodalité (SRIT) s’est tenue le 12 mars à Bordeaux, après une longue période de concertation et avant le vote définitif en juin ou juillet prochain par l’assemblée régionale. Ce schéma de l’Aquitaine, animé par le conseil régional, affiche « une volonté de faire », selon les mots du président. Celle-ci se traduit par un ensemble de projets qui totalisent un montant de 18 milliards d’euros, tous financeurs confondus, d’ici 2020, et dont les trois quarts vont être consacrés au ferroviaire, contre un quart dans le précédent schéma. Parmi les projets, les LGV Sud-Est et Aquitaine, les liaisons à grande vitesse, le plan rail de régénération des voies ferrées du réseau secondaire (UIC 7 à 9), notamment Libourne – Sarlat et Agen – Périgueux qui ont en commun les voies entre Le Buisson et Siorac. Un renouvellement est prévu entre Siorac et Sarlat en 2010, entre Le Buisson et Siorac en 2013, et ultérieurement sur le tronçon Libourne – Bergerac. Quant à la partie Bergerac – Sarlat, elle est inscrite au CPER.
    Une ligne de ceinture permettra de relier Bordeaux au Médoc pour les deux voies au titre du CPER, qui seront équipées plus tard d’une caténaire.
    Parmi les lignes d’intérêt national, celle qui relie Périgueux à Limoges sera aménagée dans l’optique de l’arrivée du TGV à Limoges. Une étude, conduite cette année, va déterminer la possibilité d’amener le TGV jusqu’à Périgueux. On connaîtra également, avant la fin de l’année, les aménagements nécessaires pour améliorer la relation Bordeaux – Nantes.
    Il est aussi prévu de renouveler voie et caténaire sur Bordeaux – Hendaye et entre Bordeaux et Coutras.
    La modernisation du matériel commencera en 2010, le cadencement en 2011, l’accessibilité aux PMR et l’intermodalité des transports avec le ferroviaire en 2015.
     

    François-Xavier POINT

  • CAF livrera 20 autorails de plus en Irlande du Nord

    Le 25 mars, un contrat de 105 millions de livres Sterling (113 millions d’euros) a été signé entre Translink (transports publics d’Irlande du Nord) et le constructeur espagnol CAF pour la fourniture de 20 autorails Class 4000. Ces autorails tricaisse sont dérivés des 23 autorails Class 3000 déjà livrés par CAF en 2005 et doivent permettre d’accroître la fréquence des dessertes sur le réseau ferré d’Irlande du Nord, tout en éliminant les autorails anciens Class 80 et 450. Les premiers autorails Class 4000 doivent être livrés en 2011 pour une mise en service d’ici la fin de l’année, le dernier élément étant attendu pour 2013.

  • Bruxelles boucle enfin sa petite ceinture

    Avec dix-sept ans de retard sur les projets initiaux, le métro circulaire de la capitale belge va enfin faire un tour complet Le 4 avril, Bruxelles boucle sa « petite ceinture ». Avec dix-sept ans de retard sur les projets initiaux, le métro circulaire de la capitale belge va enfin faire un tour complet. Le nouveau prolongement entre Delacroix et la gare de l’Ouest ne fait que quelques centaines de mètres de long. Mais cette connexion va tout changer dans le réseau. Et permettre de rééquilibrer les flux.
    Les trois lignes actuelles, 1A, 1B et 2, vont être remplacées par quatre nouvelles liaisons, numérotées 1, 2, 5 et 6. Nous les présentons sur notre schéma : concrètement, la nouvelle ligne 1 reprendra la partie la plus chargée de la ligne 1B actuelle. Elle sera complétée sur sa partie centrale par la 5, qui héritera du reste de la 1B (à l’ouest) et de la branche est de la 1A. La branche nord-ouest de la 1A, elle, sera rattachée à la petite ceinture, pour former une singulière ligne 6, en forme de louche, qui permettra notamment une liaison directe entre la Gare du Midi, le parc des expositions du Heysel et le stade Roi-Baudouin. Cette ligne 6 sera renforcée sur la petite ceinture par la ligne 2, qui assurera une liaison circulaire de Simonis à Simonis (avec des terminus à deux niveaux différents, maintenant baptisés Simonis-Leopold et Simonis-Elisabeth). De fait, le cercle ne sera pas continu : il faudra changer pour faire des ronds en métro autour du centre-ville.
    La nouvelle organisation doit permettre, selon le ministre régional de la Mobilité Pascal Smet, d’augmenter la capacité du système de 35 %. La Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) annonce un métro toutes les six minutes sur les quatre lignes aux heures de pointe, avec un passage théorique toutes les trois minutes sur les tronçons communs des lignes 1/5 et 2/6 dans le centre. Paradoxe, l’endroit le mieux desservi de la ville sera la Gare de l’Ouest, qui est plutôt excentrée, dans un endroit peu dense de la capitale… que les plans d’urbanisme ne prévoient pas vraiment de densifier. Pour l’instant, la Gare de l’Ouest ne voit d’ailleurs pas passer de trains. Le premier RER y est annoncé à la fin de l’année.
    Pour vanter son nouveau réseau, la Stib parle de « six nouvelles lignes ultraperformantes ». Aux quatre lignes du métro, elle ajoute en effet les lignes 3 et 4. Celles-ci sont en fait des lignes de tramway, qui empruntent dans le centre un tunnel nord-sud percé dans les années 1970 pour accueillir un futur métro – d’où le nom courant de « prémétro ». Là où le bât blesse, c’est que la 4 est notoirement irrégulière, même si elle est en site propre de bout en bout. L’exploitant ne voulait de toute façon qu’une ligne dans son tunnel, qu’il aurait fait fonctionner comme un minimétro (toutes les liaisons venant de la périphérie étant rabattues dessus). Il a dû composer avec ses autorités de tutelle. Il devrait cependant l’avoir un jour, d’après le plan directeur de l’agglomération bruxelloise Iris 2, en cours d’approbation. Celui-ci prévoit en effet d’allonger le tunnel, d’abord vers le nord, puis de faire du prémétro un métro. Avec pour objectif, pourquoi pas, d’arriver aux portes d’un futur stade à construire sur l’ancienne gare de triage de Schaerbeek-Formation, la seule réserve foncière de la région, juste à temps pour une Coupe du monde de football de 2018 qu’obtiendrait la Belgique ?
    Pour la suite, le plan directeur entérine le déjà vieux projet de « casser la petite ceinture » à l’est du centre historique de Bruxelles, afin de mieux desservir le quartier des institutions européennes. Au terme de cette opération, la capitale aurait quatre lignes de métro aux trafics plus équilibrés, et elle se débarrasserait du problème du tronc commun des lignes 1A/1B (ou 1/5 après le 4 avril), guetté par la saturation. Ce projet, de même qu’un prolongement de l’axe nord-sud au sud, est envisagé pour après 2020. D’ici là, 90 % des lignes de tramways auront été mises en site propre, de nouveaux axes de trams modernes auront été construits (et aussi le RER, et peut-être même un tram-train vers la Flandre voisine), de même que des bus à haut niveau de service. Mais avant même son adoption officielle, le plan directeur est déjà critiqué. Trop ambitieux, peut-être, dans une agglomération où les projets prennent souvent beaucoup, beaucoup de temps à être concrétisés… D’autant que la somme annoncée, 1,6 milliard d’euros qui s’ajouteraient d’ici 2020 aux programmes déjà en cours, semble assez peu élevée.
     

    François Enver

  • Arriva garde les trains régionaux du Jutland

    Arriva Skandinavien, filiale du groupe de transports publics britannique Arriva, garde l’exploitation des trains régionaux dans le centre et l’ouest du Jutland. Sur ce marché placé sous l’autorité de la Direction des transports du Danemark (Trafikstyrelsen), Arriva était en concurrence avec First/DSB (filiale du groupe britannique First et des chemins de fer de l’Etat danois) et la DB. Succéder à soi-même est en soi une performance sur le marché scandinave, où les nouveaux entrants font rarement plus d’une période contractuelle.

  • De plus en plus de trains à agent seul en Bretagne

    Il y a de moins en moins de contrôleurs dans les TER bretons. C’est le constat dressé par la fédération finistérienne des cheminots CGT Selon les chiffres du syndicat, en 2004, 185 trains auraient circulé sans contrôleurs en Bretagne. En 2008, il y en aurait eu 1 164, dont 80 % dans le Finistère. Les liaisons Quimper – Landerneau – Brest, Brest – Morlaix, Morlaix – Roscoff, Quimper – Vannes, Lorient – Vannes et Redon – Rennes seraient particulièrement concernées. Le syndicat réclame la création de 13 postes en Bretagne, notamment pour assurer la sécurité.
    La direction TER Bretagne estime de son côté que 99 % des trains ont été accompagnés en 2008. Elle reconnaît simplement que « si des aléas d’exploitation peuvent entraîner l’absence du contrôleur au départ du train, on peut faire le choix sur 73500 (matériel équipé “agent seul”), plutôt que de supprimer le train ou lui infliger un retard important, de le faire partir en toute sécurité sans contrôleur. Cette situation est très exceptionnelle et cela ne se passe que sur les 73500, qui sont des rames circulant en majorité dans le Finistère ».
    Reste que ces aménagements dans l’accompagnement des TER révéleraient une tendance de fond dans les régions, selon la CGT. En Alsace, depuis le 14 décembre dernier, la région a décidé de ne plus maintenir l’accompagnement systématique sur la ligne Strasbourg – Piémont des Vosges. « Nous avons fortement augmenté l’offre sur cette ligne et la desserte a été cadencée. Dans ce cadre, le conseil régional nous a demandé d’expérimenter une nouvelle forme d’accompagnement pour réduire les coûts. Toutes les conditions sont réunies pour le faire : le matériel est adapté et permet aux conducteurs de donner le départ et de vérifier que plus personne ne monte ou descend du train. L’AGC qui circule sur la ligne dispose en effet de caméras vidéo et de liaison sol-train », explique une porte-parole de la direction régionale SNCF. Selon elle, le nombre de contrôleurs n’a pas diminué. Mais les agents travaillent désormais différemment. Ils interviennent à plusieurs lors de contrôles aléatoires et contrôlent en moyenne les deux tiers des circulations.
     

    Marie-Hélène POINGT
     

  • Stadler Rail construit un nouveau hall de montage en Suisse

    Le constructeur ferroviaire suisse Stadler Rail a annoncé qu’il allait investir de 35 à 40 millions de francs suisses, soit de 23 à 26,2 millions d’euros dans un nouveau hall de montage sur le site d’Erlen, en Suisse. Long de 220 m, ce hall servira au montage final et au contrôle des rames avant livraison. Il permettra d’honorer les grosses commandes de l’industriel dans des trains longs : notamment les 50 trains à deux niveaux commandés par les CFF et les 50 rames automotrices Flirt destinées aux chemins de fer norvégiens NSB.

  • Une nouvelle gare TGV à l’étude sur Lyon – Marseille

    Les études préliminaires à la nouvelle gare TGV d’Allan ont été lancées. Elle pourrait voir le jour à l’horizon 2014-2015 Rarement signature d’une convention sur le financement d’études aura réuni autant de monde à Donzère, dans la Drôme : deux ministres (Dominique Bussereau et Eric Besson, sur ses terres), le président de RFF (Hubert du Mesnil), la directrice générale VFE de la SNCF (Mireille Faugère) et une kyrielle d’élus – députés, présidents de conseils généraux et maires. Tous étaient présents pour lancer les études préliminaires à la nouvelle gare TGV d’Allan, un événement très attendu. Régulièrement évoquée depuis le début des travaux de la LGV en 1994, l’Arlésienne de la gare d’Allan, dans le sud de la Drôme, pourrait finalement voir le jour vingt ans plus tard, à l’horizon 2014-2015.
    Pressenti comme la future station « Drôme provençale » sur la LGV Lyon – Marseille, Allan serait le 4e point d’arrêt avec les gares TGV d’Aix-en-Provence, d’Avignon et de Valence TGV. L’enjeu est d’améliorer la desserte TGV au sud de Rhône-Alpes et au nord de Paca, et pourrait concerner plus de 300 000 voyageurs. Deux études sont prévues : l’une, menée par RFF, portera sur la faisabilité technique et l’intégration de la gare à la ligne TGV, l’autre, conduite par la région Rhône-Alpes, s’intéressera au schéma d’accessibilité multimodale et de développement du sud de la vallée du Rhône. Ce programme d’études d’un coût de 400 000 euros sera financé par l’Etat et la région Rhône-Alpes (33,75 %), la SNCF et RFF (25 % chacun), le complément étant apporté par les départements de la Drôme, de l’Ardèche, du Vaucluse et la communauté de communes de Montélimar-Sésame.
     

    Claude Ferrero