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Catégorie : Fret & logistique
Retrouvez toute l’actualité transport fret et logisitique ferroviaires et urbains

Transdev sous pavillon allemand
Annoncée fin décembre, la prise de contrôle de Transdev par le groupe allemand Rethmann a été officialisée samedi.
Un arrêté, publié au Journal officiel le 21 juin, a entériné la baisse de la participation de la caisse des dépôts (CDC) au capital de l’opérateur français. Elle est passée de 66% à 34%, suite à la vente de 32% des titres à l’allemand. Déjà détenteur de 34%, Rethmann s’offre la majorité de Transdev, premier opérateur privé de transport public au monde, que l’opération valorise 1,4 milliard d’euros. La cession avait été lancée par Eric Lombard, ancien directeur général de la Caisse, devenu depuis ministre de l’Economie. La CDC, qui était entrée au capital de Transdev en 2017, récupère 450 millions d’euros.
Quatre frères pour autant de divisions
Les quatre frères de la famille Rethmann dirigent le groupe éponyme divisé en quatre entités. Remondis est l’un des leaders mondiaux du traitement de l’eau et du recyclage et s’est développé dans la fourniture d’énergies alternatives. La filiale, qui pèse 13,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, emploie 46,000 personnes dans le monde. Rhenus est l’un des principaux prestataires de services logistiques en Europe, notamment pour les constructeurs automobiles. Il est présent dans le fret maritime, le transport ferroviaire et dispose de 23 plateformes logisitques dans le monde. Saria est un acteur majeur de la valorisation de co-produits animaux et de déchets alimentaires. Il produit aussi des ingrédients pour les nutritions humaine, animale et l’aquaculture et fournit des services aux industries agricoles et alimentaire.
Deux fois et demie plus gros
Rethmann, qui a réalisé l’an dernier 24, 5 milliards d’euros, soit deux fois et demie le chiffre d’affaires du groupe dirigé par Thierry Mallet, avait racheté en janvier 2019, la participation de Veolia dans Transdev et avait apporté dans la corbeille sa filiale transport Rhenus Veniro. L’Allemand a annoncé vouloir garder l’équipe de direction actuelle de Transdev, déjà présent outre-Rhin notamment avec son activité de transport dans le ferroviaire.

Dernier kilomètre pour les trains et voitures miniatures Majorette
L’ancienne usine de production de voitures et trains miniatures Majorette va devenir un centre de logistique urbaine, pour la distribution du dernier kilomètre. Elle est située à Caluire-et-cuire, 5 km au nord-est de Lyon. Baptisée « Major’Fret », cette transformation est portée par le groupe de BTP Maïa Immobilier, nouveau propriétaire du site industriel et historique de 8000 m2.Une fois réhabilité, le complexe industriel sera dotée d’une centrale solaire en toiture. La maîtrise d’ouvrage a été confiée à Swiss Life Asset Managers et Allianz. La réhabilitation a démarré en janvier dernier, pour une livraison prévue début 2026.
Programme Ulysse Fret : la régénération, priorité pour développer le fret ferroviaire
Mener à la fois des actions « à gains rapides » et « des projets ambitieux ». Telles sont les conclusions du comité technique de la stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire qui vient de publier le résultat de dix-huit mois de travaux. Le document détaille le plan d’investissements qui devrait permettre d’atteindre le doublement de la part modale du fret ferroviaire prévu par la loi.
Ce programme, baptisé Ulysse Fret, préconise à la fois une politique de régénération et de modernisation renforcée. Dans le cadre d’une enveloppe de 4 milliards d’euros sur dix ans, il préconise une répartition, pour un tiers, des projets de régénération des outils de production et, pour deux tiers, des investissements au profit de son développement.
L’importance des petites lignes…
Selon le comité technique, qui est composé de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, de l’Alliance Fret Français Ferroviaire du Futur (4F) et de SNCF Réseau, un des efforts doit porter sur « les petites lignes ». Le trafic issu des lignes dites « capillaires » est officiellement estimé à 16% du marché total du fret par SNCF Réseau, d’après les estimations de trafic fournies par l’autorité de régulation des transports. Cela représente environ 5,5 milliards de tonnes par kilomètre. Mais le taux réel serait bien supérieur les marchandises passant souvent d’un train à un autre dans une ou plusieurs gares de triage, avec parfois des distances importantes circulées à l’étranger.
… et des wagons isolés
Dans la quasi-totalité des cas, la pérennité de ces lignes capillaires n’excède pas dix ans (y compris pour celles qui ont fait l’objet de régénérations récentes). Or, elles demeurent un actif essentiel pour le fret. « Ne pas réaliser les investissements proposés aurait un impact négatif sur le trafic », relève le rapport qui insiste sur leur régénération.
La deuxième grande priorité concerne le wagon isolé. Son marché aurait atteint 8,5 milliards de tonnes par km en 2022, soit près de 24% du fret transporté par train en France. Cette activité dépend des infrastructures de triage. Sur la cinquantaine d’installations réparties dans les territoires, la plupart ne permettent que le tri à plat. Quatre seulement permettent le tri à la gravité (Woippy, Sibelin, Miramas et Le Bourget), particulièrement adapté au traitement des gros volumes de wagons. « Renoncer à investir dans les installations de tri à la gravité entraînerait avec certitude la disparition de l’exploitation de ces sites à un horizon de cinq à dix ans », souligne le rapport.

Siemens signe un accord-cadre avec Northrail portant sur 50 locomotives Vectron
Siemens Mobility a signé le 20 février un accord-cadre portant sur 50 locomotives Vectron avec RIVE Private Investment, un groupe d’investissement européen indépendant et société mère de Northrail, l’un des principaux fournisseurs de leasing et gestionnaires d’actifs ferroviaires en Europe.L’accord-cadre prévoit la livraison de 15 locomotives Vectron, accompagnée d’un contrat de maintenance d’une durée de huit ans. Il prévoit une option sur 35 locomotives Vectron supplémentaires et une prolongation du contrat de maintenance de huit années supplémentaires.
Inauguration du nouveau terminal de transport combiné Ouest Provence
Le terminal de transport combiné « Ouest Provence » a été inauguré le 31 janvier. Installé dans la zone logistique et multimodale de Clésud, situé sur les communes de Miramas et de Grans, il a été conçu et réalisé par la société Terminal Ouest Provence.
L’investissement, d’un montant de 28,4 millions d’euros a été pris en charge par l’Union Européenne à hauteur de 6,9 millions d’euros, par l’État (6,7 millions), la Région (6,1 millions) la Métropole (1,9 million) et par une contribution de la maîtrise d’ouvrage privée de 6,9 millions. L’outillage est financé par le groupe Open Modal qui a apporté 7,7 millions d’euros et par l’Union européenne (2,6 millions).
« Cet équipement contribue à reconstituer l’offre de transport combiné sur le territoire de la métropole d’Aix Marseille Provence, à la suite de la fermeture du site ferroviaire du Canet à Marseille, et à développer le transport combiné ferroviaire », indiquent ses promoteurs dans un communiqué. « D’une capacité de l’ordre de 70 000 UTI (Unité de Transport Intermodal), ce terminal consolide le pôle ferroviaire de Miramas – Grans, déjà constitué de la gare de triage de Miramas et du terminal de transport combiné Clésud Terminal« , ajoutent-ils.

La plateforme de transport combiné de Vénissieux-Saint-Priest change de dimension
Chaque année, la plateforme de transport combiné de Vénissieux-Saint-Priest permet de faire transiter 140 000 unités de transport intermodal (conteneur maritime, caisse, mobile, remorque routière…). Mais le site de 17 hectares, créé dans les années 1970, n’était plus dimensionné pour absorber de nouveaux flux ferroviaires.
Afin d’augmenter les capacités de la plateforme, un vaste chantier de réaménagement s’est déroulé entre septembre 2022 et l’automne 2024. « Les travaux permettent de passer de 7 à 10 trains allers-retours par jour, soit une augmentation de trafic de près de 40 % », a détaillé Isabelle Delon, directrice générale Clients et Territoires de SNCF Réseau, lors de l’inauguration le 21 janvier 2025.
Les travaux ont notamment porté sur l’aménagement d’une nouvelle cour sur une réserve foncière de deux hectares, la construction d’un bâtiment administratif de 1 000 m2, l’allongement des voies ferrées existantes, la création de nouvelles voies… pour un investissement de 18,7 millions d’euros.
Le projet a été financé par l’Union européenne (3,2 M€), l’Etat (9,26 M€), la Région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura, 4 M€) et la Métropole de Lyon (2,24 M€). Ces nouveaux équipements bénéficieront à Naviland Cargo et Novatrans, les deux opérateurs de transport combiné du site. « Le réaménagement de la plateforme de Vénissieux-Saint-Priest n’est qu’une première étape. Nous menons des études pour identifier où créer de nouveaux équipements de ce type en Auvergne-Rhône-Alpes », a annoncé Fabienne Buccio, préfète de la région Aura et préfète du Rhône.

La société suisse Technis attaque la SNCF pour lui avoir pris son nom
La renaissance de Fret SNCF le 1er janvier sous la forme de deux sociétés (Hexafret pour le transport de fret et Technis pour la maintenance des locomotives) ne passe pas auprès de la société suisse Technis : cette start up créée en 2016 par Wiktor Bourée reproche au groupe SNCF de lui avoir pris son nom. Après une première mise en demeure en novembre, elle vient de décider de porter plainte contre le groupe SNCF pour « parasitage de dénomination sociale ».
Evoquant un « manque de prise en considération sérieuse de ses inquiétudes légitimes (et cette volonté de s’approprier une dénomination commerciale porteuse) », Technis a porté l’affaire en justice à la fois en France et en Suisse. « Les avocats des deux entreprises ont entamé des discussions mais celles-ci n’ont pas abouti. La SNCF estime qu’il n’y a pas de préjudice mais vu l’ampleur des retombées dans la presse, il y a un risque de confusion et des clients se posent des questions », explique à VRT une porte-parole.
L’affaire est d’autant plus mal perçue que la société suisse, spécialiste de solutions de recueil de données sur l’environnement bâti, est elle-même un fournisseur du groupe SNCF.
Côté SNCF, on minimise l’affaire, en affirmant que les services juridiques des deux entreprises continuent à dialoguer. « Leur activité n’est pas spécifique au ferroviaire. Cette société a des clients dans d’autres secteurs », commente-t-on, en citant d’autres cas similaires comme « les stylos Mont-Blanc et la crème Mont-Blanc qui utilisent le même nom mais n’ont rien à voir ». Et on rappelle qu’une agence de com spécialisée sur les marques a été missionnée avant le choix du nom. « Après un travail de vérification, l’agence avait conclu qu’il n’y avait ni conflit d’intérêt, ni problème majeur identifié », affirme un porte-parole.

CMA CGM remporte l’exploitation des terminaux à conteneurs du port de Lyon
Le groupement porté par CMA CGM, qui inclut la Banque des Territoires, la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne et la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, a été retenu mi-décembre par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) pour la sous-concession des deux terminaux à conteneurs du port Edouard Herriot à Lyon. Attribué pour une durée de 30 ans, le contrat vise à dynamiser le trafic de conteneurs sur l’axe Méditerranée-Rhône-Saône. D’ici à 2030, l’objectif est de doubler l’activité pour atteindre 100 000 conteneurs fluviaux et 80 000 conteneurs ferroviaires par an. Pour cela, près de 40 millions d’euros seront investis dans la modernisation des infrastructures et la création d’une extension de 2,9 hectares au Terminal 2, desservie par deux voies ferrées.
L’autoroute ferroviaire Cherbourg-Bayonne se prépare
Le 10 décembre, un convoi a été lancé sur le port de Cherbourg, entre le terminal de ferroutage et la gare de Cherbourg Cotentin. Un premier essai qui doit conduire à la relance de la desserte du port de la Manche par des lignes ferroviaires régulières disparues depuis 2008.
Plus précisément, ce test vise la mise en route de la future autoroute ferroviaire Cherbourg-Bayonne (Pays Basque) qui démarrera le 15 mars. Les liaisons se feront avec un convoi de 750 m pour charger 42 semi-remorques à raison de trois fois par semaine.
Au total, le projet a nécessité un investissement de 17,5 M€ pour le terminal du port du Cotentin et de 5,8 M€ pour les travaux de rénovation et de sécurisation des voies entre le port et la gare de Cherbourg-Cotentin.
