Catégorie : Fret & logistique

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  • Espagne : la Renfe cherche un partenaire stratégique pour le fret

    Espagne : la Renfe cherche un partenaire stratégique pour le fret

    En mars prochain, la compagnie nationale Renfe doit lancer un appel à assistance pour évaluer sa filiale marchandises et rechercher un « partenaire stratégique » avec lequel elle s’associera. Son « Plan fret » 2017-2023 prévoit un développement ciblé (intermodal, sidérurgie, vrac, automobiles), y compris à l’international. La part modale du rail en Espagne est seulement de 4,9 % et Renfe Mercancias assure 72,7 % des tonnages, lesquels ont diminué de moitié depuis 1980. L’objectif est de constituer pour 2019 un « groupe logistique intégral » sous la forme d’une société mixte où Renfe Mercancias aura la moitié du capital aux côtés du nouveau partenaire qui pourra être un « opérateur ferroviaire, logistique voire un armement naval ».

  • ECR lance sa nouvelle organisation simplifiée

    ECR lance sa nouvelle organisation simplifiée

    Presque un an après l’annonce de son plan de sauvegarde de l’emploi, Euro Cargo Rail lance aujourd’hui sa nouvelle organisation. Après avoir reçu en juin dernier une recapitalisation de 150 millions d’euros de sa maison mère DB Cargo, la compagnie de fret ferroviaire a en effet décidé de concentrer le réseau autour de trois corridors : Atlantique, Méditerranée et Nord. « Sont privilégiés les trafics durables et rentables, renforçant la densité du réseau », explique ECR.

    Sur l’axe Méditerranée par exemple, une navette régulière permettra bientôt de faire circuler, toutes les six heures, des wagons conventionnels et intermodaux entre l’Allemagne et l’Espagne, annonce ECR. Le transporteur va aussi lancer l’année prochaine cinq rotations hebdomadaires sur l’axe Forbach – Perpignan.

    Cette réorganisation a conduit à fusionner les métiers du centre de production. « Le centre de production est lui aussi organisé par corridor. Chaque corridor fonctionne de manière autonome et est responsable de bout en bout des trains qui circulent dans sa zone géographique », précise ECR.

    Actuellement, l’entreprise fonctionne avec 1 106 salariés, un nombre qui descendra à 946 au printemps prochain du fait de la mise en place du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi).

    L’entreprise qui a perdu 25 millions l’an dernier (et affichait un chiffre d’affaires de 173 millions d’euros, en chute de 44 millions) table désormais sur une croissance de l’activité de 2 à 5 % par an jusqu’en 2020. Malgré ces difficultés, ECR assurait il y a quelques mois avoir conservé 18 % de parts de marché face à ses concurrents. Le transporteur envisage un retour à l’équilibre en 2019.

    M.-H. P.

  • Partenariat stratégique France-Suède pour l’innovation et les technologies vertes

    Partenariat stratégique France-Suède pour l’innovation et les technologies vertes

    Le 17 novembre, à l’occasion de sa visite à Göteborg, Emmanuel Macron a signé avec le Premier ministre suédois Stefan Löfvén un partenariat stratégique entre les deux pays pour l’innovation et les technologies vertes. « La France et la Suède se sont engagées à évaluer les résultats de ce partenariat et de le mettre à jour tous les deux ans. Cette évaluation sera conduite à l’occasion d’un sommet bilatéral au deuxième semestre 2019 », a précisé le communiqué commun franco-suédois.

    Une des premières illustrations concrètes de ce partenariat stratégique a été la table ronde franco-suédoise de haut niveau intitulée « Les véhicules autonomes – une solution pour les transports propres ? » qui s’est tenue à Lyon pendant la première journée du 14e Salon international des solutions de transport routier et urbain (Solutrans). Mettant l’accent sur les poids lourds et les véhicules utilitaires, cette table ronde sur les véhicules autonomes et propres était présidée par Elisabeth Borne et son homologue suédois, le ministre des Infrastructures Tomas Eneroth, qui ont auparavant inauguré cette 14e édition, dont la Suède étant invitée d’honneur.

  • Fret SNCF sera fixé sur son sort à la fin de l’année

    Fret SNCF sera fixé sur son sort à la fin de l’année

    Inquiétudes chez les salariés de Fret SNCF, après des rumeurs sur une possible filialisation de cette activité. Au cours d’un comité d’établissement de fret le 18 octobre, les élus ont interpellé la direction sur ses projets. « Nous ne comprenons pas le double discours de la direction. Un des quatre principaux directeurs de Fret SNCF a évoqué une filialisation en 2018, lors d’une conférence téléphonée à laquelle participaient une centaine de managers le 13 octobre dernier. Cela confirme des rumeurs que nous entendons depuis quelques mois. Mais devant la presse, la direction dément », raconte Thierry Nardy, le président de la commission économique du comité d’établissement de Fret SNCF.

    Des menaces pèseraient aussi sur l’emploi. « Le chiffre de 3000 suppressions d’emplois en 2018 a été entendu lors d’une réunion avec des dirigeants, alors que le total de l’effectif s’élève à près de 6000 emplois. C’est énorme mais il ne faut pas oublier qu’en 2009, l’activité concentrait 14 000 agents. Le dernier budget 2017 prévoyait 600 suppressions de poste et aucune embauche au statut, ce qui représente une première », souligne de son côté Olivier Petit, secrétaire du CE Fret.

    Selon eux, une étude est en cours depuis septembre sur la recapitalisation de Fret SNCF. Avant une possible sortie de l’EPIC SNCF. «Le discours a changé : avant on nous disait que le coût de 200 millions d’euros d’intérêt, payés chaque année aux banques du fait de la dette, était virtuel. Aujourd’hui, on nous dit que la moitié des pertes de Fret est due aux intérêts payés aux banques et que cela ne peut plus continuer comme ça… »

    Interrogé par VRT, un haut dirigeant de la SNCF rappelle qu’aucune décision n’a été prise et qu’un travail sur le fret est engagé par le ministère des Transports, parallèlement aux Assises des mobilités. « D’ici la fin de l’année, on connaîtra les orientations du gouvernement qui nous permettront d’élaborer une nouvelle maquette financière pour Fret SNCF », indique-t-il. Les décisions concernant la tarification des infrastructures (prix payé par la route, mais aussi montant des péages ferroviaires pour le fret qui doit augmenter sur la prochaine décennie de 4,5 % par an au-delà de l’inflation ferroviaire) feront partie des facteurs déterminants, selon lui. Et de rappeler que le rapport de la Cour des comptes sur le fret ferroviaire présenté mi-septembre récapitule bien les enjeux.

    Ce rapport, qui tombe à pic, relève « la persistance de contradictions dans la manière dont l’État assume, en ce domaine, son double rôle de la conduite de la politique des transports et d’actionnaire de SNCF Mobilités » . En effet, poursuit-il, « tout en affichant en permanence sa volonté de soutenir le fret ferroviaire, l’État a, ces dernières années, pris d’importantes initiatives qui lui sont défavorables ». Et de citer l’abandon de l’écotaxe, le décret portant à 44 tonnes la limite du poids total autorisé pour les poids lourds ou encore le renoncement à réduire l’écart de compétitivité lors de l’élaboration du nouveau cadre social harmonisé qui se traduit par un surcoût de20 % , voire 30 % par rapport au privé «si on tient compte de l’absentéisme plus élevé dans l’entreprise publique ». Conséquence, la part de marché de Fret n’a cessé de reculer face à ses concurrents et tout particulièrement face à VFLI, qui détient aujourd’hui 38 % des parts et qui affiche des résultats positifs avec « une productivité très nettement supérieure». L’équation étant posée, elle réclame des solutions….

    MH P

  • La SNCF dément un projet de filialisation du fret ferroviaire

    La SNCF dément un projet de filialisation du fret ferroviaire

    Un Comité d’établissement de Fret SNCF devait se tenir aujourd’hui et permettre d’en savoir plus sur les projets de la SNCF concernant l’avenir de Fret SNCF. Deux jours auparavant, la SNCF a démenti auprès de l’AFP tout « projet de filialisation ou de privatisation pour 2018 » de son activité fret, après des déclarations internes rapportées par plusieurs sources syndicales.

    Selon ces sources, un « plan stratégique de redressement » de l’activité fret doit être présenté d’ici à la fin d’année. Il prévoit la filialisation complète du transport de marchandises par rail.

    « Privatisation complète du transport de marchandises par rail en 2018 », le mot a été lâché le 13 octobre par un dirigeant de l’activité fret, affirme SUD-Rail. Le syndicat a précisé à l’AFP que ses propos ont été tenus lors d’une téléconférence avec de hauts cadres.

    Selon une autre source syndicale, des cadres à Marseille ont été le même jour informés d’« un plan stratégique dans les prochaines semaines » prévoyant « le regroupement de Fret SNCF avec VFLI », filiale privée de la SNCF dans le transport ferroviaire de marchandises.

    Depuis quelques semaines, les rumeurs bruissent en interne sur une profonde restructuration de l’activité fret, qui accumule les pertes (314 millions d’euros en 2016), et un risque d’accélération des suppressions de postes, le chiffre de 3 000 suppressions (sur 6 000 postes) étant évoqué.

  • Les utilitaires diesel bientôt interdits à Strasbourg

    Les utilitaires diesel bientôt interdits à Strasbourg

    Les véhicules utilitaires diesel seront interdits au centre-ville de Strasbourg en 2021. Pour les camionnettes de livraison dépourvues de pastille Crit’Air ou correspondant à la catégorie 5 (véhicules antérieurs à 2001), cette interdiction sera effective dès l’année prochaine. « La logistique ne doit plus être le parent pauvre de nos politiques de mobilité », propose Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, qui entend contraindre les exploitants à « organiser des plates-formes de distribution en périphérie et à mettre en cause les circuits existants ». Les horaires de livraison seront revus dès 2018 avec une autorisation de circuler jusqu’à 10h30 le matin contre 11h actuellement. Les véhicules non polluants (GNV, électrique) bénéficieront d’une heure de bonus, jusqu’à 11h30.
    Ces restrictions de circulation concerneront uniquement le centre historique de Strasbourg (moins de 2 kilomètres carrés), en grande partie piétonnier. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce secteur est fréquenté, en moyenne, par 3 600 véhicules de livraison chaque jour. En interdisant le diesel, la mairie de Strasbourg entend contraindre les livreurs à utiliser leurs véhicules les plus modernes. Plusieurs initiatives (chariots électriques de Chronopost, véhicules électriques de Geodis) ont pourtant échoué ces dernières années. « Les technologies sont mûres, mais elles ne seront pas mises en œuvre sans cadre contraignant », estime Jean-Baptiste Gernet, adjoint en charge des Mobilités alternatives. Au centre de Strasbourg, certains restaurateurs ont renoncé à sortir leurs terrasses le matin ou à servir des petits-déjeuners, parce que leurs clients se disent incommodés par la présence des véhicules de livraison.

    Olivier Mirguet

  • Fin de la coupure de Rastatt

    Fin de la coupure de Rastatt

    Le 2 octobre, peu après minuit, les passages d’un train de fret et d’un train de voyageur ont marqué la fin de la coupure de Rastatt sur la ligne de la rive droite du Rhin. Suite à un affaissement du sol lors de travaux sous les voies, le 12 août, cet axe de premier ordre pour le fret entre l’Italie, la Suisse et la Mer du Nord, ainsi que pour les voyageurs le long du Rhin, était coupé. Il existait bien des solutions de substitution, parmi lesquelles le passage par l’Alsace, voire la Lorraine, mais elles n’étaient pas idéales. Et si les trains sont de retour une semaine plus tôt que prévu, le mécontentement gronde parmi les professionnels du rail et des transports, en particulier en Suisse. Ainsi, le 29 septembre, une lettre ouverte a été envoyée par 30 associations ferroviaires et logistiques à la Commission européenne et aux ministres des Transports des pays membres, exigeant des changements structurels pour rendre le transport intermodal plus fiable et plus robuste.

    P. L.

  • Les trains grecs sont désormais italiens

    Les trains grecs sont désormais italiens

    TrainOSE, le principal opérateur ferroviaire en Grèce, a désormais comme propriétaire le Groupe FS Italiane (FS). L’opération, qui est revenue à 45 millions d’euros pour le groupe ferroviaire historique italien, a été conclue à Corfou dans le cadre du sommet bilatéral Italie-Grèce qui s’est tenu à la mi-septembre, pour montant total de 45 millions d’euros. Si le groupe FS était pressenti depuis plus d’un an pour reprendre les trains grecs, à l’issue d’un appel à candidature international, il a fallu attendre le feu vert de l’Union européenne, après évaluation des termes de l’opération.

    Pour le groupe italien, il s’agit d’une « nouvelle étape importante dans le processus d’expansion internationale du Groupe FS, comme le prévoit le Business Plan 2017-2026 ». L’acquisition de TrainOSE « représente également une opportunité de croissance et de développement pour les chemins de fer grecs, qui pourront désormais compter sur le savoir-faire et l’expérience du Groupe FS Italiane », souligne Renato Mazzoncini, administrateur délégué et directeur général du groupe. « Nous devenons un acteur majeur de la mobilité en Europe et nous sommes déjà l’un des principaux acteurs sur le marché des transports ferroviaires de voyageurs et de fret, ainsi que des transports publics. Premiers en Italie et en Grèce, nous sommes deuxièmes en Allemagne et présents par des filiales en Grande-Bretagne, en France et aux Pays-Bas. » Renato Mazzoncini précise que les activités internationales de son groupe représentent actuellement environ 15 % du chiffre d’affaires et devraient atteindre environ 17 %. « Notre objectif est de faire passer notre chiffre d’affaires de 1 à 4 milliards d’ici 2026. »

    Rappelons que TrainOSE assure des transports de fret, services logistiques compris, ainsi que des trains de voyageurs de banlieue, régionaux, nationaux et internationaux. En 2016, l’opérateur grec a transporté 15,6 millions de personnes, dont 10,1 millions en banlieue et 5,5 millions en région, ainsi que 1,1 million de tonnes de marchandises, avec un chiffre d’affaires d’environ 120 millions d’euros de recettes et un bénéfice de 3,3 millions d’euros (depuis 2013, l’entreprise est en équilibre). TrainOSE emploie 672 personnes, avec un parc d’environ 1 160 locomotives ou rames automotrices (en leasing), et fait circuler chaque jour environ 350 trains de voyageurs ou de fret. La principale ligne grecque relie Athènes et Thessalonique, mais ce sont les relations fret entre les ports grecs et l’Europe centrale qui présentent le plus important potentiel de développement du trafic pour TrainOSE.

  • Un site de maintenance pour les locomotives fret à Montceau-les-Mines

    Un site de maintenance pour les locomotives fret à Montceau-les-Mines

    C’est sur une ancienne friche industrielle aux portes de Montceau-les-Mines que le cluster ferroviaire bourguignon Mecateamcluster construit son centre de maintenance d’engins de travaux ferroviaires, ainsi que le Campus Mecateam, dont le bâtiment accueillera les séances de formation aux travaux ferroviaires, ainsi que les sociétés qui assureront ces formations sur les voies de la plateforme voisine. Désormais, il est prévu qu’un troisième bâtiment soit édifié sur cette vaste installation terminale embranchée à la ligne de Paray-le-Monial à Montchanin : une halle de maintenance pour locomotives fret, dont le permis de construire a été obtenu ce 21 septembre. Cette halle, dont la livraison est attendue fin 2018, doit remplacer un bâtiment industriel de construction ancienne, dont le dernier occupant était Novium, constructeur d’engins pour infrastructures ferroviaires. L’identité de l’entreprise qui compte s’installer dans le futur bâtiment (et en devenir propriétaire à terme) n’a pas été divulguée. Tout ce que l’on peut deviner, c’est que les locomotives fret dont la maintenance sera assurée sur place ont de fortes chances d’être en traction diesel, la voie ferrée voisine n’étant pas électrifiée.

    P. L.

  • DB Cargo connecte son parc de locomotives avec Siemens

    DB Cargo connecte son parc de locomotives avec Siemens

    Aujourd’hui, près de 1 000 locomotives DB Cargo en service à travers l’Europe sont des « TechLOKs ». C’est-à-dire des locomotives connectées, dont on peut connaître l’état à tout moment, ce qui permet à la maintenance de prendre un aspect de plus en plus prédictif. Pour atteindre son objectif de 2 000 TechLOKs en 2020, DB Cargo a signé avec Siemens un contrat d’équipement de locomotives fret électriques des séries 152 (Eurosprinter ES64F), 170 et 191 (ces dernières étant du type Vectron). Siemens, qui connaît bien ces locomotives pour les avoir construites, se rapproche ainsi de la DB pour former un partenariat à long terme en vue du développement de la maintenance prédictive basée sur les informations en provenance des capteurs embarqués sur les engins. Objectif : augmenter la disponibilité du matériel roulant, où qu’il se trouve en Europe.